02/03/2013

Mat.21:1 Entrée glorieuse à Jérusalem


 

DERNIERS JOURS AVANT LA PASSION
Matthieu 21:1-23:39

La route menant de Jéricho à Jérusalem traverse le village de Béthanie, où Jésus s’arrêta et passa la nuit, après qu’il eût pris le repas du soir dans la maison de Simon le lépreux, circonstance qui eût lieu, nous dit Jean, "six jours avant la pâque" (Jean 12:1). Trois jours plus tard, des chefs religieux se trouveront assemblés par Caïphe, et tiendront une nouvelle fois conseil pour faire mourir Jésus, et à cette occasions ils recevront une proposition qu’ils ne pourront rejeter : Judas se propose de leur livrer Jésus, après que cette idée lui soit venue lorsqu’il vit le geste, insensé à ses yeux, de Marie de Béthanie (Mat.26:1-16).
 
Matthieu poursuit donc son projet, la présentation du Messie à son peuple, mais aussi son rejet. Ainsi, dans ces jours qui précèdent la passion, nous voyons se succéder, dans le texte de l’évangile :
  • L’entrée glorieuse de Jésus à Jérusalem et une annonce du rejet des mauvais pasteurs, ceux qui se paissent eux-mêmes (Jérémie 23:1, Ézéchiel 34:2,10, Zacharie 11:17).
  • Le royaume des cieux, des noces préparées auxquelles plusieurs refusent de venir. Le peuple est, dans son ensemble, symbolisé par le figuier qui ne porte pas de fruit. Le refus de recevoir Jésus comme Messie donne lieu à la présentation d’une neuvième "similitude du royaume".
  • Les dernières provocations des "pasteurs de néant", suivies d’une dernière adresse du Seigneur au peuple de Jérusalem.
Ainsi que le firent aussi Marc et Luc, Matthieu ne s’arrête pas sur ce moment mémorable où Marie répandit le parfum de nard pur ; les évangélistes y reviennent pour expliquer la trahison de Juda. En prenant en compte le récit de Jean, nous voyons que cette scène a eu lieu six jours avant la pâque (Jean 12:1), ce qui établit ce repas au soir du shabbat, le samedi soir donc, avant l’entrée de Jésus à Jérusalem.
 
Matthieu suit le cours des événements publics, passant directement de Jéricho à Bethphagé, autre village sur le Mont des Oliviers, sans doute le dernier avant de franchir la Porte Dorée, celle qui mène au Temple.

 
La gloire et l’autorité du Messie d’Israël
Matthieu 21:1-17

Nous nous trouvons ici devant un cortège, des gens enthousiastes qui accompagnent le Seigneur se rendant de Béthanie à Jérusalem. Ils entourent Jésus, voyant en lui le Messie. Une entrée glorieuse, et, à la fin du jour, un geste d’autorité.

 
L’entrée de Jésus à Jérusalem – 21:1-11
Marc 11:1-10 ; Luc 19:28-40 ; Jean 12:12-16

Les événements de l’entrée à Jérusalem témoignent de la popularité de Jésus, ce prophète venu de Galilée ; nombre de Juifs le reconnaissaient comme tel (Mat.16:13-14). Nous constatons ici d’une part des personnes, en grand nombre, accompagnant le Seigneur avec joie, dans la spontanéité, et d’autre part des faits mystérieusement préparés : l’ânon qui se trouve là, et surtout son maître tout disposé à le laisser aller "pour Jésus".

21  1 Et quand ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples, leur disant : 2 Allez au village qui est vis-à-vis de vous, et aussitôt vous trouverez une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. 3 Et si quelqu’un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. 4 Et tout cela arriva, afin que fût accompli ce qui avait été dit par le prophète, disant : 5 "Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, débonnaire et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une ânesse" [Zacharie 9:9]. 6 Et les disciples, s’en étant allés et ayant fait comme Jésus leur avait ordonné, 7 amenèrent l’ânesse et l’ânon, et mirent leurs vêtements dessus ; et il s’y assit. 8 Et une immense foule étendit ses vêtements sur le chemin, et d’autres coupaient des rameaux des arbres et les répandaient sur le chemin. 9 Et les foules qui allaient devant lui, et celles qui suivaient, criaient, disant : Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! 10 Et comme il entrait dans Jérusalem, toute la ville fut émue, disant : Qui est celui-ci ? 11 Et les foules disaient : Celui-ci est Jésus, le prophète, qui est de Nazareth de Galilée.

  • Les disciples avaient été engagés à ne pas parler de Lui comme étant le Fils de David (Mat.16:20). Pourquoi le Seigneur entre-t-il, ainsi acclamé, à Jérusalem, monté sur l’ânon ? Marc 11:7, Luc 19:35 et Jean 12:14.
  • Ce fut une immense foule qui entra à Jérusalem avec le Seigneur. Qu’est-ce que cela engendra parmi les gens dans la ville ?
Cette entrée ne pouvait passer inaperçue, un tel cortège, de telles acclamations ! Et les personnes qui vaquaient à leurs occupations ne pouvaient que s’arrêter et interroger. A quoi pouvaient penser, à ce moment, les hommes instruits dans les Ecritures, ceux qui avaient quelque souvenir du texte des prophètes ? Zacharie avait parlé, le message était clair. Et ce prophète, ayant parlé de cette venue du Messie "monté sur le petit d’une ânesse", a poursuivi son message en évoquant les "blessures qu’il devait connaître dans la maison de ses amis" (Zacharie 9:9 et 13:6). Tels sont les événements qui étaient alors en préparation…

 

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22:25 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.21:12 Les marchands du temple


 

Les marchands du temple – 21:12-17
Marc 11:15-17 ; Luc 19:45-46 ; Jean 2:13-17

Matthieu poursuit son texte suivant son propos, la présentation de Jésus aux gens de sa nation. C’est ainsi qu’il ne précise pas que la chasse des marchands du temple a eu lieu au lendemain de l’entrée en gloire de Jésus à Jérusalem, cela, c’est Marc qui nous le fait savoir (Marc 11:1). De la même manière, Jean parle aussi de cet événement, mais le signale dès le début de son évangile, étant conséquent avec son propre projet, à savoir de mettre en évidence les faits qui attestent que Dieu, en Jésus, visitait son peuple, et en fait "les hommes".
 
La vente d’animaux pour les sacrifices était cohérente avec les réalités pratiques vécues par les Israélites. Il se trouve, dans la Loi, un geste exprimant la foi et la reconnaissance à Dieu. Il s’agit du "sacrifice de prospérité", expression libre d’un chef de famille qui conduit les siens à Jérusalem, au parvis du temple, avec une offrande sacrificielle. Une part de l’animal offert était remise au prêtre, tandis qu’après un cérémonial, l’animal cuit à l’autel était mangé par la famille "devant l’Éternel", sur le parvis même du temple. Mais la route jusqu’à Jérusalem pouvait être longue, aussi la Loi prévoit l’achat, dans la ville sainte, de l’animal qui sera "sacrifié" (Deut.14:24-26). Une disposition pratique qui ne manqua pas d’être détournée par les marchands, lesquels s’enrichissaient abusivement par l’application de prix excessifs…

12 Et Jésus entra dans le temple de Dieu, et chassa dehors tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; et il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; 13 et il leur dit : Il est écrit : "Ma maison sera appelée une maison de prière" [Ésaïe 56:7] ; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. 14 Et des aveugles et des boiteux vinrent à lui dans le temple, et il les guérit. 15 Et les principaux sacrificateurs et les scribes, voyant les merveilles qu’il faisait, et les enfants criant dans le temple et disant "Hosanna au fils de David" en furent indignés et lui dirent : 16 Entends-tu ce que ceux-ci disent ? Mais Jésus leur dit : Sans doute ; n’avez-vous jamais lu : "Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tettent, tu as établi ta louange" [Psaume 8:2]. 17 Et les ayant laissés, il sortit de la ville et s’en alla à Béthanie ; et il y passa la nuit.

  • Qu’est-ce qui nous permet de voir que la disposition bien opportune de la loi (Deut.14:24) a été détournée ?
  • Sur qui veille particulièrement le Seigneur, comme berger, au cours de son ministère ? Zacharie 11:7,11.
Le geste du Seigneur est un geste d’autorité, lequel engendra, comme nous le lisons, la joie du petit peuple… et la répréhension des principaux prêtres et scribes, ceux qui agissaient comme maîtres en ce lieu où Dieu a voulu faire reposer la mémoire de son Nom… Et pourtant, la parole des prophètes n’est-elle pas d’une grande limpidité, indiquant l’obligation d’un commerce juste (Ézéchiel 45:10, Osée 12:8, Amos 8:5, Michée 6:11). Et n’est-il pas écrit : "Quel malheur pour les bergers d'Israël, lesquels se paissent eux-mêmes !" (Ézéchiel 34:2). Zacharie avait bien prophétisé lorsqu’il disait : "Et je détruisis trois des bergers en un mois, et mon âme fut ennuyée d'eux, et leur âme aussi se dégoûta de moi." (Zacharie 11:8).
 
La journée s’est terminée, et le Seigneur est retourné à Béthanie pour y passer la nuit. Arrive alors le deuxième jour de la semaine, un lundi, et le Seigneur retourne à Jérusalem. Les événements de la veille, marqués par la mise en évidence des détournements de la "religion" et des abus de la classe religieuse amènent des éclaircissements de la part du Seigneur.

 

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20:25 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.21:18 Le figuier sans figues


 

"Ils ne veulent pas venir aux noces !"
Matthieu 21:18-22:14

Le deuxième thème abordé est donc l’état de la nation, et en particulier les manifestations de rejet dont Jésus est l’objet. Les principaux ne veulent pas le reconnaître comme Messie, malgré les signes évidents. C’est un "figuier sans figues".

 
Le figuier sans figues – 21:18-22
Marc 11:12-14,20-25

Marc détaille la scène. Le premier matin qui suit l’entrée glorieuse de Jésus à Jérusalem, Jésus s’approche du figuier sans fruits et prononce cette parole : "Que désormais personne ne mange jamais de fruit de toi" (Marc 11:14). Certes, ce n’était pas encore la saison de la récolte, mais le fruit du figuier se forme tout au début du printemps, et sur ce figuier, il ne s’en trouvait pas… Le lendemain, le mardi donc, les disciples voient le figuier complètement desséché… Matthieu rassemble en un texte ces deux passages auprès du figuier dans l’idée d’introduire ce qui suit, à savoir la contestation des principaux prêtres et anciens du peuple.

18 Et le matin, comme il retournait à la ville, il eut faim. 19 Et voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha ; et il n’y trouva rien que des feuilles ; et il lui dit : Que jamais aucun fruit ne naisse plus de toi ! Et à l’instant le figuier sécha. 20 Et les disciples, le voyant, en furent étonnés, disant : Comment en un instant le figuier est-il devenu sec ! 21 Et Jésus, répondant, leur dit : En vérité, je vous dis : Si vous avez de la foi et que vous ne doutiez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait au figuier, mais si même vous disiez à cette montagne : Ote-toi et jette-toi dans la mer, cela se ferait. 22 Et quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez.

  • Que représente ce figuier qui ne porte plus de fruit, faute d’en avoir porté dans cette période de printemps ?
  • Voyons-nous, dans la parole du Seigneur, un jugement, le prononcé d’une malédiction, ou plutôt l’expression d’une terrible conséquence d’un acte responsable ?
  • Le Seigneur répond-il ici à la question des disciples touchant le figuier ?
Le fichier desséché sera pour les disciples, à ce moment, une image qu’ils ne pouvaient comprendre, mais la réalité ils la vécurent par la suite. Le figuier ne portait pas de fruit en ces jours de printemps, image du peuple qui ne reçut pas le Seigneur comme Messie, et se dépouille ainsi de sa mission de "porter des paroles de Dieu" (Mat.13:12). Ce qui se produisit dans cette journée, le troisième jour de la semaine, trois jours avant la crucifixion, rend compte de cette impossibilité d’Israël de demeurer dorénavant porteur de fruit pour Dieu.

 

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19:24 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.21:23 Contestation de l'autorité de Jésus


 

L’autorité de Jésus en question – 21:23-32
Marc 11:27-33 : Luc 20:1-8

Une entrée triomphale à Jérusalem, au parvis du Temple, la foule acclamant, un geste d’autorité, Jésus chassant les marchands du temple, et au troisième jour, le revoilà encore dans le Temple, un grand nombre de personnes venant pour l’entendre ! C’en était trop, il était temps d’agir ! Ainsi, les principaux prêtres et des membres du sanhédrin viennent pour le confondre devant la foule, cherchant à jeter sur le Seigneur du discrédit. Mais qu’est-ce qui fait que ces hommes, pas plus mauvais que d’autres, sont ainsi bloqués devant la renommée de Jésus, et se refusent d’examiner sereinement la situation ?

23 Et quand il fut entré dans le temple, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent à lui, comme il enseignait, disant : Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? 24 Et Jésus, répondant, leur dit : Je vous demanderai, moi aussi, une chose ; et si vous me la dites, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais ces choses. 25 Le baptême de Jean, d’où était-il, du ciel ou des hommes ? Et ils raisonnaient en eux-mêmes, disant : Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l’avez-vous pas cru ? 26 Et si nous disons : Des hommes, nous craignons la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. 21 Et, répondant, ils dirent à Jésus : Nous ne savons. Lui aussi leur dit : Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais ces choses.
 
22 Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants ; et venant au premier, il dit : Mon enfant, va aujourd’hui travailler dans ma vigne. 23 Et lui, répondant, dit : je ne veux pas ; mais après, ayant du remords, il y alla. 30 Et venant au second, il dit la même chose ; et lui, répondant dit : Moi j’y vais, seigneur ; et il n’y alla pas. 31 Lequel des deux fit la volonté du père ? Ils lui disent : Le premier. Jésus leur dit : En vérité, je vous dis que les publicains et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. 32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous ne l’avez pas cru ; mais les publicains et les prostituées l’ont cru ; et vous, l’ayant vu, vous n’en avez pas eu de remords ensuite pour le croire.

  • Qu’est-ce qui freine ces hommes, les empêche d’examiner la situation sereinement ? Pourquoi sont-ils comparés aux second fils de la parabole, lequel dit qu’il va travailler dans les champs pour son père ?
  • Pourquoi le Seigneur dit-il que des publicains et des prostituées devancent des chefs du peuple dans le royaume ? Comment ces personnes si déconsidérées sont-elles plus enclines à se tourner vers Jésus ?
La parole que nous avons ici, comme souvent dans les paraboles, présente des situations extrêmes ; ici, nous voyons des gens drapés d’honneurs d’une part, et des personnes tout à fait déconsidérées d’autre part. Les premières ont un rôle public, une fonction importante, les secondes ne peuvent que ressentir la déconsidération, même vis-à-vis d’elles-mêmes. Et il se trouve alors une soif d’autre chose, un désir d’une autre vie, même s’il leur paraît bien difficile de sortir de leur condition. Et c’est pourtant ce que le Seigneur promet. Il parle du poids qui repose sur leur cœur, et assure de sa volonté et de son pouvoir de les délivrer, disant : "Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos" (Mat.11:28), comme le prophète avait pu dire, des siècles plus tôt : "Ho, quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n'avez pas d'argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait !" (Ésaïe 55:1).
 
Mais combien est-il difficile, pour celui qui jouit de considération, de s’en aller auprès de Jésus, lequel accueillait même des personnes réprouvées, lequel ne rejetait pas la foi la plus faible… Certes, il s’en trouvait, des notables, pour croire en Jésus, mais dans quelles difficultés ? Nous voyons Nicodème, venu à lui au cours de la nuit (Jean 3:2) ou Joseph d’Arimathée, membre du sanhédrin (Marc 15:43), lequel ne dévoila sa foi en Jésus que lorsque la méchanceté de ses pairs aura dépassé toutes bornes…

 

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18:24 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.21:33 Les cultivateurs de la vigne


 

Parabole des cultivateurs de la vigne – 21:33-46
Marc 12:1-12 ; Luc 20:9-19

Difficulté de recevoir le Seigneur ! Les œuvres et les paroles du Seigneur n’attestaient-elles pas qu’il est le Messie, celui dont les prophètes ont annoncé la venue ? Nous nous trouvons devant un véritable rejet. Aussi Jésus revient aux bases de la situation en une brève mais forte illustration : la parabole de la vigne. La mention d’une vigne ne peut que rappeler à tout Israélite l’enseignement du prophète Esaïe : "Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau fertile…" (Ésaïe 5:1). Les premiers mots de la parabole n’évoquent-ils pas cette parole : "Qu'y avait-il encore à faire pour ma vigne, que je n'aie pas fait pour elle ?" (Ésaïe 5:4) ? D’autres prophètes parlèrent des cultivateurs de la vigne sous une autre image, celle des bergers, disant des mauvais d’entre eux qu’ils se "paissent eux-mêmes" (Ézéchiel 34:2). Qu’ont-ils fait de la vigne que le Seigneur leur avait confiée ?

33 Écoutez une autre parabole ; il y avait un maître de maison, qui planta une vigne, et l’environna d’une clôture, et y creusa un pressoir, et y bâtit une tour ; et il la loua à des cultivateurs et s’en alla hors du pays. 34 Et lorsque la saison des fruits approcha, il envoya ses esclaves aux cultivateurs pour recevoir ses fruits. 35 Et les cultivateurs, ayant pris ses esclaves, battirent l’un, tuèrent l’autre, et en lapidèrent un autre. 36 Il envoya encore d’autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils leur firent de même. 37 Et enfin, il envoya auprès d’eux son fils, disant : Ils auront du respect pour mon fils. 38 Mais les cultivateurs, voyant le fils, dirent entre eux : Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et possédons son héritage. 39 Et l’ayant pris, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
 
40 Quand donc le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces cultivateurs-là ? 44 Ils lui disent : Il fera périr misérablement ces méchants, et louera sa vigne à d’autres cultivateurs qui lui remettront les fruits en leur saison. 45 Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : "La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux" [Psaume 118:22-23] ? 43 C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. 44 Et celui qui tombera sur cette pierre sera brisé ; mais celui sur qui elle tombera, elle le broiera. 45 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens, ayant entendu ses paraboles, connurent qu’il parlait d’eux. 46 Et, cherchant à se saisir de lui, ils craignaient les foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

  • Que représentent ces "serviteurs" ou "esclaves" envoyés ? Et quelle fut leur mission ?
  • Le rejet du Messie était-il un fait imprévu ? Psaume 118:22-23, Ésaïe 53:3, Zacharie 13:6.
  • Qu’est-ce que cette "pierre" qu’ils rejettent ? Ésaïe 28:16, Zacharie 10:4, Actes 4:11, Éphésiens 2:20.
  • Que veut dire ceci : "le royaume de Dieu leur sera ôté" ? Qu’est-ce, ici, que le "royaume de Dieu" ?
La parole du Seigneur est bien compréhensible ; les principaux voient bien qu’ils sont visés par ces paroles. Face à la foule, ils se drapent d’importance, abordent Jésus avec hauteur, mais au fond d’eux-mêmes ne savent-ils pas ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent, ce qui les tient, leur pouvoir sur les esprits, les honneurs qu’ils recherchent ? Et cela, ils ne veulent pas s’en départir. La bonté qui émane de ce Jésus qu’ils contestent, ils ne peuvent l’ignorer, mais ils n’en veulent pas. Plusieurs d’entre eux, et sans doute les plus influents, savent bien pour qui ils vivent, et le mépris dans lequel ils tiennent les gens simples de leur peuple… De mauvais "cultivateurs", de mauvais "bergers" !
 
"Le royaume de Dieu vous sera ôté." Ainsi une parenthèse est introduite dans le cours de l’histoire. Le peuple choisi par Dieu pour être dépositaire de la révélation de Lui-même se trouve mis de côté. Les fidèles d’entre eux, en toutes les époques de leur histoire, attendaient l’avènement du Messie, celui qui devait rétablir toutes choses, rectifier le cours de ce monde, faire "retourner le jugement à la justice" (Psaume 94:15), mais, lorsque le Messie a paru au milieu des siens, il ne fut pas reçu (Jean 1:11). Alors le royaume sera confié à d’autres, un nouvel ordre de chose dans ce qui concerne la relation de Dieu avec l’homme, est en passe d’être installé. Le royaume terrestre d’Israël est perdu, quoique la promesse de son rétablissement ne soit pas annulée (Actes 3:21, Apoc.11:15), mais, avant qu’il en soit ainsi, vient le "Royaume des cieux".

 

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17:24 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.22:1 L'invitation aux noces


 

Ils ne voulurent pas venir aux noces – 22:1-14
Luc 14:15-24

Le Seigneur poursuit son enseignement. Ayant montré la fin d’une période, il ouvre à nouveau un voile sur cet avenir bien proche, alors que Lui, le rejeté mais aussi le rédempteur ne sera plus vu sur la terre. Cette neuvième "similitude du royaume" est présentée ici, alors que Jésus est rejeté, pour montrer la bonté de Dieu, mais aussi la dureté de cœur de plusieurs, ceux qui ne veulent pas de la grâce qui pourtant leur est présentée.
 
Lisons cette parabole en nous laissant pénétrer de l’intention du roi, autrement dit du dessein de Dieu envers l’homme qu’Il a créé pour l’introduire dans une sphère de paix et de joie…

22  1 Et Jésus, répondant, leur parla encore en paraboles, disant : 2 Le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui fit des noces pour son fils, 3 et envoya ses serviteurs pour convier ceux qui étaient invités aux noces ; et ils ne voulurent pas venir. 4 Il envoya encore d’autres serviteurs, disant : Dites aux conviés : Voici, j’ai apprêté mon dîner ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués et tout est prêt : venez aux noces. 5 Mais eux, n’en ayant pas tenu compte, s’en allèrent, l’un à son champ, et un autre à son trafic ; 6 et les autres, s’étant saisis de ses esclaves, les outragèrent et les tuèrent. 7 Le roi fut irrité, et ayant envoyé ses troupes, il fit périr ces meurtriers-là et brûla leur ville. 8 Alors il dit à ses serviteurs : Les noces sont prêtes, mais les conviés n’en étaient pas dignes ; 9 allez donc dans les carrefours des chemins, et autant de gens que vous trouverez, conviez-les aux noces. 10 Et ces serviteurs-là, étant sortis par les chemins, assemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, tant mauvais que bons ; et la salle des noces fut remplie de gens qui étaient à table. 11 Et le roi, étant entré pour voir ceux qui étaient à table, aperçut là un homme qui n’était pas vêtu d’une robe de noces. 12 Et il lui dit : Ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces ? Et il eut la bouche fermée. 13 Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-le pieds et mains, emportez-le, et jetez-le dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. 14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

  • L’invitation n’était-elle pas pour tous ? Deut.7:6-7, Act.3:26, 13:46, Éph.2:17.
  • Qu’évoquent les divers motifs de refus invoqués, et les actes perpétrés sur les envoyés du roi ?
  • Un homme n’est pas vêtu de la robe de noce ! Qu’est-ce que cela signifie ? Et comment un homme est-il ainsi vêtu ? Cela dépend-il de ses propres capacités ? Apoc.3:5.
Un usage oriental nous aide à comprendre l’étonnement du roi à la vue d’un homme qui n’est pas vêtu du vêtement de noce. Un tel vêtement était offert à l’invité qui acceptait de venir, et ainsi, la pauvreté, le dénuement des uns ou l’impossibilité pour celui qui "passait pas là" n’étaient aucunement une entrave ; mais, par contre, celui qui aurait voulu venir de lui-même, ou avec sa propre parure, pour se donner quelque importance, ne trouvait pas sa place à la noce. Seule compte l’invitation du roi – et tous sont invités – et le vêtement donnée par le roi, car de Lui vient la parure du racheté et ce droit d’être introduit dans sa présence.

 

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16:23 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.22:15 Le tribut à César


 

La contestation conduit à la confusion
Matthieu 22:15-46

Les adversaires ne désarment pas. Ils interviennent publiquement, tant des pharisiens que des sadducéens ou des hérodiens – les trois courants dominants parmi les Juifs à cette époque, et parmi eux même des scribes, des docteurs de la Loi. Ces interventions tournent à la confusion, mais sans amener de retournement à la situation. La détermination des ennemis de Jésus se fortifie et l’issue ne peut manquer d’arriver. La "pierre de faîte", de qui vient l’accomplissement des promesses est rejetée par les "bâtisseurs" (Zacharie 4:7), et l’écroulement est devenu inévitable. Ainsi le Seigneur élève-t-il une complainte sur la ville qui court vers de si grandes souffrances.

 
Le tribut de César – 22:15-22
Marc 12:13-17 ; Luc 20:20-26

Voilà des personnes qui viennent à Jésus avec des paroles flatteuses, des pharisiens et de hérodiens. Luc précise que ce sont les principaux parmi les prêtres et les scribes qui les envoyèrent.

15 Alors les pharisiens vinrent et tinrent conseil pour l’enlacer dans ses paroles. 16 Et ils lui envoient leurs disciples avec les hérodiens, disant : Maître, nous savons que tu es vrai et que tu enseignes la voie de Dieu en vérité, et que tu ne t’embarrasses de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes. 17 Dis-nous donc, que t’en semble : est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? 18 Et Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? 19 Montrez-moi la monnaie du tribut. Et ils lui apportèrent un denier. 20 Et il leur dit : De qui est cette image et cette inscription ? 21 Ils lui disent : De César. Alors il leur dit : Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu. 22 Et l’ayant entendu, ils furent étonnés ; et le laissant, ils s’en allèrent.

  • Que penser de la réponse du Seigneur, en considérant que la question légitimement se poser, car il s’agissait d’un impôt requis par l’occupant romain ?
  • Que pouvons-nous lire dans cette parole : "rendez les choses de Dieu à Dieu" ?
Les Romains ne représentaient que le quatrième empire à dominer sur Israël, cette occupation datant de Nabuchodonosor. Mais la question politique n’occupe pas le Seigneur, et même il reconnaitra l’autorité de Pilate, gouverneur romain de la Judée. Nous voyons que le Seigneur n’est pas venu mettre de l’ordre dans le désordre du monde ; cela sera pour le temps du rétablissement annoncé à Israël. Mais ici, au-delà de ces considérations, la réponse si simple du Seigneur renvoie les contradicteurs, tant les pharisiens attachés à la tradition que les hérodiens toujours prêts à pactiser avec l’occupant. Nous pouvons y lire que le Christ n’a pas de projet de réformer ce monde…
 
Le croyant est enjoint à respecter les lois et les autorités en ce monde, tenant compte de cette limite : "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Actes 5.29). Mais aussi, en ce monde, la foi se doit d’honorer le Créateur, et cela par une vie qui lui plaise. Manifester la bonté, car Dieu est bon, être juste car Dieu est juste, miséricordieux car Dieu est miséricordieux, prompts à pardonner car Dieu nous a pardonné… "Vous, soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait" (Mat.5:48).

 

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15:23 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.22:23 Question sur la résurrection


 

Question sur la résurrection – 22:23-33
Marc 12:18-27 ; Luc 20:27-40

Des sadducéens s’invitent à leur tour. Qui sont-ils ? Un courant religieux opposé aux pharisiens, s’en dissociant sur les questions de la résurrection des morts, de la vie après la mort et de l’existence des anges et des esprits (Actes 23:8). Ils viennent à Jésus afin de recevoir son avis sur une de leurs questions favorites. La base du raisonnement des sadducéens touchant les veuves en Israël est fondée sur la loi du lévirat (Deut.25:5-6).

23 En ce jour-là, des sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, vinrent à lui et l’interrogèrent, disant : 24 Maître, Moïse dit : Si quelqu’un meurt n’ayant pas d’enfants, son frère épousera sa femme, et suscitera de la postérité à son frère. 25 Or il y avait parmi nous sept frères ; et le premier s’étant marié, mourut, et n’ayant pas de postérité, il laissa sa femme à son frère ; 26 de la même manière le second aussi et le troisième, jusqu’au septième ; 27 et après eux tous, la femme aussi mourut. 28 Dans la résurrection donc, duquel des sept sera-t-elle la femme, car tous l’ont eue ? 29 Et Jésus, répondant, leur dit : Vous errez, ne connaissant pas les écritures, ni la puissance de Dieu ; 30 car, dans la résurrection, on ne se marie ni on n’est donné en mariage, mais on est comme des anges de Dieu dans le ciel. 31 Et quant à la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui vous est dit par Dieu, disant : 32 "Moi, je suis le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob" [Exode 3:6] ? Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. 33 Et les foules, l’ayant entendu s’étonnèrent de sa doctrine.

  • Quelle est l’attente des interlocuteurs du Seigneur, présentant cette situation exceptionnelle ?
  • Comment le Seigneur confirme-t-il le fait de la vie après la mort ?
Nous voyons ici le Seigneur répondre à ces hommes par une parole du Livre de l’Exode, et quelle lumière ne donne-t-il pas sur la réalité invisible que nos pensées ne peuvent atteindre ! Luc ajoutera à la parole "Dieu n’est pas le Dieu des morts" ces mots si forts : "car pour lui tous vivent" (Luc 20:38). Ce monde dans lequel nous nous trouvons, et qui connaît les aléas des actions des hommes, n’est pas le tout de la pensées de Dieu, mais la voie qu’Il a choisi pour faire connaître son Amour, un amour tel qu’il peut apporter un bonheur ineffable à tout homme, et qu’il apporte à tous ceux qui ne le rejettent pas.
 
Les sadducéens venus interroger le Seigneur, croyant avoir bâti un raisonnement imparable, ont la bouche fermée, et les auditeurs sont eux-mêmes frappés par ce qu’ils viennent d’entendre.

 

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13:23 Publié dans Matthieu 21 à 24 | Commentaires (0) | Eric

Mat.22:34 Le plus grand des commandements


 

Le plus grand des commandements – 22:34-46
Marc 12:28-37 ; Luc 20:41-44

Au-delà de la volonté de prendre le Seigneur en défaut par quelque piège, les pharisiens ne paraissent pas résister aux occasions de débats avec les sadducéens. Ils ont été attentifs, et ont dû reconnaitre la force de la réponse du Seigneur touchant la vie après la mort. Un d’entre eux s’approche. Est-ce ici la narration d’une rencontre bien antérieure comme la lecture de l’évangile de Luc pourrait nous conduire à le penser (Luc10:25-37) ? Il semble plutôt qu’en ces journées au temple, cette question ait été posée une nouvelle fois, ce que nous pourrions bien comprendre, tant les débats devaient être si fréquents parmi les docteurs de la loi. La réponse du Seigneur éclaire magnifiquement la Loi, et par cela la ligne morale pour toute vie d’homme. Mais le Seigneur peut-il s’arrêter sur des échanges sur la doctrine ? Il y a des questions plus vitales… Il ramène les pharisiens sur la véritable question qui pose en ce jour…

34 Et les pharisiens, ayant ouï dire qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, s’assemblèrent en un même lieu. 35 Et l’un d’eux, docteur de la loi, l’interrogea pour l’éprouver, disant : 36 Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? 37 Et il lui dit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée" [Deutéronome 6:4]. 38 C’est là le grand et premier commandement. Et le second lui est semblable : 39 "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" [Lévitique 19:18]. 40 De ces deux commandements dépendent la loi tout entière et les prophètes.
 
41 Et les pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea, 42 disant : Que vous semble-t-il du Christ ? — de qui est-il fils ? Ils lui disent : De David. 43 Il leur dit : Comment donc David, en Esprit, l’appelle-t-il seigneur, disant : 44 "Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds" ? [Psaume 110:1] 45 Si donc David l’appelle seigneur, comment est-il son fils ? 46 Et personne ne pouvait lui répondre un mot ; et personne, depuis ce jour-là, n’osa plus l’interroger.

  • Les deux commandements cités sont-ils ainsi libellés dans le décalogue, les Dix Commandements ? Exode 20:1-17, Deut.5:6-21.
  • Pourquoi, pensons-nous, ces deux commandements sont-ils déclarés semblables ? Quelle conséquence en tirer ? 1 Jean 4:20-21.
  • Nous assistons à un retournement de situation. Pourquoi le Seigneur pose-t-il cette question touchant le report du règne ? Vers.44, Psaume 110.
La question des pharisiens n’est pas sans intérêt, nous pouvons en être convaincus, et d’ailleurs ne lisons-nous pas : "Ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, l'amour ; mais la plus grande de ces choses, c'est l'amour." (1 Cor.13:13). Mais le temps est-il à des discussions sur la Loi, et sur la valeur des mots ? Le Messie est là, face à eux, et qu’est-il à ce moment de plus important que de le reconnaître ? C’est cette même disposition d’esprit qui les retient de croire en lui. Et, en effet, auraient-ils la connaissance la plus juste des textes, que leur importe leur science des textes, s’ils rejettent le Messie qui leur est envoyé de Dieu ? (Act.26:5). Ainsi, le Seigneur ne poursuit pas cette conversation, et les place devant une grande réalité, et cela en leur adressant une énigme propre à les faire réfléchir.

 

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Mat.23:1 Une mis en garde


 

Avertissement et complainte
Matthieu 23:1-39

Les pièges et les provocations des principaux ont pris fin ; nous arrivons maintenant à la conclusion du ministère du Seigneur, avant que vienne sa passion. Les auditeurs sont avertis, ils doivent réaliser leur responsabilité devant Dieu, ne pouvant se reposer sur des conducteurs qui les mènent selon leurs propres intérêts. Et à propos de ceux-ci, eux qui se forgent des raisonnements pour se justifier, s’élève alors une complainte.

 
Mise en garde des auditeurs – 23:1-12
Marc 12:38-40 ; Luc 11:39-52, 20:45-47

Les scribes et les pharisiens ne peuvent plus s’avancer, réalisant qu’aucuns de leurs pièges ne réussit. Le Seigneur parle alors, faisant en quelque sorte le point en ce qui concerne ces contradicteurs. Il donne un axe de conduite pour tout homme à l’égard des personnes qui se donnent un rôle dans quelque religion, trouvant leur avantage à dominer sur les âmes.

23  1 Alors Jésus dit aux foules et à ses disciples : 2 les scribes et les pharisiens se sont assis dans la chaire de Moïse. 3 Toutes les choses donc qu’ils vous diront, faites-les et observez-les ; mais ne faites pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas. 4 Ils lient des fardeaux pesants, difficiles à porter, pour les mettre sur les épaules des hommes, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. 5 Toutes leurs œuvres, ils les font pour être vus des hommes ; ainsi, ils élargissent leurs phylactères et agrandissent les houppes de leurs vêtements ; 6 ils se plaisent à avoir la première place dans les dîners et les premiers sièges dans les synagogues, 7 être salués dans les places publiques et être appelés par les hommes "Rabbi, Rabbi !"
 
8 Mais vous, ne soyez pas appelés "Rabbi", car un seul est votre maître, et vous, vous êtes tous frères. 9 Et n’appelez personne sur la terre "père", car un seul est votre père, celui qui est dans les cieux. 10 Ne soyez pas non plus appelés conducteurs, car un seul est votre conducteur, le Christ. 11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. 12 Quiconque s’élèvera sera abaissé ; et qui s’abaissera sera élevé.
Phylactère. Mot d’origine grecque signifiant « une sauvegarde ». Petits cubes de cuir contenant des bandelettes de parchemin sur lesquelles sont inscrits des passages de la Torah. La désignation hébraïque est « teffilim », ou « prières ». Pour la prière, le Juif les attache au bras gauche ou sur le front. La tradition tire son origine de Exode 13:9 et 13:16 ainsi que de Deutéronome 6:6-9 et 11:18-21.
Houppes. Traduit aussi par « franges ». Houppe à la frange du manteau, portant une signification religieuse. Voir Nombres 15:38-39.

  • Qui a chargé les scribes et les pharisiens de l’enseignement de la Loi de Moïse ? Néhémie 8.
  • Quels avantages recherchent ceux qui se sont institués "chefs religieux", guides spirituels ? Voyons la place qu’ils aiment occuper, les vêtements et décorations dont ils se parent.
  • A la lecture de ce passage, un homme peut-il se laisser guider absolument par un autre qui se déclarerait "père", "maître" ou "conducteur" ? Rom.14:12.
L’attitude des pharisiens et des scribes était connue de tous, mais le Seigneur en percevait la réalité profonde, car il voit ce qui est dans le cœur (1 Samuel 16:7). Cependant, comme nous le voyons, cela ne pouvait induire un rejet de leur enseignement. S’ils se sont emparés de la chaire de Moïse, s’ils revendiquent être les interprètes exclusifs des textes des Ecritures, l’enseignement des Ecritures elles-mêmes n’est pas à rejeter. Mais il y avait dans les traditions soutenues par ces dirigeants religieux bien des écarts à la Loi, des règles qui allaient à l’encontre de l’esprit de la Loi. Ainsi, tout homme se doit d’examiner par lui-même l’enseignement qu’il reçoit et les règles qu’on tend à lui imposer ; il est responsable pour lui-même du terrain sur lequel il se tient et du chemin où il pose ses pieds (Rom.14:12).
 

 

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