26/11/2011

Hébreux 1:1 Dieu a parlé "en" le Fils


 

La Nouvelle Alliance
Après avoir autrefois parlé aux pères par les prophètes,
Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers, par le Fils
Epître aux Hébreux 1.1-2

 
L’épître aux Hébreux a été écrite en un temps bien particulier. Les assemblées chrétiennes avaient cru, et nous le savons, dès la Pentecôte qui suivit l’Ascension du Seigneur Jésus, des milliers de Juifs se joignirent aux disciples de Jésus, ayant reconnu en Lui le Messie d’Israël. Cela s’associait naturellement à un renforcement de leur foi en Dieu, et un attachement sans doute renouvelé et parfois accru à la pratique religieuse de leurs pères. Nous pouvons citer ce que firent remarquer à Paul les disciples à Jérusalem : Et eux, l'ayant ouï, glorifièrent Dieu et dirent à Paul : Tu vois, frère, combien il y a de milliers de Juifs qui ont cru ; et ils sont tous zélés pour la loi. (Act.21:20). Cela se passa vers l’an 59, une trentaine d’années après la Résurrection du Seigneur.
 
Dix ans plus tard un réel séisme religieux allait avoir lieu, mais pouvaient-ils le savoir ? Le Temple détruit, le culte anéanti, le peuple juif une nouvelle fois dispersé… Ce sera pour les chrétiens juifs aussi un très grand bouleversement pour eux, et ainsi l’enseignement de l’épître aux Hébreux vient à point pour les y préparer. L’épître aurait été écrite quelques années avant cet événement.
 
Aujourd’hui, des circonstances différentes peuvent survenir, des épreuves touchant l’évolution de la chrétienté, ou de ce que nous en voyons car, si nous avons à considérer les belles et grandes choses qui se passent en son sein, un chrétien peut aussi connaître la désillusion et se trouver en danger de s’écarter, de laisser monter en lui ce sentiment : Á quoi bon ?… Dans le cas des chrétiens juifs du premier siècle, comme en notre temps, les chrétiens seront encouragés en regardant à Christ afin de tenir ferme et ne pas s’écarter du si grand salut…
 
Ainsi, l’épître est articulée sur cette grande question du danger d’abandonner la foi chrétienne ! Mais pour cela elle décrit en long et en large la part précieuse du chrétien – une part offerte à tous les hommes – et les conduit à vivre ce que disait Néhémie un demi-millénaire plus tôt : Ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel est votre force. (Néhémie 8:10). Et pour cela, elle décrit ce que Dieu a fait pour nous, et comment vivre sa foi.
 
Pour aborder la lecture de cette épître, nous avons adopté cette ligne guide : le danger d’abandonner la foi, les mises en garde et les développements à considérer pour ne pas s’écarter du chemin. Ainsi nous y parcourrons successivement quatre grandes sections : 
  • Les fondements de la foi – Chap.1
  • Ne pas s’écarter d’un si grand salut – 2.1-4.13
  • Tenir ferme notre confession – 4.14-10.18
  • Marcher par la foi – 10.19-13.16

 

 
LES FONDEMENTS DE LA FOI
 
1.1-4  Dieu a parlé dans le Fils
 
Nous avons ici le fondement des exhortations adressées aux chrétiens hébreux avant le choc majeur de la destruction du Temple de Jérusalem. Leur foi, qui pourrait alors être fort éprouvée, ne peut être ébranlée, car ils sont introduits dans les bénédictions annoncées dès les jours anciens, Dieu s’étant révélé progressivement jusqu’à ce que vienne la pleine révélation de la Vérité, en Jésus.
Dans le texte dont nous disposons, point d’adresse, de salutation préalable, quoique la fin de l’épître montre bien qu’il s’agit d’une lettre. Pas de préalable ! Nous entrons directement dans le vif du sujet par un rappel puissant pour les chrétiens : Dieu nous a parlé par le Fils !
Gardons-nous d’oublier combien cela est extraordinaire ! Dieu veut être tellement près de nous, de l’homme, qu’Il a paru en Jésus, sur la terre pour nous faire entendre sa Parole !

 
1    1 Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, 2 Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers, par le Fils qu'il a constitué héritier de tout et par qui il a fait les mondes. 3 Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l'expression de sa réalité même, soutient tout par sa parole puissante ; après avoir fait la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté dans les hauteurs, 4 devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité un nom plus remarquable que le leur.
  • Que signifie cette parole : « ces jours qui sont les derniers » ? Peut-il y avoir, après ces jours, une nouvelle révélation de Dieu ? Lire 1 Pier.1:19-20
  • Ce qui n’avait pas été révélé par les prophètes, c’est bien « qui est ce Fils de Dieu ». Lire Jean 1:1-18 et Col.1:14-20.
    • Expression de la réalité de Dieu : par Lui et en Lui nous connaissons Dieu (Jean 1:1 ; Jean 14:1-9 ; Col.1:19 et 2:9);
    • La Création (Genèse 1 ; Jean 1:2-3 ; Col.1:16-17)
    • Héritier de tout (Psaume 2:8 ; Eph.1:10)
  • L’œuvre rédemptrice est ici exprimée en peu de mots, son abaissement profond, et la gloire ensuite. Lire Jean 17:5, Phil.2:6-10, Col.1:20, 1 Tim.3:16.
Il faut lire et relire les évangiles ! Et lire les prophètes à la lumière de ceux-ci, comme nous le voyons dans cette épître même, où l'auteur rappelle constamment les enseignements des Psaumes et des Prophèes ! Ces paroles annonciatrices trouvent leur fin lorsque les choses annoncées sont accomplies… Une ère nouvelle s’est levée sur ce monde dès la pleine révélation de la grâce de Dieu en Jésus, dans l’œuvre de la croix ! Celui par qui et pour qui tout a été créé, celui qui aussi devait réaliser l’œuvre de la rédemption, l’Agneau pré-connu dès avant la fondation du monde, est venu !

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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Hébreux 1:5 Le Fils, établi dans la gloire


 

1.5-14  Le Fils établi dans la gloire comme homme
 
Il y a aujourd’hui sur le trône de Dieu un Homme rayonnant de gloire. Et par ce fait est attestée de la façon la plus forte l’Alliance de Dieu avec l’homme. Cette pensée va conduire toute l’épître, tant par la présentation doctrinale de la fonction de Christ en tant que Sacrificateur ou Prêtre, que dans les exhortations à une vie consciente des réalités dans lesquelles nous sommes introduits, quelle que faible qu’en soit notre conscience. Les références à la Première Alliance sont importantes, car elles soulignent que cette Première Alliance était établie pour établir la Nouvelle Alliance, que l’une était annonce de l'autre, absolue, définitive, et supérieure que Dieu fait avec et pour l’homme.

 
5 Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit : "Tu es mon Fils, moi je t'ai aujourd’hui engendré." [Psaume 2:7, Hébreux 5:5] Et encore : "Moi, je serai pour lui un Père, et lui sera pour moi un Fils." [2 Samuel 7:14, 1 Chronique 17:13] 6 Et encore, quand il introduit le premier-né dans le monde, il dit : "Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui !" [Psaume 97:7] 7 Pour les anges, il dit : "Il fait de ses anges des esprits, de ses serviteurs un feu flamboyant." [Psaume 104:4] 8 Mais pour le Fils : "Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours, le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité. 9 Tu as aimé la justice et tu as détesté le mal; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a conféré une onction d'huile d'allégresse, à toi plus qu'à tes compagnons." [Psaume 45:6-7] 10 Et encore : "C'est toi, Seigneur, qui as fondé la terre au commencement, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains ; 11 ils disparaîtront, mais toi, tu demeures; ils s’useront tous comme un vêtement ; 12 tu les rouleras comme un habit, et ils seront changés comme un vêtement, mais toi, tu es le même, et tes années ne finiront pas." [Psaume 102:25-27] 13 Et pour lequel des anges a-t-il jamais dit : "Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied." [Psaume 110:1] 14 Ne sont-ils pas tous des esprits serviteurs, envoyés pour exercer leur ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut ?
  • Je t’ai aujourd’hui engendré ! (Vers.5) Tiré du Psaume 2, ce passage exprime ainsi l’entrée du Messie en ce monde, son incarnation. Lire Marc 1:11, Luc 2:22. En Actes 13:33, nous lisons le verbe "suscité", lequel donne le sens de ce verset. Lire aussi Jean 15:26. Engendré, suscité… Jésus, le Fils, est suscité comme homme sur la terre… Voir la réponse du Fils, exprimée au Psaume 40:7-8, cité dans notre épître : Héb.10:5-7.
  • Que tous les anges lui rendent hommage ! (Vers.6) Lire Luc 2:13-14
  • Ton trône, ô Dieu… (Vers.8) Le Messie célébré comme Dieu au Psaume 45. Comp. Jean 20:28.
  • Tu es le Même ! (Vers.12). Un titre de Dieu : Deut.32:39 ; Néh.9:6-7 ; Psaume 102:27 ; Ésaïe 41:4, 43:10,13, 46:4, 48:12… 
  • La Création, telle que nous la connaissons, peut-elle subsister ? Comp. 2 Pier.3.
  • Le marchepied, ce n’est pas une expression d’écrasement, mais de victoire, ainsi l’expression souligne qu’il n’y aura plus d’ennemis. Ésaïe 49:1-13. Voir aussi Héb.2:8.
  • Les anges. Il est dit que le Seigneur s’est rendu inférieur à eux, de par son incarnation (Psaume 8:5), Lui sont bien inférieurs, et même ils Lui sont assujettis. Lire Phil.2:1-11.
En conclusion de ce que nous venons de lire, nous pouvons ajouter les premières lignes de la prière sacerdotale. Jésus dit ces choses, et leva ses yeux au ciel, et dit : Père, l'heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, [quant à] tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle. Et c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire ; et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût. Jean 17:1-5 La mention des anges, et leur service, porte maintenant l’attention sur "ceux qui vont hériter du salut !"

 

 

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Hébreux 2:1 Le Fils de l'homme


 

  NE PAS S'ECARTER D'UN SI GRAND SALUT !
 
2.1-4  Introduction
 
La situation était telle qu’un Juif pouvait être attiré par ce mouvement nouveau, ces enseignements si étonnants touchant la grâce, cette affirmation que le Messie d’Israël était venu. Et ainsi fréquenter les réunions chrétiennes… Mais s'il n’était pas pénétré par la vérité qu’il entend, si l’intérêt ne se muait pas en foi, si la doctrine le séduisait sans qu’il n’y ait un travail en soi, personnel, il se trouverait alors en danger de s’écarter. Nous avons l’exemple d’Agrippa qui s'est bien vite arrêté en chemin (Act.26:28). Il a vraiment été intéressé par la parole de la foi, mais s’est défendu lui-même de faire un pas de plus. Dans notre épître, il s’agit bien de chrétiens qui sont en danger de s’écarter. Nous ne pouvons pas oublier la parabole du Semeur, et les différents terrains sur lesquels se répand la semence. Cette parabole indique bien les causes profondes d’abandons (Matt.13:1-9, 18-23). Cet enseignement dépasse évidemment le cadre de la Judée du premier siècle de notre ère ! L’appel qui suit est pressant…

 
2    1 C'est pourquoi nous devons prêter une attention d'autant plus vive à ce que nous avons entendu, de peur d'aller à la dérive. 2 En effet, si la parole prononcée par des anges s'est confirmée, si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution, 3 comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut, qui a commencé à être annoncé par l'entremise du Seigneur et qui nous a été confirmé par ceux qui l'ont entendu, 4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, des miracles de toutes sortes et des communications d'Esprit saint selon sa volonté ?
  • Quelle est la question centrale posée dans ce paragraphe ? Voir aussi Nombre 35:9-15, Josué 20:1-6, Héb.6.18 : « nous dont le refuge… »
  • La parole prononcée par les anges ! De quoi est-il question ? Lire Act.7:48-53. Pourquoi cela est-il mentionné ici ? Lire aussi Gal.3.
  • Ces choses étant dites, arrêtons-nous sur l’exposé du chemin qui mène à l’abandon, nous en trouvons diverses vues dans l’épître : Héb.2:3, 3:6, 4:11, 6:6,12-14, 10:26, 12:25.
Pour celui qui ne se serait pas interrogé sur la question du salut… Un homme pourrait déclarer qu’il doit « gagner » le ciel, et jusqu’à un certain point le croire… La raison le poussera à des actes positifs pour atteindre son but, peut-être « gagner des indulgences » – la plus grande supercherie religieuse – mais que fait-il du sacrifice du Christ, et des promesses de Dieu communiquées par les prophètes ? (Esaie 1.18, Michée 7.18-19, …) Le salut est offert (Jean 3.16), le prix en est payé (Ésaïe 53, 1 Pier.2.22-25)… Alors, comment échapper si l’on ne veut pas d’un « salut offert » ?
 
Il y a un refuge ! En Israël, celui qui avait par accident provoqué la mort, pouvait s’enfuir jusqu’à une ville particulière, il y en avait six, dans laquelle il était à l’abri de toute poursuite… (Nombre 35.9-15, Josué 20.1-6). Mais, dira-ton, cela ne concerne que l’accident ! Lisons alors cette parole de Jésus à la croix : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Luc 23:34 Et voyons aussi l’écho de cette parole dans un discours de Pierre (Act.3.17).

 
2.5-13  Le Fils de l’homme
 
Cette question fondamentale étant posée, l’auteur de l’épître revient à Celui qui est au centre du propos de Dieu. Pour les Israélites, la question est difficile ! Beaucoup attendaient la délivrance du peuple, et la réédification du royaume de David. Ainsi, ce Jésus dont il était parlé dans toute la Palestine ne paraissait pas être le roi attendu, car il ne parlait pas s'attaquer au pouvoir d'occupation... Il n’a pas réalisé la promesse du royaume… Alors sont rappelés un certain nombre d’enseignements de la Bible, des paroles bibliques qui annoncaient les souffrances du Messie "avant qu’il ne règne" (Luc 24.25-27).

 
5 Car ce n'est pas à des anges qu'il a soumis le monde à venir dont nous parlons. 6 Mais quelqu'un a rendu quelque part ce témoignage : "Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ? Qu'est-ce que le fils d'homme, pour que tu t’occupes de lui ? 7 Tu l'as fait un peu inférieur aux anges, tu l'as couronné de gloire et d'honneur, 8 tu as tout mis sous ses pieds." [Psaume 8.4-6] En lui soumettant tout, en effet, il n'a rien laissé qui ne lui soit soumis. Maintenant, certes, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis, 9 cependant nous voyons celui qui a été fait un peu inférieur aux anges, Jésus, couronné de gloire et d'honneur, à cause de la mort qu'il a soufferte ; ainsi, par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour tous.
  • La citation biblique est tout à fait remarquable. Nous y voyons cité le "fils de l’homme", comme aussi au Psaume 80.17 où ce titre est très clairement assimilé au Messie. Ainsi s’est présenté le Seigneur. En vertu de quoi est-il déclaré qu’il fut inférieur aux anges ?
  • Quelle est la situation présente du Fils de l’homme ? Lire Act.7.54-56, Apoc.1.12-18.
  • Que ne pouvons-nous voir aujourd’hui ? Lire aussi 1 Jean 3.1-3.
Ainsi, par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour tous ! Voici la profondeur de l’amour de notre Dieu, la grandeur de sa grâce ! (Eph.3.18-19) Mais comment comprendre ? Il y avait ce qui nous tenait loin de Dieu, il y avait une sentence de mort sur nous, et Christ a connu la mort – soulignons ce mot ‘goûter’ qui indique qu’il en a ressenti tous les effets – ce qui devait accompagner la mort, c’est-à-dire la douleur d’un abandon définitif de Dieu. Il l’ait enduré pour nous et en fut victorieux ! Lire aussi Rom.5:8.
Un chemin de douleur Ésaïe 52.14-15), un jugement inique, des souffrances indicibles… mais pourquoi ? Nous avons lu cela mainte et mainte fois, mais il faut peser encore et encore les mots qui suivent, le « pourquoi » du chemin douloureux de Jésus-Christ…

 
10 En effet, puisque celui pour qui et par qui tout existe voulait conduire beaucoup de fils à la gloire, il convenait qu'il porte à son accomplissement, par des souffrances, le pionnier de leur salut. 11 11 Car celui qui consacre et ceux qui sont consacrés sont tous issus d'un seul. C'est la raison pour laquelle il n'a pas honte de les appeler frères, 12 12 lorsqu'il dit : J'annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de l'assemblée. [Psaume 22.22] 13 13 Et encore : Moi, je mettrai ma confiance en lui. [Ésaïe 8.17] Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés. [Ésaïe 8.18]
  • Quel est le but que Dieu s’est assigné en créant le monde ? Lire aussi Eph.1.3-15, 2.6-10 ; 1 Thes.2.12.
  • Soulignons jusqu’où Dieu est allé pour l’accomplissement de son propos. Vers.9 et 10 ; Ésaïe 53…
  • Que nous indique la citation du Psaume 22 quant à la personne dont il y est question ? Lire Psaume 22.1.
Cette double citation du prophète, en Ésaïe 8, par laquelle l’auteur de l’épître transpose l’expérience propre du prophète et de ses fils pour évoquer en par ces mêmes mots le Messie et ceux qu’il appelle "ses frères" ne peut nous laisser indifférent. En prenant ces paroles d’Ésaïe, l’auteur de l’épître veut manifestement souligner cette joie du Seigneur d’avoir les siens autour de Lui ; il y reviendra en Héb.12.1-3. C’est la pensée récurrente de toute l’Ecriture, la joie de Dieu de rassembler autour de Lui (Ézéchiel 34, Luc 15, Apoc.21.1-5). Il n’a pas honte, car il a payé le prix, achevé le travail, et devant Lui, « l’accusateur des frères » n’a plus un mot à dire, car il a été vaincu à la croix ! (Apoc.12.10). La puissance de celui-ci, illustrée par la parabole du serpent rusé du jardin d’Eden (Genèse 3), est « réduite à rien »…

 

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Hébreux 2:14 Christ et les siens


 

2.14-3.6  Christ et les siens
 
L’auteur poursuit en évoquant la nature des « enfants » dont il vient de parler, pour mettre en évidence leurs liens au Christ et l’excellence de cette part avec Dieu.

 
14 Ainsi donc, puisque ces enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, a partagé la même condition, pour réduire à rien, par sa mort, celui qui détenait le force de la mort, c'est-à-dire le diable, 15 et délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient retenus dans l'esclavage toute leur vie. 16 Assurément, en effet, ce n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais à la descendance d'Abraham. 17 Aussi devait-il devenir en tout semblable à ses frères, afin d'être un grand prêtre compatissant et digne de confiance dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple. 18 Car du fait qu'il a souffert lui- même quand il a été mis à l'épreuve, il peut secourir ceux qui sont mis à l'épreuve.
  • Soulignons ce motif sublime de l’incarnation. Verset 14. Lira aussi Phil.2.7-8.
  • Comment s’exprime la nouvelle condition d’un homme, telle que Dieu l’a voulu, et que l’œuvre de la croix a rendu possible ? Lire aussi Psaume 18.2 ; Rom.6.22, 7.24-8.4.
  • Quels sont les deux services sacerdotaux du Christ, l’un étant accompli pour tous, l’autre étant actuel pour nous, sur la terre ?
Le diable a la capacité de conduire à la mort, d’enchaîner les hommes en agissant sur leurs convoitises… (Comparer Gen.3.1-7 avec 1 Jean 2.15-17) Et c’est ici que nous comprenons la délivrance… Rom.7.24-25). Ainsi le Verbe, la Parole, est devenu homme, étant rendu semblable à nous, à part le péché 2 Cor.5.21 ; 1 Pier.2.22 ; 1 Jean 3.5). Mystère ? Folie ? 1 Cor.1.17-25 Tel est le plan du Créateur… Et c'est un plan d'amour !
Jusque là, le sujet est circonscrit aux faits reconnus, la venue du Messie, son sacrifice et la gloire (Héb.2.9). Le lecteur est maintenant appelé à y regarder de plus près, à pénétrer le sens de ce qu’il lit, afin d’en tirer les conséquences pour lui-même. Et le lecteur Hébreux aura à comparer l’enseignement de la loi avec la pleine révélation venue "en" et "par" Jésus-Christ. Lire Deut.18.18-19, Joël 2.28, Gal.3.22-4.7.

 
3    1 Aussi, frères saints qui avez part à un appel céleste, considérez l’apôtre et le grand prêtre que nous reconnaissons publiquement, Jésus, 2 qui a été fidèle à celui qui l'a établi, de même que Moïse l'a été dans toute sa maison. 3 En fait, il a été jugé digne d'une gloire plus grande que celle de Moïse, dans la mesure où celui qui bâtit une maison a plus d'honneur que la maison elle-même. 4 Toute maison, en effet, est bâtie par quelqu'un ; or celui qui a tout bâti, c'est Dieu. 5 Pour ce qui est de Moïse, il a été digne de confiance dans toute sa maison comme serviteur, pour rendre témoignage à ce qui allait être dit. 6 Mais le Christ l'est comme Fils, sur sa maison. Or sa maison, c'est nous, si nous conservons l'assurance et l'espérance dont nous nous prévalons.
  • La situation de l’Israélite qui devient chrétien est telle qu’il passe d’une situation à une autre, de l’enseignement de Moïse à celui de l’Evangile. Le premier annonçant le second. Lire notamment Gal.3.22 à 4.7.
  • Qu’est, aujourd’hui la Maison de Christ ? Lire : Éph.2.19 1 Tim.3:15 1 Pier.2:5.
  • En lisant 2 Tim.2.20, que pouvons-nous dire de cette maison aujourd’hui ? Voir aussi quelques paraboles du Royaume : Mat.13.24-33.
  • Que comprendre de la restriction du verset 6 ? Comp. Héb.3.14, 6.11, 12.1
Ainsi, une personne pourrait fréquenter l’une ou l’autre réunion chrétienne, l’un ou l’autre service religieux, et ne pas s’être engagé vraiment dans le chemin de la foi.

 

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Hébreux 3:7 Marcher avec foi


 

3.7-19  Marcher avec foi
 
Rien de négatif dans ce que nous lisons ici, pas l’ombre d’un jugement ou même d’une répréhension ! Rien qu’une attention affectueuse sur celui qui pourrait ne pas avoir « saisi la vie », cette joie abondante que le Seigneur veut apporter à toux… Un tel homme a fait quelques pas dans la bonne direction, mais pourrait manquer de détermination, manquer d’attachement au repos promis, et s’arrêter en chemin…
 
Pour illustrer le propos, l’histoire de la traversée du désert est évoquée. La leçon de ces quarante ans au désert est en soi fort parlante ! Quarante ans, au lieu des deux semaines nécessaires pour passer d’Égypte en Canaan ! Et des années à maugréer… Une nouvelle génération va paraître, c’est naturel, et ceux là accompagnent les fidèles, à l’exemple de Josué et Caleb, qui ont cru en la promesse de Dieu et qui passent en Canaan pour jouir du pays ruisselant de lait et de miel…. Pourquoi alors hésiter à s’engager dans le chemin tracé par Dieu pour chacun ?

 
7 Aussi, comme dit l'Esprit saint : "Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, 8 ne vous obstinez pas, comme lors de la révolte, au jour de l'épreuve dans le désert, 9 où vos pères me provoquèrent dans une épreuve et ils virent mes œuvres pendant quarante ans. 10 C'est pourquoi je fus indigné contre cette génération et je dis : Leur cœur s'égare toujours, et ils ne connaissent pas mes voies. 11 J’ai donc juré dans ma colère : En aucun cas ils n'entreront dans mon repos !" [Psaume 95:7-11] 12 Prenez donc garde, frères, que personne parmi vous n'ait un cœur mauvais qui manque de foi et s'éloigne du Dieu vivant. 13 Au contraire, encouragez-vous mutuellement chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire « Aujourd'hui », pour qu'aucun de vous ne s'obstine à cause de l'attrait trompeur du péché. 14 Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous restons fermement attachés, jusqu'à la fin, à la réalité du commencement, 15 pendant qu'il est dit : "Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, ne vous obstinez pas, comme lors de la révolte." 16 Qui, en effet, provoqua l'amertume après avoir entendu ? N'est-ce pas tous ceux qui étaient sortis d'Egypte sous la conduite de Moïse ? 17 Et contre qui fut-il indigné quarante ans durant ? N'est-ce pas contre ceux qui péchèrent et dont les cadavres tombèrent dans le désert ? 18 Et à qui jura-t-il qu'ils n'entreraient pas dans son repos ? N'est-ce pas à ceux qui avaient refusé d'obéir ? 19 Nous voyons bien qu'ils ne purent entrer à cause de leur incrédulité.
  • Quel est le danger évoqué dans ce passage ? Comp. Mal.1:2, 3:14. Et quelle part perdrait un homme qui s’écarterait du chemin ?
  • Quelle est la perte finale ? Le repos, la fin du travail de Dieu (Gen.2:3, Héb.4:4), c’est la paix, la quiétude pour le racheté. Comp. Mat.11:28-29 ; 2 Thes.1:7. Voir aussi Jean 5:17.
  • Dans ce passage, à quoi sont exhortés les chrétiens ? Et comment sont qualifiés ceux qui marchent en ayant foi ? Verset 14.
  • Qu’est-il dit de ceux qui ne marchèrent pas dans la foi ? Notons que foi et obéissance sont plus d’une fois associés (Jean 3:36)
Des Israélites qui n’eurent pas foi dans la parole de Moïse, et ne se rendirent pas au témoignage de Josué et Caleb touchant le pays promis. Ceux-là marchèrent bien dans le désert, et pendant des années, et des décades pour certains… Mais ils n’attinrent pas le but ! Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas cru Dieu !
 
Mais par contre, quelle marche que celle de la foi ! Des compagnons, des personnes qui marchent ensemble… Et si nous sommes découragés, il est là pour nous fortifier, nous redonner la joie que nous avions perdue. Pensons aux disciples qui s’en allaient, découragés, vers leur village d’Emmaüs, et auxquels se joint Jésus ressuscité ! Luc 23:13-34. Et pensons à ce que le Seigneur fit auprès d’eux, et ce qui leur donna de la joie : Il leur "ouvrait les Ecritures".

 

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Hébreux 4:1 Tenir ferme !


 

4.1-10  Entrer dans le repos de Dieu
 
L’avertissement du Psaume 95, cité plus haut, est rappelé encore, tellement il est important ! Important, il l’était pour les Israélites qui en avaient fait un cantique des siècles après la traversée du désert ; important dans notre temps, étant rappelé dans cette épître. Et ceci en ajoutant que le temps au cours duquel la grâce est proposée a une limite… comme ce temps est limité pour tout homme !

 
4    1 Craignons donc, tant que subsiste la promesse d'entrer dans son repos, que l'un de vous ne semble l'avoir manquée. 2 Car la bonne nouvelle nous a été annoncée tout aussi bien qu'à eux. Mais la parole qu'ils ont entendue ne leur a servi de rien, car ils n'étaient pas unis par la foi à ceux qui l'ont entendue. 3 En effet, nous qui sommes venus à la foi, nous entrons dans le repos dont il a dit : "J'ai donc juré dans ma colère : En aucun cas ils n'entreront dans mon repos !" Ses œuvres étaient cependant faites depuis la fondation du monde ; 4 en effet, il a dit quelque part, à propos du septième jour : "Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour." [Genèse 2:2] 5 Et encore dans ce passage : "En aucun cas ils n'entreront dans mon repos !" 6 Ainsi, puisqu'il est réservé à certains d'y entrer, et que ceux qui avaient reçu les premiers cette bonne nouvelle n'y entrèrent pas, à cause de leur refus d'obéir, 7 il institue encore un jour – « aujourd'hui » – en disant bien longtemps après, par David, comme il a été dit plus haut : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, ne vous obstinez pas.
 
8 En effet, si Josué leur avait donné le repos, il n'aurait pas, après, parlé d'un autre jour. 9 Il reste donc un repos sabbatique pour le peuple de Dieu. 10 Car celui qui est entré dans son repos se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes.
  • Que pouvons-nous penser des Israélites qui ne voulurent pas croire en la promesse de Dieu, l’entrée dans le pays de Canaan ? Et celui qui hésite aujourd’hui devant le message de la grâce ?
  • Mettant en relation Jean 5:17 et le repos de Dieu, au septième jour (Gen 2:1-3), comment pouvons-nous comprendre ce « repos de Dieu » ? Voir aussi Sophonie 3:17.
  • Et qu’est-ce, pour un homme, « entrer dans le repos de Dieu » ? Lire Matt.11:28-29. Et également Apoc.21:1-5.
Josué avait bien introduit le peuple dans le pays de Canaan, et il est parlé là d’un repos (Josué 1:13) ; mais ce repos là, après les années au désert, n’est qu’un reflet du véritable repos dans lequel les rachetés devaient être introduits. Et ce repos d’Israël, comme peuple, est encore à venir. Voir Romains 11.

 
4.11-13  Rien d'échappe au regard de Dieu
 
Ceci étant dit, une conclusion s’impose… Et il est question pour celui qui hésiterait, de prendre cette question au sérieux, et de se hâter… Matt.5.25.

 
11 Empressons-nous donc d'entrer dans ce repos-là, pour que personne ne tombe de la même manière, en refusant d'obéir. 12 Car la parole de Dieu est vivante, agissante, plus acérée qu'aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur. 13 Il n'est pas de création qui échappe à son regard : tout est mis à nu et offert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.
  • Qui donc a des comptes à rendre à Dieu ? Lire Rom.3:10 ; 14:12, mais aussi Matt.9:13
  • Qui peut échapper au regard de Dieu ? Lisons cette parabole qui apportait dans des temps reculés cette même sagesse : Gen.3:8, Gen.4:9…. Et lire aussi : Jean 1:45-50.
  • La Parole de Dieu… Lire Psaumes 7:9, 26:2, 139:23 ; Job 42:1-6 et encore Jérémie 15:16 et Act.2:25-28.
Nous le lisons, il y a une grande joie auprès de Dieu, dans la connaissance de son plan pour l’homme, mais seulement en entrant pratiquement dans le chemin proposé (Jean 13:17) Et nous lisons aussi l’urgence d’obéir, car nul ne sait le temps qu’il lui reste pour décider de sa vie… et de sa part dans l’éternité. Et, pour ceux qui doutent, il faut qu’ils sachent que ce qui réjouit le cœur de Dieu, c’est qu’un homme choisisse la vie ! Lire Luc 15, et notamment la fin du chapitre… Et aussi 1 Tim.2:1-6 comme Ézéchiel 18:23.

 
4.14-16  Tenons ferme !
 
A deux occasions déjà dans le cours de l’épître, le service sacerdotal du Christ a été cité. La première fois en tant que Celui qui a accompli par son sacrifice l'expiation des péchés du peuple (Héb.2:17), et la seconde fois en tant que chef sur une nouvelle maison spirituelle qu’il a fondé lui-même (Héb.3:1). Lire aussi Rom.8:29, Jean 10:1-3,16. C’est sur cette réalité que l’auteur son appel.
 
Notons le sens des mots. L’expression « les cieux » vient d’un concept qui utilise le mot « ciel » sous trois acceptions. Partant du ciel que nous voyons, lieu du soleil et des étoiles, la conception hébraïque voit un deuxième ciel, au-delà de notre monde, le lieu des anges, et du « chef de l’autorité de l’air » (voir Eph.2:2, Apoc.12:7-8). Enfin, il y a le troisième ciel, le Paradis de Dieu, comme nous lisons en 2 Cor.12:1-4.

 
14 Puisque nous avons un grand prêtre qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, restons attachés à ce que nous reconnaissons publiquement. 15 Car nous n'avons pas un grand prêtre insensible à nos faiblesses; il a été soumis, sans péché, à des épreuves en tous points semblables. 16 Approchons- nous donc avec assurance du trône de la grâce, pour obtenir compassion et trouver grâce, en vue d'un secours opportun.
  • Qu’évoque cette parole disant que le Fils de Dieu a traversé les cieux ? Lire Prov.30:4, Jean 3:10-16, Eph 4:8-10.
  • Soumis à des épreuves comme homme. Lisons Mat.4:1-11, mais aussi Ésaïe 53:4 et Matt.8:17.
  • Qu’évoque pour nous ce fait d’aller à Dieu avec assurance ?
Ainsi, pas de misérabilisme, pas d’autoflagellation, mais la confiance en Christ qui a parcouru une vie d’homme et, de façon tout à fait concrète, atteste ainsi savoir ce qu’est la vie sur la terre. Pour le croyant, c’est un chemin à frayer, à parcourir en prenant Dieu au mot, en quelque sorte. Avancer dans la foi chrétienne ne passe pas par l’accumulation de connaissances, mais plutôt l’accumulation des expériences de foi…
 
Appelant encore une fois à rester fermement attachés à Christ, l’auteur de l’épître développe alors ce grand sujet : le service sacerdotal de Christ.

 

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25/11/2011

Hébreux 5:1 La Nouvelle Alliance


 

  LA NOUVELLE ALLIANCE

 
Des pages extrêmement importantes sont devant nous. Pour un chrétien d’origine juive, comme pour tous, elles montrent la différence entre la Première Alliance et la Nouvelle, et aussi comment la Première annonçait la Nouvelle. Et nous trouvons là un des objectifs de l’auteur, montrer ce qu'est la Nouvelle Alliance annoncée par les Prophètes (Jér.31:31) et venue par Jésus-Christ.
 
Manifestement, en ayant suscité l’écriture de l’épître, le propos divin était de préparer les croyants juifs à ces jours où le Temple serait détruit, et les sacrifices ne pourraient plus être offerts. Ce que l’auteur lui-même ne pouvait savoir…

 
Présentation de l'Alliance
 
5.1-11  Les termes de l'Alliance
 
Les chrétiens juifs étaient bien au clair quant au service sacerdotal institué dès la traversée du désert. Des sacrifices pour le péché doivent être offerts, gestes par lesquels l’homme reconnaît ses fautes, et à la suite de quoi le pardon lui est confirmé. Comment considérer maintenant le Christ ? Vu qu’Il s’est présenté lui-même en sacrifice pour le péché, accomplissant la parole du Livre d’Ésaïe 53:4-5.

 
5    1 En effet, tout grand prêtre, pris parmi les humains, est institué pour les humains dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. 2 Il peut avoir de la compréhension pour les ignorants et les égarés, puisque lui-même est sujet à la faiblesse. 3 Et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir, pour lui- même aussi bien que pour le peuple, des sacrifices pour les péchés. 4 Or personne ne s'attribue à soi- même cet honneur; on y est appelé par Dieu, comme Aaron lui-même.
 
5 De même, le Christ ne s'est pas octroyé à lui- même la gloire de devenir grand prêtre ; il l'a reçue de celui qui lui a dit : "Tu es mon fils, c'est moi qui t'ai engendré aujourd’hui" [Psaume 2:7] ; 6 tout comme il dit encore ailleurs : "Tu es prêtre pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek." [Psaume 110:4] 7 Aux jours de sa chair il a offert, à grands cris et dans les larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé en raison de sa piété. 8 Tout Fils qu'il était, il a appris l'obéissance par ce qu'il a souffert. 9 Une fois porté à son accomplissement, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel, 10 Dieu l'ayant déclaré grand prêtre selon l'ordre de Melchisédek. 11 A ce sujet, nous avons beaucoup à dire, et des choses difficiles à expliquer, d'autant que vous êtes devenus lents à comprendre.
  • Pourquoi le Grand Prêtre devait-il aussi offrir pour lui-même des sacrifices pour le péché ?
  • Le service sacerdotal du Messie était-il annoncé dans la Bible ?
  • A propos de Melchisedek, lisons Genèse 14:18-20 et Psaume 110. Dans ce Psaume, nous voyons la désignation du sacrificateur au service d’un peuple "de franche volonté". Il n’a de sacrifice pour le péché à offrir ni pour le peuple, ni pour lui-même, et préfigure ainsi le service sacerdotal de Christ, lequel à été le vrai sacrifice pour le péché, offert une fois pour tous. (Ésaïe 53:4-5, 1 Pier.2:24)
  • Pourquoi n’y a-t-il plus de sacrifice pour le péché aujourd’hui ? Quel est le chemin pour celui qui a fauté aujourd’hui ? Lire 1 Jean 2:1-2.
Il a appris l’obéissance… Une parole insondable ! Christ, le Fils de Dieu, a appris l’obéissance en ayant pris sa place d’homme, et, comme homme, en étant éprouvé, ayant connu la douleur de cette obéissance jusqu’à la mort. Lire Psaume 40:8-13
Comme homme, il sait ce qu’est d’obéir, et étant celui qui a obéi parfaitement, il a reçu de plein droit le service sacerdotal.

 

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Hébreux 5:12 Etre attentif !


 

5.12-6.8   Appel à être attentif
 
Il se trouve un obstacle pour poursuivre en détail l’exposé de cette question ! C’est l’état même des croyants auxquels cette parole est adressée. Quant à la foi, beaucoup demeurent au niveau de l’enfance, alors que nous sommes appelés à pénétrer davantage dans ce à quoi nous sommes appelés par Dieu. Lire 2 Pier.2:10-21.

 
12 Alors que vous devriez, depuis le temps, être des docteurs, vous avez de nouveau besoin qu'on vous enseigne les premiers éléments des paroles de Dieu : vous en êtes venus à avoir besoin, non pas de nourriture solide, mais de lait. 13 Or quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice : c'est un tout-petit. 14 Mais la nourriture solide est pour les adultes, pour ceux qui, par l'usage, ont le sens exercé au discernement du bien et du mal.
  • Quel est le reproche fait dans ce passage ? Et qu’en est-il aujourd’hui ? Etait-ce seulement le cas des chrétiens hébreux ? Etait-ce seulement le cas de chrétiens de cette époque là ? 2 Pier.1:10, 1 Pier.5:10, 1 Jean 2:24, Jude 1-3.
  • Qu’est-ce qu’avoir l’expérience de la parole de la justice ? Comp. Psaume 119.123, Prov.8:8. Nous trouvons la réponse à cette question en Rom.3:20-28.
  • Devenir des adultes dans la foi ! Lire 1 Jean 2:12-14, Col.1:9-20, Eph.4:10-16.
C’est ici une mise en garde sérieuse ! Si nous ne veillons pas, si nous ne nous fortifions pas, nous pourrions vaciller quant à la foi. Comp. 2 Thess.2:1-2, Gal.3:1, 5:1-9. D'autant plus que se lèvent des docteurs qui se détournent de l'enseignement des apôtres. 2 Tim.4:3.
Il faut avancer ! Ne pas rester à des questions de base, ni quant au sens des pratiques rituelles de la loi de Moïse, ni quant aux enseignements fondamentaux du message chrétien.

 
6    1 Aussi, laissant le commencement de la parole du Christ, tendons vers l'accomplissement, sans poser de nouveau les fondations : la repentance et l’abandon des œuvres mortes, la foi en Dieu, 2 les enseignements sur les ablutions rituelles et l’imposition des mains, la résurrection des morts et le jugement éternel. 3 C'est ce que nous allons faire, si Dieu le permet.
  • Parmi les points cités comme fondamentaux, sur lesquels il ne devrait pas être utile de revenir, quels sont les points qui ne sont pas spécifiques à la loi de Moïse ?
  • Se repentir sans abandonner les pratiques dont on se repent (les œuvres mortes) est-il un vrai repentir ? Comp. Rom.8:13, Gal.5:19, Eph.5:11, Héb.9:14 et 10:2.
  • Qu’en serait-il s'il n’y avait pas de résurrection ? Lire 1 Cor.15:13-20.
Ainsi, l’auteur de l’épître poursuit son exposé afin que les auditeurs et les lecteurs de l’épître puissent dépasser cette connaissance élémentaire. Et il ajoute : Si le Seigneur le permet ! Car rien ne peut se faire valablement sans qu’Il ne dirige… Et il le fait avec attention car il pressent que certains sont en danger de faire marche arrière…

 
4 Quant à ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste et ont eu part à l'Esprit saint, 5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du monde à venir 6 et qui sont tombés, il est impossible de les amener à une nouvelle repentance. Car, pour leur propre compte, ils crucifient à nouveau le Fils de Dieu et le déshonorent publiquement. 7 En effet, lorsqu'une terre abreuvée de pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui elle est cultivée, elle a part à la bénédiction de Dieu. 8 Mais si elle produit des épines et des chardons, elle s'avère sans valeur; elle est en passe d'être maudite, et elle finit par être brûlée.
  • Participer à la vie chrétienne, et marcher en arrière ! Lisons Luc 8:5-15, et particulièrement le verset 13. Lire 2 Pier.2:20-22.
  • Marcher en arrière, après avoir confessé la foi, à quoi cela revient-il ? Lire aussi Matt.10:32, Rom.10:9.
La situation dépeinte ici atteste d’une certaine expérience de la foi. Et la parole de Dieu a été "goûtée"…(vers.5) Mais, ce fut comme la manne du désert. Au début de la route, elle avait le goût d’un "gâteau au miel" (Exode 16:31), mais au bout du chemin, pour certains, elle était devenue un "pain misérable" (Nombre 21:5)…

 

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Hébreux 6:9 L'héritage des hommes de foi


 

6.9-20  L’héritage des hommes de foi
 
Mais tel n’est pas le cas général ! Aussi le texte se poursuit par une parole apaisante, car les fruits de la vraie foi sont manifestes parmi eux.

 
9 Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous sommes persuadés que quelque chose de meilleur vous attend, à savoir le salut. 10 En effet, Dieu n'est pas injuste pour oublier votre œuvre, ni l'amour que vous avez montré pour son nom en vous mettant au service des saints et en continuant à les servir. 11 Mais nous désirons que chacun de vous montre jusqu'à la fin le même empressement en vue d'une pleine espérance, 12 pour que vous ne soyez pas nonchalants, mais que vous imitiez ceux qui, par la foi et la patience, reçoivent l'héritage promis.
  • Quels sont les trois valeurs essentielles que nous trouvons ici, exprimant qu’il y a une véritable vie parmi ces chrétiens ? Lire aussi : 1 Cor.13:13, Eph.1:15-18, Col.1:3-5, 1 Thes.1:2-4.
  • Quel est le chemin pour recevoir l’héritage promis ? Mat.25:34, Act.20:32, Rom.8:17, Eph.1:11-14, Col.3:24, 1 Pier.1:3-4, Apoc.21:7.
Ainsi, nous avons à être affermis quant à notre position en Christ, dans la perspective d’une vie pratique, effective, qui soit à la gloire de Dieu. Et cette pratique illustre la foi (Jac.2:18, 3:13) qui conduit à l’héritage promis !
Avant de reprendre le cours de l’exposé, le service sacerdotal selon l’ordre de Melchisédek, l’auteur revient à Abraham, un homme de foi réellement emblématique, lequel eût affaire à Melchisédek… Abraham a marché avec patience et reçut ce qui lui avait été promis Rom.4:13, Gal.3:18. Un exemple pour tous…

 
13 En effet, comme Dieu, en faisant la promesse à Abraham, ne pouvait jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, 14 en disant : "A coup sûr, je te comblerai de bénédictions et je te multiplierai." [Genèse 22:17] 15 C'est ainsi qu'après s'être montré patient Abraham obtint ce qui avait été promis. 16 En effet, les humains jurent par ce qui est plus grand qu'eux, et le serment, en confirment leur parole, met un terme à toute contestation. 17 En ce sens, Dieu, décidé à donner aux héritiers de la promesse une preuve supplémentaire du caractère immuable de ses décisions, intervint par un serment, 18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous ayons un puissant encouragement, nous dont le refuge a été de nous attacher à l'espérance qui nous était proposée. 19 Cette espérance, nous l'avons comme une ancre solide et ferme pour l'âme; elle pénètre au-delà du voile, 20 là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, devenu grand prêtre pour toujours, selon l'ordre de Meichisédek.
  • Pourquoi Dieu a-t-il fait un serment ? Vers.18. Comme Abraham qui reçut le serment de Dieu et marcha…
  • A qui est-il fait, ce serment ? Vers.18 encore. Voir ci-dessus la note concernant les villes de refuge, Héb.2:1-4.
  • Que sont les deux "choses immuables" du vers.18 ? Relire Héb.5:5-6.
  • Où se trouve le "refuge" qui fonde notre espérance, une ancre solide et ferme ? Et qui s’y trouve ? Voir Héb.9:1-12, 10:20)
Comme nous le voyons au v.20, les "deux choses immuables" concernent Jésus. Nous les avons vues au commencement de cette portion de l’épître relative à la Nouvelle Alliance Heb.5:5-6) :
        "Tu es mon fils, c'est moi qui t'ai engendré aujourd’hui"
        "Tu es prêtre pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek".

La première concerne la venue de Christ comme Homme sur la terre, et la seconde, son élévation comme Homme dans le ciel. Par cela nous apprenons que le service sacerdotal institué sous Moïse, était pour un temps et devait être remplacé par un autre service qui lui serait supérieur… (Héb.8:5, 10:1).

 

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Hébreux 7:1 Le service sacerdotal (1/3)


 

Le service sacerdotal

 
"Des choses difficiles à expliquer !" avait souligné l’auteur de l’épître (Héb.5:11). Et nous pouvons bien le comprendre, car les Hébreux étaient fort attachés, et depuis tant de siècles, au service sacerdotal et au Temple de Jérusalem. Ce culte marquait fortement leur identité nationale et ils ne pouvaient oublier ceux des leurs qui allèrent jusqu’à donner leur sang pour le défendre… Pourtant cette réalité d’un autre service sacerdotal est lisible dans leurs propres Ecritures.

 
7.1-10  Un nouveau service sacerdotal
 
Des siècles après Abraham (Genèse 14:18-20). dans ces temps reculés de la composition des Psaumes, le Psalmiste l’avait bien compris, citant Melchisédek et son office de prêtre (Psaume 110). L’auteur de l’épître apporte un commentaire éclairant.

 
7    1 Ce Melchisédek était roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut ; il alla à la rencontre d’Abraham qui revenait de la défaite des rois, et il le bénit ; 2 c'est à lui qu’Abraham donna la dîme de tout. Or, si l'on interprète son nom, il est tout d'abord « roi de justice » ; puis il est aussi roi de Salem, c'est-à-dire « roi de paix ». 3 Il est sans père, sans mère, sans généalogie; il n'a ni commencement de jours, ni fin de vie. Assimilé au Fils de Dieu, il demeure prêtre à perpétuité.
  • Arrêtons-nous sur le nom de Melchisédek, sur sa signification. Vers.2. Lire Ésaïe 9:6-7 ; 32:1,17 et aussi Zacharie 6:12-13. Ainsi comprenons-nous l’expression touchant ce roi de Salem : assimilé (ou rendu semblable) au Fils de Dieu.
Ainsi un homme était à la fois roi et prêtre, son nom était Melchisédek, et il rencontra Abraham. Le Psalmiste avait compris le sens de cette rencontre, et ce que représentait l’homme qui se trouva face à Abraham. Et l’auteur de la lettre aux Hébreux transmet la signification profonde de cette rencontre en rapport ou en contraste avec le service sacerdotal confié à la famille de Lévi (Nombres 1:47-54), et en particulier à Aaron et ses fils (Exode 28), culte établi pour une période dans l’histoire du peuple d’Israël, dans l’attente de la pleine révélation, et pour y préparer les consciences.

 
4 Voyez combien il est grand, celui à qui Abraham, le patriarche, donna même la dîme du butin ! 5 Ceux des fils de Lévi qui reçoivent le sacerdoce ont, d'après la loi, le commandement de prélever la dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères, qui sont pourtant issus des reins d'Abraham. 6 Mais lui, qui ne figure pas dans leur généalogie, il préleva la dîme sur Abraham ! Il bénit celui qui avait reçu les promesses ! 7 Or c'est sans contredit l'inférieur qui est béni par le supérieur. 8 Et tandis qu'ici ce sont des humains mortels qui reçoivent les dîmes, là c'est quelqu'un dont on atteste qu'il est vivant. 9 Enfin Lévi, qui reçoit la dîme, l'a pour ainsi dire payée par Abraham : 10 car il était encore dans les reins de son père quand Melchisédek alla à la rencontre d'Abraham.
  • Comment l’auteur établit-il la supériorité du service sacerdotal illustré par Melchisédek sur le service des Lévites ? Lire Genèse 14:18-20 et Nombres 18:20-24.
Si, sous l’angle historique, cette venue de Melchisédek peut paraître énigmatique, le signe ou le message qu’il nous donne est bien solide : avant même que Dieu n’inaugure un service sacerdotal terrestre, en la famille d’Aaron, il en existe un, parfait, dans le ciel, en la personne de celui que représente Melchisédek, à savoir le Fils de Dieu. Et cela, nous pouvons le comprendre, car qui pouvait être intermédiaire entre Dieu et les hommes de foi avant que le service sacerdotal aaronique ne fût établi ? Et ici, nous voyons la démarche de celui qui illustre le Fils de Dieu (« assimilé au Fils de Dieu », Héb.7:3) : il alla au devant d’Abraham, comme Christ va au devant des hommes, comme Christ vient à notre rencontre !

 
7.11-17  Le nouveau remplace l'ancien
 
Les prophètes avaient annoncé l’établissement d’une nouvelle alliance (Jérémie 31:31, Ézéchiel 16:60), alliance qui se fonde sur les promesses, mais qui est d’une autre nature que l’alliance faite eu Sinaï (Exode 6:4). Ainsi, une situation nouvelle devait intervenir, ainsi qu’aussi Christ l’a rappelé : Mat.9:15-17, 13:52, Marc 2:21-22, Luc 5:36-39.

 
11 Si donc l'accomplissement avait été par le sacerdoce lévitique, – car c'est sur lui que repose la loi donnée au peuple – quel besoin y aurait-il eu encore que se lève un autre prêtre selon l'ordre de Melchisédek, et non pas selon l'ordre d'Aaron ? 12 En effet, lorsque le sacerdoce est changé, il y a nécessairement aussi un changement de loi. 13 Car celui à qui s'appliquent ces paroles appartient à une autre tribu, dont personne n'a été attaché au service de l'autel. 14 En effet, il est notoire que notre Seigneur est issu de Juda, tribu dont Moïse n'a rien dit concernant les prêtres. 15 Cela devient plus évident encore quand se lève, à la ressemblance de Melchisédek, un autre prêtre 16 qui l'est devenu, non par la loi d'un commandement relatif à la chair, mais par la puissance d'une vie indestructible. 17 Car ce témoignage lui est rendu : Tu es prêtre pour toujours selon l'ordre de Melchisédek. [Psaume 110:4]
  • Quelle est l’évidente supériorité du service sacerdotal de Christ sur celui d’Aaron ?
Contrairement à ce qui se passe sur la terre, nous sommes introduits dans une réalité qui dépasse nos limites. Christ qui, comme nous le lirons, est en quelque sorte notre garant devant la justice divine, sera perpétuellement Celui qui illuminera nos vies de la lumière du Dieu inaccessible (Apoc.21:23).

 

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