04/12/2011

2 Cor.1:1 Seconde épître aux Corinthiens


 

Seconde Épitre aux Corinthiens
Au reste, mes frères, réjouissez-vous...
encouragez-vous, ayez le même sentiment,
et le Dieu d'amour sera avec vous

2 Corinthiens 13:11

 

 
INTRODUCTION
1:1-2:17

Paul est manifestement rassuré. Tite a fait rapport de sa visite à Corinthe et de la réception de la lettre dont il était porteur. Il est clair qu’une situation impliquant fortement les relations humaines ne change pas en un instant, tout un travail doit se faire dans les cœurs ; mais faut-il attendre pour discerner le chemin de redressement qui s’amorce, ou plutôt exprimer la reconnaissance à la vue de ce frémissement de vie… et en rendre grâces à Dieu ?

 
Adresse et action de grâce
1:1-7

L’apôtre est manifestement réjoui de ce qu’il entend, et s’adresse avec bonheur aux Corinthiens, mais il veut aussi que sa lettre soit connue des chrétiens des localités proches, car il est bon que, si les difficultés à Corinthe étaient connues, le redressement le soit aussi. Et Paul continue en louant Dieu, goûtant les consolations qu’il éprouve après tant d’inquiétude.

1  1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe et à tous les saints qui sont dans l’Achaïe tout entière : 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus Christ !
 
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, 4 qui nous encourage dans toutes nos détresses, afin que, par l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de Dieu, nous soyons à même d’encourager ceux qui sont dans toutes sortes de détresses. 5 De même, en effet, que les souffrances du Christ abondent pour nous, de même aussi notre encouragement abonde par le Christ. 6 Si nous sommes dans la détresse, c’est pour votre encouragement et pour votre salut ; si nous sommes encouragés, c’est pour votre encouragement, pour que vous ayez la force d’endurer les mêmes souffrances que nous. 7 Et notre espérance à votre égard est ferme, car nous le savons, comme vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à l’encouragement.

  • Comment Paul transpose-t-il dans sa propre vie les consolations qu’il reçoit de Dieu lui-même ?
  • Dans quel état d’esprit l’apôtre s’adresse-t-il aux chrétiens de Corinthe, alors qu’ils s’étaient montrés fort peu reconnaissants de la peine qu’il s’est donné pour eux ?
Dieu de toute consolation… Ce n’est pas quelqu’un dont la vie est facile qui s’exprime ainsi, et ce n’est pas un chrétien qui pense qu’une vie de fidélité est sanctionnée par un chemin paisible dans la vie. Au contraire ! Son engagement dans le chemin du Seigneur et sa fidélité conduisent à bien des difficultés, bien des épreuves (Jean 15:20, 1 Cor.10:13)… Faut-il qu’il en soit toujours ainsi ? Non, assurément, mais la fidélité est bien peu comprise, bien peu acceptée. La leçon que donne Paul en ces lignes est tout à fait remarquable. Il connaît des peines bien grandes, et il ne les cache pas, dans cette lettre même, mais il sait reconnaître la main de Dieu, du Dieu de consolation qui lui apporte des joies bien grandes qui le poussent à la louange, ainsi que nous le voyons.

 
Les circonstances de l’apôtre
1:8-14

Dans cet esprit, Paul s’adresse aux Corinthiens en leur faisant part de ses propres circonstances. C’est une page de communion qui s’ouvre ici, une communion retrouvée après ce qui a nécessité les avertissements de la première lettre. Paul parle ainsi de ce qui s’est passé à Ephèse, et qui a déterminé la nécessité qu’il quitte la ville pour que le trouble ne soit pas aggravé par sa présence. A la lecture de ce qui suit, nous pouvons constater la modération avec laquelle Luc en parle ; les circonstances à Éphèse furent excessivement graves (Act.19:23-41).

8 En effet, frères, nous ne voulons pas que vous ignoriez l’affliction que nous avons connue en Asie ; nous avons été accablés à l’extrême, au delà de nos forces, de sorte que nous avons désespéré même de rester en vie. 9 En nous-mêmes, nous avions accepté notre arrêt de mort ; c’était pour que nous ne mettions pas notre confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts. 10 C’est Lui qui nous a délivrés et nous délivrera d’une telle mort. Oui, nous avons mis en lui notre espérance, et nous espérons qu’il nous délivrera encore, 11 vous aussi y contribuant en priant pour nous, afin que pour le don de grâce qui nous est accordé par le moyen de plusieurs, des actions de grâce seront rendues pour nous par plusieurs.
 
12 Notre fierté, savoir le témoignage de notre conscience, est qu’avec simplicité et sincérité, en Dieu, non pas avec une sagesse charnelle mais avec la grâce de Dieu, nous nous sommes conduits dans le monde, et plus encore envers vous. 13 Nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous savez et que vous reconnaissez – et que vous reconnaîtrez, je l’espère, pleinement, 14 comme vous l’avez déjà compris en partie – que nous sommes votre motif de fierté, et vous le nôtre, au jour de notre Seigneur Jésus.

  • Comment Paul interprète-t-il pour lui-même les graves circonstances qu’il connût à Éphèse ? Et quelle est la part que les lecteurs peuvent prendre à de telles circonstances sans les traverser eux-mêmes ?
  • Au travers de ces circonstances, et en dehors, quel est le principe de vie et d’action de l’apôtre ?
  • L’apôtre évoque ici le « jour du Seigneur », il y reviendra plus tard (2 Cor.5:10). Comment pouvons-nous « lire » ce qu’il en dit ici touchant sa relation particulière avec les chrétiens de Corinthe ?
Face aux débats qui ont eu cours à Corinthe, où les uns se réclamaient de Paul, d’autres de Céphas ou d’Apollos ou de Christ (1 Cor.1:12, 3:4-5,22), l’apôtre qui a tant donné de lui-même pour eux rappelle ce qu’ils ont reçu. N’est-ce pas lui qui, le premier, a annoncé l’évangile à Corinthe, n’est-ce pas par lui que le Christ a rassemblé les croyants dans cette ville ? Tout en attribuant toute la gloire au Seigneur, nous pouvons penser à la souffrance que peut constituer le peu de reconnaissance qu’il rencontre à Corinthe ! Mais tous n’en sont pas là… Et cette épître est en réalité un chant de reconnaissance tandis que Paul éprouve cette consolation de voir l’assemblée se redresser.

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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03/12/2011

2 Cor.1:15 Une visite prévue qui fut postposée


 

Une visite de Paul à Corinthe ?
1:15-2:13

Ainsi que nous pouvons le comprendre, la question d’une visite à Corinthe était fort importante, car si cela était dans son intention, une telle visite était-elle opportune. Etant à Éphèse, il a envisagé de s’y rendre après être passé en Macédoine (1 Cor.16:5-9), puis, comme nous le voyons ici, il a pensé aller directement à Corinthe avant de passer en Macédoine, mais il a eu la conviction de devoir d’abord attendre que Tite revienne de Corinthe. Aussi, Paul est maintenant en Macédoine où Tite vient de le rejoindre (2 Cor.2:13, 7:6). Paul explique ces changements de projets.

 
La visite postposéee  1:15-22

Voyant le chemin s’ouvrir, les Corinthiens ayant dans l’ensemble bien reçu sa première lettre, Paul explique ce débat intérieur qui fût le sien. Il ne fallait pas qu’ils se fassent des raisonnements qui ne soient pas justes.

15 Avec cette confiance, j’avais d’abord décidé d’aller vous voir pour que vous ayez une seconde grâce, 15 pensant passer ensuite de chez vous en Macédoine, pour revenir de Macédoine jusque chez vous et que vous me fissiez la conduite vers la Judée. 15 En me proposant cela, ai-je donc fait preuve de légèreté ? Ce que je me propose, me les serais-je proposé selon la chair, de sorte qu’il y ait en moi le “oui, oui”, et le “non, non” ? 15 Dieu est digne de confiance : la parole que nous vous avons adressée n’a pas été “oui” et “non”. 15 Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, que nous avons proclamé parmi vous, moi, Silvain et Timothée, n’a pas été “oui” et “non” : en lui, il n’y a que “oui”. 15 Si nombreuses que soient les promesses de Dieu, c’est en lui qu’elles sont “oui”. Voilà pourquoi c’est aussi par lui que nous disons l’amen, pour sa gloire. 15 Or celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a conféré l’onction, c’est Dieu ; 15 il nous a aussi marqués de son sceau, et il a déposé dans notre cœur les arrhes de l’Esprit.

  • Comment a évolué la pensée de l’apôtre touchant la question de visiter Corinthe une nouvelle fois ? 1 Cor.16:5-9, 2 Cor.1:15, 2:13, 7:6.
  • Que craint Paul à propos de l’interprétation que les Corinthiens auraient pu se donner quant au fait qu’il ne se soit pas tenu à sa première idée ?
  • Quel enseignement donne-t-il, débordant le cadre de cette question, quant à l’esprit qui doit conduire le croyant ?
  • Qu’est-ce qui permet à un croyant d’être ferme dans sa vie, comme dans les choix qu’il fait ? Qu’est-ce que
        - l’onction ? 1 Jean 2:20-27.
        - le sceau ? Éph.1:13, 4:30.
        - les arrhes ? 2 Cor.5:5, Éph.1:14
Afin qu’il ne soit pas balloté dans sa pensée, qu’il ne soit pas incertain dans le chemin à parcourir, le croyant a reçu une onction de la part de Dieu, l’onction de l’Esprit, apportant la capacité de recevoir et comprendre la pensée de Dieu pour la pratique de sa vie (1 Jean 2:27, Ésaïe 11:1-2). Celui qui est oint est aussi scellé, ce sceau attestant de l’alliance avec Dieu ; en outre, ayant reçu les arrhes, il jouit déjà en partie de ce qui lui est promis dans la présence de Dieu (Éph.1:13-14).
 
Revenant au début de ce paragraphe, nous voyons que les Corinthiens pouvaient être assurés que si Paul a pensé devoir changer son projet et reporter la visite à Corinthe, ce n’est pas la manifestation d’un esprit versatile ; il ne cherche pas à faire quelque pression sur les Corinthiens. Bien au contraire, le bien des croyants vient en premier, et non lui-même.

 
La motivation de l’apôtre  1:23-2:4

Il s’en explique. Il ne veut pas venir pour diriger, pour dominer, mais avec la seule ambition de les voir prendre leurs propres responsabilités, lui-même intervenant pour apporter quelques encouragements, quelques sujets de joie.

23 Moi, j’en prends Dieu à témoin sur ma vie : c’est pour vous ménager que je ne suis pas encore allé à Corinthe, 24 non que vous voulions dominer sur votre foi, mais nous sommes plutôt des collaborateurs pour votre joie, puisque c’est par la foi que vous êtes debout.
 
2  1 Quant à moi, j’ai jugé bon de pas revenir à vous dans la tristesse. 2 Car si moi-même je vous attriste, qui donc me réjouit, sinon celui que j’ai attristé ? 3 J’ai écrit comme je l’ai fait pour qu’à mon arrivée je ne sois pas attristé par ceux qui devraient me réjouir. J’ai en vous cette confiance que ma joie est la vôtre, à vous tous. 4 C’est dans une grande affliction, le cœur serré, avec beaucoup de larmes, que je vous ai écrit ; non pas pour vous attrister, mais pour que vous connaissiez l’amour débordant que j’ai pour vous.

  • Quel sentiment avait-il, lorsqu’il fût amené à écrire la première lettre, se retenant d’aller lui-même auprès d’eux ?
  • Qu’est-ce qui a déterminé Paul de reporter sa venue Corinthe jusqu’à ce jour où il rédige cette seconde lettre ?
Manifestement, l’apôtre qui fait preuve d’une autorité morale exceptionnelle n’a pas à l’esprit de diriger les assemblées, de s’établir au dessus d’elles. Sa joie à lui est d’apporter des encouragements, des sujets de joie. Et il est entièrement consacré à cette œuvre : « collaborateur pour votre joie » se déclare-t-il ! Le modèle qu’il donne mérite que l’on s’y arrête ! Mais aussi sa démarche elle-même et son souhait, car la foi se manifeste véritablement dans la joie d’être libérés (Rom.7:24-25, Col.1:13), ce qu’éprouvèrent aussi d’autres croyants en d’autre temps, ainsi que nous lisons :  « Ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel est votre force » (Néhémie 8:10).

 

 
 
 
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2 Cor.2:14 Le parfum de la Nouvelle Alliance


 

L'ANNONCE DE LA NOUVELLE ALLIANCE
2:14-5:21

Si Paul s’est trouvé peu à l’aise en Troade, étant dans l’inquiétude, les nouvelles données par Tite le libèrent véritablement de cette pression, et il peut manifester une joie renouvelée. Alors il évoque ce qui lui tient le plus à cœur, il parle de la connaissance du Christ, service auquel il a été appelé et dans lequel il s’est engagé sans réserve, tant lui est cher que l’évangile soit annoncé toujours plus loin, à toujours plus de nations. Ses pensées vont de l’évangile annoncé à ce qu’il connaissait avant d’être saisi par le Christ sur le chemin de Damas ; il poursuit alors par son engagement comme serviteur du Christ et parle du but, de l’éternité qui est son attente, cet avenir voulu par Dieu pour tous les rachetés. Paul offre ici un tableau pour ainsi dire complet de ses propres motivations et donne ainsi l’occasion de partager ce qui pourrait être l’expérience de tout croyant.

 
Le parfum de la Nouvelle Alliance
2:14-318

Ainsi que le Temple était remplie de l’odeur du parfum, aujourd’hui ce parfum est répandu à travers le monde par l’annonce de la bonne nouvelle. Ce parfum, c’est la personne de Christ, son œuvre et la délivrance annoncée pour tous les hommes, et reçue par la foi (Rom.3:22).

 
Le parfum de la connaissance du Christ  2:14-17

Le serviteur répand la connaissance du Christ dans le monde. C’est sa joie, quoiqu’il lui en coûte, car en effet, quelles que soient les difficultés du chemin, la personne de Christ occupe ses pensées ; c’est aussi la charge de laquelle il s’acquitte avec zèle (1 Cor.9:16), ayant été mis à part pour l’évangile (Act.9:15, Gal.1:13).

14 Grâce soit rendue à Dieu qui nous mène toujours en triomphe dans le Christ et qui manifeste par nous en tout lieu le parfum de sa connaissance. 15 Car nous sommes la bonne odeur de Christ pour Dieu, parmi ceux qui sont sur la voie du salut comme parmi ceux qui vont à leur perte ; 16 aux uns, une odeur de mort qui mène à la mort, et aux autres, une odeur de vie qui mène à la vie. Et qui est suffisant pour une telle mission ? 17 C’est que nous ne sommes pas comme tant d’autres qui frelatent la parole de Dieu, mais avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, nous parlons en Christ.

  • Comment comprenons-nous cette expression : « le parfum de la connaissance de Christ » ? Éph.5:2, Hébr.1…
  • Pourquoi ce parfum entraîne-t-il une odeur de mort, pour qui en est-il ainsi ? 1 Pier.2:6-8, Jean 3:36.
  • Pourquoi Paul évoque-t-il ici que plusieurs frelatent la parole de Dieu ?   1 Cor.3:16-20.
Frelater la parole de Dieu ! Déjà !, serions-nous enclins à dire, car en effet nous sommes ici en l’an 57, pas même trente ans après la Pentecôte ! Mais voilà, dès le commencement de l’annonce de la bonne nouvelle des opposants se manifestèrent, quelques fois des hommes bien intentionnés qui avaient difficile à comprendre l’étendue de la miséricorde – et il faut penser à tous ceux qui disent qu’il faut « gagner » le ciel par ses propres efforts – et d’autres qui ont des intentions moins honorables, désirant se placer au-dessus des chrétiens pour leur propre satisfaction, ou motivés par une forme de jalousie (Gal.2:4).
 
Mais ceci étant, il faut nous arrêter sur « le parfum de la connaissance de Dieu » qui est répandu en ce monde. Pensons à ce qui règne parmi les hommes (1 Jean 2:16) et voyons ce message de la grâce, du pardon, de l’accueil que Dieu offre à l’homme, pensons à ce climat moral où chacun peut être introduit, le royaume de Dieu : « justice, et paix, et joie dans l'Esprit Saint » (Rom.14:17). Pour ceux qui entrent, ceux qui s’engagent sur le chemin tracé par Jésus Christ, il s’agit d’un parfum, mais ce parfum même, lorsqu’il n’est pas reçu, qu’est-il pour ceux qui refusent ce message de paix et de bonheur ? Aussi, bien avant que la plénitude de la révélation ne soit donnée, il était écrit : « J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives… » (Deut.30:19).

 

 
 
 
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2 Cor.2:5 Une question de discipline


 

La question de discipline  2:5-11

Il y avait des décisions à prendre à Corinthe, notamment dans la grave question d’inconduite morale d’un des leurs (1 Cor.5:1), et, comme nous le lisons dans la première lettre, Paul jugeait très important que les Corinthiens assument eux-mêmes leur responsabilité. Voici bien une raison pour laquelle il postposa sa visite prévue, attendant le rapport de Tite. Mais il est maintenant rassuré à cet égard. Il s’explique :

5 Si quelqu’un a causé de la tristesse, ce n’est pas moi qu’il a attristé, mais, dans une certaine mesure pour ne rien exagérer, c’est vous tous. 6 Il suffit, pour un tel homme, du blâme infligé par le plus grand nombre, 7 de sorte que vous devriez plutôt lui pardonner et l’encourager, de peur que cet homme ne soit accablé par une tristesse excessive. 8 C’est pourquoi je vous encourage à faire prévaloir envers lui votre amour. 9 C’est aussi pour cela que je vous ai écrit, afin que je connaisse, à l’épreuve, si vous êtes en tous points obéissants. 10 Or, à celui à qui vous pardonnez, moi aussi ; car si, pour ma part j’ai pardonné – pour autant que j’aie eu à pardonner – c’est à cause de vous, à la face du Christ ; 11 afin que nous ne soyons pas circonvenus par le Satan, car nous n’ignorons pas ses desseins.

  • Pourquoi Paul avait-il écrit aux Corinthiens à l’égard de cette faute morale majeure dans laquelle vivait l’un des leurs ? 1 Cor.5.
  • La mise à l’écart de l’assemblée peut-elle être définitive ?
  • L’homme doit-il supplier pour être reçu à nouveau ? Quel est le cheminement pour que cet homme soit reçu ?
  • Paul se met-il au-dessus des décisions de l’assemblée, ou plutôt les entérinent-ils comme s’il les avait prises lui-même ?
Cet homme, tenu éloigné par les croyants, « livré à Satan » comme Paul l’exprime (1 Cor.5:5), a manifestement compris et abandonné le mauvais chemin sur lequel il se trouvait.  Paul se réjouit du travail accompli à Corinthe, pensant à la tristesse qui lui est épargnée, ayant attendu de se rendre auprès d’eux, et n’ayant pas eu à agir en discipline lui-même, ce qui aurait été une confusion pour les croyants de Corinthe après qu’ils eurent marqué tant de laxisme. Mais c’est maintenant un sujet de joie, et un travail d’amour qui doivent être accomplis.

 
L’attente de nouvelles venant de Corinthe  2:12-13

Paul achève maintenant cette grande question de sa visite à Corinthe qu’il a jugé bon de retarder. Il évoque les jours qu’il a passé entre son départ précipité d’Ephèse et la rencontre avec Tite, retour de Corinthe.

12 Lorsque je suis arrivé en Troade pour l’évangile du Christ, bien qu’une porte m’y ait été ouverte dans le Seigneur, 13 je n’ai point eu de repos dans mon esprit parce que je n’ai pas trouvé Tite, mon frère ; alors, j’ai pris congé d’eux, je suis parti pour la Macédoine.

  • Paul, serviteur de Dieu, est-il au dessus de toutes circonstances, insensible aux difficultés qu’il rencontre ?
Lors du second voyage missionnaire, qui le conduisit à Corinthe, Paul avait traversé la Phrygie et la Galatie, puis désirait annoncer l’Evangile dans les régions de l’Est, la long de la mer Egée… (Act.16:6). Mais ils fut empêché en Asie, en Mysie, en Bithynie et arrièrent dès lors en Troade où il ne semble pas s’être arrêté… Il y eût la vision de l’homme macédonien… Maintenant, au cours du troisième voyage, il se trouve en Troade, il y annonce l’Evangile – une porte ouverte – mais ne voyant pas Tite, il passe en Macédoine… Il était inquiet à propos de Corinthe… Plus tard, il laissera en Troade, chez Carpus, son manteau… (2 Tim.4:13). Nous pouvons remarquer la simplicité de l’apôtre dans sa communication aux croyants de Corinthe. Ce n’est pas un surhomme que nous voyons, mais un homme ayant ses sentiments, ses inquiétudes…

 

 
 
 
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2 Cor.3:1 L'assemblée, une lettre de Christ


 

L’assemblée, une lettre de Christ  3:1-6

Paul, un homme qui répand la connaissance du Christ ! Mais qu’est-ce qui établit la réalité de cette affirmation ? Qu’est-ce qui fait que l’apôtre est ainsi reconnu ?

3  1 Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou aurions-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation pour vous ou encore de votre part ? 2 Notre lettre, c’est vous, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous ; 3 car il est manifeste que vous êtes une lettre de Christ confiée à notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais par l’esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair, sur les cœurs.
 
4 Telle est la confiance que, par le Christ, nous avons envers Dieu. 5 Non que de nous mêmes nous soyons capables de considérer quoi que ce soit comme venant de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu 6 qui nous a rendus capables d’être ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit, car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

  • Qu’est-ce qui recommande Paul en tant qu’apôtre de Jésus, lorsqu’il parcourt les contrées où il annonce l’évangile ?
  • Pourquoi tourne-t-il ceci spécialement sur Corinthe, et non sur les chrétiens d’autres villes ?
  • Les chrétiens de Corinthe, une « lettre du Christ » ! Que devons-nous penser aujourd’hui de cette assertion touchant les assemblées chrétiennes en divers lieux ?
  • Comment Paul considère-t-il son ministère ?
En proclamant que les Corinthiens « sont une lettre de Christ » – et non pas « devraient être » – Paul exprime sa confiance en eux, rendant ainsi témoignage à la vérité de leur foi, alors même qu’ils furent pour lui un si grand sujet d’inquiétude. Ceci doit bien nous faire entendre que les liens entre un serviteur de Dieu et ceux pour le service desquels il se dépense ne sont pas des relations d’autorité, quoique celle-ci puisse être exercée en certaines circonstances (2 Cor.13:10).
 
Paul se présente ici comme « ministre de la nouvelle alliance », et il est bien placé pour en parler, lui qui fut instruit comme peu l’étaient dans les préceptes de la Loi de Moïse, expression de l’ancienne alliance (Act.22:3, Phil.3:5), et qui a été saisi par le Christ sur le chemin de Damas, au point qu’il Lui a consacré toute sa vie (2 Tim.1:12). Et cette alliance est proclamée par l’effusion de l’Esprit.

 

 
 
 
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2 Cor.3:7 Le ministère de l'Esprit


 

Le ministère de l’Esprit  3:7-18

Les prophètes l’avaient annoncé : une nouvelle alliance devait être établie pour l’homme. Et, nous le savons, elle a été scellée par l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ à la croix du Calvaire. L’alliance faite avec Israël, ainsi que le dit Paul, devait être abolie. Et pourquoi fut-elle abolie ? Par ce qu’une des parties a fait défaut, le peuple dans son ensemble s’est détourné de l’Éternel (Jér.11:10), quoique l’on puisse trouver une lignée de croyants tenant ferme, et ce au cours des périodes les plus difficiles de l’histoire d’Israël, pensons au temps d’Élie (1 Rois 19:18) et à celui de Jérémie… Mais, nous le savons, la Loi a été donnée pour que l’homme connaisse ce qui est en lui (Rom.7:7), et le disposer ainsi à rechercher la miséricorde de Dieu. Au temps choisi de Dieu, « la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ » (Jean 1:17).
 
Paul établit ici la supériorité de la nouvelle alliance annoncée par les prophètes (Ésaïe 49:8, 55:3, 61:8, Jér.31:33, 50:5, Ézéch.16:60). Lui qui fût un ardent défenseur de la Loi (Gal.1:14) la désigne maintenant de « ministère de la mort » !

7 Or si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été introduit avec gloire, au point que les fils d’Israël ne pouvaient arrêter leurs yeux sur le visage de Moïse [Exode 34:30], à cause de la gloire, pourtant passagère, de son visage, 8 combien plus le ministère de l’esprit ne subsistera-t-il pas en gloire ! 9 Si en effet le ministère de la condamnation fut glorieux, combien plus le ministère de la justice abonde-t-il en gloire ! 10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorifié n’a pas été glorifié à cause de cette gloire bien plus éminente. 11 Car si ce qui devait être aboli fut manifesté en gloire, combien plus ce qui demeure sera-t-il glorieux !
 
12 Ayant donc une telle espérance, nous montrons d’autant plus d’assurance. 13 Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage
[Exode 34:33,35] pour que les fils d’Israël ne fixent pas leurs yeux sur la fin de ce qui était passager. 14 Mais leurs intelligence est devenue obtuse. En effet, jusqu’à ce jour, lorsqu’ils font la lecture de l’ancienne alliance, ce même voile demeure ; il n’est pas enlevé, parce qu’il ne disparait que dans le Christ. 15 Jusqu’à ce jour, lorsque Moïse est lu, il y a un voile sur leur cœur ; 16 mais lorsqu’on se tourne vers le Seigneur, le voile est enlevé [Exode 34:34]. 17 Or le Seigneur, c’est l’esprit; et là où est l’esprit du Seigneur, là est la liberté. 18 Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, de gloire en gloire ; telle est l’œuvre du Seigneur, qui est l’esprit.

  • En quoi la Loi est-elle « un ministère de la mort », « un ministère de condamnation » ? Rom.7:12-13, 10:5.
  • Comment, par contraste, est appelée l’annonce de l’Évangile ? Pourquoi ces deux expressions ? 2 Cor.3:8-9, Rom.2:29, 8:1-10, 10:4-10, 1 Cor.1:30, Gal.2:21.
  • Qu’en est-il d’une personne attachée à la Loi qui ne reconnaît pas celui que la Loi et les Prophètes ont annoncé  (Jean 1:46, Act.28:23) ? 2 Cor.3:14-15.
  • Que produit la vie de la foi en Jésus-Christ, autrement dit l’adhésion effective à sa Parole ? Éph.5:1, 1 Thes.1:6, 1 Pier.3:13.
La présentation de la Loi renvoyait à l’homme sa propre image, et il ne pouvait pas supporter la gloire… Mais le croyant, sauvé par grâce, contemple à face découverte – à l’opposé du voile qui devait couvrir la face de Moïse – et il est transformé… Voyons l’exemple d’Etienne (Act.6:15, 7:55-60). Que dire face à ces réalités qui sont offertes au croyant ? Vivre, être introduit auprès de Jésus – le passage par la mort étant une sorte de parenthèse ‘pour le corps’ – et vivre ensuite éternellement dans la Jérusalem céleste… Et nous nous promènerions en faisant profession d’être chrétien, sans que la vie en soit véritablement bouleversée ? Usons-nous de ce privilège de pouvoir contempler la gloire du Seigneur ? Qu’en résulterait-il ? Nous serions « transformés en la même image, de gloire en gloire… » (2 Cor.3:18). Ne serait-ce pas prendre vraiment en considération la prière du Seigneur lui-même : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée ; car tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17:24).  
 
Cette méditation ne conduit-elle pas à :
    • considérer ce qui était avant la fondation du monde,
    • nous enquérir du ‘pourquoi’ de la création,
    • contempler le Seigneur accomplissant le plan de Dieu
    • éprouver la paix et le repos donné par le Seigneur
    • et le servir en cherchant à lui plaire.

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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2 Cor.4:1 L'engagement du serviteur


 

Le serviteur du Christ
4:1-18

Ayant rappelé aux Corinthiens ce qu’est l’annonce de la bonne nouvelle – le ministère de l’Esprit faisant connaître le dessin de Dieu pour l’humanité – l’apôtre poursuit en parlant du serviteur lui-même, et d’une manière plus précise ce qu’il en est de lui-même : son engagement (Gal.1:15, Act.9:15, 2 Cor.1:1), sa propre faiblesse, et ce qui le soutient, à savoir le regard porté sur l’avenir éternel. Il conclut ensuite par cette déclaration : il est véritablement un ambassadeur pour Christ.

 
L’engagement du serviteur  4:1-6

Nous pouvons bien nous poser la question : qu’est-ce qui rend la vérité chrétienne crédible au monde ? Sont-ce les doctrines, sont-ce les édifices, sont-ce les services religieux ? Paul, ressentant sa lourde responsabilité, répond à cette question.

4  1 Dès lors, puisque nous avons ce ministère, selon les compassions dont nous avons été l’objet, nous ne perdons pas courage. 21 Nous avons entièrement renoncé aux choses honteuses qui se font en secret, ne marchant point avec ruse et ne falsifiant pas la Parole de Dieu. Au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu, 3 et si notre évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui vont à leur perte, 4 les incrédules, dont l’intelligence a été aveuglée par le dieu de ce monde, de sorte qu’ils ne voient pas la lumière de l’évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu. 5 Car ce n’est pas nous que nous proclamons ; nous proclamons que Jésus Christ est le Seigneur ; quant à nous, nous sommes sommes vos esclaves pour l’amour de Jésus. 6 Car le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît [Genèse 1:3], a brillé dans nos cœurs pour que resplendisse la connaissance de la gloire de Dieu sur le visage du Christ.

  • Paul cherche-t-il à être un prédicateur reconnu ? Quel est le grand but de sa vie ? 2 Cor.4:5.
  • A quoi s’astreint-il pour que le message qu’il communique ne soit pas voilé ?
  • Qu’est-ce qui peut aveugler un homme au point qu’il ne discerne pas la lumière ?
C’est une vie totalement engagée que celle de Paul ! Et ceux qui pensent à lui en terme de fondateur de quelque chose se trompent lourdement, car ils ne peuvent que rejeter ce témoignage que Paul donne de lui-même. Nous le voyons comme esclave du Seigneur (2 Cor.1:1) et comme serviteur des assemblées et non pas comme dirigeant ou conducteur. Au centre de sa pensée, il y a la conscience de la gloire de Christ et le désir profond – et pour dire irrépressible – que cette connaissance soit partagée par tous ses auditeurs. Les sages ont reconnu et écrit que la première pensée de Dieu a été de faire briller la lumière (Genèse 1:3), et pareillement la lumière a brillé pour Paul (Act.9:3), comme elle brilla pour un peuple plongé dans les ténèbres, lorsque parut le Messie, le Christ (Ésaïe 9:2), et Paul, ainsi saisi par la miséricorde, est pleinement engagé dans l’annonce au monde de la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

 

 
 
 
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2 Cor.4:7 La faiblesse du serviteur


 

La faiblesse personnelle  4:7-18

C’est donc un vrai trésor que Paul possède et qu’il veut partager ! Mais qu’en est-il de lui-même ? Est-il un surhomme pour autant ? Cette question est importante…

7 Mais ce trésor, nous l’avons dans des vases de terre, afin que cette puissance extraordinaire soit de Dieu et non pas de nous. 8 Nous sommes pressés de toute manière, mais non pas écrasés ; désemparés, mais non désespérés ; 9 persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais non pas perdus ; 10 nous portons toujours avec nous, dans notre corps, la mort de Jésus, afin qu’aussi la vie de Jésus se manifeste dans notre corps. 11 Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort pour Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. 12 Ainsi, en nous, c’est la mort qui opère, mais en vous c’est la vie.
 
13 Et comme nous avons le même esprit, celui de la foi, ainsi qu’il est écrit : “J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé”
[Psaume 116:10], nous aussi nous croyons, c’est pourquoi aussi nous parlons, 14 sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence. 15 Car tout cela arrive pour vous, pour que la grâce, en foisonnant, fasse abonder les actions de grâces d’un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
 
16 C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre homme extérieur dépérit, l’homme intérieur est renouvellé de jour en jour, 17 car un moment de détresse insignifiant produit pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. 18 Aussi, nous ne regardons pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas, car ce qui se voit est éphémère, mais ce qui ne se voit pas est éternel.

  • « Portant en son corps la mort de Jésus, pour qu’aussi la vie de Jésus soit manifestée ! » Que veut donc dire Paul par ces mots ?
  • Qu’est-ce qui détermine le croyant à poursuivre la route sur le chemin de la foi, alors que la vie peut lui être bien sombre à plusieurs égards ? Psaume 73, Jérémie 20:7-10..
  • A quoi regarde l’apôtre ? 2 Cor.4.14,18.
Ainsi Paul connût bien des adversités, pour ne dire que cela, car nous aurions bien tort de croire que la fidélité et surtout le zèle pour Dieu sont le gage d’une vie sans épreuve. L’esprit qui règne en ce monde (1 Jean 2:16, Genèse 3:6) n’est pas justice, paix, vérité (Rom.14:17), et celui qui dérange par la qualité de sa vie ne doit pas penser qu’il peut en être autrement qu’il n’en a été pour son Seigneur (Jean 15:20, Matt.5:10-12). Et Paul connaît ce chemin de peine et de souffrance, non pas comme un homme stoïque, mais dans la faiblesse – n’est-il pas allé jusqu’à craindre de perdre la vie (2 Cor.1:8) – mais non pas sans ressource, car il trouve force et consolation dans le Seigneur, et en cela manifeste la vitalité de sa foi.
 
Ces difficultés en valent-elles la peine? Le croyant ne peut éluder une telle question ; il doit le savoir, car au regard de ce qui se passe sur la terre, il y a là une bonne raison de s’arrêter au bord du chemin disant : « A quoi bon ! », ainsi que Jérémie le prophète fût tenté de faire lorsque la pression autour de lui se fit trop grande (Jérémie 20:9). Les Psaumes font état de telles réflexions (Psaume 73). L’homme extérieur dépérit, dit Paul, mais il en est tout autrement de l’homme intérieur…

 

 
 
 
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2 Cor.5:1 L'attente du domicile céleste


 

L’attente du domicile céleste  5:1-10

Paul a au dedans de lui une conviction forte. L’avenir céleste n’est pas pour lui seulement une doctrine à laquelle il est attaché, mais une force vive qui le détermine dans la poursuite du chemin. Cet avenir est cru, assurément, mais bien plus, il est attendu et même désiré ardemment...

5  1 En effet, nous savons que si notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente, est détruite nous avons dans les cieux un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de mains. 2 Aussi, dans cette tente, nous soupirons, désirant vivement revêtir notre domicile céleste par dessus l’autre, 3 puisque, l’ayant revêtu, nous ne serons pas trouvés nus. 4 Car, tandis que nous sommes dans cette tente, nous soupirons, accablés, parce que nous voulons, non pas être dépouillés, mais être revêtus par dessus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. 51 Et celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit.
 
6 Nous sommes donc toujours pleins de confiance, sachant que tant que nous sommes dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, 7 car nous marchons par la foi, non par la vue. 8 Nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être loin du corps pour être chez nous auprès du Seigneur. 9 C’est pourquoi aussi, nous mettons un point d’honneur à être approuvés de lui, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, 10 car il nous faudra tous être mis à découvert devant le tribunal du Christ pour que chacun reçoive selon ce qu’il aura pratiqué dans le corps, soit bien, soit mal.

  • Arrêtons-nous sur ce « domicile céleste », un héritage acquis par Christ pour les rachetés, et dont il a conféré les arrhes. Jean 14:3, Phil.3:20, Éph.1:14.
  • Quel est le souhait de Paul pour lui-même ? 2 Cor.5:2,8, Phil.1:20-24, 1 Cor.15:53-54..
  • Qu’en sera-t-il, au bout du chemin sur la terre, pour tout homme ? S’agit-il d’une comparution au cours de laquelle le croyant pourrait être condamné ? 2 Cor.5:10, Rom.8:1..
  • Qu’en est-il de cette comparution devant le Christ pour le racheté ? Que conclut Paul concernant sa manière de vivre en attendant d’être avec le Seigneur ?
Ainsi, la nuit qu’il fut livré, le Seigneur a déclaré qu’il allait préparer une place dans sa présence pour chaque racheté (Jean 14:3), et Paul le réalise, l’attend et désire, lui, mortel, que le « mortel soit absorbé par la vie.» Que valent les honneurs sur la terre, face à cette perspective assurée ? Au bout du chemin, il y a le Tribunal du Christ, une présentation devant Celui qui a reçu le pouvoir du jugement de tout homme ; c’est bien pour le croyant que cela est dit ici et en le disant, Paul exprime combien cela le détermine à accomplir son service, ce dont il est chargé. Car comment un racheté pourra-t-il vivre ce moment de vérité devant le Tribunal de Christ, s’il n’a pas saisi toute la force de la vie qui lui a été donnée ? Ne sera-t-il pas alors « sauvé comme à travers le feu » ? (1 Cor.3:15). Et, en conclusion, rempli d'un énergie impressionnante, Paul cherche à « persuader les hommes » (2 Cor.5:11).

 

 
 
 
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2 Cor.5:11 Ambassadeurs pour le Christ


 

Ambassadeurs pour le Christ  5:11-21

Paul a évoqué le trésor qu’il partage avec les croyants et son engagement à le communiquer selon l’appel qu’il a reçu du Seigneur. Il atteste n’être pas un surhomme, mais exprime ce qui le détermine dans la fidélité à son appel, exposant sa manière de travailler pour le Seigneur. Ce faisant, il fait allusion à d’autres prédicateurs dont les motivations ne sont pas pareilles (2 Cor.5:12). Aussi, il appartient aux Corinthiens de faire attention à qui ils ont affaire; si Paul a pu paraître hors de sens dans son zèle, c’est pour Dieu, car il a été saisi par la grâce dont il est redevable (2 Cor.5:13-14), et il s’applique ici à exposer sa démarche sobrement, avec raison (2 Cor.5:13).

11 Etant pénétrés de la crainte du Seigneur, nous cherchons à persuader les hommes. Quant à Dieu, nous sommes à découvert devant lui, et j’espère que, dans vos consciences aussi, nous sommes à découvert. 12 Nous ne nous recommandons pas à nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion d’être fiers de nous, pour que vous ayez à répondre à ceux qui se vantent des apparences et non de ce que est dans les cœurs. 13 En effet, si nous avons été hors de nous, c’est pour Dieu ; mais si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. 14 Car l’amour du Christ nous étreint, nous qui avons discerné que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, 15 et s’il est mort pour tous, c’est afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité.
 
16 Ainsi, nous, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; même si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant, ce n’est plus ainsi que nous ne le connaissons ; 17 si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : ce qui est ancien est passé ; voici qu’a paru ce qui est nouveau, 18 et tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et qui nous a donné le ministère de la réconciliation, 19 savoir, que Dieu était dans le Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour le Christ, Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre entremise, au nom du Christ, nous supplions : "Soyez réconciliés avec Dieu !" 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait être "péché" pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.

  • Qu’est-ce qui conduit Paul à être, comme il le dit lui-même « hors de lui », dans une sorte d’étonnement majeur, jusqu’à l’extase ? 2 Cor.5:14.
  • Comment Paul résume-t-il l’œuvre de la rédemption ? 2 Cor.5:15,17,18,19,21.
  • Quelle conclusion Paul tire-t-il pour lui-même ? 2 Cor.5:14,20.
  • Comment le jugement de Dieu fut-il exercé sur l’homme Christ Jésus ?
« L’amour du Christ nous étreint…» Vingt ans après sa conversion sur le chemin de Damas, Paul garde au cœur la grandeur de la grâce qui lui est faite, sans que la mémoire en soit émoussée. A ce titre il est un modèle pour chaque croyant. Il est vrai qu’il a été « saisi par le Christ » (Phil.3.12), son expérience ne fut pas « adhésion à une doctrine », mais l’éveil à une réalité existentielle, à savoir que le Christ a répondu lui-même à la nécessité qui était devant lui, pécheur, et que l’accès à Dieu, quête vaine d’une marche selon la loi, était ouvert pour lui ! De là vient une conscience aigüe de la grandeur de l’œuvre de la croix.
 
Ainsi, fruit d’une nouvelle création en Jésus, il peut parler du service de la réconciliation :
      • Dieu était en Christ,
      • réconciliant le monde avec lui-même,
      • ne leur imputant pas leurs fautes
      • et faisant proclamer la parole de la réconciliation
      • afin que nous devenions justice de Dieu en lui.

 
Que la justice pût être attribuée au croyant est véritablement le fruit de la miséricorde (Exode 33:19, Luc 1:50-55), en ce que le Dieu « juge de toute la terre » (Genèse 18:25) a exercé à la croix le jugement qui devait être la part de tout homme. C’est là le sacrifice de substitution exercé durant les trois heures d’abandon de la croix (Marc 15:34).

 

 
 
 
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