20/06/2013

1 Pierre 1:1-12 - Bénédictions des croyants


 

Première épître de Pierre
 
Le Dieu de toute grâce...
vous rendra lui-même accomplis, vous affermira
et vous établira sur un fondement inébranlable !
(5:10)

 
Après son service particulier, ayant été choisi par le Seigneur pour ouvrir le cercle de la foi aux nations (Matt.16:19), ce qu’il établit avec autorité pour les Samaritains d'abord (Actes 8:14-17) et les gens des nations ensuite par le baptême de Corneille (Actes 10:44-48), Pierre œuvre à Jérusalem, se déclarant lui-même « ancien parmi les anciens » (5:1). Mais aussi il voyage. Il est allé à Antioche (Gal.2:11), grande ville à la rencontre des voies conduisant d’Asie Mineure en Mésopotamie et en Syrie-Palestine. Il se trouve maintenant à Babylone où il y avait alors une très importante communauté juive, parmi lesquels nombre ont reconnus le Messie (5:13).
 
Marc, le neveu de Barnabas l'y a rejoint, venant de Rome où il se trouvait avec Paul (Col.4:10). Sylvain, ou Silas (5:12-13) s’y trouve également. Il s’agit de ce fidèle qui fut envoyé avec Paul par l’assemblée de Jérusalem à la suite de la grande réunion où fut considérée la question de l’application de la Loi par les chrétiens non juifs (Actes 15:22-27). Par la suite il fut compagnon d’œuvre de Paul (Actes 15:40), l’ayant accompagné jusqu’à Corinthe (Actes 18:5 et 2 Cor.1:19).
 
Evoquant le séjour de Pierre à Antioche, où il rencontra Paul et se trouva dans une situation contestable (Gal.2:11-16), nous lisons tout au long des Actes des Apôtres leur reconnaissance mutuelle, jusqu’à cette parole de Pierre reconnaissant la sagesse de Paul, en sa seconde épître (2 Pier.3:15-16).
 
L’adresse de l’épître nous donne à penser que Pierre aurait circulé parmi ces rassemblements de croyants dans ces diverses provinces d’Asie Mineure. Son séjour à Antioche aurait pu en être les prémices.
 
Quinze ans auparavant, entre les années 46 et 48, Paul parcourait cette vaste région, annonçant le Messie et prêchant l’Évangile. Les courants judaïsants ont eu difficile à accepter que des gens des nations, introduits dans les rassemblements de chrétiens, puissent ne pas être astreints à la pratique de tous les éléments de la Loi de Moïse. Il s’ensuit la grande réunion de Jérusalem dont nous lisons le compte rendu en Actes 15 et un rappel en Gal.2:9. Par la suite, Pierre, à Antioche, se trouva en difficulté du fait de réserves faites par des chrétiens d’entre les Juifs à l’égard de ceux d’entre les nations, Paul évoquera son intervention à son encontre (Gal.2:11-13).
 
Mais le courant judaïsant n’a pas désarmé, et quelques années plus tard, il faillit vaincre, ce qui donna lieu, vers l’an 55, à cette lettre vigoureuse de Paul, l’épître aux Galates. « Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié au milieu de vous ? » (Gal.3:1).
 
Nous devons bien comprendre que la tradition séculaire de la foi dans le cadre de la Loi de Moïse, et les évolutions du judaïsme des cent dernières années, tournées davantage vers une certaine lecture de la Loi complétée de quantités de prescriptions prenant le pas sur l’enseignement des grands messages prophétiques, ont forgé les esprits de générations. Il n’est en effet pas aisé de passer d’une religion devenue légaliste, bien éloignée de l’esprit des prophètes, à ce que Jacques appelle « la Loi de la liberté » (Jacq.1:25, 2:12)  un passage qui peut être bien difficile pour des personnes sincères et fidèles à leurs convictions. Aussi Pierre, dans le souvenir des difficultés qu’il a lui-même côtoyées, souligne que ce grand fait de l’Évangile, la bonne nouvelle, est l’accomplissement du message des prophètes. Cela était absolument nécessaire pour qu’ils vivent leur nouvel état de chrétiens au milieu des nations, dans la joie de la foi, car sans cela ils n’auraient pas la force de persévérer. « La joie de l'Éternel est votre force » (Néhémie 8:10).

 
1:1-12  Prologue

 
Cette première lettre de Pierre, probablement dictée à Silvain (5:12), est adressée aux croyants juifs de diverses contrées d’Asie Mineure (1:1), région évangélisée par Paul lors de son premier voyage. Pierre y était connu ­­– souvenons-nous de son passage à Antioche – et venait peut-être de les quitter tandis qu’il se trouvait à Babylone. Il leur adresse un appel à croître dans la foi, dans la pensée de rendre ainsi à Dieu le culte d'une vie selon sa volonté dans les différentes sphères où se meuvent les hommes, la vie publique comme la vie domestique.

 
1:1-2  Adresse

 
Pierre, apôtre de Jésus Christ, s’adresse manifestement aux Juifs qui se sont tournés vers le Messie et vivent leur foi parmi des chrétiens des nations. Ces jeunes assemblées avaient connu en leur commencement de fortes pressions de la part de docteurs judaïsants qui pensaient devoir soumettre tous les croyants aux rites et pratiques de la Loi de Moïse. Ce courant légaliste occasionna la grande réunion de Jérusalem (Actes 15:1-31) et, plus tard, ces pressions reprenant, rendit nécessaires l’envoi de l’épître aux Galates. Une petite dizaine d’années plus tard, Pierre leur écrit à son tour. A lecture de cette lettre, nous pouvons penser que la question de la pratique de la Loi semblait réglée. L’épître est tournée avant tout sur la vie pratique journalière des fidèles.
 
L’adresse de la lettre, est déjà occasion de souligner de façon forte et brève ce qu’est un chrétien, sa relation à Dieu et le sens de sa foi !
 
1   1 Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent parmi les nations, 2 élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, dans la consécration de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées !
  • A qui s’adresse donc l’apôtre ? Qu’est-ce que cette « élection » ? Lisons Matt.20:1-16, 22:1-14. Examiner la distinction faite dans ces passages entre l’appel et l’élection. Lire aussi Éph.1:4.
  • Qui sont les chrétiens ? Pierre circonscrit en trois ou quatre propositions la réponse à cette question (1:2). Comparons avec l’adresse de la seconde épître (2 Pier.1:1).
  • Que signifie la préconnaissance de Dieu ? Lire Rom.8:29-30.
  • Quelle est l’opération de l’Esprit de Dieu ? Jean 3:6, Joël 2:28-29, Actes 2:17-18, 10:47.
  • Qu’est-ce que l’obéissance de Jésus-Christ ? Jean 3:36, Rom.1:5, 15:18, 16:26, Hébr.5:9.
  • Que signifie “l’aspersion du sang de Jésus-Christ” ? Lisons le rite de la fête du Grand Pardon (Lévitique 16).
La question de « l’élection » est un point qu’il convient d’aborder avec attention, car pour un lecteur rapide, elle pourrait paraîtrait réduire ou même annuler la responsabilité de l’homme devant son Créateur. Disons directement que nul n’est « prédestiné au salut », car la prédestination à être réconcilié avec Dieu serait un déni tout à la fois de la responsabilité de l’homme et de la justice de Dieu. Lorsque nous lisons « Car il y a beaucoup d’appelés,mais peu d’élus » (Matt.20:16 et 22:14), nous voyons que l’appel est adressé le plus largement, cette universalité de l’appel est d’ailleurs soulignée par Paul (1 Tim.2:3-4). Mais face à cet appel de tous les hommes, chacun, dans le cadre de ce qu’il peut connaître de Dieu (Rom.1:19), est responsable de l’acceptation de la grâce (Jean 3:16), selon que nous le lisons déjà en Ésaie 53:4-5. La souveraineté soulignée en Exode 33:19 intervient en ce que Dieu a « choisi » d’introduire dans sa présence tous ceux qui ont répondu positivement à son appel de grâce. Ceux-là sont couverts par le sacrifice de la croix (Psaume 32:1 et Rom.4:7) accompli pour tous les hommes.
 
La préconnaissance de Dieu est le fait évident que Dieu connaît à l’avance ceux qui croiront. En effet, la capacité de Dieu de connaître tout à l’avance est un attribut essentiel et incontournable de Celui qui a créé le monde, et qui a donc créé le temps. Lui-même n’est pas sujet à ce qu’Il a créé, selon que nous lisons : « JE SUIS CELUI QUI SUIS » (Exode 3:14). Et Il connaît la fin d’une chose avant son commencement (Ésaïe 46:9-10, Psaume 90:4).
 
Revenant maintenant au fidèle, nous lisons qu’il est « mis à part » ou « consacré » – d’autres traduisent par  sanctifiés », ce qui a rigoureusement le même sens. Il est mis à part pour vivre en nouveauté de vie (Rom.7:6, Jean 3:1-10), une vie dans l’obéissance de la foi. Pierre y revient dans sa lettre (1:13-25). Le moteur de cette nouvelle vie n’est ni la pensée philosophique qui conduirait à une plus grande moralité (Rom.2:1-16), et encore moins une recherche de perfection morale en vue de mériter la vie éternelle, mais une marche dans la conscience d’être réconcilié avec le Créateur et adhérant pleinement au plan de Dieu pour l’homme. Ajoutons que le croyant ne demeure pas sur cette terre pour jouir passivement du ‘salut garanti’ par le sacrifice expiatoire de Christ. En poursuivant sa vie d’homme, il entre véritablement dans l’alliance nouvelle, dans l’obéissance, c’est-à-dire pour obéir à Celui qui l’invite à travailler dans le champ, selon ce qu’il a reçu (Matt.25:15-23), autrement dit à manifester les fruits de sa nouvelle vie (Jean 15:1-5).

 
1:3-9  La bénédiction des croyants

 
Pensons à ces hommes juifs, fidèles aux traditions de leurs pères, qui se trouvent confrontés à une réalité qui déborde le cadre des promesses qui leurs furent faites, et qui sont appelés à détourner leur regard des perspectives terrestres – quoique les promesses envers Israël seront accomplies (Actes 3:21, Rom.11:26, Hébr.4:9) – pour une bénédiction céleste (Éph.1:3).
 
C’est une difficulté pour tout homme de s’ouvrir à des réalités dépassant ses propres traditions (Jean 3:12), surtout quand elles sont vécues avec zèle. Ils pouvaient être induis à douter, à être troublés dans le sentiment d’avoir renié leur identité propre comme peuple choisi par Dieu (Deut.7:6-7), tandis que l’Évangile était reçu parmi les nations. Et ceci d’autant plus que depuis quelques générations, ils furent bien plus préoccupés de prescriptions légales sourcilleuses (Matt.23:23) que des appels vigoureux des prophètes. Ce qui est maintenant devant eux, et que Pierre leur rappelle, est la joie de marcher dans la conscience de l’alliance nouvelle annoncée par les prophètes (Ézéch.16:60) et établie en Jésus-Christ (Marc 14:24). Aussi, Pierre se doit de dresser un tableau précis de la réalité qu’ils ont embrassée.

 
1:3-5  Régénérés et gardés

 
Pierre développe les caractères essentiels de leur héritage céleste en une phrase d’une force toute particulière, leur disant que, dans leur fidélité, dans la foi, en recevant le Messie, ils ont commencé une nouvelle vie ! Et, s’assurant que ses auditeurs soient rendus attentifs aux choses de Dieu, il les conduit dans la louange !
 
3 Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, 4 pour un héritage incorruptible, sans souillure, inflétrissable, conservé dans les cieux pour vous, 5 qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps.
  • Qu’est-ce qui caractérise ici la régénération, autrement dit la « nouvelle vie » ?
  • Le peuple d’Israël a été choisi par Dieu pour être dépositaire des promesses (Deut.7:6-7, Rom.15:8). Ainsi pensons au contraste entre l’attente du rétablissement d’Israël (Actes 3:21) et cette « espérance vivante » qui est leur part désormais ! Sur quelle réalité elle est fondée ? (1 Cor.15:20).
  • Qu’était l’attente de la descendance d’Abraham « selon la promesse » (Genèse 12:1-3) et quel est désormais l’héritage promis ? Arrêtons-nous sur les quatre caractères qui en sont donnés.
  • Comment est exprimé ce à quoi sont appelés ceux qui ont cru ? 1:5. Lire aussi Rom.14:4, 1 Cor.1:8, Éph.1:13-14…
  • Le salut, la délivrance à venir ! Qu’est-ce que le croyant peut dont attendre ? Lire aussi Rom.8:23, 1 Jean 3:1-3, Jean 17:24…
Régénérés ! Aujourd’hui une nouvelle vie en vertu de la résurrection de Jésus Christ (1 Cor.15:20). Demain la jouissance de l’héritage (Matt.25:34, Rom.8:17, Jacq.2:5), non pas un héritage terrestre mais une vie dans la présence de Dieu (Éph.1:13-14, Hébr.9:15) ! Cette réalité, si nouvelle pour eux, constitue un réel bouleversement des perspectives. Aussi Pierre se doit de souligner l’étendue de la bénédiction apportée par le Messie, tout en attestant en quelques mots que cette perspective nouvelle était bien annoncée par les prophètes (1:10-12). Il n’est pas dans le propos de Pierre de comparer leur attente ancienne et la bénédiction présente – cela constitue le sujet de l’épître aux Hébreux – mais, en vue des exhortations qui suivent, il se devait de rappeler cet avenir et dire comme le Psalmiste : « Les cordeaux sont tombés pour moi en des lieux agréables ; oui, un bel héritage m'est échu » (Psaume 16:6). Ainsi seront-ils remplis de la patience de la foi, prêts à supporter l’opprobre, étant protégés par « le bouclier de la foi » (Éph.6:16).
 
Gardés ! Pierre leur parle alors de leur situation présente. Ils sont « gardés » en vue de ce salut, c’est-à-dire l’entrée dans la jouissance de l’héritage « conservé pour eux…». Voilà ce qui nous introduit dans la pensée de Dieu, lorsqu’Il fondait les mondes, lorsqu’Il créait l’humanité ! L’auteur des Proverbes l’avait déjà compris (Prov.8:23-31) et le Seigneur, avant la croix n’avait-il pas parlé « d’y préparer des places » (Jean 14:3) ? Les apôtres n’ont cessé de le rappeler de diverses manières : « le royaume qui nous est donné, la cité qui nous est préparée…» (1 Thess.2:12, Hébr.11:16, 12:28, 13:14).
 
Et tandis qu’il y a pour eux un héritage, garanti par Dieu, eux-mêmes sont « gardés » ! Deux côtés pour ceci : la « puissance de Dieu » d’une part, et « la foi » de l’autre (1 Tim.1:19). C’est à l’épreuve que se manifeste la confiance en Dieu. Jacques en parle avec force dans sa lettre, et Pierre évoque lui-même cette réalité dans la suite du paragraphe (1:7). Nous pouvons compter sur la vigilance de Dieu, sur ce fait qu’Il a son regard posé sur les siens (Rom.14:4, Jude 24) .

 
1:6-9  Vous vous réjouissez

 
Régénérés, ou entrés dans une nouvelle vie, et gardés ! Il ne s’agit pas d’un discours doloriste, mais bien plutôt de la force que donne la joie d’un cœur rempli d’assurance devant Dieu. Rappelons-nous d’une circonstance de l’histoire d’Israël qui eût lieu quelques dizaines d’années après le retour de l’exil à Babylone. Lorsque la Loi fût lue par Esdras, et exposée clairement pour que chacun comprenne, les auditeurs étaient plongés dans la peine, sentant leurs manquements… Alors Esdras et Néhémie les arrêtent avec force, leur disant « ne menez pas deuil, ne pleurez pas »« »… Et Néhémie ajoute : « Et ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel est votre force » (Néhémie 8:1-10).
 
Comment, en effet, garder le cap dans les combats de la foi s’il n’y a pas une joie ressentie en réalisant la bonté de Dieu ? Voici donc, après ces deux clés que sont « régénérés » et « gardés », la troisième clé du prologue de l’épître : « vous vous réjouissez » !
 
6 Ainsi vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses épreuves, s’il le faut, 7 afin que l’épreuve de votre foi – bien plus précieuse que celle de l’or qui périt quoiqu’étant soumis à l’épreuve du feu – se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur lors de la révélation de Jésus Christ, 8 lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, 9 recevant la fin de votre foi, le salut des âmes.
  • Qu’en sera-t-il de chaque croyant devant le Seigneur lorsqu’il paraîtra ? Lire 1:11, Rom.14:10, 1 Cor.3:12-15, 2 Cor.5:10...
  • Quelle est l’attitude fondamentale des croyants auxquels Pierre s’adresse ? Autrement dit, quelle est leur assurance tandis qu’ils parcourent leur chemin dans la foi ? Lire Hébr.11:1, 10:22 et aussi 1 Jean 2:28, 3:19-21, 4:17.
Ils croient en Jésus, le Messie annoncé, et ils reçoivent ce qui était la raison de leur foi, à savoir la réconciliation avec Dieu. Cela est reçu ou accepté comme acquis, selon qu’il leur est donné de comprendre par la Croix ! Ils trouvent leur paix, et leur joie en ce qu’a été accomplie la parole du prophète : « il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (Ésaïe 53:5). Ce n’était pas pour eux un hypothétique avenir mais un fait accompli (Jean 19:30). Et cette joie leur donne la force de poursuivre le chemin au travers des diverses circonstances qui pourraient instiller quelque doute !

 
1:10-12  L’annonce des prophètes

 
Des réalités nouvelles, transcendantes ! Ne serait-ce pas en contradiction avec la Loi ? Cette question se posait, tandis que l’Évangile était annoncé. Souvenons-nous des débats qui ont donné lieu à la grande réunion de Jérusalem (Actes 15). Mais Pierre est bien placé pour en parler, lui qui fut le témoin privilégié du don de l’Esprit Saint à Corneille, le Centurion (Actes 10). Aussi Pierre se doit de rappeler que la venue du Messie, et ses souffrances, tout au contraire d’une rupture, accomplissent la parole des prophètes.
 
10 De ce salut, les prophètes qui ont prophétisé de la grâce qui vous était destinée s’en sont informés et enquis avec soin, 11 recherchant quelle époque ou quelles circonstances l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient. 12 Et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses, qui vous sont maintenant annoncées par ceux qui vous ont annoncé la bonne nouvelle par l’Esprit Saint envoyé du ciel, dans lesquelles des anges désirent de regarder de près.
  • Les prophètes, aux temps de la Loi, ont-ils annoncé un temps tel que le vivaient les auditeurs de Pierre et les croyants jusqu’à ce jour ? Lisons son discours en Actes 2 et Joël 2:28-32, Psaume 16:8-11, 110:1. Voir aussi Zacharie 13:5-7.
  • Les souffrances du Messie, et le fruit récolté. Lire les Psaumes 22, 69, 88, 102, 109, et aussi Esaïe 53:11.
  • Des visions prophétiques pour un jour bien au-delà de la vie des prophètes, un jour qu’ils ne devaient pas connaître de leur vivant ! Lire Zacharie 12 à 14, Osée 2:21, Joël 3:18, Michée 4:6, Sophonie 3:16…
  • Qu’est-ce qui peut ainis étonner les anges dans ce que Dieu opère pour des hommes ? Comment, sans cela, auraient-ils pu connaître la miséricorde divine ? Lire Apoc.5:11-14.
A propos des anges nous ne connaissons pas grand-chose. Mais devrait-il en être autrement ? Il est toutefois une chose que nous apprenons, c’est que la miséricorde divine, l’amour de Dieu leur est connu par le fait de la grâce répandue sur l’humanité, lorsque Jésus s’offrit en sacrifice afin que l’homme puisse être réconcilié avec Dieu, établissant en justice la réalité de cette parole : « mes délices étaient dans les fils des hommes » (Proverbes 8:31).
 
Cette miséricorde devait être établie dans la justice, aussi lisons-nous : « La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées » (Psaume 85:10). Le Seigneur lui-même affirma qu’il devait en être ainsi lorsque, après la résurrection, il parla aux disciples découragés sur la route d’Emmaüs (Luc 24:25-26). Et en effet, les prophètes ont annoncé les souffrances du Messie, une réalité que le peuple juif avait difficile à percevoir, tant ils attendaient le rétablissement de leur nation. Mais qui aurait pu apporter ce fondement de justice de la nouvelle alliance si la culpabilité de l’homme n’avait pas été visitée en jugement ? La question a été posée plusieurs siècles avant la Croix : « Qu'est-ce que l'homme (Énosh, homme mortel), que tu te souviennes de lui, et le fils de l'homme (Adam), que tu le visites ? » (Psaume 8:4).
 
Dans la Loi, la nécessité de l’expiation était rendue avec force par divers sacrifices (Lévitique 1 à 6) et d’une manière toute particulière lors de la fête du Grand Pardon (Lévitique 16 et 23:26-32) tandis que des prophètes exprimèrent clairement l’engagement du Serviteur, du Messie, prenant devant Dieu la place des coupables (Ésaïe 52:13-53:12). Le Livre des Psaumes rend compte de la conscience des souffrances du « Serviteur parfait ». Ainsi voyons-nous que dans ces temps d’avant la Croix, des fidèles avaient conscience de la nécessité d’une telle œuvre de rédemption. Pour n’en citer qu’un, lisons le Psaume 22…

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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1 Pierre 1:13-2:10 - La vie chrétienne


 

1:13-3:7  La vie chrétienne

 
Régénérés, gardés et ayant des motifs majeurs pour se réjouir… Une espérance vivante, un héritage assuré ! Les bases de la foi sont ainsi établies et apportent des conséquences évidentes quant à la qualité attendue de la marche du chrétien.

 
1:13-25  Une marche sainte

 
Pour tout homme, en tout temps et en tout lieu, la grande question est d’entrer dans la pensée de Dieu en vivant sa vie en harmonie avec ce qui est attendu d’un homme. Car il est une créature de Dieu venue à la vie pour plaire à son Créateur. C’est ce que Pierre soulignera en faisant référence à la Loi de Moïse, tout en soulignant qu’il y a un avant et un après la Croix.

 
1:13-16  Enfants d’obéissance

 
La pleine grâce de Dieu étant révélée (Jean 1:17), celle-ci doit être à l’esprit du croyant, autrement dit « être une ceinture pour ses reins » comme le dit Pierre, guide de sa marche pratique – la ceinture portée aux reins est la pièce vestimentaire associée à la marche – dans la conscience de la bénédiction.
 
13 C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement (ses facultés mentales) et étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ, 14 — comme des enfants d’obéissance, ne vous conformant pas aux désirs que vous aviez autrefois dans votre ignorance ; 15 mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite ; 16 parce qu’il est écrit : « Soyez saints, car moi je suis saint » [Lévitique 19:2].
  • Pourquoi mobiliser ainsi ses facultés mentales, pour traduire ainsi l’image du début du 1:13 ? Lire 1 Jean 3:3.
  • Pourquoi l’âpôtre exhorte-t-il à demeurer sobre ? En quoi le croyant risquerait-il de quitter cette sobriété ? Col.2:18-19, 2 Pier.2:18, Jude 16.
  • Sans négliger tant de motifs pour vivre, ainsi que l’apôtre y exhorte, que met-il au centre de la motivation à cette vie  ? 1:16.
« Soyez saints, car moi je suis saint ! » Cette motivation touche aux fondements de la vie, et est liée à la « relation à Dieu », en quelque période que vive le croyant, après la Croix comme il en était avant. La vie chrétienne n’est pas fondamentalement différente de la vie du croyant dans d’autres temps ! En effet, la foi n’est pas une question de temps ou de période, mais de vie sous le regard de Dieu, de confiance en Dieu, d’adhésion à sa parole… La venue de Jésus a achevé la révélation de Dieu et déployé au regard de la foi l’étendue de sa grâce, donnant ainsi des motifs puissants pour la marche dans la foi, mais sans en changer le caractère. Notons aussi que cette injonction ne se présente pas comme un commandement absolu, mais comme l’évidence d’une conduite responsable, cohérente avec la profession de la foi… Guider son esprit, tenir en bride nos pensées, c’est ce qu’évoque la ceinture.
 
Ajoutant cette parole « espérez parfaitement ! », l’accent est mis sur l’espérance, apportant dans ce cadre une instruction majeure. Je puis proclamer la venue du Seigneur, l’établir comme doctrine, mais en s’arrêtant là, serai-je un serviteur qui accomplit son service fidèlement, sachant que son maître peut venir d’un moment à l’autre : « Bienheureux est cet esclave-là que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi » (Matt.24:46). La sagesse n’est pas de dire que l’on attend Sa venue, mais d’accomplir son propre service, sachant qu’Il vient !

 
1:17-21  Le prix du rachat

 
Pierre poursuit alors en fixant le regard sur le prix payé pour que nous jouissions d’une telle part ! Puisque nous estimons que Dieu est un Père pour nous…
 
17 Et si vous invoquez comme père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour ici-bas, 18 sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, 20 préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, 21 qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu.
  • La conduite enseignée par les pères ! Pourquoi est-elle déclarée vaine ? Comparons Éph.4:17. Notons qu’il ne peut être question de mauvais comportements, mais de la poursuite d’un chemin qui ne peut mener à un résultat en lui-même. Lire Hébr.7:18-19 et Marc 7:13.
  • Que nous indique cette parole: « un agneau préconnu avant la fondation du monde » ? Lire Genèse 22:8.
Ainsi, avant que les mondes fussent formés, le plan de la rédemption était décrété ! Et en vérité, il n’aurait pu en être autrement, car pour Dieu il n’y a pas de temps qui s’écoule… Nous voyons là que jamais il n’y eût d’altération du plan divin. L’homme fut placé dans diverses circonstances, introduit dans diverses alliances, afin qu’il apprenne que seule la grâce de Dieu peut l’amener à une relation vécue avec Lui. C’est ce que manifeste l’œuvre de Jésus, et son message de bonne nouvelle, mais c’est aussi ce que des hommes de foi ont pressenti au cours des siècles d’avant la Croix, comme nous le lisons dans le récit de la ligature d’Isaac : « Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste » (Genèse 22:8). Nous le lisons également en Ésaïe 53 et au Psaume 32.

 
1:22-25  Une nouvelle vie

 
Réconcilié avec Dieu, introduit dans une nouvelle relation avec Lui, le croyant commence pour ainsi dire une nouvelle vie. Et il est appelé à refléter quelque chose de Dieu dans sa marche, à commencer par l’essentiel, à savoir aimer car, en effet, la pensée de Dieu est une pensée d’amour. N'est-il pas écrit : « mes délices étaient dans les fils des hommes » (Prov.8:31). Et le Seigneur n’a-t-il pas enseigné que « aimer Dieu et son prochain est la somme de la Loi » (Marc 12:29-31, 1 Cor.13:1).
 
22 Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour que vous ayez une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur, 23 vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu : 24 parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe : l’herbe a séché et sa fleur est tombée, 25 mais la parole du Seigneur demeure éternellement » [Ésaïe 40:6-8]. Or c’est cette parole qui vous a été annoncée.
  • Comment le croyant entre-t-il dans une nouvelle vie ? Considérer cette semence, ce qu’elle produit. Luc 8:5-15.
  • Que signifie le passage du livre d’Esaïe cité ? Lire Ésaïe 40:1-11, Psaume 37:1-11 et Jacq.1:10.
Pierre revient ainsi aux questions de l’obéissance de la régénération (1:3) pour faire ressortir le caractère essentiel de la nouvelle vie, s’empressant aussitôt de souligner le contraste absolu entre la vie humaine telle qu’elle paraît, et ce que Dieu établit pour les rachetés. Ceux-ci sont appelés à entrer dans l’accomplissement du plan de Dieu, conçu avant la fondation du monde pour que soit manifestée éternellement la gloire de sa grâce (Éph.1:3-9), introduisant les rachetés dans l’héritage promis (1:3-5).

 
2:1-10  Croissance et service chrétien

 
Après avoir mis en avant la marche personnelle attendue, expression concrète de la foi et du fait d’être dans une relation de confiance avec Dieu – « Soyez saints, car moi je suis saint » (1:16) – Pierre présente une autre dimension de la vie du croyant, celle qui exprime l’adhésion de celui-ci au plan divin, et l’entrée dans les réalités éternelles. La conscience de l’héritage « conservé dans les cieux » (1:4) élève son âme dans la conscience de sa position devant Dieu et le conduit au service sacerdotal.
 
Il est bien sûr que la vie du chrétien est premièrement une vie d’homme ou de femme avec toutes ses contraintes terrestres, vécue dans le soucis de plaire à Dieu, mais cette vie en apparence commune se distingue par les motifs qui l’animent et qui touchent à la grande réalité de l’Alliance établie pour les hommes (Marc 14:24).

 
2:1-8  Des pierres vivantes

 
L’entrée dans l’Alliance n’est pas un fait extérieur au croyant ou une assurance sur laquelle il se repose tranquillement. Il s’agit d’un engagement vital, et d’une route sur laquelle il s’engage, semblable à Abraham lequel, jouissant de la promesse (Genèse 12:1-3), parcourt le pays promis (Genèse 13:17). Aussi, Pierre met en opposition deux chemins qui s’opposent. L’un est à rejeter tandis que l’autre est à poursuive (Deut.30:19, 1 Tim.6:11 et 2 Tim.2:22) en vue de croître dans la foi.
 
2   1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait spirituel, 3 afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; 4 duquel vous approchant comme d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus » [Ésaïe 28:16]. 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix. Mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin » [Psaume 118:22], 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute » [Ésaïe 8:14] ; ceux-ci, étant désobéissants à la parole s’y achoppent, ce à quoi ils ont été destinés.
  • Quels sont les objectifs présentés par Pierre dans ce passage ? vers.3 et 5.
  • Dans quel état le croyant peut-il “croître” dans la foi ?Nous trouvons bien évidemment les choses qu’il fuit, mais aussi lui faut-il un motif pour désirer cette croissance (2:3). Lire aussi Psaume 1:1-2, 4:7, 43:4, 119:162 et tant d’autres expressions. Voir aussi la joie des prophètes, par exemple en Jér.15:16.
  • Que peut donc signifier cette expression “croître à salut” ? Lire Rom.16:25, Phil.2:12, Col.1:10,2:7, 2 Pier.1:10,12 et 1 Jean 2:14.
  • Le Messie rejeté par les hommes ! Lire Psaume 118:22 qui évoque la joie de celui qui “a goûté la bonté du Seigneur”, ce qu’exprime le Psaume 118. Lire à propos du rejet du Messie Daniel 9:26 et Zacharie 13:5-6.
  • Qu’est ce que la” pierre angulaire” ? Lire Eph.2:19-22.
  • Pourquoi l’apôtre prend-il, à la suite du prophète, la figure de la “pierre”, pour Christ d’une part et pour les croyants de l’autre ? Esaïe 28:16-29 passe de l’image du bâtisseur à celui du cultivateur, présentant l’oeuvre de Dieu pour et dans l’homme.
  • La pierre vivante, Christ, a-t-elle le même prix pour tous ? Et qu’en est-il alors de ceux qui ne Le reçoivent pas ? Lire Jean 12:48, 2 Pier.3:7.
Goûter que le Seigneur est bon ! Voilà indéniablement le début du chemin. Il est tout à l’inverse de l’idée que l’homme se fait de Dieu prêt à précipiter l’homme dans le malheur, à moins qu’il ne sorte de son chemin par une vie de repentir. ouvenons-nous de la parabole des talents, et en particulier de cet homme qui dit : « Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé et recueillant où tu n'as pas répandu » (Matt.25:24). Pensons au chemin qu’il prit et à l’issue de sa voie. Ce n’est pas d’avantage la proclamation de l’amour de Dieu, mais en vérité la joie dans la connaissance de la bonté de Dieu (Psaume 118, Luc 10:39),voici le moteur et la force disaient Esdras et Néhémie (Néh.8:10).
 
Ainsi, en croissant dans la connaissance de Dieu, le fidèle est affermi dans sa marche, attaché au chef, établi comme une pierre vivante alignée sur la pierre d’angle, guide du bâtisseur !
 
Duquel vous approchant… Ce paragraphe nous fait avancer dans un domaine d’une richesse insondable ! Nous approcher de Dieu, c’est un thème majeur de l’Épître aux Hébreux (4:16, 7:19, 10:22, 11:6).
 
Des pierres vivantes ! Pierre ne peut oublier ce que le Seigneur lui a dit, cette parole s’adressant à tout (Matt.16:18). Chaque fidèle est une pierre ayant reçu la vie et participant ainsi au service de Dieu (1 Thess.1:9, Phil.1:11…). Mais si les uns ont la vie, d’autres, étant aussi invités à la vie (Deut.30:19, 1 Tim.2:4), demeurent dans la désobéissance, ce qui a comme issue ultime le jugement de Dieu par la parole même qu’ils ont rejetée (Jean 6:36, 12:48, 2 Pier.3:7).

 
2:9-10  Messagers de la lumière

 
Nous lisions : « Offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu » (2:5) ! De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce qu’un chrétien peut offrir à Dieu ? Quel sacrifice peut-il apporter ? De sacrifice il n’est question dans les textes apostoliques que dans trois expressions, l’une évoquant l’engagement dans le service (Rom.12:1), la seconde la louange adressée à Dieu (Hébr.13:5) et la troisième les libéralités (Hébr.13:6 et Phil.4:18). Pierre, ainsi ne parle pas de sacrifice, mais expose avec clarté le but de sa présence sur la terre …
 
9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
  • Comment sont ici considérés les croyants, collectivement ? Comparer Osée 1:10, 2:23.
  • Et quel est leur rôle, leur fonction ici ? Comparer Esaïe 43:20.
Nous le voyons, ceci dépasse le cadre déjà fort heureux d’une vie honorable (2:12, 2 Cor.9:8, 1 Tim.2:10, 6:18, Hébr.10:24). Paul exhorte : « que les nôtres aussi apprennent à être les premiers dans les bonnes œuvres » (Tite 3:14). Mais il a plus, un service particulier ! Dieu nous garde afin qu’il se trouve des témoins de sa grâce sur la terre (Rom.10:14, 1 Thess.1:9). Cette mention de la lumière rappelle au racheté d’être porteur de cette lumière (Mat.5:14, Rom.13:12, Éph.5:8).

 

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1 Pierre 2:11-3:7 - Marcher en nouveauté de vie (1/2)


 

2:11-4:9  Marcher en nouveauté de vie

 
Les réalités spirituelles, l’héritage céleste, la réconciliation avec Dieu ont comme incontournable corollaire une manière de vivre cohérente. Une marche en relation avec ce que Dieu attend de tout homme.

 
2:11-12  Introduction

 
L’attente d’un avenir radieux fait du croyant un homme qui ne fait que passer, un homme dont le pays est ailleurs, et qui vit temporairement en une terre étrangère…
 
11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises de la chair, lesquelles font la guerre à l’âme, 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
  • Qu’est-ce qui fait du racheté un étranger en ce monde? Lire Phil.3:20 et Éph.2:19.
  • Les convoitises ! Comment sont synthétisés ces désirs qui font mouvoir les hommes ? Lire 1 Jean 2:16 et Genèse 3:6.
  • Les croyants sont-ils toujours estimés par leurs prochains ?
Ce qui est différent dérange et génère calomnies et provocations, mais c’est au croyant de marcher droit ! Celui-ci est observé attentivement, mais cela ne veut pas dire qu’il est forcément apprécié quand il est fidèle, et encore moins complimenté pour sa conduite… Mais il y a un jour ou tout sera manifesté (Luc 12:3).

 
2:13-3:7  Les sphères de relations sociales

 
Ces principes de vie trouvent leur champ d’application dans les trois sphères essentielles de la vie : la vie publique, le cadre du travail et la famille.

 
2:13-17  La vie publique

 
L’ordre humain, dans son principe, est voulu de Dieu et reconnu dans la famille de la foi aussi loin dans le passé qu’on puisse en avoir un témoignage. Le récit touchant Noé se termine par l’expression de l’Alliance que Dieu fit avec l’homme. Une des lois de cette alliance induit l’établissement d’une autorité judiciaire (Genèse 9:6), laquelle rend compte du fait que Dieu a confié l’ordre humain à l’homme, ce que nous lisons aussi dans les mots échangés entre Jésus et Pilate (Jean 19:11). La soumission aux autorités s’impose donc au chrétien, mais, quel est le motif supérieur qui doit l’animer ?
 
13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien; 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères; craignez Dieu ; honorez le roi.
  • Quel est le motif essentiel de la soumission aux autorités et du respect des lois ?
  • Cette soumission est-elle crainte ou peur ? Voyons des exemples dans la vie de Paul : Act.16:25-26, 23:5.
Ainsi, le motif de l’action est réellement transcendant, bien à l’opposé d’un sentiment de contrainte ou de peur, mais une disposition assumée librement, car le fait d’un ordre humain répond à la pensée de Dieu pour l’humanité. Et ceci même lorsque le pouvoir ne reflète pas la justice, comme nous le voyons au prétoire de Pilate (Jean 19:11). Et cette dissociation du pourvoir judiciaire et de la justice conduit à cette parole touchant l’avenir messianique : « Le jugement retournera à la justice » (Psaume 94:15).

 
2:18-25  Patrons et employés

 
La position des domestiques, au sens le plus général de salarié, voire d’esclave, suscite chez Pierre une réflexion plus large, plus profonde. La situation inférieure, subie jour après jour, dans ces temps où le maître avait pratiquement droit de vie et de mort, peut être lourde à endurer, et ainsi l’apôtre multiplie les raisons de poursuivre avec patience, et il présente Jésus comme modèle. Nous pouvons aussi lire un passage tout à fait remarquable en introduction des termes de la Loi de Moïse, immédiatement après les termes de Décalogue, le texte touchant le serviteur « qui ne veut pas sortir libre » (Exode 21:2-6).
 
18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux; 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » [Ésaïe 53:9] ; 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement; 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « Par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » [Ésaïe 53:5] ; 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
  • Quel est le motif de la soumission au maître, patron, directeur ? Lire aussi Éph.6:5-8, Col.3:22-26, 1 Tim.6:1, Tite 2:9-15.
  • Jusqu’où est allée la soumission du Seigneur, modèle absolu du Serviteur ? Lire Ésaïe 52:13-53:12, Zacharie 13:5-7.
  • A quelle réalité pour chaque racheté conduit la réflexion de Pierre relativement à sa relation avec le Seigneur ? 2:25. Lire Ésaïe 40:11, Ézéchiel 34:12, Zacharie 13:7, Jean 10:11,16.
Ainsi l’apôtre détourne nos regard de l’humble position du serviteur, bien souvent difficile à supporter avec un cœur paisible, à la vue réconfortante des soins du berger ! Et quel chemin nous propose-t-il pris ? Se nourrir de la Parole de Dieu et se souvenir du chemin de Jésus !

 
3:1-7  La vie conjugale

 
Pierre s’adresse maintenant aux croyants mariés. La foi est personnelle, comme l’est la responsabilité de tout homme ou femme devant Dieu. Il se fait aussi qu’une épouse ou un époux se soit tourné vers le Christ sans que le conjoint n’ait pris le même chemin.
 
3   1 Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans parole, par la conduite de leurs femmes, 2 ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte, 3 — vous, dont la parure ne doit pas être une parure extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être paré d’or et habillé de vêtements élégants, 4 mais plutôt la parure du cœur, l’être intérieur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ; 5 car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs propres maris, 6 comme Sara obéissait à Abraham, l’appelant seigneur [Genèse 18:12], de laquelle vous êtes devenues les enfants, en faisant le bien et en ne craignant aucune frayeur.
7 Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, c’est-à-dire féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues.
  • Comment doit vivre une épouse dans la situation où son mari ne s’est pas tourné vers le Christ ? Quel est le témoignage de foi plus fort que les discours ? Lire aussi 1 Cor.7.
  • Qu’est-ce qui doit caractériser une épouse chrétienne, dans son port extérieur, et dans son comportement ? 1 Tim.2:9.
  • Les places respectives du mari et de son épouse dans le foyer sont-elles déterminées par la parole de Dieu ?
  • Qu’apporte la vie conjugale vécue dans la sagesse, suivant le chemin enseigné de Dieu ? 3:7.
« La parure du cœur » qui vient de l’âme et de la vie nouvelle qui l’anime ! Nous voyons ce caractère doux et paisible comme signe essentiel de la foi : « Que par une bonne conduite il montre ses œuvres avec la douceur de la sagesse » (Jacq.3:13). Combien grande est la paix vécue dans une maison où règne cet esprit ! Et par contre, comment vivre avec Dieu si cette paix n’est pas réalisée ?

 

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1 Pierre 3:8-4:11 - Marcher en nouveauté de vie (2/2)


 

3:8-22  La loi de la liberté

 
Après ces exhortations particulières, l’apôtre revient aux principes de vie du chrétien, et de fait au principe de vie qui sont ceux des croyants en Dieu en tous temps.

 
3:8-12  Principes d’une vie heureuse

 
Tout d’abord des paroles générales, les dispositions positives à manifester positivement.
 
8 Enfin, soyez tous d’un même sentiment, sympathisants, fraternels, compatissants, humbles, 9 ne rendant pas mal pour mal, ou outrage pour outrage, mais au contraire bénissant, parce que vous avez été appelés à ceci, c’est que vous héritiez de la bénédiction ; 10 « car celui qui veut aimer la vie et voir d’heureux jours, qu’il garde sa langue de mal, et ses lèvres de proférer la fraude ; 11 qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien; qu’il recherche la paix et qu’il la poursuive ; 12 car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont tournées vers leurs supplications ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal » [Psaume 34:12-16].
  • Arrêtons-nous sur les qualités à développer pour la vie avec nos proches. 3:8-9. Lire Gal.5:22-23, Col.3:12, Tite 3:2...
  • Le Psaume 34 exprime des pensées de sagesse qui ne peuvent être oubliées ! Il présente trois règles de vie fort simples, et évidentes. Lisons aussi Jacq.3:2-11; Rom.12:9-21, 1 Thes.5:15-22, Rom.14:19, 2 Tim.2:22.
Cet extrait du Psaume 34 est à méditer, à mémoriser… Un passage à encadrer : « Celui qui veut aimer la vie…». Nous trouvons ici non une loi, au sens strict du terme, mais un conseil, une parole de sagesse comme on en trouve au Livre des Proverbes, par exemple Prov.22:8-12. Il n’y a pas de jugement ici, mais le rappel que ce qu’un homme sème, il le récolte… « Que votre douceur soit connue de tous les hommes » (Phil.4:5).

 
3:13-16  Et si l’on nous fait souffrir…

 
La paix avec tous les hommes ne dépend pas seulement du croyant ! Paul le dit bien lorsqu’il parle de vivre en paix, soulignant : « s'il est possible, autant que cela dépend de vous » (Rom.12:18). Le fait général est que la paix peut être vécue avec nos proches, qu’ils soient croyants ou non (3:13), mais comment réagir aux suspicions, aux critiques, aux calomnies ?
 
Ésaïe le prophète, dans un temps où la guerre s’annonçait, engage ceux qui l’écoutent à ne pas réagir comme les hommes réagissent, par des comportements terrestres. Mais dans la foi en Celui qui a le pouvoir de protéger, de délivrer (Ésaïe 8:9-17).
 
13 Et qui est-ce qui vous fera du mal, si vous êtes devenus les imitateurs de celui qui est bon ? 14 Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ; « et ne craignez pas ce qu’ils craignent, et ne soyez pas troublés, 15 mais sanctifiez le Seigneur le Christ dans vos cœurs » [Ésaïe 8:12-13] ; et soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, 16 ayant une bonne conscience, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ceux qui calomnient votre bonne conduite en Christ, soient confus. 17 Car il vaut mieux, si la volonté de Dieu le voulait, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal.
  • Quelles sont les armes du croyant face à l’opposition ? 3:15. Comment être préparé de telle manière à avoir une réaction appropriée ? Éph.6:15.
  • Qu’est-ce qui donne de la force dans l’adversité ? 3:16, 1 Tim.1:5, Hébr.13:18.
La parole citée, du prophète Ésaïe, montre bien que les bases de la confiance du croyant, qu’il soit dans la foi au Christ, ou qu’il vécut avant sa venue sur la terre. « Le juste vit de sa foi » (Habacuc 2:4) et veille à la qualité de sa marche afin de résister lorsque viennent des jours mauvais (Éph.6:13). Et il est conduit à faire le bien, quelles que soient ses circonstances.

 
3:17-22  Une bonne conscience

 
Pierre poursuit alors en tournant le regard du lecteur sur le Christ, lui qui a souffert de la part des hommes, et s’il ne s’étend pas sur le support de ceux qui lui faisaient du mal (Luc 23:24), il montre le fruit de son œuvre !
 
18 Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit, 19 par lequel aussi étant allé, il a prêché aux esprits qui sont en prison, 20 qui ont été autrefois désobéissants, quand la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau ; 21 or cet antitype vous sauve aussi maintenant, c’est-à-dire le baptême, non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus Christ, 22 qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, et autorités, et puissances lui étant soumis.
  • Quel est le but de souffrance de Christ pour nous ? 3:18, Jean 14:1-3.
  • Que nous fait comprendre le récit du déluge au sujet du salut des hommes d’avant la Croix ? Nous y voyons d’une part Noé et sa famille, montés dans l’arche, et de l’autre les “esprits qui aujourd’hui sont en prison”.
  • Quel est l’acte spirituel de celui qui passe par les eaux du baptême ? Rom.6:4, Col.2:12.
Nous comprenons bien la situation des hommes d’aujourd’hui, tandis que l’Évangile est annoncé et, que la Croix est prêchée, « car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut elle est la puissance de Dieu » (1 Cor.1:18). Mais qu’en est-il du salut des hommes d’avant la Croix ? A eux aussi il fût prêché. Souvenons-nous de ce fait que Christ est la Parole de Dieu (Jean 1:1), ainsi Pierre peut écrire que Christ (avant son incarnation), étant allé, a prêché par son Esprit. Et le récit nous fait voir Noé construisant l’arche, annonce de fait du jugement à venir. Ainsi est-il nommé par Pierre : « Prédicateur de justice…» (2 Pier.2:5). Ce récit nous montre donc que les hommes sont responsables du message d’avertissement et de l’appel de grâce qui leur est adressé, la Parole (Jean 1:1) leur étant donné à connaître par des hommes conduits par l’Esprit. Ceux qui reçoivent le message, en figure ici Noé et sa famille (Hébr.11:7), sont introduits dans une alliance avec Dieu (Genèse 9:1,11). Ceux qui ne reçoivent pas la Parole sont appelés « désobéissants » (3:20) et à leur mort, la mort du corps, leur « esprit est en prison » attendant le jugement (Apoc.20:12).
 
L’enseignement du Déluge introduit enfin un autre passage, à savoir le baptême. Le baptême ne change pas l’homme ; celui-ci demeure homme avec ses faiblesses, son incapacité personnelle à la perfection, autrement dit il n’est pas « dépouillé de la saleté de la chair » dit Pierre. Mais l’homme qui est baptisé exprime, dans ce geste symbolique, sa demande à Dieu d’une bonne conscience, ayant reçu la parole de la grâce, selon qu’il est écrit : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême, pour la mort, afin que comme Christ a été ressuscité d'entre les morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Rom.6:4). Par le baptême il atteste sa confiance dans le pardon de Dieu, et sa réception consécutive d’une bonne conscience devant Dieu ; il est déchargé (Ésaïe 53:5, Matt.11:28), et ainsi libéré de telle manière qu’il a acquis, en vertu de l’œuvre de Christ (Ésaïe 53:5), le droit d’entrer dans la présence de Dieu (3:18, Hébr.10:19-22).

 
4:1-11  Une nouvelle manière de vivre

 
Nous pourrions nous demander ce qui distingue le chrétien d’un autre homme de bonne volonté, et sans doute pourrions-nous constater peu de différence. Mais il en est une, majeure, c’est la motivation de ses actions, de sa vie. Paul l’exprime clairement en Romains 6:4-6, comme nous l’avons lu plus haut dans cette lettre de Pierre.

 
4:1-6  Choses à fuir

 
Le Christ a souffert lui-même pour régler cette question de la vie des hommes, attestant ce que représente une vie de désordre comme nous la voyons dépeinte ci-après, et régler la question de la culpabilité de l’homme devant Dieu. Alors, nous attachant à Lui, pourrions-nous poursuivre dans un chemin qui le conduisit à la Croix, lui en qui il n’y a pas de péché, mais qui se chargea de notre dette afin de l’apurer ?
 
4   1 Christ donc ayant souffert pour nous dans la chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée, que celui qui a souffert dans la chair s’est reposé du péché, 2 pour ne plus vivre le reste de son temps dans la chair pour les convoitises des hommes, mais pour la volonté de Dieu. 3 Car il nous suffit d’avoir accompli, dans le temps déjà écoulé, la volonté des nations, alors que nous marchions dans la débauche, les convoitises, l’ivrognerie, les excès dans le manger et le boire et les criminelles idolâtries, 4 en quoi ils trouvent étrange que vous ne couriez pas avec eux dans le même bourbier de corruption, vous disant des injures ; 5 et ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts. 6 Car c’est pour cela qu’il a été évangélisé à ceux aussi qui sont morts, afin qu’ils fussent jugés, selon les hommes, quant à la chair ; et qu’ils vécussent, selon Dieu, quant à l’esprit.
  • Que faut-il garder à l’esprit pour fuir les convoitises qui sont si communes parmi les humains ? Comp. 1 Jean 2:15-17.
  • A quoi un croyant est-il exposé lorsqu’il marche véritablement dans la voie ainsi tracée ?
  • Qu’en fut-il, à cet égard, pour les croyants qui ont précédé en ce monde ?
Ainsi, si le croyant marche aujourd’hui ayant sa référence en Christ, les croyants d’avant la Croix ont connu une part réellement comparable, assurés du pardon de Dieu en justice, mais ne sachant pas jusqu’où allait conduire l’amour de Dieu. Ils avaient entendu et reçu le message de Dieu, et s’attendaient à sa miséricorde (Exode 33:19) et pour cela marchaient pour Lui plaire, ce qui les rendait suspects à ceux qui les regardaient. « Ils trouvent étrange. Oui, c’est ainsi que vont les choses ! Se tenir à l’écart de la corruption, et survient alors l’incompréhension, et ensuite les insultes… ceci allant parfois jusqu’à une réelle persécution (Hébr.11:35-38).

 
4:7-11  Choses a poursuivre

 
Fuir certaines pratiques et en poursuivre d’autres ! Paul parle également en ces termes (1 Tim.6:11 et 2 Tim.2:22). Et tant Paul que Pierre évoquent ce grand fait qu’ils vivent « la fin des siècles » (1 Cor.10:11, Marc 1:15), c’est-à-dire qu’il n’y a plus de nouvelle période dans la vie de l’humanité, et donc plus de nouvelle révélation, jusqu’à l’établissement du règne messianique.
 
7 Mais la fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier ; 8 mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; 9 étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. 10 Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu. 11 Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui est la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
  • Quel est l’argument ultime de Pierre pour présenter son exhortation ? Comp. Rom.13:11, 1 Cor.7:29, 1 Thes.4:15, Hébr.10:25, 1 Jean 2:18.
  • Qu’entend Pierre par la sobriété ? 1:13, 4:7, 5:8. Lire aussi 1 Thes.5:6-8.
  • Que veut dire Pierre lorsqu’il affirme que l’amour couvre une multitude de péchés ? Lire Prov.10:12 et Jacq.5:19-20.
  • Chaque croyant a-t-il reçu un don, un talent ? Comp. 1 Cor.12, Éph.4:7, 1 Thes.5:11. Et comment doit-il l’employer, et à quelle fin ? 4:10-11.
  • Le serviteur travaille-t-il pour sa propre gloire ? 4:11.
« Mais la fin de toutes choses est proche…» Certes, cette fin était, pour nous qui regardons les années passées, loin du temps où Pierre écrivait, mais le temps avance inexorablement ! Il est salutaire de ne pas oublier la proximité de ce temps où nous serons devant Dieu, d’autant plus que sur le plan individuel il en est toujours ainsi (Rom.13:11).
 
La foi se manifeste ainsi par la sobriété, un amour fervent, et l’attention les uns aux autres, et un service mutuel suivant ses propres talents. Paul s’étend sur cette question en 1 Cor.12 à 14, quant à Pierre, il met ici la barre au plus haut, déclarant le but ultime de la marche du chrétien, à savoir « servir » selon la force qu’il reçoit d’En Haut, afin que Dieu soit glorifié par le Nom de Jésus. Suit alors cette doxologie prononcée à la gloire du Seigneur.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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1 Pierre 4:12-5:14 - Dernières exhortations


 

4:12-5:11  Dernières exhortations

 
Pierre paraît avoir terminé sa lettre par la doxologie du verset 4:11, mais il revient encore sur cette question des épreuves du chemin. Sensible aux difficultés endurées par les croyants, il leur rappelle encore que cela est inéluctable (4:12-19), les encourageant à veiller les uns sur les autres, adressant en particulier un mot aux anciens dans les communautés, ainsi qu’aux plus jeunes (>5:1-7) pour conclure en un regard sur l’éternité bienheureuse qui est la part assurée dont ils jouiront après avoir parcouru leur route d’ici-bas (5:8-11). Il revient ainsi au thème de l’introduction (1:3-4).

 
4:12-19  Face à l’épreuve

 
Nous lisions plus haut : « Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux » (3:14). Pierre revient sur cette question pour la développer, et montrer à ses lecteurs qu’il n’y a là rien d’extraordinaire dans un monde qui vit sans Dieu et ne reçoit pas sa Parole, comme il ne reçut pas le Seigneur.
 
12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; 13 mais, en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport. 14 Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous : de leur part, il est blasphémé, mais quant à vous, glorifié. 15 Mais que nul de vous ne souffre, comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui; 16 mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom. 17 Car le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? 18 Et si le juste est sauvé difficilement, où paraîtra l’impie et le pécheur ?
19 Que ceux donc aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leurs âmes en faisant le bien, à un fidèle créateur.
  • La fidélité manifeste d’un chrétien est-elle un facteur de bonne réception par les gens de ce monde ?
  • Que signifie “souffrir comme chrétien” ? A quoi l’apôtre fait-il allusion en disant cela ? Comp. Rom.13.
  • La liberté chrétienne, le pardon dont il est convaincu, est-il compatible avec le laisser-aller ? Lire Rom.6:15.
  • Quelle est la recommandation de Pierre à ceux qui souffrent “comme chrétien” ? 4:19.
La persécution n’est manifestement pas le fait de tous les chrétiens, mais la fidélité du croyant lui fait ressentir une certaine distance, de l’incompréhension (Luc 12:51-53) dans le cercle du voisinage, dans le cadre de son travail, voire au sein de sa famille. Et cela d’autant plus qu’il marche fidèlement, en un chemin par lequel le témoignage est manifeste, dans les actions plutôt que par la prédication ou toute autre forme de manifestation chrétienne ! Car alors les hommes peuvent voir ce qui a du prix pour ce croyant, même s’ils en rejettent le témoignage.

 
5:1-7  Les communautés de chrétiens

 
Ceux qui partagent la même foi se reconnaissent, ils se fréquentent, et dans une certaine mesure forment des communautés de vie, ayant régulièrement des rencontres, célébrant et louant Dieu ensemble, se souvenant du Seigneur dans la célébration de la Cène (Actes 2:42, 20:7, 1 Cor.11:17-29, Luc 22:19-20). Et il se trouve parmi eux des hommes sages chargés de veiller sur le troupeau… (Hébr.13:17)
 
5   1 J’exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Christ, qui aussi ai part à la gloire qui va être révélée : 2 paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, 3 ni comme dominant sur des héritages, mais en étant les modèles du troupeau ; 4 et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire.
5 Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l’égard des autres, soyez revêtus d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles. 6 Soyez donc humbles sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu, 7 rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous.
  • Comment Pierre se présente-t-il dans ce passage ? Evoque-t-il quant à lui-même une forme de prééminence ?
  • Comment est caractérisée la charge d’ancien ? D’autres passages vont nous donner des indications sur cette fonction. Y a-t-il un seul ancien “établi” sur une communauté ? 1 Tim.4:14.
  • Quels sont les trois qualités attendues de ceux qui exercent la charge d’anciens ? Voir aussi 1 Tim.3:1-7, Tite 1:5-9.
  • Quelles sont les choses qui disqualifieraient un croyant du service d’ ancien ?
  • Quel est un caractère attendu du croyant devant Dieu ? Certaines traductions mentionnent “Abaissez-vous” ou encore “humiliez-vous”, mais comment comprendre cette expression, au regard du verset 7 ? Voir également Jacq.4:10 et Phil.2:1-4,14-15. Lire encore Phil.4:4-9.
Ainsi, les anciens veillent sur le troupeau, et Pierre est parmi eux, ancien également (Jean 21:15-17). Remarquons qu’il ne s’agit ni de direction, ni de sacerdoce, et d’ailleurs Pierre ne dit-il pas que tous sont prêtres (5:5,9) ! Ils sont davantage des guides, des aides, sur le modèle de Celui qui est le Berger par excellence, selon l’annonce prophétique (Ézéch.34:12) et l’enseignement du Seigneur lui-même (Jean 10:11-16).

 
5:8-11  Encouragements et louange

 
Pierre en vient maintenant à la fin de sa lettre, et il met en regard la marche du croyant en ce monde et l’avenir glorieux qui l’attend, les éléments mêmes de l’introduction de l’épître (1:3-7).
 
8 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer. 9 Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances s’accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde.
10 Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable.
11 À lui la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
  • La vie du croyant est-elle un parcours sans combats en lui-même ?
  • A propos ce ceux qui tentent de faire du mal au croyants, lisons Matt.7:15 et 10:16, Luc 10:3 et surtoutActes 20:29-30. Lire aussi 2 Cor.1:6, Éph.6:11-14, Phil.4:1, Col.1:23, 2 Thes.2:15, Hébr.3:6...
  • Le croyant est-il laissé à ses propres ressources pour être maintenus ferme jusqu’au bout ? Qui est le garant de son accession à ce à quoi il est appelé ? 4:10, Éph.4:1, 1 Thes.2:12, 2 Tim.1:9. Lire aussi Rom.8:31-39.
La modestie et la sobriété sont requises. Soyons assurés que l’opposition à la foi n’est pas une fable, mais bien plutôt une réalité avec laquelle il faut compter, et, pour cela, veiller à ne pas s’écarter, ne pas se mettre en danger. Pensons au nombre de fois qu’il est rappelé de tenir ferme, comme Pierre y portera encore l’attention dans sa seconde épître (2 Pier.1:10)
 
« A lui la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.» La doxologie finale de l’épître ! Elle pourrait nous paraître une simple formule, mais gardons-nous d’oublier que c’est ce qui occupe Pierre en terminant ces pages ! Tout homme est devant Dieu à tout instant, et cela doit conduire à la modestie, mais non à l’écrasement de soi-même. Et ce qui doit être manifeste, c’est sa joie d’être appelé à une telle Alliance établie par Dieu pour l’homme. Cette réalité impose à tout homme d’être conséquent….

 
5:12-14  Salutations

 
Voici achevée cette brève missive que Pierre eût à cœur d’adresser à des chrétiens d’Asie Mineure dont nous pouvons penser qu’il les avait visités avant de se rendre plus loin, à Babylone, où ses soins pastoraux étaient attendus. Il transmet des salutations non sans souligner la confiance qu’il a quant aux chrétiens destinataires de la lettre..
 
12 Je vous ai écrit brièvement par Silvain, qui est un frère fidèle, comme je le pense, vous exhortant et attestant que cette grâce dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu. 13 Celle qui est élue avec vous à Babylone, vous salue, et Marc, mon fils. 14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’amour. Paix soit à vous tous qui êtes en Christ !
  • La vraie grâce de Dieu ! Il vaut la peine de réfléchir au sens de ces mots, alors que tant de voix s’appliquent à transformer l’enseignement du commencement. Lisons 1 Jean 2:27 et comparons avec Gal.1:8-9, 1 Tim.1:4, 2 Tim.4:4, Tite 1:14....
  • Suivons le parcours de Silvain, ou Silas, un chrétien d’entre les Juifs de Jérusalem qui partit avec Paul et collabora ensuite avec Pierre. 5:12, Actes 15:22 et suivants, jusqu’à 18:5, 2 Cor.1:19, 1 Thes.1:1,2 Thes.1:1.
  • De qui parle Pierre en évoquant “celle qui est élue avec vous” ? Comparons 2 Jean 13.
  • Qu’est-ce que l’élection ? Représente-t-elle une “prédestination au salut” ? Lire 1:3-5, Matt.20:1-16, 22:1-14, Éph.1:4.
Ainsi Pierre termine sa lettre sur la pensée du début, attestant qu’il s’agit là de sa préoccupation essentielle, à savoir les difficultés rencontrées par les fidèles (1:6, 5:10). Celles-ci sont mises en regard de l’avenir heureux auquel ils sont destinés (1:3-5,5:10).
 
Ce faisant, il ne manque pas d'associer les fidèles qui l’entourent au moment où il écrit (5:13). Cette communauté chrétienne de Babylone est appelée « celle qui est élue avec vous », une expression très douce bien dans l’esprit des hommes pétris des relations de Dieu avec l’homme, dans la lignée des prophètes Ésaïe 62:5, Jérémie 2:2, Osée 2:19-20, et aussi 2 Cor.11:2, Éph.5:22-32, Apoc.19:7-8)
.
 
Et, lisant les derniers mots, quel esprit paisible et plein de simplicité devait se manifester parmi les chrétiens des premiers jours ! Et nous ne pouvons nier qu'ils se réjouissaient ainsi, tout en connaissant bien des difficultés, comme nous le lisons bien dans les épîtres. Et c'est à cette paix qu'invite l'apôtre, sont souhait exprimant bien ce que l’on peut attendre de croyants pétris par la grâce magnifique de Dieu.

 

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23/11/2011

1 Pierre 1:13 La vie chrétienne


 

1:13-3:7  La vie chrétienne

 
Régénérés, gardés et ayant des motifs majeurs pour se réjouir… Une espérance vivante, un héritage assuré ! Les bases de la foi sont ainsi établies et apportent des conséquences évidentes quant à la qualité attendue de la marche du chrétien.

 
1:13-25  Une marche sainte

 
Pour tout homme, en tout temps et en tout lieu, la grande question est d’entrer dans la pensée de Dieu en vivant sa vie en harmonie avec ce qui est attendu d’un homme. Car il est une créature de Dieu venue à la vie pour plaire à son Créateur. C’est ce que Pierre soulignera en faisant référence à la Loi de Moïse, tout en soulignant qu’il y a un avant et un après la Croix.

 
1:13-16  Enfants d’obéissance

 
La pleine grâce de Dieu étant révélée (Jean 1:17), celle-ci doit être à l’esprit du croyant, autrement dit « être une ceinture pour ses reins » comme le dit Pierre, guide de sa marche pratique – la ceinture portée aux reins est la pièce vestimentaire associée à la marche – dans la conscience de la bénédiction.
 
13 C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement (ses facultés mentales) et étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ, 14 — comme des enfants d’obéissance, ne vous conformant pas aux désirs que vous aviez autrefois dans votre ignorance ; 15 mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite ; 16 parce qu’il est écrit : « Soyez saints, car moi je suis saint » [Lévitique 19:2].
  • Pourquoi mobiliser ainsi ses facultés mentales, pour traduire ainsi l’image du début du 1:13 ? Lire 1 Jean 3:3.
  • Pourquoi l’âpôtre exhorte-t-il à demeurer sobre ? En quoi le croyant risquerait-il de quitter cette sobriété ? Col.2:18-19, 2 Pier.2:18, Jude 16.
  • Sans négliger tant de motifs pour vivre, ainsi que l’apôtre y exhorte, que met-il au centre de la motivation à cette vie  ? 1:16.
« Soyez saints, car moi je suis saint ! » Cette motivation touche aux fondements de la vie, et est liée à la « relation à Dieu », en quelque période que vive le croyant, après la Croix comme il en était avant. La vie chrétienne n’est pas fondamentalement différente de la vie du croyant dans d’autres temps ! En effet, la foi n’est pas une question de temps ou de période, mais de vie sous le regard de Dieu, de confiance en Dieu, d’adhésion à sa parole… La venue de Jésus a achevé la révélation de Dieu et déployé au regard de la foi l’étendue de sa grâce, donnant ainsi des motifs puissants pour la marche dans la foi, mais sans en changer le caractère. Notons aussi que cette injonction ne se présente pas comme un commandement absolu, mais comme l’évidence d’une conduite responsable, cohérente avec la profession de la foi… Guider son esprit, tenir en bride nos pensées, c’est ce qu’évoque la ceinture.
 
Ajoutant cette parole « espérez parfaitement ! », l’accent est mis sur l’espérance, apportant dans ce cadre une instruction majeure. Je puis proclamer la venue du Seigneur, l’établir comme doctrine, mais en s’arrêtant là, serai-je un serviteur qui accomplit son service fidèlement, sachant que son maître peut venir d’un moment à l’autre : « Bienheureux est cet esclave-là que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi » (Matt.24:46). La sagesse n’est pas de dire que l’on attend Sa venue, mais d’accomplir son propre service, sachant qu’Il vient !

 
1:17-21  Le prix du rachat

 
Pierre poursuit alors en fixant le regard sur le prix payé pour que nous jouissions d’une telle part ! Puisque nous estimons que Dieu est un Père pour nous…
 
17 Et si vous invoquez comme père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour ici-bas, 18 sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, 20 préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, 21 qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu.
  • La conduite enseignée par les pères ! Pourquoi est-elle déclarée vaine ? Comparons Éph.4:17. Notons qu’il ne peut être question de mauvais comportements, mais de la poursuite d’un chemin qui ne peut mener à un résultat en lui-même. Lire Hébr.7:18-19 et Marc 7:13.
  • Que nous indique cette parole: « un agneau préconnu avant la fondation du monde » ? Lire Genèse 22:8.
Ainsi, avant que les mondes fussent formés, le plan de la rédemption était décrété ! Et en vérité, il n’aurait pu en être autrement, car pour Dieu il n’y a pas de temps qui s’écoule… Nous voyons là que jamais il n’y eût d’altération du plan divin. L’homme fut placé dans diverses circonstances, introduit dans diverses alliances, afin qu’il apprenne que seule la grâce de Dieu peut l’amener à une relation vécue avec Lui. C’est ce que manifeste l’œuvre de Jésus, et son message de bonne nouvelle, mais c’est aussi ce que des hommes de foi ont pressenti au cours des siècles d’avant la Croix, comme nous le lisons dans le récit de la ligature d’Isaac : « Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste » (Genèse 22:8). Nous le lisons également en Ésaïe 53 et au Psaume 32.

 
1:22-25  Une nouvelle vie

 
Réconcilié avec Dieu, introduit dans une nouvelle relation avec Lui, le croyant commence pour ainsi dire une nouvelle vie. Et il est appelé à refléter quelque chose de Dieu dans sa marche, à commencer par l’essentiel, à savoir aimer car, en effet, la pensée de Dieu est une pensée d’amour. N'est-il pas écrit : « mes délices étaient dans les fils des hommes » (Prov.8:31). Et le Seigneur n’a-t-il pas enseigné que « aimer Dieu et son prochain est la somme de la Loi » (Marc 12:29-31, 1 Cor.13:1).
 
22 Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour que vous ayez une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur, 23 vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu : 24 parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe : l’herbe a séché et sa fleur est tombée, 25 mais la parole du Seigneur demeure éternellement » [Ésaïe 40:6-8]. Or c’est cette parole qui vous a été annoncée.
  • Comment le croyant entre-t-il dans une nouvelle vie ? Considérer cette semence, ce qu’elle produit. Luc 8:5-15.
  • Que signifie le passage du livre d’Esaïe cité ? Lire Ésaïe 40:1-11, Psaume 37:1-11 et Jacq.1:10.
Pierre revient ainsi aux questions de l’obéissance de la régénération (1:3) pour faire ressortir le caractère essentiel de la nouvelle vie, s’empressant aussitôt de souligner le contraste absolu entre la vie humaine telle qu’elle paraît, et ce que Dieu établit pour les rachetés. Ceux-ci sont appelés à entrer dans l’accomplissement du plan de Dieu, conçu avant la fondation du monde pour que soit manifestée éternellement la gloire de sa grâce (Éph.1:3-9), introduisant les rachetés dans l’héritage promis (1:3-5).

 

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21:00 Publié dans 1 PIERRE | Commentaires (0) | Eric

1 Pierre 4:12 Exhortations


 

4:12-5:11  Dernières exhortations

 
Pierre paraît avoir terminé sa lettre par la doxologie du verset 4:11, mais il revient encore sur cette question des épreuves du chemin. Sensible aux difficultés endurées par les croyants, il leur rappelle encore que cela est inéluctable (4:12-19), les encourageant à veiller les uns sur les autres, adressant en particulier un mot aux anciens dans les communautés, ainsi qu’aux plus jeunes (>5:1-7) pour conclure en un regard sur l’éternité bienheureuse qui est la part assurée dont ils jouiront après avoir parcouru leur route d’ici-bas (5:8-11). Il revient ainsi au thème de l’introduction (1:3-4).

 
4:12-19  Face à l’épreuve

 
Nous lisions plus haut : « Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux » (3:14). Pierre revient sur cette question pour la développer, et montrer à ses lecteurs qu’il n’y a là rien d’extraordinaire dans un monde qui vit sans Dieu et ne reçoit pas sa Parole, comme il ne reçut pas le Seigneur.
 
12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; 13 mais, en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport. 14 Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous : de leur part, il est blasphémé, mais quant à vous, glorifié. 15 Mais que nul de vous ne souffre, comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui; 16 mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom. 17 Car le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? 18 Et si le juste est sauvé difficilement, où paraîtra l’impie et le pécheur ?
19 Que ceux donc aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leurs âmes en faisant le bien, à un fidèle créateur.
  • La fidélité manifeste d’un chrétien est-elle un facteur de bonne réception par les gens de ce monde ?
  • Que signifie “souffrir comme chrétien” ? A quoi l’apôtre fait-il allusion en disant cela ? Comp. Rom.13.
  • La liberté chrétienne, le pardon dont il est convaincu, est-il compatible avec le laisser-aller ? Lire Rom.6:15.
  • Quelle est la recommandation de Pierre à ceux qui souffrent “comme chrétien” ? 4:19.
La persécution n’est manifestement pas le fait de tous les chrétiens, mais la fidélité du croyant lui fait ressentir une certaine distance, de l’incompréhension (Luc 12:51-53) dans le cercle du voisinage, dans le cadre de son travail, voire au sein de sa famille. Et cela d’autant plus qu’il marche fidèlement, en un chemin par lequel le témoignage est manifeste, dans les actions plutôt que par la prédication ou toute autre forme de manifestation chrétienne ! Car alors les hommes peuvent voir ce qui a du prix pour ce croyant, même s’ils en rejettent le témoignage.

 

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14:00 Publié dans 1 PIERRE | Commentaires (0) | Eric

1 Pierre 5:1 Dernières exhortations


 

5:1-7  Les communautés de chrétiens

 
Ceux qui partagent la même foi se reconnaissent, ils se fréquentent, et dans une certaine mesure forment des communautés de vie, ayant régulièrement des rencontres, célébrant et louant Dieu ensemble, se souvenant du Seigneur dans la célébration de la Cène (Actes 2:42, 20:7, 1 Cor.11:17-29, Luc 22:19-20). Et il se trouve parmi eux des hommes sages chargés de veiller sur le troupeau… (Hébr.13:17)
 
5   1 J’exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Christ, qui aussi ai part à la gloire qui va être révélée : 2 paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, 3 ni comme dominant sur des héritages, mais en étant les modèles du troupeau ; 4 et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire.
5 Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l’égard des autres, soyez revêtus d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles. 6 Soyez donc humbles sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu, 7 rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous.
  • Comment Pierre se présente-t-il dans ce passage ? Evoque-t-il quant à lui-même une forme de prééminence ?
  • Comment est caractérisée la charge d’ancien ? D’autres passages vont nous donner des indications sur cette fonction. Y a-t-il un seul ancien “établi” sur une communauté ? 1 Tim.4:14.
  • Quels sont les trois qualités attendues de ceux qui exercent la charge d’anciens ? Voir aussi 1 Tim.3:1-7, Tite 1:5-9.
  • Quelles sont les choses qui disqualifieraient un croyant du service d’ ancien ?
  • Quel est un caractère attendu du croyant devant Dieu ? Certaines traductions mentionnent “Abaissez-vous” ou encore “humiliez-vous”, mais comment comprendre cette expression, au regard du verset 7 ? Voir également Jacq.4:10 et Phil.2:1-4,14-15. Lire encore Phil.4:4-9.
Ainsi, les anciens veillent sur le troupeau, et Pierre est parmi eux, ancien également (Jean 21:15-17). Remarquons qu’il ne s’agit ni de direction, ni de sacerdoce, et d’ailleurs Pierre ne dit-il pas que tous sont prêtres (5:5,9) ! Ils sont davantage des guides, des aides, sur le modèle de Celui qui est le Berger par excellence, selon l’annonce prophétique (Ézéch.34:12) et l’enseignement du Seigneur lui-même (Jean 10:11-16).

 
5:8-11  Encouragements et louange

 
Pierre en vient maintenant à la fin de sa lettre, et il met en regard la marche du croyant en ce monde et l’avenir glorieux qui l’attend, les éléments mêmes de l’introduction de l’épître (1:3-7).
 
8 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer. 9 Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances s’accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde.
10 Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable.
11 À lui la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.
  • La vie du croyant est-elle un parcours sans combats en lui-même ?
  • A propos ce ceux qui tentent de faire du mal au croyants, lisons Matt.7:15 et 10:16, Luc 10:3 et surtoutActes 20:29-30. Lire aussi 2 Cor.1:6, Éph.6:11-14, Phil.4:1, Col.1:23, 2 Thes.2:15, Hébr.3:6...
  • Le croyant est-il laissé à ses propres ressources pour être maintenus ferme jusqu’au bout ? Qui est le garant de son accession à ce à quoi il est appelé ? 4:10, Éph.4:1, 1 Thes.2:12, 2 Tim.1:9. Lire aussi Rom.8:31-39.
La modestie et la sobriété sont requises. Soyons assurés que l’opposition à la foi n’est pas une fable, mais bien plutôt une réalité avec laquelle il faut compter, et, pour cela, veiller à ne pas s’écarter, ne pas se mettre en danger. Pensons au nombre de fois qu’il est rappelé de tenir ferme, comme Pierre y portera encore l’attention dans sa seconde épître (2 Pier.1:10)
 
« A lui la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.» La doxologie finale de l’épître ! Elle pourrait nous paraître une simple formule, mais gardons-nous d’oublier que c’est ce qui occupe Pierre en terminant ces pages ! Tout homme est devant Dieu à tout instant, et cela doit conduire à la modestie, mais non à l’écrasement de soi-même. Et ce qui doit être manifeste, c’est sa joie d’être appelé à une telle Alliance établie par Dieu pour l’homme. Cette réalité impose à tout homme d’être conséquent….

 
5:12-14  Salutations

 
Voici achevée cette brève missive que Pierre eût à cœur d’adresser à des chrétiens d’Asie Mineure dont nous pouvons penser qu’il les avait visités avant de se rendre plus loin, à Babylone, où ses soins pastoraux étaient attendus. Il transmet des salutations non sans souligner la confiance qu’il a quant aux chrétiens destinataires de la lettre..
 
12 Je vous ai écrit brièvement par Silvain, qui est un frère fidèle, comme je le pense, vous exhortant et attestant que cette grâce dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu. 13 Celle qui est élue avec vous à Babylone, vous salue, et Marc, mon fils. 14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’amour. Paix soit à vous tous qui êtes en Christ !
  • La vraie grâce de Dieu ! Il vaut la peine de réfléchir au sens de ces mots, alors que tant de voix s’appliquent à transformer l’enseignement du commencement. Lisons 1 Jean 2:27 et comparons avec Gal.1:8-9, 1 Tim.1:4, 2 Tim.4:4, Tite 1:14....
  • Suivons le parcours de Silvain, ou Silas, un chrétien d’entre les Juifs de Jérusalem qui partit avec Paul et collabora ensuite avec Pierre. 5:12, Actes 15:22 et suivants, jusqu’à 18:5, 2 Cor.1:19, 1 Thes.1:1,2 Thes.1:1.
  • De qui parle Pierre en évoquant “celle qui est élue avec vous” ? Comparons 2 Jean 13.
  • Qu’est-ce que l’élection ? Représente-t-elle une “prédestination au salut” ? Lire 1:3-5, Matt.20:1-16, 22:1-14, Éph.1:4.
Ainsi Pierre termine sa lettre sur la pensée du début, attestant qu’il s’agit là de sa préoccupation essentielle, à savoir les difficultés rencontrées par les fidèles (1:6, 5:10). Celles-ci sont mises en regard de l’avenir heureux auquel ils sont destinés (1:3-5,5:10).
 
Ce faisant, il ne manque pas d'associer les fidèles qui l’entourent au moment où il écrit (5:13). Cette communauté chrétienne de Babylone est appelée « celle qui est élue avec vous », une expression très douce bien dans l’esprit des hommes pétris des relations de Dieu avec l’homme, dans la lignée des prophètes Ésaïe 62:5, Jérémie 2:2, Osée 2:19-20, et aussi 2 Cor.11:2, Éph.5:22-32, Apoc.19:7-8)
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Et, lisant les derniers mots, quel esprit paisible et plein de simplicité devait se manifester parmi les chrétiens des premiers jours ! Et nous ne pouvons nier qu'ils se réjouissaient ainsi, tout en connaissant bien des difficultés, comme nous le lisons bien dans les épîtres. Et c'est à cette paix qu'invite l'apôtre, sont souhait exprimant bien ce que l’on peut attendre de croyants pétris par la grâce magnifique de Dieu.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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12:00 Publié dans 1 PIERRE | Commentaires (0) | Eric