30/11/2011

Philippiens 1:1 Adresse de la lettre


 

Épître aux Philippiens
Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi
nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur
Philippiens 3:20

Philippes, capitale de Macédoine ! Et aussi le lieu de la première communauté chrétienne d’Europe. Vers l’an 51, étant en Mysie, dans la région de Troie, Paul eût la vision d’un homme macédonien : Un homme macédonien se tenait là, le priant et disant : "Passe en Macédoine et aide-nous" (Actes 16.9). Aussitôt, avec ses compagnons, il prit un bateau qui les conduisit à Philippes, et là, le jour du sabbat, ils allèrent au lieu de prière des Juifs. Le message de l’Évangile fut reçu, et il s’en suivit notamment l’attachement de Lydie, laquelle accueillit les chrétiens dans sa maison, la conversion du geôlier tandis que Paul et Silas avaient été jetés en prison. Quelque temps après, Paul et ses compagnons poursuivirent leur voyage vers Thessalonique…
 
Six ans plus tard, Paul, venant de Grèce, passe par Philippes dans son voyage vers Jérusalem où il allait connaître la prison, pour se trouver deux ans plus tard à Rome, moins de quatre ans avant l’incendie qui ravagea la ville, le 16 juillet 64, l’incendie de laquelle Néron accusa les chrétiens. Rome est à cette époque une ville de quelque 800.000 habitants, dans laquelle les chrétiens étaient bien peu nombreux, quelques centaines peut-être, mais se réunissaient en divers lieux (Romains 16), vu les distances sans aucun doute, et aussi l’exiguïté des maisons particulières où ils se rencontraient.
 
C’est alors vers 61/62 que Paul écrivit cette lettre aux Philippiens, dix ans après qu’il annonça l’Évangile dans leur ville. Nous pouvons lire qu’il y a là une communauté chrétienne vivante, bien qu’éprouvée, et objet du souvenir et de l’attention du prisonnier de l’Évangile, d’autant plus qu’un des leurs, Épaphrodite, se trouve à ce moment auprès de l’apôtre. Il était venu apporter à Paul un don pour sa subsistance, un geste d’amour, et étant à Rome, cet homme tomba grièvement malade, au point que les Philippiens en eurent un grand soucis, ce qui vint aux oreilles de l’apôtre… Alors Épaphrodite prendra le chemin du retour, avec cette lettre de Paul pour la communauté de Philippes.

 
INTRODUCTION
Philippiens 1:1-24

 
Adresse – 1:1-11

Une adresse pleine de chaleur ! Nous lisons ici combien ces croyants étaient chers à l’apôtre ! Et nous pouvons le comprendre en considérant les commencements de l’Évangile en Europe, les âmes préparées qu’il y rencontra. Cette assemblée apporte de la joie à l’apôtre, tandis que lui-même se trouvait dans des circonstances éprouvantes. Mais s’il en parle dans sa lettre, cela ne paraît même pas dans ces premiers mots de la lettre. Il a devant lui la fraîcheur qui émane de cette communauté chrétienne.
 
Il vaut vraiment la peine de s’arrêter un peu sur ces premières lignes où Paul exprime sa joie ! Cette assemblée de Philippes est un véritable modèle pour toute communauté chrétienne.

1    1 Paul et Timothée, esclaves de Jésus Christ, à tous les saints dans le christ Jésus qui sont à Philippes, avec les surveillants et les serviteurs : 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !
 
3 Je rends grâces à mon Dieu pour tout le souvenir que j’ai de vous, 4 dans chacune de mes supplications, faisant toujours des supplications pour vous tous, avec joie, 5 à cause de la part que vous prenez à l’évangile depuis le premier jour jusqu’à maintenant ; 6 étant assuré de ceci même, que celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus Christ : 7 comme il est juste que je pense ainsi de vous tous, parce que vous m’avez dans votre cœur, et que, dans mes liens et dans la défense et la confirmation de l’évangile, vous avez tous été participants de la grâce avec moi. 8 Car Dieu m’est témoin que je pense avec une vive affection à vous tous, dans les entrailles du christ Jésus. 9 Et je demande ceci dans mes prières, que votre amour abonde encore de plus en plus en connaissance et toute intelligence, 10 pour que vous discerniez les choses excellentes ; afin que vous soyez purs et que vous ne bronchiez pas jusqu’au jour de Christ, 11 étant remplis du fruit de la justice qui est par Jésus Christ à la gloire et à la louange de Dieu.

  • Quel est le sujet de joie exprimé ici par l’apôtre ?
  • Et quelle est sa confiance, sur quel constat peut-il l’exprimer, et sur qui s’appuie-t-elle ? Lire aussi Rom.8.26-30, 14.1-4 ; 1 Cor.3.9 et Jean 15.1-5
  • Jusqu’au jour de Christ ! (vers. 6 et 10). Qu’en est-il de cet événement majeur qui est à venir ? Lisons 2.16, 3.20-21, 1 Cor.1.8. Et Eph.5.27, Col.2.23, 1 Jean 3.1-3. Et encore 1 Cor.3.7-15.
  • Que nous indique cette prière de l’apôtre pour cette communauté de croyants ? La connaissance et la compréhension des Écrtures sont-elles importantes ? Voir Eph.5.17, Col.2.1-2, 2 Tim.2.7, 2 Pier.3.1. Et encore Eph.4.10-16, Col.1.10, 1 Pier.3.1-5, 2 Pier.3.17-18.
  • Remplis des fruits de la justice ! Voir Tite 3.4-7, Rom.5.1-11, 8.30, Gal.2.16 ; et lire aussi Jean 15.1-5, Gal.5.22, Col.1.10-12, Jac.3.17-18.
C’est comme "tendu vers le Jour de Christ" que l’apôtre manifeste cette vive affection, ces prières ardentes, et sa grande confiance en Celui qui opère pour la croissance des Philippiens ! Nous le voyons, cette lettre n’est pas un traité doctrinale, une œuvre épistolaire sévère, mais un élan du cœur, une manifestation de communion dans la joie… Mais dans cette expression heureuse, où nous ne discernons pas de « leçon » qui soit faite aux chrétiens de Philippes, nous, aujourd’hui, nous sommes enseignés, et cela nous donne le désir de goûter pareillement aux sources de la vie, à l’eau vive qui nourrit l’âme et l’esprit… Et, au fait, que souhaites l’apôtre ? N’est-ce pas que cette fraîcheur dont les chrétiens de Philippes jouissent leur soit maintenue jusqu’au bout du chemin ? Il faut lire d’autres exhortations allant dans le même sens, mais dans des temps moins heureux que ceux que vivent les Philippiens. Lisons à ce propos 2 Pierre 1.10 et Jude 17-25.

 

 
 
 
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23:00 Publié dans PHILIPPIENS | Commentaires (0) | Eric

Philippiens 1:12 Les circonstances de l'apôtre


 

Les circonstances de Paul – 1:12-24

Quant à ces temps moins heureux, il s’en trouve déjà des présages autour de l’apôtre lui-même, à Rome… Il l’évoque dans cette lettre ; mais sa motivation première est de partager avec les Philippiens ce qu’il vit à Rome dans son procès comme dans son engagement pour l’annonce de l’Évangile.

12 Or, frères, je veux que vous sachiez que les circonstances par lesquelles je passe sont plutôt arrivées pour l’avancement de l’évangile ; 13 en sorte que mes liens sont devenus manifestes comme étant en Christ, dans tout le prétoire et à tous les autres, 14 et que la plupart des frères, ayant, dans le Seigneur, pris confiance par mes liens, ont beaucoup plus de hardiesse pour annoncer la parole sans crainte. 15 Quelques-uns, il est vrai, prêchent le Christ aussi par envie et par un esprit de dispute, mais quelques-uns aussi de bonne volonté ; 16 ceux-ci par amour, sachant que je suis établi pour la défense de l’évangile ; 17 ceux-là annoncent le Christ par esprit de parti, non pas purement, croyant susciter de la tribulation pour mes liens. Quoi donc ? 18 Toutefois, de toute manière, soit comme prétexte, soit en vérité, Christ est annoncé ; et en cela je me réjouis et aussi je me réjouirai. 19 Car je sais que ceci me tournera à salut par vos supplications et par les secours de l’Esprit de Jésus Christ, 20 selon ma vive attente et mon espérance que je ne serai confus en rien, mais qu’avec toute hardiesse, maintenant encore comme toujours, Christ sera magnifié dans mon corps, soit par la vie, soit par la mort.
 
21 Car pour moi, vivre c’est Christ, et mourir, un gain ; 22 mais si je dois vivre dans la chair, il en vaut bien la peine ; et ce que je dois choisir, je n’en sais rien ; 23 mais je suis pressé des deux côtés, ayant le désir de déloger et d’être avec Christ, car cela est de beaucoup meilleur ; 24 mais il est plus nécessaire à cause de vous que je demeure dans la chair.

  • Que comprend-on au prétoire, au palais de justice de César, touchant les motivations qui sont à l’origine de son emprisonnement ?
  • Et qu’en est-il pour les croyants dans cette grande ville de Rome, ou ils sont assurément bien peu nombreux ? L’Évangile est annoncé ! Mais est-ce toujours dans un bon esprit ?
  • Comment Paul se console-t-il à propos de ces comportements ?
  • Paul a-t-il l’assurance d’une libération ? Et comment vit-il cette situation ? (verset 21).
  • Il faut s’arrêter sur ce qui motivait Paul, soit relativement à la mort, soit relativement à la vie (verset 22).
  • Comment se fait-il qu’il penche vers l’idée que sa mort ne serait pas imminente ?
C’est une réflexion bien intéressante que livre Paul dans ces mots. Une réflexion dans laquelle il fait intervenir le soucis d’une situation claire devant les hommes, une appréciation sur ce qui l’entoure parmi les chrétiens, et des supputations relatives au procès. Il nous livre ses sentiments… Nous le voyons penser, tandis qu’il écrit, et sa pensée évolue, partant de ce qui lui tient à cœur – être fidèle jusqu’au bout de sa route – pour en venir aux nécessités du service pour lequel il a été mis à part (Phil.1.1).
 
Nous n’y voyons pas un homme qui dominerait avec prétention les circonstances, ni un prisonnier écrasé, mais un croyant endurant, patient, et trouvant des raisons de se réjouir…

 

 
 
 
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22:00 Publié dans PHILIPPIENS | Commentaires (0) | Eric

Philippiens 1:25 Se montrer digne de l'Evangile


 

LA MARCHE DU CHRETIEN
Philippiens 1:25-2:18

 
Digne de l’Évangile – 4:25-30

Paul poursuit sa lettre, et nous pouvons constater que, tout en écrivant, une conviction s’installe petit à petit à son esprit, étant, pas le fait de cette lettre, tourné davantage vers le service des jeunes communautés. Et il leur dit ce qu’il souhaite, ce qu’il leur dirait s’il était au milieu d’eux, évoquant même son possible retour parmi eux.

25 Et ayant cette confiance, je sais que je demeurerai et que je resterai avec vous tous pour l’avancement et la joie de votre foi, 26 afin qu’en moi vous ayez plus abondamment sujet de vous glorifier dans le christ Jésus, par mon retour au milieu de vous. 27 Seulement conduisez-vous d’une manière digne de l’évangile du Christ, afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je sois absent, j’apprenne à votre sujet que vous tenez ferme dans un seul et même esprit, combattant ensemble d’une même âme, avec la foi de l’évangile, 28 et n’étant en rien épouvantés par les adversaires : ce qui pour eux est une démonstration de perdition, mais de votre salut, et cela de la part de Dieu : 29 parce qu’à vous, il a été gratuitement donné, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui, 30 ayant à soutenir le même combat que vous avez vu en moi et que vous apprenez être maintenant en moi.

  • Quels sont les aspects d’une marche « digne de l’Évangile » que l’apôtre cite ici ? Quant à eux-mêmes, et aussi face à ceux qui s’opposent à la pratique de la foi.
  • Quel peut être ce combat du chrétien ? Rom.15.30, 1 Cor.9.24-27, Col.2.18, 1 Tim.1.18, 6.12… Un combat pour lequel une armure est nécessaire, Éph.6.10 et suiv.
  • Qu’est-ce qui motive une telle marche « digne de l’Évangile » ? Lire aussi Rom.3.24. Plus précisément, la marche est-elle en vue d’être sauvé, ou parce que nous avons reçu le salut ?
Et nous voyons ici que tous les croyants sont à la même enseigne, que ce soit Paul assigné à résidence durant son procès, ou les Philippiens vaquant à leurs activités séculières dans leur propre ville. Circonstances bien différentes, mais un combat partagé… Tenir ferme n’est pas un mot en l’air, cela a son prix dans un monde qui a d’autres ambitions que celle de plaire à son Créateur… Mais il y a ce don gratuit de la grâce… Alors, que devrions-nous être ? C’est ce qui occupe les pages qui suivent, l’apôtre poursuivant sa réflexion.

 

 
 
 
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Philippiens 2:1 Dans l'esprit de l'Evangile


 

Dans l’esprit de l’Évangile – 2:1-4

Paul donne aux Philippiens des clés pour cette marche « digne de l’Évangile », et, bien évidemment, Jésus Christ est au centre de l’exhortation, car il manifesta une vie d’homme, une vie d’homme parfait répondant parfaitement à l’attente du Père, selon l’annonce prophétique (Ésaïe 42.1-4 et Matt.12.18) et le témoignage des disciples (Matt.3.17, Marc 1.11, Luc 3.22, et encore Matt.17.5 et 2 Pierre 1.13). Dans cette lettre, nous voyons Christ comme le modèle, puis comme but à atteindre, et enfin comme source de la force et de la joie du croyant.
 
Mais ces enseignements ne procèdent pas d’un travail systématique et structuré, ils sont présentés comme incidemment, suivant le cours des pensées de Paul tandis qu’il adresse aux Philippiens une simple lettre de salutations, exprimant ce qu’il ressent au moment où il écrit, évoquant ses propres circonstances et pensant à ce que vivent les Philippiens. Ainsi il se laisse aller à dire ce qui lui fait plaisir les concernant…

2    1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions, 2 rendez ma joie accomplie en ceci que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d’un même sentiment, pensant à une seule et même chose. 3 Que rien ne se fasse par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, 4 chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres.

  • Cette communion d’esprit qui réjouit l’apôtre lorsqu’il la constate, par quoi est être contrariée ? L’apôtre fait état ici de ce qu’il rencontre (1.15-17).
  • Quels sont les critères que Paul avance pour exprimer ce qui le réjouit dans la marche des chrétiens, ce qu’il souhaite constater parmi les croyants de Philippes ? Nous pouvons identifier quelque sept ou huit critères.
Ainsi nous lisons des exhortations qui sont l’évidence même pour réaliser un « vivre ensemble » heureux, bénéfique pour chacun. Mais aussi une disposition d’esprit, une attitude de vie, qui est le reflet d’une âme heureuse, qui se sait aimée de Dieu, accueillie dans l’amour divin (Luc 15.11-31). Certes nous ne savons que trop combien cela est difficile à tenir dans la durée, lorsque nous voyons que cet altruisme n’est pas le fait de tous… Aussi l’encouragement de cette épître a toute sa place.
 
Là-dessus, l’apôtre en vient au modèle… Et ceci est l’occasion d’un rappel de réalités fondamentales touchant le christ Jésus.

 

 
 
 
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Philippiens 2:5 L'humilité de Jésus Christ


 

L’humilité du Christ Jésus – 2:5-11

Nous abordons ici l’abaissement du Seigneur, son incarnation et sa vie d’homme. Il faut être bien attentif ici pour saisir les différents points qui sont évoqués. « En forme de Dieu », lisons-nous. Ce terme a un sens très précis dans le langage philosophique grec, langage que les Philippiens n’avaient nulle difficulté à bien comprendre. Dans les textes d’Aristote, la forme d’un être est ce qui est commun à tous les êtres de la même espèce. Ce qui, appliqué à notre texte, exprime donc que le Christ est de condition absolument divine. Cette note nous paraît utile, car la formulation ne nous est pas familière ; ceci étant, le réalité de la divinité de Christ est clairement affirmée en divers passages de l’Écriture. Lire notamment Jean 1.1, 17.5, mais aussi Col.1.16 et Héb.1.2 en relation avec Zach.12.1…

5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, 6 lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; 8 et, étant trouvé eu figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

  • « Il n’a pas regardé comme un objet à ravir »… L’inverse de l’homme rebelle (Gen.11.4, Gen.3.1). Lire aussi Psaume 40.9. 
  • Tout en étant de « condition absolument divine », Il est venu, et parût parmi les hommes comme un homme (Psaume 40.6 ; Ésaïe 9.6 ; Héb.10.5). Et non seulement cela, il prit la dernière place, comme un esclave (Zach.13.5).
  • « Forme de Dieu », « forme d’esclave ». Christ a-t-il quitté une nature pour une autre ? Lire Col.2.19.
  • Et en tant qu’homme, il s’est abaissé encore (Ésaïe 52.14, 53.12 ; Marc 15.28 ; Luc 22.37) prenant la dernière place qui puisse être pour un homme, selon qu’il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois » (Gal.3.13 ; Deut.21.23).
Nous arrêtant encore avec cette expression grecque « en forme de », nous lisons ici que Christ n’a pas cessé d’être « de condition divine » et que, dans son incarnation il a été vu « de condition humaine ». Vrai Dieu et vrai Homme, ainsi que nous le lisons en Col.2.19, ce qu’à réalisé Thomas après la résurrection (Jean 20.28).
 
Voici donc, en quelques paroles lapidaires une réalité essentielle placée devant nous pour conduire le regard à la place qu’en tant qu’homme, Jésus a prise : la dernière, celle du condamné mis au rang de malfaiteurs ! Et Il l’a prise en regardant à la joie d’au-delà de la croix (Héb.12.1-3). Ajoutons que l’absence de développement des paroles dites nous donne à penser que, pour les chrétiens de Philippe, ce n’était que des rappels d’une vérité bien connue par eux.

  • Pourquoi le Seigneur est-il allé jusqu’à ce dénuement absolu, cette souffrance infinie ? Quelle était cette joie devant lui ? (Héb.12.2, Luc 15.4-6).
  • Et quel est le résultat de son abaissement absolu ?
  • Dans l’éternité, qui célèbrera la gloire du Seigneur Jésus ? Lire Jean 17.5, 1 Pierre 1.21, Apoc.4.11.
Un modèle d’humilité nous est ainsi donné, le modèle par excellence. Cette affirmation du verset 6 – Jésus n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu – est bien là pour présenter le Seigneur comme modèle. Une vie d’homme à l’inverse de l’humanité qui tend à s’élever sans Dieu, selon les enseignements imagés fournis dès les premières pages de la Bible (Gen.3.1, 11.4). Un modèle d’humilité qui est au-delà de l’humilité !

 

 
 
 
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16:00 Publié dans PHILIPPIENS | Commentaires (0) | Eric

Philippiens 2:12 Son propre salut


 

Travailler à son propre salut – 2:12-18

Sans l’avoir vraiment quitté, l’apôtre revient donc à son sujet : la marche pratique. Et il cerne ces exhortations pratiques sous une expression particulière : Travaillez à votre propre salut ! Une expression qui peut paraître paradoxale si l’on ne tient pas compte des acceptions variées du mot « salut ». En effet, couramment, nous lisons que le salut est la réconciliation avec Dieu, et que l’homme ne peut se sauver par ses propres mérites, ses propres œuvres (Psaume 49.8, Mat.19.25-26, Marc 10.26-27, Luc 18.26-27). Mais ici, c’est en tant que « réconciliés avec Dieu » (Romains 5.10) que l’apôtre leur adresse ses exhortations. Il nous faudra comprendre le sens de l’expression dans le cadre de l’épître même. Paul s’adresse ici à des chrétiens, des rachetés du Seigneur.

12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, en témoignage que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.

  • Travailler à votre propre salut. Par ces mots nous comprenons qu’il s’agit d’une question strictement individuelle. Une question qui s’adresse à chaque racheté. Qu’est-ce que cela signifie ? Lire Phil.3.8-14 ; 2 Pierre 1.3-11.
  • En relation avec les versets 12 et 13, lisons 1 Cor.12.4-12, et voyons en outre 1 Cor.3.7-15. Ceci n’exprime-t-il pas les caractères de la nouvelle vie, la vie d’enfants de Dieu ?
Nous pouvons être arrêtés par cette expression : une génération tortue et perverse. L’apôtre évoque assurément le cours global des choses de ce monde, sans mépriser les œuvres bonnes qui se trouvent dans le monde, voyons Tite 3.8,14, comme aussi la parole de Pierre en Actes 10.34-35.

  • Des luminaires dans ce monde ! Lisons Eph.5.8-13, Mat.5.14-16, Luc 8.16, 11.32-36. Comment les Philippiens pourront-ils être ces luminaires dans leur localité, pour ceux qui les entourent ? Voir 2 Cor.4.6.
  • Et si tel n’était pas le cas, comment l’apôtre jugerait le bien-fondé de tout son travail, de son engagement dans l’annonce de l’Évangile ?
Au jour de Christ ! Cet événement, déjà évoqué au début de l’épître (1.6,10) est manifestement la fin de la vie sur la terre, le jour du bilan d’une vie, comme nous le lisons en 1 Cor.3.7-17, comme il est parlé aussi du « Tribunal de Christ » (2 Cor.5.1-10). Rappelons-nous aussi la Parabole des talents (Mat.25.14-30 ; Luc 19.11-27). La question fondamentale : Pourquoi est-ce que je vis ? Quel est le but que je veux atteindre ? Paul y a répondu pour lui-même… Tous ne sont pas appelés à la vie d’un missionnaire, d’un évangéliste (Eph.4.11), mais chacun a reçu un talent à faire prospérer… et ainsi « travailler à son propre salut ».

 

 
 
 
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Philippiens 2:19 L'apôtre communique ses intentions


 

COMMUNICATIONS
Philippiens 2:19-30

L’exhortation est donnée, et l’apôtre poursuit sa lettre par quelques dispositions pratiques, exposant au passage ses propres difficultés, l’état d’esprit qu’il constate autour de lui, et ce qui le réjouit aussi, évoquant Timothée qu’il associe à la rédaction de la lettre, et Épaphrodite, le croyant de Philippes qui se trouve à Rome auprès de lui. Ce sont de simples communications qui dénotent la confiance d’une réelle communion… Il pense leur envoyer Timothée, afin qu’il revienne ensuite auprès de lui avec des nouvelles des Philippiens…

19 Or j’espère dans le seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi j’aie bon courage quand j’aurai connu l’état de vos affaires ; 20 car je n’ai personne qui soit animé d’un même sentiment avec moi pour avoir une sincère sollicitude à l’égard de ce qui vous concerne, 21 parce que tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ. 22 Mais vous savez qu’il a été connu à l’épreuve, savoir qu’il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant sert son père. 23 J’espère donc l’envoyer incessamment, quand j’aurai vu la tournure que prendront mes affaires. 24 Mais j’ai confiance dans le Seigneur que, moi-même aussi, j’irai vous voir bientôt ; 25 mais j’ai estimé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, mais votre envoyé et ministre pour mes besoins. 26 Car il pensait à vous tous avec une vive affection, et il était fort abattu parce que vous aviez entendu dire qu’il était malade ; 27 en effet il a été malade, fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. 28 Je l’ai donc envoyé avec d’autant plus d’empressement, afin qu’en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j’aie moins de tristesse. 29 Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes ; 30 car, pour l’œuvre, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi.

  • Quel est le sujet de tristesse de l’apôtre touchant son environnement ? Comp. 1.17.
  • Souligner la cause de l’abattement d’Epaphrodite, et ensuite la chaleureuse exhortation aux Philippiens quant à cet homme.
Ce paragraphe pourrait être en clôture de l’épître. La mention du porteur de la lettre, une dernière recommandation… Mais l’apôtre laisse parler son affection pour les Philippiens, il pense à leurs difficultés, aux dangers qui peuvent être sur leur chemin…

 

 
 
 
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Philippiens 3:1 La joie dans le Seigneur


 

TENIR FERME
Philippiens 3:1-4:9

 
La joie dans le Seigneur– 3:1-3

Comme nous l’avons lu plus haut, l’apôtre a constamment en vue "le jour de Christ", ce jour où le Seigneur mettra en lumière les choses cachées des ténèbres, et manifestera ainsi les conseils des cœurs ; et alors chacun recevra sa louange de la part de Dieu (1 Cor.4.5). Ainsi il reprend la plume, dirions-nous, il ajoute quelques lignes, des conseils ! Car il est conscient des dangers qui guettent tous les croyants…
L’apôtre parle de mauvais ouvriers, et dans des termes particulièrement forts ! Jamais l’apôtre ne pourrait reprocher à quelqu’un d’être pour lui-même astreint à des lois, voyons Rom.14.2-9. Mais d’intervenir auprès de croyants pour leur ôter la joie en leur imposant des règles cultuelles, voilà qui le fait frémir. C’est là toute l’épître aux Galates, où nous pouvons lire : "le fruit de l'Esprit est l'amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n'y a pas de loi" (Gal.5.22-23). Et la tradition du peuple d’Israël lui donne raison. Que de fois ne lisons-nous pas dans la Bible hébraïque : "Réjouissez-vous !" (Lév.23:40). Garder à l’esprit la grandeur du don de Dieu, et la joie de la réconciliation, est une sauvegarde pour le chrétien.

3    1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur : vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi, et c’est votre sûreté. 2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à la concision ; 3 car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, et qui mettons notre fierté dans le christ Jésus, et qui n’avons pas confiance en la chair. 

  • Qu’est-ce qui explique l’extrême violence de ces expressions touchant les mauvais ouvriers ? Lire Galates 1.6-9, 5.1-12.
  • La circoncision qui n’est pas pratiquée dans la chair ! Il faut lire Deut.10.16, 30.6 ; Jér.4.4.
  • Que signifie « rendre culte » ? Pour le sens général nous pouvons lire Deut.11.13, Rom.1.9. Mais il se trouve aussi dans la Loi de Moïse un culte cérémoniel présenté à Dieu, suivant un rituel précis. Qu’en est-il du culte chrétien ? Lire Jean 4.20-24. Qu’implique cette mention « par l’Esprit » ?
  • Que signifie ici la « confiance en la chair » ? Lire Gal.3.1-3. Et en quoi cela est-il indiqué en absolu contraste avec la confiance en l’œuvre de Jésus ?
Cette question est importante, car elle établit un contraste absolu entre deux attitudes possibles, et pouvant être vécues l’une comme l’autre avec grande sincérité, et l’une comme l’autre attachées à des préceptes moraux de valeur. Une attitude consiste à œuvrer en vue de "mériter son ciel", et donc avoir confiance en sa propre capacité. L’autre se reconnaît redevable d’un mérite acquis par Autrui, rendant gloire au Seigneur Jésus pour son sacrifice expiatoire. D’un côté ceux qui se disaient capables d’accomplir la Loi (Exode 19.8 et 24.3) et de l’autre ceux qui reçoivent le don de la grâce (Psaume 25.7). Lire Gal.3.8-14 et Rom.4.13-5.11.

 

 
 
 
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08:00 Publié dans PHILIPPIENS | Commentaires (0) | Eric

Philippiens 3:4 Principes de vie


 

Les principes de vie de Paul – 3:4-14

La "confiance en la chair" est le chemin qu’avait connu Paul, jusqu’à l’événement du chemin de Damas (Act.9.1-20). Et il évoque ce passé ainsi que le sens présent de sa vie…

4 Et moi-même, pourtant, j’aurais de quoi avoir confiance dans la chair. Si quelque autre s’imagine pouvoir se confier en la chair, moi davantage : 5 moi circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu des Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; 6 quant au zèle, persécutant l’assemblée ; quant à la justice qui est par la loi, étant sans reproche.

Le peuple d’Israël est extrêmement important dans la Révélation de Dieu, l’Unique. Paul ne cessera de le rappeler. En effet, le peuple a été choisi par Dieu (Deut.7.7, 14.2) pour être son serviteur (Exode 19.6, Lév.25.55). Il est dépositaire des oracles de Dieu (Rom.3.1-2), et a reçu comme signe la circoncision (Lév.12.3). Quant au peuple, en ces temps, il s’y trouve des courants de pensées variés parmi lesquels les pharisiens étaient les plus fidèles (Act.26.5). Vivre pharisien était un projet de vie bien digne, et exigeant aussi, mais Paul a été saisi par le Christ (vers.12) ; et ses yeux se sont ouverts à ce qu’avaient annoncé les Prophètes d’Israël… (voir Gal.1.11-24)

7 Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. 8 Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin de gagner le Christ, 9 et d’être trouvé en lui, non pas avec ma propre justice qui serait selon la loi, mais avec celle qui est par la foi en Christ, la justice qui est de Dieu, et fondée sur la foi ; 10 pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort, 11 si en quelque manière que ce soit je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts. 12 Non que j’aie déjà reçu le prix ou que je sois déjà parvenu à l’accomplissement ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ. 13 Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi ; 14 mais je fais une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus.

  • Quelles sont les différentes expressions par lesquelles Paul exprime le but de sa vie ? Vers.8 à 10.
  • Nous voyons ici l’expression d’une marche pleine de fougue, qui illustre ce qu’est la foi en action. S’agit-il de croire en une doctrine (un choix intellectuel), ou d’adhérer à la vérité révélée, par une pratique qui atteste la foi ? Lire Gal.3.6, Jac.2.23.
  • Quel est le but final de sa course ? Lisons Jean 17.3. Soulignons le caractère exclusif de sa quête (vers.14).
  • Jusqu’où est-il prêt d’aller pour être plus proche de son Seigneur ? Vers. 10 et 11, et aussi 1.21 et 23.
Nous ne pouvons pas passer sur ce texte sans nous attarder un peu sur cet homme qui parle avec une telle force, allant jusqu’à dire qu’il a tout laissé derrière lui pour ne poursuivre qu’un seul but… comme le navire qui le conduisit jusqu’en Macédoine, lorsqu’il répondit à l’appel qu’il reçut en songe (Act.16.9-13). Et s’empressant toutefois de dire que si telle est sa motivation, il n’est pas pour autant un croyant ‘accompli’, ‘parfait’ (vers.12...).
 
Et pourquoi une telle course ? Etait-ce un doute quant à la vie éternelle ? Ou quant au fait que Dieu était avec lui, et pour lui (Rom.8.31) ? Non, c’est dans l’assurance qu’il a été reçu par le Christ, à la gloire de Dieu (Rom.15.7).

 

 
 
 
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06:00 Publié dans PHILIPPIENS | Commentaires (0) | Eric

Philippiens 3:15 Citoyens du ciel


 

Citoyens du ciel – 3:15-21

Paul revient maintenant aux Philippiens, et poursuit son exhortation après la parenthèse de ses propres motivations. Il n’est pas inutile de reprendre ces mots du verset 3 : … et qui mettons notre fierté dans le christ Jésus, et qui n’avons pas confiance en la chair.  C’est bien ce qu’il veut dire par "nous qui sommes accomplis". N’est-ce pas un des aspects de la nouvelle vie en Jésus ? La confiance d’être, par Jésus, réconcilié avec Dieu !

15 Nous tous donc qui sommes ‘accomplis’, ayons ce sentiment ; et si en quelque chose vous avez un autre sentiment, cela aussi Dieu vous le révélera ; 16 cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons dans le même sentier. 17 Soyez tous ensemble mes imitateurs, frères, et portez vos regards sur ceux qui marchent ainsi suivant le modèle que vous avez en nous. 18 Car plusieurs marchent, dont je vous ai dit souvent et dont maintenant je le dis même en pleurant, qu’ils sont ennemis de la croix du Christ, 19 dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la gloire est dans leur honte, qui ont leurs pensées aux choses terrestres.
 
20 Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, 21 qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses.

  • Les ennemis de la croix du Christ sont-ils des ennemis de Christ ? Relire 1.15, comp. Gal.6.12-14, Luc 9.23.
  • >Notre bourgeoisie, autrement dit : notre citoyenneté, notre droit de cité. Lire Jean 14.1-3 ; 1 Pier.1.3-5 ; Col.1.1-5.
  • Un corps de gloire ! Nous entrons ici dans uns sphère qui est hors du monde, mais nous pouvons en savoir quelque chose cependant, par ce qu’en dit l’Écriture. Lire Rom.8.22-30 ; 1 Cor.15.35-50 ; 1 Pier.5.4 ; 1 Jean 3.1-3 ; Jude 24.
Tout en devant évoquer bien des faiblesses au sein des communautés chrétiennes, l’apôtre regarde en Haut, son esprit est occupé des choses profitables, et tendu vers cet avenir qui sous-tend tout son engagement. Il termine cette page se termine sur une vision d’éternité, l’aboutissement du plan divin qui, en créant le monde, en créant l’homme, avait pour but d’établir de bien-aimés enfants dans sa présence, dans une paix parfaite.

 

 
 
 
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04:00 Publié dans PHILIPPIENS | Commentaires (0) | Eric