16/12/2011

Luc 12:49 Choisir son chemin (1/2)


 

Choisir son chemin
Luc 12:49 - 13:35

Choisir son chemin malgré les oppositions, et s’attacher au Messie alors que le courant général du peuple paraît aller en sens inverse, tenir le cap alors que les principaux, les guides argumentent, tout en étant attachés à la loi, ou plutôt leur lecture de la loi et leurs propres traditions… Tel est le chemin de la foi, et il n’est pas aisé.

 
Les oppositions soulevées par le message – 12:49-59
Mat 5:25-26, Mat 10:34-36.

"Le feu, et non la paix sur la terre !" C’est un fait qui nous est présenté, et non le but poursuivi par le Seigneur, car il est venu pour apporter la paix : "Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes !" (Luc 2:14). Mais sa venue et son message produisent des guerres, même au sein des foyers, les uns se tournant vers le Christ, et les autres s’y opposant. Telle est la réalité vécue alors comme aujourd’hui. Et ce feu, il va le connaître, lui, durement, lorsque des hommes arriveront à leur fin en le conduisant, chargé de liens, pour être condamné à mort… Un baptême qu’il a en perspective alors qu’il prononce ces paroles.

49 Je suis venu jeter le feu sur la terre ; et que veux-je, si déjà il est allumé ? 50 Mais j'ai à être baptisé d'un baptême ; et combien suis-je à l'étroit jusqu'à ce qu'il soit accompli ! 51 Pensez-vous que je sois venu donner la paix sur la terre ? Non, vous dis-je ; mais plutôt la division. 52 Car désormais ils seront cinq dans une maison, divisés : trois seront divisés contre deux, et deux contre trois ; 53 le père contre le fils, et le fils contre le père ; la mère contre la fille, et la fille contre la mère ; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère.
 
54 Et il dit aussi aux foules : Quand vous voyez une nuée se lever de l'occident, aussitôt vous dites : Une ondée vient ; et cela arrive ainsi. 55 Et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : Il fera chaud ; et cela arrive. 56 Hypocrites ! vous savez discerner les apparences de la terre et du ciel, et comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ?
 
57 Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? 58 Car quand tu vas avec ta partie adverse devant le magistrat, efforce-toi en chemin d'en être délivré, de peur qu'elle ne te tire devant le juge ; et le juge te livrera au sergent, et le sergent te jettera en prison. 59 Je te dis que tu ne sortiras point de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite.

  • Est-ce le Christ qui "voulait" ce feu sur la terre, ou est-il une conséquence de la non-réception de son message de paix ?
  • Que voyaient les foules, alors que le Seigneur manifestait la bonté de Dieu au milieu d’eux ?
  • Qu’est-ce que les auditeurs avaient à faire, considérant ce qu’ils voyaient et entendaient ?
Pourquoi le feu sur la terre ? Malgré le grand nombre de croyants, le monde dans son ensemble ne reçoit pas le message de Dieu. Ainsi, les oppositions rencontrées sont malheureusement inévitables, car il se trouve toujours des personnes que la foi dérange, et cela même avec sincérité, car la foi peut bousculer les idées reçues, les habitudes religieuses, les pratiques de vie, la foi peut entraîner des divisions dans les familles. Cependant, comme la meteo peut se prévoir, l’Israélite devait comprendre les événements rencontrés. Lorsque le Christ a paru en Palestine, les paroles des prophètes s’accomplissaient, comme le Seigneur le disait aux envoyés de Jean le baptiseur (Luc 7:22). Et il fallait dès lors se positionner, et recevoir cette parole de grâce. Jean avait exhorté à s’y préparer : "Dans le désert, faites droit le chemin du Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète" (Jean 1:23). Avec tant d’avertissements, pouvait-on ne pas voir que l’attente d’Israël était venue, et qu’il était temps de considérer son chemin devant Dieu ? Et pourtant combien sont allés écouter le Seigneur, et sont rentrés en ‘bavardant’ à propos de l’enseignement, des circonstances, de quelque miracle… et ne sont par rentrés en eux-mêmes dans le chemin de la repentance, ainsi que nous lisons : "On ne rentre pas en soi-même, et il n’y a pas de connaissance, et il n’y a pas d’intelligence…" (Ésaïe 44:19). Si la parole annoncée, lue ou méditée ne touche en rien, sinon pour dire ‘Quel beau discours’, n’est-ce pas profaner cette parole de Dieu ?

 
Le figuier stérile – 13:1-9

L’enseignement se poursuit, une circonstance dramatique rapportée à Jésus en étant l’occasion. Les temps sont durs sous Ponce Pilate ; ce gouverneur finit d’ailleurs par être limogé et envoyé en exil par les autorités romaines. Que des hommes aillent parler au Seigneur d’un massacre est bien compréhensible. Et aussitôt cette information est saisie par Jésus pour fournir un enseignement nécessaire aux auditeurs, citant aussi un autre drame survenu peu auparavant ; un acte cruel d’une part, un accident de l’autre, ce qui se produit tous les jours en ce monde, aujourd’hui comme alors.

13  1 Or en ce même temps, quelques-uns se trouvaient là présents, qui lui racontèrent ce qui s'était passé touchant les Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec leurs sacrifices. 2 Et Jésus, répondant, leur dit : Croyez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tous les Galiléens, parce qu'ils ont souffert de telles choses ? 3 Non, vous dis-je ; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de la même manière. 4 Ou, ces dix-huit sur qui tomba la tour dans Siloé, et qu'elle tua, croyez-vous qu'ils fussent plus coupables que tous les hommes qui habitent Jérusalem ? 5 Non, vous dis-je ; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous pareillement.
 
6 Et il disait cette parabole : Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne ; et il vint y chercher du fruit, et il n'en trouva point. 7 Et il dit au vigneron : Voici trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve point : coupe-le ; pourquoi aussi occupe-t-il inutilement la terre ? 8 Et répondant, il lui dit : Maître, laisse-le cette année aussi, jusqu'à ce que je l'aie déchaussé et que j'y aie mis du fumier ; 9 et peut-être portera-t-il du fruit : sinon, après, tu le couperas.

  • Que nous enseignent ces deux drames vécus par des hommes ? Sont-ils liés à la responsabilité de ces hommes, ou à la volonté divine ou simplement à la condition humaine ?
  • Quel parti tire cependant de ces drames le Seigneur pour que les auditeurs soient attentifs à leur propre responsabilité ?
  • Que représente ici le figuier qui ne produit pas de fruit ? Cantique 2:13, Jérémie 8:13, Osée 2:12, Habacuc 3:17.
Image particulière du peuple gardé, soigné, choyé, et qui ne produit pas le fruit attendu, le figuier finira par être abattu (Matthieu 21:19). Un sursis, une occasion encore de se tourner vers son Messie ? Certainement. Mais s’ils n’en veulent pas, est-ce pour autant que les promesses seraient annulées ? Impossible ! La promesse faite à Abraham demeure, car elle n’est assortie d’aucune condition, et Pierre ne manquera pas de le rappeler lors de son discours de la fête de Succot, la Pentecôte (Actes 2:39). Paul exposera clairement ce fait que la promesse demeure, concluant son exposé en disant : "et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : Le libérateur viendra de Sion ; il détournera de Jacob l'impiété… Car les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir" (Romains 11:26,29).
 
Mais, avant que ces événements n’arrivent, avant que, pour reprendre ici l’image donnée par Paul, des branches de l’olivier soient entées à nouveau (Romains 11:24), le rejet du Messie aura entraîné ce dont Ésaïe parlait six siècles plus tôt touchant la vigne du Seigneur : "je la réduirai en désert ; elle ne sera pas taillée, et elle ne sera pas sarclée, et les ronces et les épines monteront ; et je commanderai aux nuées qu'elles ne laissent pas tomber de pluie sur elle" (Ésaïe 5:6).

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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Luc 13:10 Choisir son chemin (2/2)


 

Guérison en un jour du shabbat – 13:10-17

Une femme blessée par la vie, souffrant d’un lourd handicap. Sa délivrance conduit un chef de synagogue à l’indignation ! Mais il n’ose regarder droit le Seigneur, il exprime sa réprobation à l’assistance…

10 Or il enseignait dans l'une des synagogues en un jour de shabbat. 11 Et voici, il y avait là une femme ayant un esprit d'infirmité depuis dix-huit ans, et elle était courbée et ne pouvait nullement se redresser. 12 Et Jésus, la voyant, l'appela et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité. 13 Et il posa les mains sur elle : et à l'instant elle fut redressée, et glorifiait Dieu.
 
14 Et le chef de synagogue, indigné de ce que Jésus avait guéri, un jour de shabbat, répondant, dit à la foule : Il y a six jours où il faut travailler ; venez donc ces jours-là, et soyez guéris, et non pas le jour du shabbat. 15 Le Seigneur donc lui répondit, et dit : Hypocrites ! chacun de vous ne détache-t-il pas de la crèche son bœuf on son âne un jour de shabbat, et ne les mène-t-il pas boire ? 16 Et celle-ci qui est fille d'Abraham, laquelle Satan avait liée, voici, il y a dix-huit ans, ne fallait-il pas la délier de ce lien le jour du shabbat ? 17 Et comme il disait ces choses, tous ses adversaires furent couverts de honte ; et toute la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qui étaient faites par lui.

  • Nous ne pouvons connaître l’état d’esprit du chef de synagogue, mais la question peut se poser. Pensons-nous qu’il pût être réellement choqué de la guérison en un jour de shabbat, ou était-ce là un prétexte ?
Cette image est forte. Le chef de synagogue est bien forcé de constater la guérison, et il connaît aussi le Seigneur, aussi n’ose-t-il pas s’adresser à Celui sur lequel il n’a pas d’emprise ; alors il s’adresse à la foule sur laquelle il a évidemment un certain ascendant… Une telle hypocrisie ne manque pas d’être relevée, et le Seigneur ne parle pas en termes voilés, et il le fallait ainsi en raison, justement, de l’ascendant de cet homme sur les habitués de la synagogue. Le fossé ne peut que grandir entre les gens simples, réjouis des merveilles qu’ils constataient, et les dirigeants religieux qui voyaient leur notoriété se réduire…

 
Le royaume de Dieu – 13:18-21
Mat 13:31-33, Marc 4:30-32.

Dans ces réactions à l’égard des actes de puissance du Seigneur, nous voyons comment des hommes attachés à l’enseignement de Dieu peuvent le détourner de son vrai sens. Ceci conduit à un nouvel enseignement que le Seigneur donne sous forme de paraboles. Il parle du "royaume de Dieu", évoquant ainsi l’ensemble des personnes qui se disent attachées à Dieu, des hommes religieux parmi lesquels nous trouvons les tenants de la religion, les adhérents à l’un ou l’autre courant religieux parmi les Juifs, mais aussi tous les croyants qui reçoivent la parole de Jésus. Et nous comprenons que Jésus parle tant de ceux qui l’entourent que de ce qui suivrait, jusqu’aujourd’hui, ce "royaume" étant l’ensemble de ceux qui se disent chrétien aujourd’hui. Nous lisons ces paraboles également en Matthieu (Matthieu 13:11-52). Celui-ci parle du "royaume des cieux" car il s’adresse aux Juifs et doit éviter toute confusion avec le royaume terrestre qu’ils attendent.

18 Et il disait : À quoi est semblable le royaume de Dieu, et à quoi le comparerai-je ? 19 Il est semblable à un grain de moutarde qu'un homme prit et jeta dans son jardin ; et il crût et devint un grand arbre, et les oiseaux du ciel demeuraient dans ses branches.

  • Nous pouvons nous demander ce qu’est "son" jardin, ce qu’est la semence, le grain de moutarde. Nous voyons le grand arbre investi par ce qui ne vient pas de lui, les oiseaux du ciel…
  • La connaissance de la parole divine allait se répandre au loin, et l’arbre devenir fort grand ; c’est là une réalité. Mais pensons-nous qu’il soit positif que les oiseaux se fassent une demeure dans les branches de l’arbre ? Apocalypse 18 :2-3 ; Matthieu 13:37, Ézéchiel 31.
Un jardin ou un champ, pour reprendre l’expression de Matthieu, qu’est-il ? La réponse nous est donnée : "le champ, c'est le monde" (Matthieu 13:37). Nous voyons que le jardin est l’espace où Dieu veut faire reposer sa bénédiction, c’est l’ensemble des hommes à commencer par le peuple choisi. Et un prophète dut dire : "Qu'y avait-il encore à faire pour ma vigne, que je n'aie pas fait pour elle ?" (Ésaïe 5:4). Une graine modeste, puis un arbre si grand qu’il attire des oiseaux de toutes sortes pour y faire leur nid. L’arbre allait paraître, et que d’oiseaux du ciel allaient y prendre place ! Des marchands, des dirigeants, des opportunistes de toutes sortes, comme nous le trouvons en Babylone-la-grande : "Elle est devenue la demeure de démons, et le repaire de tout esprit immonde, et le repaire de tout oiseau immonde et exécrable car toutes les nations ont bu du vin de la fureur de sa fornication, et les rois de la terre ont commis fornication avec elle, et les marchands de la terre sont devenus riches par la puissance de son luxe" (Apocalypse 18:2-3).
 
Et l’enseignement se poursuit, partant de trois mesures de farine, la base pour confectionner un pain ou un gâteau, comme nous pouvons le lire : "Et Abraham alla en hâte dans la tente vers Sara et dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux" (Genèse 18:6). Il s’agissait d’accompagner un repas pour les trois visiteurs et leurs hôtes. Aujourd’hui encore, bien des recettes traditionnelles de gâteaux orientaux indiquent "trois mesures de farine", ce qui représente environ 250 à 300 g. C’était une tâche traditionnellement féminine…

20 Et il dit encore : À quoi comparerai-je le royaume de Dieu ? 21 Il est semblable à du levain qu'une femme prit, et qu'elle cacha parmi trois mesures de farine, jusqu'à ce que tout fût levé.

  • Que fit la femme de façon cachée ? Cette manière est-ce compatible avec ce qui doit être "dans la lumière" ?
  • Que représente traditionnellement le levain dans les écritures ? Et dans le Nouveau Testament ? Genèse 18:6, 19:3, Lévitique 2:4, Matthieu 16:6-12, 1 Cor.5:6-8 et Gal.5:9.
Ainsi une pâte est préparée, de quoi faire un pain sans levain, mais il y fut ajouté du levain. Pour nous dire ce que donnera à voir le royaume de Dieu, ce qui sur la terre se présente comme en relation à Dieu. Nous revenons ainsi à la parabole de l’ivraie semée dans le champ, et qui ne peut être arrachée, de peur que ne soient arrachés de bons épis ; le tri se fera à la fin lors du jugement. Car si le royaume de Dieu apparaissait marqué par le levain (Matthieu 16:6), comme il en est aujourd’hui aussi dans la chrétienté, il faut pouvoir constater le bon fruit de la foi quand il se manifeste. Aussi devons-nous être attachés à la parole de l’apôtre : "Ôtez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain" (1 Corinthiens 5:7).

 
La porte étroite – 13:22-30

Après ces deux paraboles qui évoquent l’apparence extérieure du royaume de Dieu, le Seigneur revient au "salut", à la condition personnelle des âmes devant Dieu. Non plus ce que paraît le royaume en ce monde, mais la réalité de la foi dans une âme. C’est la question d’un auditeur qui conduit à cet enseignement. Un enseignement très grave, car que dire de "la porte étroite" ?

22 Et il allait par les villes et par les villages, enseignant, et poursuivant son chemin vers Jérusalem.
 
23 Et quelqu'un lui dit : Seigneur, ceux qui doivent être sauvés sont-ils en petit nombre ? 24 Et il leur dit : Luttez pour entrer par la porte étroite ; car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas. 25 Dès que le maître de la maison se sera levé, et aura fermé la porte, et que vous vous serez mis à vous tenir dehors et à heurter à la porte, en disant : Seigneur, ouvre-nous ! et que, répondant, il vous dira : Je ne vous connais pas ni ne sais d'où vous êtes ; 26 alors vous vous mettrez à dire : Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné dans nos rues. 27 Et il dira : Je vous dis, je ne vous connais pas, ni ne sais d'où vous êtes ; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d'iniquité. 28 Là seront les pleurs et les grincements de dents, quand vous verrez Abraham et Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, mais vous, jetés dehors. 29 Et il en viendra d'orient et d'occident, et du nord et du midi ; et ils s'assiéront dans le royaume de Dieu. 30 Et voici, il y a des derniers qui seront les premiers, et il y a des premiers qui seront les derniers.

  • Il est évident qu’à cette question le Seigneur ne voulut pas répondre, car quelle est l’intention de Dieu touchant les hommes ? 1 Timothée 2:4.
  • Pourquoi cette réponse si sévère, pourrions-nous dire ; parlant de lutte et de porte étroite ? Contre qui paraît être nécessaire de lutter pour entrer dans la vie ?
  • A qui le Seigneur ferait-il entendre : "Je ne vous connais pas ni ne sais d’où vous êtes", alors qu’ils prétendraient le connaître ?
  • Qu’est-ce que le royaume de Dieu dont il est question ici, dans lequel se trouvent Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes ? 1 Thess.2:12.
  • Pourquoi est-il dit que des derniers seront les premiers ? Comparer Ephésiens 1:12-13, 1 Pierre 2:10.
Quelle question que celle posée ainsi à Jésus ! Pouvait-il entrer dans ce genre de préoccupation, lui qui est venu pour que tous les hommes soient sauvés ? Mais cet homme qui manifeste ainsi sa curiosité trouve la réponse qui lui convient : lutte pour y entrer ! Et nous le voyons, le chemin est tracé, l’accès est ouvert (Luc 23:45, Romains 5 :2). Alors, qu’est-ce donc qui fait la porte si étroite ? Pensons aux riches desquels il est parlé dans la parabole du chameau et du trou d’aiguille (Luc 18:25). Est-ce la richesse qui fait obstacle, ou le risque de s’y attacher (Marc 10:22) ? La difficulté vient de l’homme, et seulement de lui, mais elle est bien réelle ! Aussi chacun doit lutter contre lui-même pour se décharger des entraves, prendre en compte les vraies priorités.

 
La bénédiction de Jérusalem – 13:31-35
Mat 23:37-39.

"Retire-toi d’ici !" Jésus est en Galilée, la juridiction d’Hérode Antipas, lorsque la chose lui est dite. Voyons cette dispostion des quelques pharisiens venus à lui, et souligons ici que ce sont des gens de bonne volonté. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée (Luc 3:1) était mal à l’aise à cause de la mort de Jean le baptiseur (Luc 9:9). Or Jésus était en chemin pour Jérusalem, il quittait donc cette contrée où tant de bienfaits avaient été accomplis. La parole de ces hommes de bonne volonté est occasion d’un nouvel enseignement.

31 En ce même jour, des pharisiens vinrent, lui disant : Retire-toi et va-t'en d'ici ; car Hérode veut te tuer. 32 Et il leur dit : Allez, dites à ce renard : Voici, je chasse des démons et j'accomplis des guérisons aujourd'hui et demain, et le troisième jour je suis consommé. 33 Mais il faut que je marche aujourd'hui et demain et le jour suivant, car il ne se peut qu'un prophète périsse hors de Jérusalem. 34 Jérusalem, Jérusalem, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! 35 Voici, votre maison vous est abandonnée ; et je vous dis, que vous ne me verrez point jusqu'à ce qu'il arrive que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

  • Le Seigneur quitte la Galilée. La méchanceté d’Hérode Antipas y est-elle pour quelque chose ?
  • Arrêtons-nous sur cette parole : "Il faut que je marche aujoud’hui…"
  • Quel a toujours été le but de Dieu touchant Jérusalem ? Souligons cette parole : "que de fois j’ai voulu".
  • Qu’annonce le Seigneur touchant les temps qui allaient venir et qui se poursuivent jusqu’à aujourdh’hui ?
Hérode Antipas, homme sans morale, manipulé par la femme avec laquelle il vit, mal à l’aise d’avoir fait décapiter Jean ! Il entrait dans ses intentions d’aller plus loin, de faire mettre Jésus à mort ; il se réjouira quelques semaines plus tard à la perspective que Pilate s’en charge… Des pharisiens ne peuvent supporter sa méchanceté et préviennent Jésus. C’est l’occasion pour Jésus de dire à la foule qui l’entoure où il se rend, et pourquoi, montrant ainsi que si il quitte la Galilée, c’est parce qu’il poursuit son chemin commandé dès après la transfiguration. Non il n’a pas peur d’Hérode, il n’a pas peur de mourir, mais il va là où son œuvre devait être accomplie.
 
Et ici, nous sommes frappés de sa parole : "que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants", ce "Je" rappelant que Jésus est véritablement Dieu (Jean 1:1, Colossiens 2:9). Des paroles que nous pouvons rapprocher de la parabole de la vigne soignée, protégée (Ésaïe 5:1-7, Luc 13:6-9). Les temps sont ainsi : "Il vint chez soi ; et les siens ne l'ont pas reçu" (Jean 1:11), comme l’annonçaient les prophètes ; mais il viendra un jour et sera reconnu, après un travail de conscience parmi les fils d’Israël ainsi qu’en parlait Zacharie : "Et je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplications ; et ils regarderont vers moi, celui qu'ils auront percé, et ils se lamenteront sur lui, comme on se lamente sur un fils unique, et il y aura de l'amertume pour lui, comme on a de l'amertume pour un premier-né" (Zacharie 12:10). Et alors viendra ce que la Psalmiste a écrit : "C’est ici le jour que l’Éternel a fait ; égayons-nous et réjouissons-nous en lui ! Ô Éternel, sauve, je te prie ! Éternel, je te prie, donne la prospérité ! Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel…" (Psaume 118:24-26).

 

 
 
 
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06:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Luc 14:1 Choisir ses propres priorités


 

LE CHOIX DE L'HOMME, LA JOIE DU PERE
Luc 14:1 - 15:32

Un fil à suivre. Un homme dira "Bienheureux celui qui mangera du pain dans le royaume de Dieu", mais qui est prêt à marcher à contre-courant de ses proches, prêt à poursuivre ce chemin comme la priorité de sa vie ? L’homme rencontre bien des entraves, souvent en lui-même, pour s’approcher de Dieu, mais de ce côté le chemin est ouvert et l’accueil de chacun se manifeste dans la joie, la joie de Dieu, la joie du Père.

 
Choisir ses priorités
Luc 14:1-35

Le chemin de l’homme. Nous passons d’une image bien commune, le repas chez un notable, à des enseignements bien utile. Des hommes observent, et le légalisme les retient, un autre discerne le bonheur d’être dans le royaume, et cela conduit à considérer le prix à payer, car un chemin est ouvert mais les hommes ont difficile à s’y engager.

 
Humilité et compassion – 14:1-14

Un des principaux d’entre les pharisiens reçoit Jésus à sa table, ayant convié aussi nombre de ses relations. La venue d’un homme malade, souffrant d’œdèmes, donne occasion de souligner les travers du légalisme dont ils avaient fait leur religion pour conduire à une réflexion sur les relations entre les hommes, sur la modestie et surtout l’empathie envers les faibles, les malades, ceux qui souffrent.
L'hydropisie dont était affecté l’homme venu pour être guéri par Jésus est caractérisée par des œdèmes pouvant conduire à une insuffisance fonctionnelle. Le terme n’est plus guère utilisé ; on parle aujourd’hui d’œdème cardiaque, pulmonaire ou autre.
Nous pouvons bien comprendre l’invitation faite par ce notable. La renommée de Jésus est telle que cet homme soucieux de sa propre notoriété se doit de montrer sa propre importance en recevant Jésus chez lui ; il tient aux prérogatives de son rang. Mais Jésus n’est pas vraiment dans une maison amie…

14  1 Et il arriva que, comme il entrait, un shabbat, dans la maison d'un des principaux des pharisiens pour manger du pain, ils l'observaient. 2 Et voici, il y avait un homme hydropique devant lui. 3 Et Jésus, répondant, parla aux docteurs de la loi et aux pharisiens, disant : Est-il permis de guérir, un jour de shabbat ? 4 Et ils se turent. Et l'ayant pris, il le guérit, et le renvoya. 5 Et répondant, il leur dit : Qui sera celui de vous, qui, ayant un âne ou un bœuf, lequel vienne à tomber dans un puits, ne l'en retire aussitôt le jour du shabbat ? 6 Et ils ne pouvaient répliquer à ces choses.
 
7 Or il dit une parabole aux conviés, observant comment ils choisissaient les premières places ; et il leur disait : 8 Quand tu seras convié par quelqu'un à des noces, ne te mets pas à table à la première place, de peur qu'un plus honorable que toi ne soit convié par lui, 9 et que celui qui vous a conviés, toi et lui, ne vienne et ne te dise : Fais place à celui-ci ; et qu'alors tu ne te mettes avec honte à occuper la dernière place. 10 Mais, quand tu seras convié, va et assieds-toi à la dernière place, afin que, quand celui qui t'a convié viendra, il te dise : Ami, monte plus haut. Alors tu auras de la gloire devant tous ceux qui seront à table avec toi. 11 Car quiconque s'élève, sera abaissé ; et celui qui s'abaisse sera élevé.
 
12 Et il dit aussi à celui qui l'avait convié : Quand tu fais un dîner ou un souper, n'appelle pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; de peur qu'eux aussi ne te convient à leur tour, et que la pareille ne te soit rendue. 13 Mais quand tu fais un festin, convie les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles ; 14 et tu seras bienheureux, car ils n'ont pas de quoi te rendre la pareille : car la pareille te sera rendue en la résurrection des justes.

  • Par quel indice voyons-nous que Jésus n’est pas parmi des amis ?
  • Jésus voit les invités se mettre à table. Quel enseignement leur donne-t-il ? Quelle leçon nous apporte-t-il ?
  • Pourquoi manifester de l’empathie envers les plus faibles ? Qui en est le modèle ?
En lisant cette page, nous voyons l’importance des relations que tout homme entretient avec ceux qui l’entourent, ce qui a maintes fois été souligné par les prophètes. L’humilité, notamment, est un des caractères de la foi, ainsi que les prophètes en avaient déjà parlé (Michée 6:8). Mais nous sommes aussi conduits à considérer le Seigneur lui-même, lui qui a pris la dernière place parmi les hommes. "Le christ Jésus… lequel, étant en forme de Dieu, n'a pas regardé comme un objet à ravir d'être égal à Dieu, mais s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé en figure comme un homme, il s'est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix" (Philippiens 2:5-8).

 
La parabole du grand repas – 14:15-24
Mat 22:1-14

Le repas se poursuit. Un des convives est manifestement touché par les paroles du Seigneur, et il fait lui-même le lien avec le royaume de Dieu. Il fait bien la différence entre ce qu’il voit autour du lui et ce qu’il en serait si les hommes vivaient selon les enseignements de Dieu.

15 Et un de ceux qui étaient à table, ayant entendu ces choses, lui dit : Bienheureux celui qui mangera du pain dans le royaume de Dieu.
 
16 Et il lui dit : Un homme fit un grand souper et y convia beaucoup de gens. 17 Et à l'heure du souper, il envoya son esclave dire aux conviés : Venez, car déjà tout est prêt. 18 Et ils commencèrent tous unanimement à s'excuser. Le premier lui dit : J'ai acheté un champ, et il faut nécessairement que je m'en aille et que je le voie ; je te prie, tiens-moi pour excusé. 19 Et un autre dit : J'ai acheté cinq couples de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, tiens-moi pour excusé. 20 Et un autre dit : J'ai épousé une femme, et à cause de cela je ne puis aller. 21 Et l'esclave, s'en étant retourné, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison, en colère, dit à son esclave : Va-t'en promptement dans les rues et dans les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles, et les boiteux. 22 Et l'esclave dit : Maître, il a été fait ainsi que tu as commandé, et il y a encore de la place. 23 Et le maître dit à l'esclave : Va-t'en dans les chemins et le long des haies, et contrains les gens d'entrer, afin que ma maison soit remplie ; 24 car je vous dis, qu'aucun de ces hommes qui ont été conviés ne goûtera de mon souper.

  • Dans le royaume de Dieu ! Le grand souper est manifestement ouvert à tous, à commencer par les proches. Qu’est-ce qui les prive de ce repas ? Comparer Luc 13:30, Jean 1:11.
  • Quelle est la grande leçon de cette parabole ? Voir Matthieu 10:37.
Dans le cadre de la parabole, nous pouvons comprendre qu’aucun des conviés ne s’est trouvé lui-même indigne de participer au repas, mais quelles étaient donc les priorités de ceux qui se sont désistés ? N’est-ce pas la grande question ? L’homme qui s’est ainsi exprimé, disant "Bienheureux celui qui mangera du pain dans le royaume de Dieu", a reçu, comme tous les auditeurs, une réponse qui les engage à faire le bon choix…

 
Le sel de la terre – 14:25-35
Mat.10:37-38, 5:13, Marc 9:50.

C’est en chemin que l’enseignement suivant est donné. Mettre les bonnes priorités à sa vie est une chose, mais cela a aussi un prix. Cela était déjà en filigrane dans la parabole du semeur, lorsque la parole est semée sur divers terrains, où nous pouvons voir la joie d’un homme bien vite étouffée par les difficultés rencontrées ou les préoccupations touchant ses affaires terrestres.
 
Le Seigneur avait déjà exprimé plus tôt qu’il y avait une croix à porter, car on ne peut véritablement marcher par la foi sans se singulariser au milieu de ce monde (Luc 9:23).

25 Et de grandes foules allaient avec lui. Et se tournant, il leur dit : 26 Si quelqu'un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple. 27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne vient pas après moi, ne peut être mon disciple.
 
28 Car quel est celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne s'assoie premièrement et ne calcule la dépense, pour voir s'il a de quoi l'achever ? 29 de peur que, en ayant jeté le fondement et n'ayant pu l'achever, tous ceux qui le voient ne se mettent à se moquer de lui, 30 disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever. 31 Ou, quel est le roi qui, partant pour faire la guerre à un autre roi, ne s'asseye premièrement et ne délibère s'il peut, avec dix mille hommes, résister à celui qui vient contre lui avec vingt mille ? 32 Autrement, pendant qu'il est encore loin, il lui envoie une ambassade et s'informe des conditions de paix. 33 Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il a, ne peut être mon disciple. 34 Le sel donc est bon ; mais si le sel aussi a perdu sa saveur, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? 35 Il n'est propre, ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende.

  • Etre disciple de Jésus. Où se trouve l’obstacle, la difficulté ?
  • Comment un homme peut-il être le "sel de la terre" ? Comparer la situation de Démas, après qu’il ait marché avec l’apôtre Paul (2 Timothée 4:10).
Un homme avait déclaré qu’il serait heureux d’être dans le royaume, et il ne se trompait pas. Mais tous ceux qui pressentent ce bonheur sont-ils prêts à en porter les conséquences. Il n’est pas demandé à tous de vendre leurs biens, de renoncer à tout, il faut en ce monde assumer ses responsabilités sociales, cela aussi est un témoignage pour le Seigneur, mais quelle est la priorité lorsqu’il faut choisir ? Démas avait marché un temps avec Paul, et même se trouvait-il auprès de lui quand il était en prison à Rome ; il participe aux salutations de Paul aux Colossiens (Colossiens 4 :14 et Philémon 24). Mais quelques années plus tard, il s’est arrêté "ayant aimé le présent siècle" (2 Timothée 4:10). Il n’a pu achever pour lui-même la construction de la tour… "Le sel avait perdu sa saveur."

 

 
 
 
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05:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Luc 15:1 La joie de Dieu


 

La joie de Dieu
Luc 15:1-32

Nous sommes ici devant des paroles bouleversantes, car elles révèlent comme nulle autre ce qui est au cœur du dessein de Dieu : accueillir dans son royaume des hommes touchés par sa main tendue, accueillir en son royaume des créatures libres de leur choix.
 
Des pharisiens et des scribes voient des publicains et des pécheurs s’approcher de Jésus, et murmurent. Les humbles, conscients de la bonté de Jésus, et d’autres ayant conscience d’eux-mêmes, fiers de leur pratique religieuse…

15  1 Et tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre. 2 Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Celui-ci reçoit des pécheurs, et mange avec eux.

Alors le Seigneur explicite la grâce de Dieu. Par trois paraboles, il montre la joie du ciel lorsqu’un homme se repend et s’engage ainsi dans le chemin de la foi. La joie du ciel, la joie de Dieu, car c’est bien là le propos de Dieu, "nous adopter pour lui par Jésus Christ" (Éphésiens 1:5).

 
La brebis perdue, la drachme égarée – 15:1-10
Mat.18:12-14

Pour illustrer le plan divin, ces deux paraboles ont pour cadre les plus humbles parmi les hommes, un berger propriétaire d’un modeste troupeau, et une femme dont le patrimoine se résume à dix drachmes, le salaire de dix journées de travail ; en effet, la drachme grecque est pratiquement équivalente au denier romain, soit le salaire journalier d’un ouvrier agricole (Matthieu 20:2).
 
La foule qui l’entoure est interpellée : "Quel est l’homme d’entre vous… ? Quelle est la femme… ?"

3 Et il leur dit cette parabole, disant : 4 Quel est l'homme d'entre vous, qui, ayant cent brebis et en ayant perdu une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert, et ne s'en aille après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait trouvée ? 5 et l'ayant trouvée, il la met sur ses propres épaules, bien joyeux ; 6 et, étant de retour à la maison, il appelle les amis et les voisins, leur disant : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis perdue. 7 Je vous dis, qu'ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.
 
8 Ou quelle est la femme, qui, ayant dix drachmes, si elle perd une drachme, n'allume la lampe et ne balaye la maison, et ne cherche diligemment jusqu'à ce qu'elle l'ait trouvée ? 9 et l'ayant trouvée, elle assemble les amies et les voisines, disant : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé la drachme que j'avais perdue. 10 Ainsi, je vous dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

  • Se trouve-t-il au monde des "justes qui n’ont pas besoin de repentance" ? Ecclésiaste 7:20, Romains 3:10.
  • De qui, pensons-nous, le Seigneur parle-t-il en évoquant ceux qui s’estimeraient dans la faveur de Dieu par la qualité de leur vie ? Voyons Luc 18:11-12.
  • La drachme retrouvée. Que penser de la "joie devant les anges" ? Psaume 148:2, Matthieu 25:31, Luc 12:18, Hébreux 1:14.
La joie du ciel, dont sont témoins les anges ! Ceci nous fait entrer dans unes sphère que nous ne pouvons décrire (2 Corinthiens 12:4), car si tel était le cas nous serions hors des limites de notre monde. Mais ce qui en est dit, et que nous ne pouvons recevoir que par la révélation, par la parole de Dieu, est cette joie étrange et merveilleuse, ce motif essentiel de la création de l’homme (Éphésiens 1:4).
 
Arrêtons-nous sur ces paroles des prophètes, et celles de Jésus lui-même venu comme un berger pour rassembler ses brebis dispersées (Ésaïe 40:11, 53:6, Ézéchiel 34:12,23, 37:24, Zacharie 11:16, Jean 10:11…).

 
Le fils prodigue – 15:11-32

Le tableau que donne le fils prodigue est profondément désolant, mais cette image désastreuse met en lumière de façon éclatante la bonté du Père, un amour que nulle déchéance coupable ne pourrait altérer. Qui ne connaît cette parabole ! Mais il faut se garder de s’habituer à un tel enseignement car il ne peut cesser de nous émerveiller ; il convient plutôt de sonder l’amour de Dieu qui ne connaît pas d’entrave.

11 Et il dit : Un homme avait deux fils ; 12 et le plus jeune d'entre eux dit à son père : Père, donne-moi la part du bien qui me revient. Et il leur partagea son bien. 13 Et peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, s'en alla dehors en un pays éloigné ; et là il dissipa son bien en vivant dans la débauche. 14 Et après qu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays-là ; et il commença d'être dans le besoin. 15 Et il s'en alla et se joignit à l'un des citoyens de ce pays-là, et celui-ci l'envoya dans ses champs pour paître des pourceaux. 16 Et il désirait de remplir son ventre des gousses que les pourceaux mangeaient ; et personne ne lui donnait rien. 17 Et étant revenu à lui-même, il dit : Combien de mercenaires de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! 18 Je me lèverai et je m'en irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi ; 19 je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires.
 
20 Et se levant, il vint vers son père. Et comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, et, courant à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers. 21 Et le fils lui dit : Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. 22 Mais le père dit à ses esclaves : Apportez dehors la plus belle robe, et l'en revêtez ; et mettez un anneau à sa main et des sandales à ses pieds ; 23 et amenez le veau gras et tuez-le ; et mangeons et faisons bonne chère ; 24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils se mirent à faire bonne chère.
 
25 Or son fils aîné était aux champs ; et comme il revenait et qu'il approchait de la maison, il entendit la mélodie et les danses ; 26 et, ayant appelé l'un des serviteurs, il demanda ce que c'était. 27 Et il lui dit : Ton frère est venu, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré sain et sauf.
 
28 Et il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Et son père étant sorti, le pria. 29 Mais lui, répondant, dit à son père : Voici tant d'années que je te sers, et jamais je n'ai transgressé ton commandement ; et tu ne m'as jamais donné un chevreau pour faire bonne chère avec mes amis ; 30 mais quand celui-ci, ton fils, qui a mangé ton bien avec des prostituées, est venu, tu as tué pour lui le veau gras. 31 Et il lui dit : Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ; 32 mais il fallait faire bonne chère et se réjouir ; car celui-ci, ton frère, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.

  • Le fils, rendu dépendant d’hommes… En qui seul pouvait-il, pour finir, fonder quelque espoir de secours ?
  • Comparer la demande du fils prodigue à son père. Observons l’écart entre le traitement demandé par le fils, sans doute le seul auquel le fils auraitpu penser, et l’accueil du père ?
  • Comment le père fait-il revêtir le fils ? Voyons ce que des trois pièces peuvent représenter. Matthieu 22:12, Genèse 24:22,30,47, 41:42, Exode 12:11.
  • Par quelles expressions le père exprime-t-il le sens que revêt le retour du fils prodigue ?
  • A qui penser, lorsque nous voyons l’étonnement et même l’irritation du fils aîné ? Que n’a-t-il jamais vraiment connu ? Matthieu 7:22.
"Et comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, et, courant à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers." La scène est émouvante. Avant même le premier mot prononcé, le père a compris, et il court vers ce fils indocile, l’entoure de tout son amour. Pensons à l’amour de Dieu, et demandons-nous si Dieu serait cet être dur et exigeant qui impose ses lois pour éprouver les hommes, qui allonge les conditions pour justifie de son pardon (Luc 19:21). Il est Celui qui désire ardemment le retour de chaque homme  (Jean 3:16, 1 Timothée 2:4).
 
Et il fait revêtir le fils du plus bel habit, comme une robe de noces (Matthieu 22:12). Quel lustre aurait un homme revêtu de ses propres mérites, de ses œuvres, de ses aumones ou de ses pélérinages, face à celui que le Père lui-même a revêtu d’habits de fête ? "Et ôtez de dessus lui les vêtements sales. Et il lui dit : Regarde, j'ai fait passer de dessus toi ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête" (Zacharie 3:4).  
 
Le vêtement endossé, le fils reçoit un anneau, signe d’alliance, marquant ainsi le lien inaltérable qui, désormais, l’attache à son père (Genèse 15:18). Cette alliance, Jésus l’a scellée dans le don de sa vie (Luc 22:20). Pourrait-il se conclure une alliance à moindre prix, sur fondement de la justice de l’homme ? Poser la question est déjà y répondre, car tout est don dans l’œuvre de la rédemption, "car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie ;  car nous sommes son ouvrage…" (Éphésiens 2:8-10).
 
"Ton frère, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé." Que dire ? Pour le fils, une nouvelle vie commence ; il est là, présent, dans une relation nouvelle avec le Père ; ses sandales aux pieds il marche d’une manière neuve pour lui, dans la conscience de l’amour dont il est aimé. Il est né de nouveau, il est entré dans le royaume de Dieu ! "Si quelqu'un n'est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu" (Jean 3:3).

 

 
 
 
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04:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Luc 16:1 Richesses du monde ou trésor éternel ?


 

S'ENGAGER SUR LE BON CHEMIN
Luc 16:1 - 18:30

Le bon chemin, assurément, est celui qui conduit au meilleur des buts, à la paix éternelle ; c’est aussi celui qui donne de jouir à l’avance un peu de cet avenir radieux. Pierre vers la fin de sa vie nous exhorte : "Que devriez-vous être en sainte conduite et en piété, attendant et hâtant la venue du jour de Dieu" (2 Pierre 3:12). Dans cette perspective, divers enseignements sont donnés. Commençant par le choix du chemin, le maître pour lequel l’homme travaille, la parole se poursuit par ce que nous pouvons appeler des leçons de comportement, pour aborder ensuite la question de la patience dans ce chemin, le Seigneur ayant été interpellé par la question : "Quand le royaume sera-t-il rétabli ?"

 
Les richesses du monde face au
trésor pour l’éternité

Luc 16:1-31

Le rapport qu’un homme entretient avec ses biens, ses richesses, est bien plus significatif qu’il pourrait y paraître à la première lecture, et nous pouvons nous interroger sur ce qualificatif donné par Jésus aux richesses de ce monde : ce sont, dit-il, "les richesses injustes" ! Par deux paraboles saisissantes le Seigneur met en évidence les vraies valeurs, ce qui a véritablement de l’importance ; et il indique comment nous avons à considérer les avantages, les talents ou les richesses dont nous disposerions. Le choix fait par l’homme a des conséquences, et cela est dit ici à des hommes qui avaient une profession religieuse extrèmement exigeante.

 
Nul ne peut servir deux maîtres – 16:1-13

Cet enseignement commence par une parole adressée aux disciples. Il faut bien considérer qu’il n’aurait aucun sens pour des personnes qui nient le royaume de Dieu. Une parabole saisissante qui montre le bon sens d’un homme qui agit de façon indélicate, pour ne prendre que ce qualificatif, car effectivement il spolliait son maître. Nous le voyons agir à son avantage de biens qui ne lui appartiennent pas, le Seigneur introduisant ainsi ce qu’il appellera "les richesses injustes".

16  1 Et il dit aussi à ses disciples : Il y avait un homme riche qui avait un économe ; et celui-ci fut accusé devant lui comme dissipant ses biens. 2 Et l'ayant appelé, il lui dit : Qu'est-ce que ceci que j'entends dire de toi ? Rends compte de ton administration ; car tu ne pourras plus administrer. 3 Et l'économe dit en lui-même : Que ferai-je, car mon maître m'ôte l'administration ? Je ne puis pas bêcher la terre ; j'ai honte de mendier : 4 je sais ce que je ferai, afin que, quand je serai renvoyé de mon administration, je sois reçu dans leurs maisons. 5 Et ayant appelé chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? 6 Et il dit : Cent baths d'huile. Et il lui dit : Prends ton écrit, et assieds-toi promptement et écris cinquante. 7 Puis il dit à un autre : Et toi, combien dois-tu ? Et il dit : Cent cors de froment. Et il lui dit : Prends ton écrit, et écris quatre-vingts. 8 Et le maître loua l'économe injuste parce qu'il avait agi prudemment. Car les fils de ce siècle sont plus prudents, par rapport à leur propre génération, que les fils de la lumière.
 
9 Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, afin que, quand vous viendrez à manquer, vous soyez reçus dans les tabernacles éternels.
 
10 Celui qui est fidèle dans ce qui est très-petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très-petit, est injuste aussi dans ce qui est grand. 11 Si donc vous n'avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les vraies ? 12 Et si, dans ce qui est à autrui, vous n'avez pas été fidèles, qui vous donnera ce qui est vôtre ? 13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre : vous ne pouvez servir Dieu et les richesses.

  • En quoi cet intendant infidèle peut-il être qualifié de prudent ? Comment sont estimés ici les "fils de la lumière", les disciples, relativement aux "fils de ce siècle" ?
  • Qu’est-ce qui est "très petit"face à ce qui est "très grand"dans le cadre de cet enseignement ? Que sont les "richesses injustes" ?
  • Pourquoi ces richesses sont-elles ainsi qualifiées ? Et quand sera-ce qu’elles viendront à manquer (verset 9) ? Mat 19:21, 25:21, 1 Tim 6:18.
  • Que sont les richesses vraies ou véritables ? Comparons 1 Tim.6:17.
La conclusion de cet enseignement est nette, elle ne supporte pas de demi-mesure, c’est d’ailleurs clé de cette parole. Il n’y a pas d’incitation au désordre dans l’accomplissement de ses responsabilités, bien évidemment, mais la question posée est celle du moteur de la vie. Est-ce la confiance en Dieu ou la confiance en ses propres capacités, ses propres avoirs ?
 
Des richesses injustes ! Une puissance qui donne la possibilité à un homme de dominer ses semblables. En filigrane, nous voyons le Seigneur dire que les biens de la terre sont en fait confiés à l’homme qui en est "gérant" ; et il devra un jour rendre compte de sa gestion, car "car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses accomplies dans le corps, selon ce qu'il aura fait, soit bien, soit mal" (2 Corinthiens 5:10). Rappelons-nous les paraboles des mines ou des talents (Luc 19:12-27, Matthieu 25:14-30) ; lorsque le maître revient de voyage, il n’est question que de rendre compte, et par après il n’est plus question de mines ou de talents, pour reprendre notre texte, "ces biens viennent à manquer"mais le serviteur est introduit dans ce qui demeure : "Bien, bon esclave, parce que tu as été fidèle en ce qui est très-peu de chose, aie autorité sur dix villes" (Luc 19:17). Le serviteur, alors, est nanti des vraies richesses, celles du Royaume de Dieu (Luc 12:32, 2 Pierre 1:11).

 

 
 
 
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02:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Luc 16:14 La lettre et l'esprit


 

La loi de Moïse, la lettre et l’esprit – 16:14-31

Des pharisiens entendirent ces paroles et, loin de réfléchir et de rentrer en eux-mêmes, se mirent à se moquer de Jésus. Que pouvaient-ils faire alors qu’ils étaient avares. Pensons à ceux qui ne se gênaient pas de "dévorer les maisons des veuves" (Luc 20:47) ? Le propos est sérieux, la parole a du sens… Quelle objection auraient-ils pu avancer ? Le Seigneur répond, dévoilant leur manière d’être, leur audace aussi à détourner la Loi de Moïse pour leur propre justification, avant de leur présenter l’issue de leur propre conduite relativement aux biens terrestres auxquels ils étaient tant attachés…

14 Et les pharisiens aussi, qui étaient avares, entendirent toutes ces choses, et ils se moquèrent de lui. 15 Et il leur dit : Vous êtes ceux qui se justifient eux-mêmes devant les hommes ; mais Dieu connaît vos cœurs : car ce qui est haut estimé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.
 
16 La loi et les prophètes ont été jusqu'à Jean ; dès lors le royaume de Dieu est annoncé et chacun use de violence pour y entrer. 17 Or il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu'il ne l'est qu'un seul trait de lettre de la loi tombe. 18 Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet adultère ; et quiconque épouse une femme répudiée par son mari, commet adultère.
 
19 Or il y avait un homme riche qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui faisait joyeuse chère, chaque jour, splendidement. 20 Et il y avait un pauvre, nommé Lazare, couché à sa porte, tout couvert d'ulcères, 21 et qui désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; mais les chiens aussi venaient lécher ses ulcères. 22 Et il arriva que le pauvre mourut, et qu'il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. 23 Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. 24 Et s'écriant, il dit : Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt, et qu'il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. 25 Mais Abraham dit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement les maux ; et maintenant lui est consolé ici, et toi tu es tourmenté. 26 Et outre tout cela, un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous ; en sorte que ceux qui veulent passer d'ici vers vous ne le peuvent, et que ceux qui veulent passer de là ne traversent pas non plus vers nous. 27 Et il dit : Je te prie donc, père, de l'envoyer dans la maison de mon père, 28 car j'ai cinq frères, en sorte qu'il les adjure ; de peur qu'eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. 29 Mais Abraham lui dit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu'ils les écoutent. 30 Mais il dit : Non, père Abraham ; mais si quelqu'un va des morts vers eux, ils se repentiront. 31 Et il lui dit : s'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu'un ressuscitait d'entre les morts.

  • Pourquoi le Seigneur répond-il si sévèrement aux pharisiens qui se moquaient ?
  • La Loi ne peut être abrogée. Pourquoi cela est-il dit aux pharisiens, si soucieux de pratiques légales ? Et pourquoi ce passage touchant les liens du mariage ?
  • Quelle leçon tirer de la situation après leur mort de Lazare, qui fut extrèmement pauvre, et de l’homme qui fut extrèmement riche ?
  • Que dire de cette parole : "Ils ont la loi et les prophètes" ? Versets 29 et 17.
La parabole n’est qu’une image donnée pour mettre en évidence un enseignement, d’autres passages étant donnés pour nous éclairer quant au salut, l’entrée dans le royaume. Sans que cela n’ouvre quelque voile sur l’éternité que nous ne saurions connaître (2 Corinthiens 12:4), le désarroi du riche de la parabole, conscient d’avoir perdu sa vie et suppliant pour ses frères est éloquent, illustrant cette parole : "Que profitera-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il se détruit lui-même ou se perd lui-même ?" (Luc 9:25). La réponse qui lui est faite est sérieuse. Que d’hommes connaissent un peu les écritures, la parole du Seigneur, et l’accomodent selon leurs propres désirs, ou pire encore discutent et méprisent l’enseignement. Et ce faisant certains se donnent une belle image et justifient leur propre convoitise (1 Jean 2:16-17). La Parole de Dieu peut être difficile à saisir en certains aspects, mais n’est-elle pas lumière et vie pour quiconque s’y réfère ; Jean dira, dans ses dernières années de vie : "Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites" (Jean 13:17). Et plus tard encore : "Enfants, que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui est juste" (1 Jean 3:7).

 

 
 
 
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