18/12/2011

Luc 5:1 Le choix de quatre apôtres


 

Le choix de quatre apôtres – 5:1-11
Mat.4:18-22, Marc 1:16-20, Jean 1:35-51, 21:1-11

Un certain jour, tandis que la foule se pressait auprès de Jésus, il se trouva que deux nacelles s’étaient approchées de la rive, ramenant la maigre pêche de la nuit. Une petite équipe de pêcheurs, des hommes menant leur vie modestement, paisiblement. Deux d’entre eux avaient déjà été en contact avec Jésus, André d’abord, auquel Jean le baptiseur avait présenté le Messie. André avait directement mené à Jésus son frère Simon, lui disant : "Nous avons trouvé le Messie" (Jean 1:42-43). Cela se passait près du Jourdain, là où Jean le baptiseur se trouvait. Remontés en Galilée, André et Simon ont poursuivi leur activité professionnelle avec leurs associés, Jacques et Jean, les fils de Zébédée. C’étaient de simples pêcheurs assumant leur modeste travail, mais aussi des croyants fidèles qui attendaient la "Consolation d’Israël" (Luc 2:25).

5  1 Or il arriva, comme la foule se jetait sur lui pour entendre la parole de Dieu, qu’il se tenait sur le bord du lac de Génésareth. 2 Et il vit deux nacelles qui étaient au bord du lac. Or les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 3 Et montant dans l’une des nacelles qui était à Simon, il le pria de s’éloigner un peu de terre ; et, s’étant assis, il enseignait les foules de dessus la nacelle.
 
4 Et quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : Mène en pleine eau, et lâchez vos filets pour la pêche. 5 Et Simon, répondant, lui dit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n’avons rien pris ; mais sur ta parole je lâcherai le filet. 6 Et ayant fait cela, ils enfermèrent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. 7 Et ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre nacelle de venir les aider ; et ils vinrent et remplirent les deux nacelles, de sorte qu’elles enfonçaient. 8 Et Simon Pierre, ayant vu cela, se jeta aux genoux de Jésus, disant : Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un homme pécheur. 9 Car la frayeur l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la prise de poissons qu’ils venaient de faire ; 10 de même que Jacques et Jean aussi, fils de Zébédée, qui étaient associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes.
 
11 Et ayant mené les nacelles à terre, ils quittèrent tout et le suivirent.

  • Que fait-il que ces gens de Galilée se soient si vite attachés aux paroles de Jésus ? Que penser de notre société d’aujourd’hui ? Pensons à la manne au désert (Exode 16:31, Nombre 11:8,21:5) ; et voyons le modèle que nous avons en la personne de Jérémie (Jérémie 15:16).
  • Pourquoi Simon-Pierre appelle-t-il Jésus "Maître", titre donné aux enseignants ? Quelques instants plus tarde, comment l’appelle-t-il lorsqu’il réalise la puissance de Jésus ?
  • Que fait-il que Simon-Pierre, rempli de frayeur, demande au Seigneur de se retirer d’auprès de lui ? Comparer la réaction du jeune Ésaïe  (Ésaïe 6:5).
Lorsqu’il fit la connaissance de Jésus par l’intermédiaire de son frère, Pierre n’est pas resté auprès de Jésus. Quoi de plus naturel, pusqu’il était marié, avait donc charge de famille, et était aussi associé à d’autres dans son métier ; et il assume pleinement sa vie d’homme. C’est le Seigneur qui le conduira en son temps sur un chemin de service qu’il assumera alors pleinement, sans en tirer d’ailleurs aucune gloire (Matthieu 16:18-19, 1 Pierre 5:1).
 
Si le texte met Simon-Pierre en avant, les quatres sont désormais prêts à suivre le Seigneur, quittant leur activité, ayant été choisis par Jésus. Ils avaient compris leur propre imperfection, mais la parole du Seigneur seule compte, comme il en avait été d’un autre homme jeune, celui qui allait être prophète en Israël, lorsqu’il entend l’appel de l’Éternel et y répond sans détour : "Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je dis : Me voici, envoie-moi" (Ésaïe 6:8). L’histoire de la foi se reproduit tout au long de l’histoire des hommes.

 

 
 
 
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Luc 5:12 Jésus guérit un lépreux


 

Jésus guérit un lépreux – 5:12-16
Mat.8:1-4, Marc 1:40-45

Allant de ville en ville, Jésus est confronté aux douleurs des hommes. Voici un lépreux qui s’approche, convaincu de la puissance du Seigneur. Et qui pourrait douter de ce pouvoir, alors que tant de délivrances ont déjà été opérées par ce prophète venu de Nazareth ! Mais cette bonté de Dieu est-elle aussi pour lui ? Il faut bien penser à ce qu’est cette terrible maladie, à l’opprobre qu’elle engendre ; c’est l’écroulement de toute une vie, l’écroulement d’une famille aussi, lorsque le chef de famille est atteint… Cet homme est plein de lèpre…

12 Et il arriva, comme il était dans une des villes, que voici un homme plein de lèpre ; et voyant Jésus, il se jeta sur sa face et le supplia, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net. 13 Et étendant la main, il le toucha, disant : Je veux, sois net. Et aussitôt la lèpre se retira de lui. 14 Et il lui commanda de ne le dire à personne : mais va et montre-toi au sacrificateur, et offre pour ta purification selon ce que Moïse a ordonné, pour que cela leur serve de témoignage. 15 Et sa renommée se répandait de plus en plus ; et de grandes foules s’assemblèrent pour l’entendre et pour être guéries de leurs infirmités ; 16 mais lui, se tenait retiré dans les déserts et priait.

  • Parmi les Juifs, les lépreux, pouvaient-ils vivre au milieu de la population ? Nombre 5:2.
  • Pourquoi l’homme, guéri, est-il conduit à se présenter ainsi au sacrificateur ? Lévitique 13:6, Matthieu 5:17.
Cet homme lépreux reconnaît la puissance de Dieu en Jésus, mais il n’est pas sûr de son amour à son égard… Il est vrai que nous reconnaissons la puissance de Dieu, et sommes prêts à recevoir que des hommes remarquables en aient éprouvé les effets, mais sommes-nous enclins à recevoir que cette puissance est aussi pour nous ? Et, nous le savons, il est écrit : "Si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; et rien ne vous serait impossible. Mais cette sorte ne sort que par la prière et par le jeûne" (Matthieu 17:.20). Revenons à ce lépreux. La réponse du Seigneur est merveilleuse pour lui, mais aussi pour nous : il croit en Jésus, et Jésus répond à son espérance…
 
Par ailleurs, au plan cérémoniel, la lèpre, représente le péché dans l’homme, et requerrait une présentation au prêtre, au sacrificateur, afin qu’il la constate ; qu’il constate la maladie d’abord, et la guérison ensuite (Lévitique 13 et 14).
L’alliance de l’Éternel avec le peuple choisi (Deutéronome 7:6) est un privilège, car les Israélites avaient reçu la connaissance du plan divin (Romains 3:2), auquel se joignait leur responsabilité d’être ses témoins (Ésaïe 41:8), réalisant la relation de l’homme avec son Créateur, ce qui se traduit d’abord par une vie selon l’attente de Dieu (Michée 6:8) et ensuite par des pratiques cérémonielles évoquant et rappelant jour après jour la pensée de Dieu à leur égard, à l’égard de tous les humains.
Par ailleurs, si ce texte de Luc évoque bien l’envoi du lépreux au sacrificateur, comme nous le lisons aussi lors de la guérison de dix lépreux (Luc 17:12-19), il ne fait, et c’est très significatif, aucune mention de péché, ce qui souligne que la lèpre n’est pas, dans la pensée, liée à quelque faute ; le cérémoniel dans l’Alliance a sa propre place, remplie de sens, mais ne va pas au-delà des symboles ; et, alors, la Loi n’était pas abrogée (Matthieu 5:17). Il convenait donc que le sacrificateur constate la guérison, selon les termes de la Loi (Lévitique 13:6).

 

 
 
 
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17/12/2011

Luc 5.17 Le paralytique de Capharnaüm


 

 

Le paralytique de Capharnaüm – 5:17-26
Mat.9:1-8, Marc 2:1-12

La renommée de Jésus se répand, et il s’ensuit que des hommes viennent de loin, quelques fois, et avec effort, pour mener à Jésus des personnes éprouvées. Ainsi, des hommes sont en chemin portant un de leurs amis pour le mener à Jésus. D’autre part, les notables, les gens se posant comme guides du petit peuple, sont interpellés par le fait qu’une personne qui n’est pas des leurs suscite un tel mouvement parmi le peuple ; et un certain jour, ils se donnèrent le mot pour aller ensemble écouter Jésus, venant de toute la Galilée, et même de Judée et de Jérusalem.
 
Une foule est là, autour de Jésus, au point que les quatre amis portant leur camarade paralysés doivent se montrer très déterminés pour accéder à Jésus. Le dialogue qui s’engage est manifestement destiné aux docteurs de la loi venus examiner les actes et les paroles de Jésus…

17 Et il arriva, l’un de ces jours, qu’il enseignait. Et des pharisiens et des docteurs de la loi, qui étaient venus de chaque bourgade de Galilée, et de Judée, et de Jérusalem, étaient assis [là], et la puissance du Seigneur était [là] pour les guérir. 18 Et voici des hommes portant sur un lit un homme qui était paralysé ; et ils cherchaient à l’introduire et à le mettre devant lui. 19 Et ne trouvant pas par quel moyen ils pourraient l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et le descendirent par les tuiles, avec son petit lit, au milieu, devant Jésus. 20 Et voyant leur foi, il dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés. 21 Et les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner, disant : Qui est celui-ci qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? 22 Et Jésus, connaissant leurs pensés, répondant, leur dit : Pourquoi raisonnez-vous dans vos cœurs ? 23 Lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? 24 Or, afin que vous sachiez que le fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés (il dit au paralytique) : je te dis, lève-toi, et, prenant ton petit lit, va dans ta maison. 25 Et à l’instant, s’étant levé devant eux, il prit [le lit] sur lequel il était couché, et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. 26 Et ils furent tous saisis d’étonnement, et glorifiaient Dieu ; et ils furent remplis de crainte, disant : Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges.

  • De la foi de qui le Seigneur parlait-il alors ? Celle du malade, celle des hommes qui le conduisaient à Jésus ?
  • Le dialogue est court. Que répondrions-nous à la question posée par le Seigneur à ceux qui, bien rapidement, crièrent au blasphème ?
  • Que penser de la conclusion, ce mélange d’étonnement et de crainte ?
La leçon est tout à fait remarquable. Jésus constata la foi de ces hommes, celle des porteurs qui conduisaient le malade à Jésus, et celle du malade lui-même. Des hommes ayant une foi partagée, bien décidés à aller à Jésus ; l’un est souffrant et les autres compatissants. Nous pouvons penser à cette parole du Seigneur aux disciples : "Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux" (Matthieu 18:20) ; le contexte est autre, bien évidemment, mais cet accord entre ces hommes, cette conviction partagée, devait bien conduire à une telle réponse du Seigneur.
 
Maintenant, pourquoi parlait-il des péchés du malade ? L’homme qui espérait la délivrance de ses douleurs était-il plus pécheur qu’un autre ? A priori non, évidemment ; voyons les victimes de la chute de la tour de Siloé (Luc 13:4). Mais il fallait que l’occasion soit saisie pour provoquer les docteurs de la loi, les faire réfléchir ; car ils devaient apprendre que leur sagesse et leur connaissance des Ecritures, si utiles soient-elles à tant d’égards, ne confèrent pas la puissance, mais seulement la connaissance de Celui qui seul détient cette puissance.
 
Etonnement de l’assistance pour commencer, mais aussi crainte dans les cœurs. Pourquoi cette évolution ? Effectivement on pouvait alors se demander, face aux faits étranges dont ils étaient témoins, où cela allait aboutir ! Car, en effet, ce qu’ils voyaient était extraordinaire…

 

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23:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

Luc 5:27 Le banquet chez Lévi


 

Le banquet chez Lévi – 5:27-32
Mat.9:9-13, Marc 2:13-17

Parmi toutes les situations auxquelles les hommes furent confrontés dans le courant du ministère public du Seigneur – elles furent nombreuses et variées (Jean 21:25) – Luc cite le festin qu’offrit Lévi, et qui suscita la question du jeûne, d’autant plus qu’il était pratiqué par les personnes venues au baptême de Jean pour exprimer leur volonté de se préparer à la venue du Messie.
 
Deux questions sont soulevées par des scribes et des pharisiens, sans que l’on puisse suspecter ici une ruse à l’encontre de Jésus ; mais elles manifestent combien leur esprit est bien étranger à la joie de Lévi, le collecteur d’impôts. Une joie telle que dès ce moment, semble-t-il, ce Lévi se fit appeler Matthieu, ce qui signifie "don de l’Éternel". Il avait reçu Jésus et était réjoui de voir de ses yeux le Messie, alors qu’il travaillait pour les Romains.

27 Et après cela il sortit ; et il vit un publicain nommé Lévi, assis au bureau de recette, et il lui dit : Suis-moi. 28 Et quittant tout, il se leva et le suivit. 29 Et Lévi lui fit un grand festin dans sa maison ; et il y avait une grande foule de publicains et d’autres gens qui étaient avec eux à table. 30 Et leurs scribes et les pharisiens murmuraient contre ses disciples, disant : Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? 31 Et Jésus, répondant, leur dit : Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. 32 Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance.
 
33 Et ils lui dirent : Pourquoi les disciples de Jean jeûnent-ils souvent et font-ils des prières, pareillement aussi ceux des pharisiens, mais les tiens mangent et boivent ? 34 Et il leur dit : Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l’époux est avec eux ? 35 Mais des jours viendront, où aussi l’époux leur aura été ôté ; alors ils jeûneront en ces jours-là. 36 Et il leur dit aussi une parabole : Personne ne met un morceau d’un habit neuf à un vieil habit ; autrement il déchirera le neuf, et aussi la pièce [prise] du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. 37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le vin nouveau rompra les outres, et il se répandra, et les outres seront perdues ; 38 mais le vin nouveau doit être mis dans des outres neuves, et tous les deux se conservent. 39 Et il n’y a personne qui ait bu du vieux, qui veuille aussitôt du nouveau ; car il dit : Le vieux est meilleur.

  • Pourquoi les scribes et les pharisiens s’offusquent-ils de ce que Jésus soit à table, à l’invitation de Lévi, avec des publicains et des pécheurs ?
  • L’image d’une noce est commune pour les lecteurs de la Bible. Qui sont véritablement les "fils de la chambre nuptiale", dans le cadre de cette métaphore ?
  • Face à la remarque des scribes, pourquoi le Seigneur dit-il que le tissu neuf ne s’accorde pas au vieil habit, pourquoi le vin nouveau ne peut être conservé dans une vieille outre ?
  • Pourquoi le Seigneur, apportant ce qui est nouveau, conclut-il au fait que ceux qui ont goûté de vin vieux ne sont pas enclins directement à désirer du vin nouveau ?
Cette dernière question, touchant la préférence, par ceux qui y sont coutumier, du vin vieux sur le vin nouveau éclaire toute la scène. Il est naturel que les pharisiens soient attachés aux termes de la Loi ; il faut rappeler ici qu’ils sont remplis de zèle, attachés à la loi de Moïse, mais aussi, sincèrement, à leur tradition, et il leur est d’ailleurs rendu le témoignage d’être le courant religieux "le plus juste de la nation" (Actes 26:5). Aussi c’est d’eux que viennent les questions, car la manifestation de la miséricorde, en dehors du cadre cérémoniel de la Loi, est une réalité qui les heurte, quoique bien des exemples d’une telle miséricorde soient donnés dans les Ecritures ; rappelons le cas de la veuve de Sarepta ou le général d’armée Naaman (Luc 4:24-29). Pour tout homme, il est difficile de mettre en question ses propres convictions, surtout lorsqu’elles sont fondées sur une longue tradition, et retenues par des personnes estimées.
 
Mais il y a ici les bases de la Nouvelle Alliance, promise par les prophètes, à savoir une œuvre accomplie "pour Israël" (Ézéchiel 16:60), et pour tous les hommes. Le Seigneur est là, devant eux, apportant de paroles de réconciliation et de paix, et devant lui, la sagesse est de recevoir ses bienfaits, se réjouir en sa présence, après que les cœurs se soient préparés dans la repentance auprès de Jean le baptiseur. Celui qui reçoit la lumière, et l’assurance de la miséricorde, n’est pas un homme écrasé et culpabilisé, mais un homme debout engagé dans une vie nouvelle. Ésaïe, tout jeune encore s’est prosterné devant l’Éternel disant "Malheur à moi", mais il n’hésite pas, ayant compris la vision dans laquelle il est entré, à répondre "Me voici, envoie-moi !" (Ésaïe 6:5,8).
 
Ainsi, comme il l’a fait en se joignant aux repentants au baptême de Jean, le Seigneur se trouve entouré de pécheurs et de collecteurs d’impôts, des collaborateurs de l’occupant. Car il est venu pour "appeler des pécheurs à la repentance". Notons ici que le Seigneur ne dit pas : Je suis venu apporter le salut, ce qui certes pouvait être dit, mais l’appel porte sur la repentance, bien dans la ligne du ministère de Jean le Baptiseur, car la reconnaissance de son propre état devant Dieu est un passage obligé…

 

 
 
 
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22:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

Luc 6:1 Les épis au bord du champ


 

Manifestations d'opposition
6:1-11

Le vin nouveau n’est guére apprécié par les spécialistes du vin vieux (Luc 5:39). Le prophète surgi en Galilée, ne peut convaincre les docteurs de la loi si engagés dans l’étude et l’enseignement d’une tradition multi-séculaire. Aussi l’opposition se manifeste, d’abord dans des sortes d’escarmouches ; mais nous voyons que bien vite ce n’est plus l’étonnement qui domine, mais la détermination de jeter l’opprobre sur ce prophète si aimé des foules.
 
Ainsi, les gestes du Seigneur étaient-ils observés, d’aucuns cherchant à prouver qu’il n’était pas respectueux de la Loi. Un point particulièrement sensible était l’observance du shabbat, le repos du septième jour étant une pratique particulièrement importante pour les Israélites, le troisième article du décalogue (Exode 20:10).

 
Les épis au bord du champ – 6:1-5
Mat.12:1-8, Marc 2:23-28

Un jour de shabbat, quelques jours après la semaine des "Pains sans levain" qui suit la "Pâque à l’Éternel" (Lévitique 23:5-8), quelques pharisiens étaient déjà à l’affut pour prendre le Seigneur en défaut… En cette période, après la fête de la Gerbe présentée au lendemain du shabbat qui suivait "Pessah", la Pâque, on comptait sept shabbats pour arriver à "Chavouoth", la Pentecôte, fêtée le lendemain du septième shabbat.
Le terme "shabbat second-premier" ne se trouve pas dans le texte biblique, cependant, vu que la loi ne mentionne qu’un seul décompte de shabbats en termes de jours et semaines nous pouvons légitimement considérer que cette expression, commune à l’époque de Luc, puisqu’il ne l’explique pas lui-même, représente cette période qui court de la semaine des Pains sans levain à la Pentecôte. Le "premier shabbat" est ainsi celui qui précède la présentation de la Gerbe à l’Éternel, et le "second-premier" est le premier des sept shabbats qui sont comptés jusqu’à la veille de la Pentecôte.
Ce jour précis n’est sans doute pas l’aspect le plus important, mais nous voyons que l’incident se situe dans une période de l’année où la piété devait être réveillée, car la Pâque rappelait pour tout Israélite la délivrance d’Égypte, la bonté de l’Éternel. Et des esprits sont malheureusement tournés vers la critique au lieu de considérer avec reconnaissance la bonté du Seigneur.

6  1 Or il arriva, au shabbat second-premier, qu’il passait par des blés ; et ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, les froissant entre leurs mains. 2 Et quelques-uns des pharisiens leur dirent : Pourquoi faites-vous ce qu’il n’est pas permis de faire au jour de shabbat ? 3 Et Jésus, répondant, leur dit : N’avez-vous pas même lu ce que fit David quand il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ; 4 comment il entra dans la maison de Dieu, et prit les pains de proposition, et en mangea, et en donna aussi à ceux qui étaient avec lui, quoiqu’il ne soit pas permis d’en manger, sinon aux sacrificateurs seuls ? 5 Et il leur dit : Le fils de l’homme est seigneur aussi du shabbat.

  • La question étant souvent relevée, que pouvons-nous dire du geste de prendre quelques grains au passage le long d’un champ de blé ? Ce geste est-il un vol au termes de la loi ? Deut.23:24-25.
  • Qu’est-ce donc qui est reproché au Seigneur en cette occasion ? Est-ce le geste de ses disciples, ou le fait qu’il se produise en un jour de shabbat ?
  • Quelle instruction touchant les rites cérémoniels nous est donnée par l’exemple de David recevant pour ses hommes et lui-même les pains de proposition disposés dans le sanctuaire ?
  • Que penser de cette dernière expression : "le Fils de l’homme est seigneur aussi du shabbat" ?
Ces pharisiens s’exprimèrent ainsi sans nuance, déclarant la prise de quelques grains, en passant par le chemin, être un acte illégitime en un jour de shabbat, alors que l’acte lui-même n’est pas réprouvé par la loi, n’étant pas assimilé à la récolte, laquelle consiste à "lever la faucille dans le champ" (Deut.23:25) pour engranger dans les greniers (Deut.28:8). Nous voyons qu’ils avaient propention à transformer l’esprit de la loi par leurs propres raisonnements d’hommes, et ainsi asservir les hommes par des textes. Luc ne va pas plus loin car il ne s’adresse pas à des Juifs, mais le fait n’est pas négligeable. Sans oublier que beaucoup s’engagent en ce sens avec sincérité et piété, cette dérive est sévèrement reprochée par le Seigneur, lorsqu’il dit : "Ce peuple-ci m'honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi ; mais ils m'honorent en vain, enseignant, comme doctrines, des commandements d'hommes" (Matthieu 15:8-9, Marc 7:7). Ne faut-il par retenir que la loi a été donnée pour conduire les âmes dans une voie de fidélité à Dieu ; elle n’a pas été proposée à l’homme comme un code de règles arbitraires destinées à contraindre les âmes dans le seul but de les contraindre… Elle n’est pas une voie d’anihilation, mais de vie, un guide pour une existence répondant à l’attente de Dieu pour la bénédiction et le bonheur, la paix entre les hommes et avec Dieu, ainsi que les prophètes l’ont maintes fois rappelé. "Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?" (Michée 6:8).
 
L’exemple des pains disposés sur la table des pains de proposition dans le sanctuaire est particulièrement éloquent. En effet, ces pains sont consacrés comme pain de mémorial, et pourtant ils sont donnés à David, au jour où ils devaient être remplacés par douze nouveaux pains (1 Samuel 21). Le cérémonial selon la Loi n’est pas dans la substance des pains mais dans ce qu’ils représentent, disposés dans le sanctuaire, sur la table éclairée par le chandelier d’or. Pour l’Éternel, et donc pour le fidèle, le cérémonial n’est pas une fin en soi.

 

 
 
 
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21:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

Luc 6:11 L'homme à la main paralysée


 

L’homme à la main paralysée – 6:6-11
Mat.12:9-14, Marc 3:1-6

Une nouvelle circonstance va provoquer une révolte sourde. Dans la synagogue, en un jour de shabbat, lorsque les Juifs se rassemblent, Jésus provoque expressément ses détracteurs en faisant se lever devant tous un homme à la main paralysée.

6 Et il arriva aussi, un autre shabbat, qu’il entra dans la synagogue et qu’il enseignait. Et il y avait là un homme, et sa main droite était sèche. 7 Et les scribes et les pharisiens observaient s’il guérirait en un jour de shabbat, afin qu’ils trouvassent de quoi l’accuser. 8 Et lui connut leurs pensées et dit à l’homme qui avait la main sèche : Lève-toi, et tiens-toi là devant tous. Et s’étant levé, il se tint là. 9 Jésus donc leur dit : Je vous demanderai s’il est permis, le jour de shabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver la vie ou de la perdre ? 10 Et les ayant tous regardés à l’entour, il lui dit : Étends ta main. Et il fit ainsi ; et sa main fut rendue [saine] comme l’autre. 11 Et ils en ils furent hors d’eux-mêmes, et s’entretenaient ensemble de ce qu’ils pourraient faire à Jésus.

  • Qu’attendaient les scribes et les pharisiens présents dans la synagogue ?
  • Ces observateurs mal intentionnés ont-ils une réponse à fournir à la question que leur pose Jésus.
Ces scribes et ces pharisiens présents ne sont pas venus pour rien ! Ils se demandaient si une guérison serait opérée en ce jour de shabbat, et il y en a eu. Le meilleur service que pouvait leur rendre le Seigneur était de "faire du bien" en ce jour de shabbat, car en effet quelle loi pourrait conduire à y renoncer ? Le shabbat, privilège du repos donné par l’Éternel (Exode 16:29) était devenu une contrainte légale à faire observer, jusqu’à ne pas prendre soin d’un proche, d’un voisin, d’un être que la souffrance prive en quelque mesure que se soit de jouire pleinement de ce repos. Leur lecture légale du shabbat était à l’opposé de l’enseignement des commencements de l’Alliance, ils en avaient fait des commandements d’hommes, des outils pour s’épier les uns les autres… Ils auraient pu et du comprendre la beauté de la foi, "grande et honorable" (Ésaïe 42:21) dont ils étaient les dépositaires, mais dont ils avaient fait un instrument d’asservissement. La loi, par essence spirituelle, était déformée en une loi charnelle devenue une fin en soi, une gloire d’homme pour quiconque s’y appliquait…
 
Mais pharisiens et scribes ne saisirent pas la beauté du geste du Seigneur ! Ils entreprirent dès lors à comploter contre lui, ne pouvant supporter que Jésus de Nazareth poursuive ce service envers le peuple qui pouvait détourner d’eux les âmes, réduisant leur propre prestige… Et apparaissent dès lors les premiers signes menaçants…

 

 
 
 
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19:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

Luc 6:12 Désignation des douze


 

ENSEIGNEMENTS AUX DISCIPLES ET A LA FOULE
Luc 6:12-49

 
La renommée du Seigneur devint telle que bien des gens étaient attentifs au lieu où il se rendait, de telle manière qu’ils puissent, dès qu’il leur était possible, se rendre là où il était afin de l’entendre, mais surtout de conduire à lui les affligés, les malades, afin qu’il les guérisse. Ainsi, tandis que des pharisiens se consultaient pour déterminer le comportement à avoir, les modestes brebis du troupeau sont à rechercher la présence de Jésus. Le Seigneur a veillé dès lors à s’entourer des Douze avant de prononcer les paroles d’encouragement et d’édification aux foules, et plus particulièrement aux disciples.

 
Désignation des douze et
rassemblement de la foule – 6:12-19

Mat.4:24-25, 10:1-4, Marc 3:7-19

Le temps était venu de mettre à part, parmi les disciples, douze apôtres qui le suivraient où qu’il aille, afin d’être les témoins de sa vie et de son service, ainsi que l’exprimera Pierre après que le Seigneur ressuscité eût été élevé dans le ciel, "des hommes qui se sont rassemblés avec nous pendant tout le temps que le seigneur Jésus entrait et sortait au milieu de nous" (Actes 1:21). Avant cette désignation, le "Fils de l’homme", dans cette position d’homme devant Dieu qu’il assume pleinement, passa toute la nuit en prière.

12 Or il arriva, en ces jours-là, qu’il s’en alla sur une montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu.   13 Et quand le jour fut venu, il appela ses disciples. Et en ayant choisi douze d’entre eux, lesquels il nomma aussi apôtres :   14 Simon, qu’il nomma aussi Pierre, et André son frère ; Jacques et Jean ; Philippe et Barthélemy ;   15 Matthieu et Thomas ; Jacques le [fils] d’Alphée, et Simon qui était appelé Zélote;   16 Jude [frère] de Jacques, et Judas Iscariote, qui aussi devint traître.
 
17 Etant descendu avec eux, il s’arrêta dans une plaine, ainsi que la foule de ses disciples et une grande multitude de peuple de toute la Judée et de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon, qui étaient venus pour l’entendre et pour être guéris de leurs maladies ; 18 ceux aussi qui étaient tourmentés par des esprits immondes furent guéris ; 19 et toute la foule cherchait à le toucher, car il sortait de lui de la puissance, et elle les guérissait tous.

  • Le choix des apôtres est une décision très importante, nous ne pouvons qu’en convenir, notamment en relation avec le choix de Judas Iscariote. Que nous apporte l’attitude de prière de Jésus en cette circonstance ? Comparer l’attitude du croyant au Psaume 5:3.
  • Que nous indique le fait que tant de personnes venant de toute la Palestine, et même de régions limitrophes accourent à Jésus ?
Si en Jésus "habite la plénitude de la déité" (Colossiens 2:9), nous le voyons assumer pleinement sa condition d’homme devant Dieu ; ce faisant aussi, il nous est en exemple, pratiquant cette attitude de dépendance que nous pouvons lire au Livre des Psaumes, notamment : "Éternel, le matin, tu entendras ma voix ! Le matin je disposerai ma prière devant toi et j'attendrai." (Psaumes 5:3). Les apôtres sont ainsi choisis, mis à part, comme l’étaient déjà Pierre et André, Jacques et Jean. Ils vont dès lors l’accompagner, contempler ses œuvres de miséricorde et entendre ses paroles de grâce. Et nombre de Juifs et de personnes des contrées voisines se déplacent pour l’entendre et jouir de ses bienfaits. L’histoire n’a pas réellement retenu ces mouvements, sinon par les écrits de croyants, mais s’intéressait-elle aux agissements du petit peuple ? Et pourtant un grand mouvement était en marche…

 

 

 
 
 
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18:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

Luc 6:20 Béatitude ou désolation


 

Enseignements aux disciples et à la foule
Luc 6:20-49

Le royaume de Dieu, dans son sens moral, est dépeint par le Seigneur. Et ce que nous lisons ici est tout autre que des formes religieuses, des proclamations ou des proclamations, tout autre que des doctrines et des credo. Le royaume de Dieu se manifeste dans ce qui fait mouvoir un homme, ce qui est en lui, et dans son attitude envers autrui. Tel était déjà l’enseignement de la loi et des prophètes. Ainsi lisons-nous ici la foi vécue, ou plutôt telle qu’elle devrait être vécue. Car c’est cela le "royaume des cieux".
 
Dans ces lignes de Luc, nous trouvons des portions du "Discours sur la montagne", de l’évangile écrit par Matthieu. Celui-ci a suivi un plan apologétique, structurant son texte en cinq discours majeurs rassemblant les enseignements par thèmes ; Luc quant à lui, n’ayant pas le même propos, suit la chronologie avec autant de précision qu’il lui a été possible. Les deux se rencontrent en soulignant l’un et l’autre les prémices, dans l’attitude qui donne à l’homme d’être heureux, et concluant par l’affirmation de la force du croyant, capable de résister aux tempêtes de la vie, sa maison étant bâtie sur le roc.

 
Béatitudes et désolations – 6:20-26
Mat.5:2-12

Une foule est là présente, un grand nombre de personnes attentives aux paroles de Jésus. Le Seigneur s’adresse à tous, mettant en évidence le contraste majeur entre ce qui apporte un véritable bonheur et les plaisirs bien fragiles qui paraissent heureux en ce monde, telles la richesse et la notoriété.

20 Et lui, élevant les yeux vers ses disciples, dit : Bienheureux, vous pauvres, car à vous est le royaume de Dieu; 21 bienheureux, vous qui maintenant avez faim, car vous serez rassasiés ; bienheureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. 22 Vous êtes bienheureux quand les hommes vous haïront, et quand ils vous retrancheront [de leur société], et qu’ils vous insulteront et rejetteront votre nom comme mauvais, à cause du fils de l’homme.
 
23 Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez de joie, car voici, votre récompense est grande dans le ciel, car leurs pères en ont fait de même aux prophètes. 24 Mais quel malheur pour vous, riches, car vous avez votre consolation ; 25 quel malheur pour vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ; quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous mènerez deuil et vous pleurerez ; 26 quel malheur quand tous les hommes diront du bien de vous, car leurs pères en ont fait de même aux faux prophètes.

  • Dans cet enseignement du Seigneur, le véritable bonheur est-il dans ce que les hommes recherchent ?
  • Qu’est-ce qu’être "du royaume de Dieu" aujourd’hui ?
  • Être haïs, insultés, rejettés comme mauvais parce que chrétien ! Cela n’arrive-t-il pas tous les jours en notre temps ?
Que penser du prix payé par plusieurs pour s’être tourné vers le Christ ? Que dire à ces paroles du Seigneur ! Ne choquent-elles pas l’entendement de toute personne de bonne volonté, quelle que soit ses convictions profondes ? Et si d’aucuns s’étonnent, force n’est-il pas de constater que rien ne change en ce monde, que dans notre regard de l’histoire nous nous tournions vers les temps les plus reculés, vers une période plus récente ou que nous voyions l’actualité.
 
Il est des aspirations qui ne peuvent être rencontrées en ce monde, mais le chemin de vie de la foi est bien éclairé par ces paroles, faisant écho, ou plutôt portant en pleine lumière les enseignements des prophètes d’Israël touchant la vie de foi, que ce soit Habacuc qui expose le fondement de la vie disant "le juste vivra par sa foi" (Habakuk 2:4), ou Michée qui synthétisa si bien cette vie, disant : "Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?" (Michée 6:8).
 
"A vous est le royaume des cieux !" et aussitôt le Seigneur parle d’être rassasié, et même de rire, signifiant, assurément la paix goûtée en vérité, la joie emplissant le cœur. Ce royaume n’est pas comme les royaumes du monde, car voici à qui il est donné : à celui qui est pauvre quant aux choses de ce monde, à ceux qui ont faim… Mais de quoi ont-ils faim ? Les propos du Seigneur ne peuvent manquer de surprendre, mais il faut penser à ce que pouvaient ressentir les gens modestes en Palestine, comme partout et en tous temps, face à la puissance et l’oppulence des grands de ce monde… C’est au milieu de ces petites gens que le Seigneur parle, ne manquant pas d’avertir que la foi peut générer la méchanceté et la haine. Aussi Jésus avertit-il, en une expression de regret, ceux qui sont du bon côté dans le monde, celui de la puissance, de l’oppulence et de la notoriété, et qui ont ces privilèges comme seule perspective… "Quel malheur pour vous !" Ceux qui ne réalisent pas la vanité de leur propre existence… Les avertir, n’est-ce pas encore un geste d’amour ?

 

 
 
 
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17:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

Luc 6:27 Aimer ses ennemis


 

L’amour pour les ennemis – 6:27-35
Mat.5:38-48

Après avoir parlé des motivations profondes des hommes, de ce qui les fait vivre, le Seigneur parlait des relations entre eux. Luc reprend de ces enseignements l’essence même. Le discours du Seigneur touche directement ce qui différencie les hommes, à savoir non pas l’attitude envers un ami, mais les manifestations à l’égard de personnes qui seraient contraires, des "ennemis"… N’est-ce pas là où la foi se manifeste ? En effet, pour le croyant, la référence est Dieu lui-même, et comment il agit envers les hommes.

27 Mais à vous qui écoutez, je vous dis : Aimez vos ennemis ; faites du bien à ceux qui vous haïssent; 28 bénissez ceux qui vous maudissent ; priez pour ceux qui vous font du tort. 29 À celui qui te frappe sur une joue, présente aussi l’autre ; et si quelqu’un t’ôte ton manteau, ne l’empêche pas [de prendre] aussi ta tunique.
 
30 Donne à tout homme qui te demande, et à celui qui t’ôte ce qui t’appartient, ne le redemande pas.
 
31 Et comme vous voulez que les hommes vous fassent, vous aussi faites-leur de même. 32 Et si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. 33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? car les pécheurs aussi en font autant. 34 Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? car les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin qu’ils reçoivent la pareille. 35 Mais aimez vos ennemis, et faites du bien, et prêtez sans en rien espérer ; et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-haut ; car il est bon envers les ingrats et les méchants.

  • Le chemin enseigné par le Seigneur pourrait surprendre si nous n’avions pas entendu déjà ces paroles. N’avons-nous pas à l’esprit quelque croyant qui mirent cet enseignement en pratique jusqu’à l’extrême ?
  • Si cet enseignement enseigne sans doute à supporter la douleur infligée, mais n’est-il pas également positif, actif, volontaire ?
  • Pourquoi est-il dit que cette disposition conduit à être "les fils du Très-haut" ? Nous voyons ici la différence entre "être fils" et "être enfant" de Dieu.
"A vous qui écoutez", dit le Seigneur. Il s’adresse à tous ceux qui étaient là, et nous pouvons penser que ce discours pourrait être un test pour chacun des auditeurs, comme un filtre permettant de se positionner : "Jusqu’où suis-je prêt à aller dans mon engagement à la suite du prophète", comme nombre l’estimaient être. Ici, nulle prétention, nulle doctrine dominatrice, nulle structure religieuse, mais un engagement personnel dans le chemin non pas seulement enseigné par le Seigneur, mais dans le chemin dans lequel il est, lui, le précurseur. La conclusion du passage est forte : c’est en de tels que Dieu peut se reconnaître, car telle est la valeur de cette expression : "être fils du Très-haut".

 

 
 
 
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13:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

Luc 6:36 La miséricorde


 

La miséricorde – 6:36-45
Mat.7:1-5, 16-20, 12:33-35

Que venons-nous de lire en pratique ? Aimer, faire du bien sans attendre de retour… C’est le chemin de la miséricorde. Etre "fils du Très-haut", c’est manifester la miséricorde, "comme aussi votre Père est miséricordieux". Remarquons le cheminement de la pensée. Le Seigneur, ci-dessus, parlait à tous, en arrive à ceux qui son "fils du Très-haut" et parle maintenant à ceux qui peuvent reconnaître le Très-haut comme leur "Père"… Et comment seront-ils "fils" s’ils ne reproduisent pas le modèle du "père", lui qui est miséricordieux (Exode 34:6, Psaume 103:8) ?

36 Soyez donc miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux ; 37 et ne jugez pas, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez point condamnés ; acquittez, et vous serez acquittés; 38 donnez, et il vous sera donné : on vous donnera dans le sein bonne mesure, pressée et secouée, et qui débordera ; car de la même mesure dont vous mesurerez, on vous mesurera en retour.
 
39 Et il leur disait aussi une parabole : Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? ne tomberont-ils pas tous deux dans la fosse ? 40 Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, mais tout homme accompli sera comme son maître.
 
41 Et pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l’œil de ton frère, et tu ne t’aperçois pas de la poutre qui est dans ton propre œil ?
 
42 Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, permets, j’ôterai le fétu qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter le fétu qui est dans l’œil de ton frère. 43 Car il n’y a pas de bon arbre qui produise de mauvais fruit, ni d’arbre mauvais qui produise de bon fruit ; 44 car chaque arbre se connaît à son propre fruit, car on ne récolte pas des figues sur des épines, ni ne cueille du raisin sur un buisson. 45 L’homme bon, du bon trésor de son cœur produit ce qui est bon, et l’homme mauvais, du mauvais produit ce qui est mauvais : car de l’abondance du cœur sa bouche parle.

  • La miséricorde est marquée par cette attitude de non-jugement, de pardon, d’ouverture à autrui. Comment, pensons-nous, se manifeste cette forme de retour exprimé (vers.38) pour celui qui manifeste ces caractères tout au long de son chemin.
  • Pourquoi est-ce si peu sage de se faire le juge d’autrui ? Vers.41 et Rom. 2:1-3, 14:4,10.
  • Arrêtons-nous sur cette image : l’arbre, les fruits… l’homme bon. Comment considérer l’ensemble des paroles reprises ici par Luc, depuis les "béatitudes" jusqu’à l’attention à notre propre vie ?
Ainsi la voie est tracée, celle même que nous trouvons dans la vie d’homme de Jésus. Ce ne sont pas les paroles d’un homme, ses "credo", son appartenance religieuse qui manifestent la réalité d’un homme, mais la pratique de sa vie, la qualité de son attitude à l’égard d’autrui. Ainsi lisons-nous aussi que la fidélité à Dieu se cultive dans le cœur, dans l’attachement à ses enseignements, dans la joie apportée par la révélation, et ainsi le cœur, nourri, produit en vérité ce fruit que chacun peut constater, sans même en connaître la source, les hommes en constatant le bon fruit, selon que nous pouvons lire : "L’homme bon, du bon trésor de son cœur produit ce qui est bon" Ce dernier paragraphe conclut, en quelque sorte, la page tout entière, partant de l’état d’esprit qui apporte le bonheur, les "béatitudes" pour conduire à l’attitude envers autrui. Et, nous le voyons, il s’agit de "fruit" produit par le bon arbre, et non d’une pratique rendant compte d’une règle légale. Ceci est de toute importance. Nous pouvons lire par ailleurs : "les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie" (Jean 6:63) ; et encore : "la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit, car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie" (2 Corinthiens 3:6).

 

 
 
 
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11:00 Publié dans EVANGILE SELON LUC, Luc 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric