03/12/2011

Galates 1:1 Epître aux Galates


 

Épitre aux Galates
Si la justice est par la loi,
Christ est donc mort pour rien

Galates 2:21

 
La diffusion de la bonne nouvelle ne pouvait se passer sans difficultés ; le Seigneur ne l’avait pas caché (Marc 13:9-12). L’annonce de l’Évangile bouscule les idées, les croyances, et aussi la fidélité à la Loi elle-même. Il faut dire que l’évolution du judaïsme, depuis le retour d’exil, surtout dans les deux derniers siècles avant notre ère, est telle que l’identité juive fut marquée par des courants religieux forts, axés sur la loi et les coutumes bien plus que sur les appels des prophètes. Ainsi, la foi en Jésus Christ, la gratuité du salut et l’entrée de non-juifs dans les assemblées de chrétiens sont autant de questions difficiles à surmonter pour des Juifs attachés à la Loi et aux coutumes de leur nation. Et pourtant la venue de Jésus, le Messie promis à Israël, était tout autre chose qu’une opposition à la Loi, c’en était de fait l’accomplissement (Matthieu 5:17). Et la mort de Jésus n’est-elle pas la réalisation de la parole des prophètes ? (Ésaïe 53,Zacharie 13:6-7).
 
Bien des Juifs ont reconnu en Jésus le Messie promis, mais il restait pour eux une grande difficulté, à savoir la mise en regard de la pratique des chrétiens d’entre les nations avec la fidélité à la loi et aux coutumes ancestrales de l’autre.
 
Paul en Galatie

Déjà lors de son premier voyage missionnaire, avec Barnabas, Paul parcourut le sud de la province romaine de Galatie, laquelle couvrait une large région au centre de la Turquie actuelle. Ce premier voyage les conduisit notamment à Antioche de Pidisie, Iconium, Lystres et Derbes, toutes villes du sud de la province. (Actes 13:14-14:23). C’était vers l’an 47. De retour à Antioche de Syrie, trois années plus tard, Paul eût affaire à des chrétiens venus de Judée voulant imposer la circoncision aux chrétiens non-juifs (Actes 15:1). La discussion fut telle qu’elle donna lieu à la grande réunion de Jérusalem (Actes 15:6-29), après quoi Paul, avec Silas cette fois, repartit dans le but de visiter les jeunes rassemblements en Asie avant de poursuivre vers la Macédoine. Paul parcourut à nouveau les villes de Galatie qu’il avait visitées, nanti de l’écrit qui conclût la réunion de Jérusalem (Actes 15:23-29,1 Corinthiens 16:1-4). Cette lettre établit clairement que les chrétiens non-juifs ne sont pas soumis aux prescriptions rituelles de la loi de Moïse, avec cependant l’affirmation de ce qui est établi pour l’humanité (Genèse 9:1-7).
 
Après être passé à Jérusalem, Paul se rend à Éphèse et y demeura de nombreux mois (Actes 19). Il semble que ce soit au début de ce séjour que les mauvaises nouvelles de Galatie lui parvinrent. C’est aussi le temps des difficultés à Corinthe… Nous sommes alors en l’an 55, lorsque Paul dût adresser aux Galates cette lettre empressée, voire violente, mais aussi chaleureuse.
 
Les motifs de l’épître

Notre épître évoque les séjours de Paul parmi les Galates, les grandes difficultés que traversèrent ces nouveaux convertis en raison de leur foi, ainsi que leur attachement à celui qui leur avait annoncé la bonne nouvelle de la paix (1:8-11, 3:4, 4:11-19). Mais, malgré les conclusions si claires de la grande réunion de Jérusalem (Actes 15:28-29), des chrétiens d'entre les Juifs enseignaient parmi les chrétiens de Galatie la nécessité pour tous de pratiquer les préceptes rituels de la Loi de Moïse. Paul répond ici avec force à cet enseignement qui est une négation de la grâce (1:6-10). La rédemption est l’acte même de la miséricorde divine, dès les enseignements de la Genèse, et combien souvent les prophètes n’ont-ils pas parlé de la grâce, tandis que nous voyons au Livre des Psaumes tant d’appels à la gratuité de Dieu ! Ceci, tout Israélite aurait dû le savoir. Quelle est alors la place de la Loi, dirions-nous ? Paul, le pharisien zélé dans la pratique de la Loi va l’expliquer.
 
Paul fait ici œuvre de docteur de la Loi pour conduire les croyants à la compréhension de la grâce, partant des fondements de la foi établis avec force dans la Bible hébraïque. Cette tentative d’imposer la loi aux chrétiens d’entre les nations était pour lui un véritable drame, car le rejet des fondements était une véritable destruction du travail de Dieu (1 Corinthiens 3:17).
 
Plan de l'épître

Après les salutations d’usage et la présentation du motif de la lettre (1:1-9), nous pouvons discerner cinq sections dans le développement de l’apôtre :
  • Tout d’abord, un rappel historique de la propre démarche de Paul depuis sa conversion et l’annonce de bonne nouvelle faite aux Galates (1:10-2:14).
  • L’apôtre pose ensuite le principe de la justification d’un homme devant Dieu (2:15-21).
  • Suivent alors des instructions aux Galates, où Paul explicite clairement le don de la promesse d’une part, et le don de la loi de l’autre, ce qui touche à l’essence même de la vocation du peuple d’Israël et au grand fait de l’annonce de l’Évangile aux nations (3:1-4:7).
  • La suite de l’épître constitue un appel pressant à marcher dans le chemin de la liberté, alors que les chrétiens de Galatie sont bouleversés par des enseignements contradictoires (4:8-5:6).
  • Tout étant dit, l’apôtre retrace le commencement de la foi parmi les chrétiens pour les engager à vivre leur foi sans se laisser arrêter (5:7-6:10).
L’épître se termine alors par les salutations, non sans que l’apôtre n’adresse un dernier appel, tant la situation des chrétiens de Galatie est délicate (6:11-18).

 
1:1-9  Introduction

La lettre commence par des salutations conventionnelles, nous trouvons cette même présentation dans la plupart des épîtres, mais ce qui y est exprimé n’est pas du simple formalisme. Paul met en avant son propre ministère, le fait qu’il n’est pas dépendant d’une autorité humaine, mais est engagé devant Dieu. En outre, il souligne bien qu’il n’est pas seul à partager l’inquiétude qui l’engage à écrire, car les informations qui viennent de Galatie émeuvent les frères autour de lui, et ils se montrèrent solidaires de l’appel pressant contenu dans cette lettre.
 
Après cette brève salutation, le motif de la lettre est avancé en des termes qui durent surprendre les chrétiens lorsque la lettre fut lue dans leurs divers rassemblements.

 
1:1-5  Adresse

Comme nous pouvons le constater, le message d’entrée est déjà lourd de sens au regard de ce que l’auteur doit développer. Nous pouvons en apprécier le poids tout au long de l’épître.

1  1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par l'homme, mais par Jésus Christ, et Dieu le Père qui l'a ressuscité d'entre les morts, 2 et tous les frères qui sont avec moi, aux assemblées de Galatie : 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre seigneur Jésus Christ, 4 qui s'est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu'il nous délivrat du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, 5 auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
  • Qu’indique ce fait que l’apôtre souligne d’une part de qui il tient son ministère, à quelle autorité il se réfère, et d’autre part associe à son message tous les frères qui sont avec lui ?
  • Que peut signifier cette expression : "arrachés du présente siècle mauvais" ? Les chrétiens ont-ils à se retirer du monde ? Jean 17:15-16, Romains 12:2, 1 Corinthiens 2:6-8, 3:18, 2 Corinthiens 4:4, 1 Timothée 6:17, 2 Timothée 4:10, Tite 2:12.
  • Et, parlant de délivrance, précisons ce qui est à la source d’une telle bénédiction. De qui vient cette volonté que les hommes ne soient plus assujettis aux principes de ce siècle ? Hébreux 2:14-15, 1 Timothée 2:4, 1 Jean 2:15-17.
"Arrachés" du présent siècle ! Ce verbe est utilisé au Livre des Actes pour parler de Joseph qui fut arraché ou délivré de toutes ses afflictions qu’il connût dès le jour où il fut vendu par ses frères (Actes 7:10). Il s’agit donc ici d’un réel affranchissement de l’esclavage, sans que cela signifiât quitter le lieu de vie dans lequel nous nous mouvons. Et d’emblée nous lisons que telle est la volonté de Dieu pour tout homme !
 
Combien loin sommes-nous déjà, par ces mots, de l’ambiance religieuse des ordonnances, des rituels, des cérémonies… Nous sommes immergés dans cette perspective biblique de la vie selon Dieu, de la marche avec Dieu, étant rendus libres pour une vie d’adultes dans la foi ! (Genèse 5:22-24, 6:9, 17:1). Et cette réalité vécue par l’apôtre produit en lui la louange à Dieu dans cette doxologie, parole de gloire, qui achève ce bref paragraphe.

 

 
 
 
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02/12/2011

Galates 1:6 Une lettre écrite dans la douleur


 

1:6-9  Motif de la lettre

Etonnement, trouble, perversion… Les mots se suivent avec force, violence même, tant le danger qui guette les chrétiens est grand. Le motif de cette missive est ainsi annoncé… Il y est parlé d’anathème, ce qui est la pire qualification que puisse recevoir une œuvre faite prétendument au nom de Dieu.

6 Je m'étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, 7 qui n'en est pas un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l'évangile du Christ 8 Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu'il soit anathème. 9 Comme nous l'avons déjà dit, maintenant aussi je le dis encore : si quelqu'un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu'il soit anathème.
  • Arrêtons-nous sur ce mot "promptement" en considérant le temps écoulé entre les visites de Paul en Galatie et la nécessité de la présente lettre.
  • Comment est qualifiée cette pression en vue de soumettre les croyants à une loi ? Galates 1:7.
  • Que penser des enseignements complémentaires introduits au cours des siècles dans la chrétienté ? Sur quelle base avons-nous à les apprécier ?
  • Comment doivent être appréciées les personnes qui introduisent de nouvelles doctrines, et des règles légales, outre l’enseignement du commencement ? 1 Jean 2:24.
L’étonnement de Paul ! En effet, ce sont des chrétiens responsables de tout premier plan, des "colonnes" (Galates 2:9), qui se sont penchés sur cette question de la pratique du judaïsme quelques années auparavant, et une lettre fut écrite exposant leurs conclusions (Actes 15:23-29). Pour les personnes instruites dans les enseignements de la Bible, ce qui est requis de tous les hommes devait être bien connu. Ces bases sont appelées par les Juifs aujourd’hui "les lois noahides", le nom étant dû au fait que ces lois sont consignées dans l’histoire de Noé (Genèse 9) au livre des commencements. Ces chapitres de la Genèse expriment en effet en forme de paraboles ce que le Créateur a établi comme règles pour l’humanité.
 
La question était extrêmement grave, car si, comme la suite de l’épître le montre, les enseignements de la Bible conduisent à la conclusion que la réconciliation avec Dieu est un acte de grâce dont bénéficient ceux qui ont foi en Lui, en menant les chrétiens sur le chemin du légalisme ces docteurs annulaient la réalité de la rédemption, et, contredisaient le message des prophètes (Ésaïe 53, 55:1, Jérémie 32:40, Psaumes 23:6, 69:16, 90:17, 109:21). Comme nous pouvons le constater, cette déviation légaliste était bien présente dans le judaïsme au temps de Jésus (Matthieu 15:1-6, 23:23, Marc 7:1-13, 1 Timothée 1:3-4, Tite 1:14), et ce courant s’est relevé sans cesse parmi les chrétiens, bien indépendamment du judaïsme.

 

 
 
 
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Galates 1:10 Le service de l'apôtre


 

1:10-2:14  L’apôtre Paul

Le combat est difficile, car le courant légaliste qui fut à l’origine de la réunion de Jérusalem (Actes 15:1-2) ne désarmait manifestement pas, et il pouvait se prévaloir d’une longue tradition… Alors, Paul doit revenir sur son propre chemin, et ceci avec d’autant plus d’à propos qu’il est lui-même issu du courant pharisien, et a été formé par l’un de ses plus prestigieux docteurs de la Loi de son temps (Actes 22:3, 26:5, Philippiens 3:5)). Telle est la sagesse de Dieu, qui envoie des hommes simples pour annoncer l’Évangile, mais met à part un homme instruit dans la Loi pour que les opposants aient à qui parler.

 
1:10-12  Le service de Paul

Il importe d’établir la question de l’autorité, et de dire à qui le serviteur de Dieu doit rendre des comptes. A qui Paul se réfère-t-il dans son service, dans son enseignement ? Est-il délégué d’une autorité humaine ? Cette question a toute son importance, dès ce temps et jusqu’à nos jours.

10 Car maintenant, est-ce que je m'applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce que je cherche à complaire à des hommes ? Si je complaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ. 11 Or je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été annoncé par moi n'est pas selon l'homme. 12 Car moi, je ne l'ai pas reçu de l'homme non plus, ni appris, mais par la révélation de Jésus Christ.
  • Se trouve-t-il une autorité humaine qui dirigeât Paul ? Et qu’en est-il aujourd’hui en matière d’enseignement du message de l’Évangile ?
  • Comment Paul a-t-il reçu l’Évangile ? L’histoire personnelle de Paul est exceptionnelle, mais elle doit nous parler à nous aussi… Puis-je suivre sans réflexion personnelle un courant religieux ? Romains 14:12, 1 Timothée 4:13, 2 Timothée 1:13-14.
  • Soulignons pour nous-mêmes l’opposition entre deux dispositions d’esprit évoquées dans ce paragraphe. Galates 1:10.
Deux grands thèmes sont donc abordés dans ce paragraphe. D’une part la réception de l’Évangile par Paul, ceci occupera encore les paragraphes qui suivent, et d’autre part la référence majeure de Paul pour sa vie et son service, à savoir ni un courant, ni une institution, mais le Seigneur lui-même.

 

 
 
 
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Galates 1:13 Qui donc est l'apôtre Paul


 

1:13-17  Paul, pharisien devenu chrétien

Paul expose maintenant comment il a reçu l’Évangile. C’était un homme zélé, ne ménageant pas ses efforts pour assurer la pérennité de "la tradition de ses pères". N’a-t-il pas quitté sa ville natale pour recevoir une instruction religieuse de premier plan à Jérusalem (Actes 22:3) ? Et cet enseignement n’a pas été sans fruit, comme nous le lisons. Les choses se sont passées comme elles se sont passées, les croyants de Galatie sont bien au courant, et Paul ne minimise pas les faits (Actes 9:1-2). Mais, comme nous pouvons le lire : "Le cœur de l'homme se propose sa voie, mais l'Éternel dispose ses pas." (Proverbes 16:9). Paul devait traverser une expérience bouleversante qu’il évoquera bien des années plus tard (Actes 9:3-20, 26:12-18).

13 Car vous avez ouï dire quelle a été autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais outre mesure l'assemblée de Dieu et la dévastais, 14 et comment j'avançais dans le judaïsme plus que plusieurs de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères.
15 Mais quand il plut à Dieu, qui m'a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m'a appelé par sa grâce, 16 de révéler son Fils en moi, afin que je l'annonçasse parmi les nations, aussitôt, je ne pris pas conseil de la chair ni du sang, 17 ni ne montai à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je m'en allai en Arabie, et je retournai de nouveau à Damas.
  • Paul attendit-il un mandat quelconque pour rendre compte de sa foi en Jésus Christ ? Actes 9:18-20.
  • Dès la vision du chemin de Damas, Paul comprit son appel particulier, mais partit-il immédiatement, dans l’indépendance, annoncer la bonne nouvelle à travers le monde ? Actes 13:1-3.
Il se passa près de dix années entre la conversion de Paul et son premier voyage missionnaire, mais ceci est autre chose que l’engagement personnel de Paul et le fait qu’il partagea sa foi dès sa conversion sans attendre quelque mandat. Pensons à un autre homme en Décapolis, un non-juif, profondément atteint dans son état physique et mental, qui s’empressa de parcourir sa contrée pour parler de Celui qui l’avait délivré (Marc 5:20).
 
Nous n’avons guère d’information sur le séjour de Paul en Arabie. S’agissait-il d’une sorte de retraite, un temps de méditation volontairement choisi, ou bien était-il en danger alors qu’un complot projetait de le faire mourir ? Toutefois, après un temps dans cette contrée, il revint à Damas avant de se rendre à Jérusalem (Actes 9:23-26).

 
1:18-24  Rencontre avec Pierre et Jacques

Trois années s’étant passées, Paul voit son chemin d’aller à Jérusalem. Ce n’est qu’alors qu’il rencontra Pierre et Jacques. Ceux-ci n’étaient pas avertis de la conversion de Paul, il fallut l’intervention d’un homme de cœur, Barnabas, pour que le lien soit établi entre ces hommes (Actes 9:27).

18 Puis, trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai chez lui quinze jours ; 19 et je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur. 20 Or dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.
21 Ensuite j'allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. 22 Or j'étais inconnu de visage aux assemblées de la Judée qui sont en Christ, 23 mais seulement elles entendaient dire : Celui qui nous persécutait autrefois, annonce maintenant la foi qu'il détruisait jadis ; 24 et elles glorifiaient Dieu à cause de moi.
  • Pourquoi Paul part-il dans sa région natale ? Actes 9:30.
  • Est-il question alors d’une mission particulière proposée par Pierre et Jacques ? Actes 9:26-30.
Paul est un converti fort en vue, connu à Jérusalem, mais il ne se cache pas. Mais fallait-il que la colère des notables de Jérusalem contre " la voie" (Actes 9:2) se réveille à nouveau ? Ce paraît être une disposition sage par laquelle Paul fut envoyé dans sa ville natale. Et nous pouvons lire que Paul ne s’est pas tenu dans le silence, communiquant sa foi à Tarse et dans toute la région (Galates 1:21, Actes 9:30).

 

 
 
 
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Galates 2:1 La grande réunion de Jérusalem


 

2:1-5  La grande réunion de Jérusalem

Le propos de Paul étant seulement d’établir les liens qu’il entretint avec les conducteurs de l’assemblée à Jérusalem, il passe sur son premier voyage missionnaire (Actes 13:4-14:28) pour évoquer la réunion de Jérusalem touchant ces questions qui perturbent les Galates.

2  1 Ensuite, au bout de quatorze ans, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, prenant aussi Tite avec moi. 2 Or j'y montai selon une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les nations, mais, dans le particulier, à ceux qui étaient considérés, de peur qu'en quelque manière je ne courusse ou n'eusse couru en vain, 3 cependant même Tite qui était avec moi, quoiqu'il fût Grec, ne fut pas contraint à être circoncis. 4 Cela, à cause des faux frères, furtivement introduits, qui s'étaient insinués pour épier la liberté que nous avons dans le christ Jésus, afin de nous réduire à la servitude ; 5 auxquels nous n'avons pas cédé par soumission, non pas même un moment, afin que la vérité de l'évangile demeurât avec vous.
  • Que veut dire Paul en parlant de "révélation" ? Galates 2:2, Actes 15:2.
  • Comment se présentaient les hommes qui perturbaient les assemblées au point de provoquer la réunion de Jérusalem ? Et que sont-ils en réalité ? Galates 2:4, Actes 15:1, 1 Corinthiens 3:17.
Cet exposé complète de fait celui du Livre des Actes. Nous y voyons le cheminement d’esprit de Paul qui, bien loin de chercher les débats, fait face à la nécessité d’aller à Jérusalem pour cette question. Il n’est pas soumis aux hommes, si influents pussent-ils être, mais avance avec sagesse suivant ses propres convictions formées dans la présence de Dieu.

 
2:6-10  Paul et les apôtres

Nous pouvons constater dans cette circonstance que bien des écueils sont évités, ne voyant ici nulle soumission aux apôtres, mais nulle indépendance non plus. Il y a entre ces serviteurs de Dieu une réelle reconnaissance mutuelle. Une parole du Seigneur confirme que tel est le chemin (Marc 9:38-40). Plus tard, Jean écrira un autre enseignement du Seigneur qui établit bien ce que Paul vit quant à lui-même (Jean 15:1-5).

6 Or, de ceux qui étaient considérés comme étant quelque chose..., quels qu'ils aient pu être, cela ne m'importe en rien : Dieu n'a point égard à l'apparence de l'homme..., à moi, certes, ceux qui étaient considérés n'ont rien communiqué de plus ; 7 mais au contraire, ayant vu que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme celui de la circoncision l'a été à Pierre, 8 car celui qui a opéré en Pierre pour l'apostolat de la circoncision a opéré en moi aussi envers les nations, 9 et ayant reconnu la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui étaient considérés comme étant des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions vers les nations, 10 et eux vers la circoncision, voulant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce qu'aussi je me suis appliqué à faire.
  • Pourquoi Paul parle-t-il de ces choses avec tant de force, de violence pouvons-nous dire ? Verset6
  • Quel lien d’amour préconisent les apôtres entre les assemblées de la diaspora et celles de Judée ? Comment Paul s’acquitte-t-il de cette demande ? Romains 15:26, 1 Corinthiens 16:1-4, Actes 24:17
Oui, des hommes s’activent à bouleverser les chrétiens de Galatie. Mais qui sont-ils ? Paul n’a-t-il pas eu l’aval des apôtres et de toute l’assemblée à Jérusalem ? Qui sont-ils, ces hommes qui apportent ces troubles ? Une "main d’association" avait été clairement donnée à Paul et Barnabas, et ils jouissaient donc de la confiance des frères.

 

 
 
 
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Galates 2:11 L'incident d'Antioche


 

2:11-14  L’incident d’Antioche

La manière de faire de Paul est sans faille, et son enseignement fidèle aux conclusions de la réunion de Jérusalem. Les opposants pouvaient-ils se prévaloir d’un comportement ambigu qu’eût Pierre, de passage à Antioche de Syrie ? Absolument pas. Paul n’a pas hésité à reprendre Pierre… Mais nous voyons, en passant, combien est difficile l’abandon de pratiques traditionnelles. Pierre fut le premier à prendre un repas avec des non-juifs ; souvenons-nous de sa vision des animaux purs et impurs, et de sa présence dans la maison de Corneille (Actes 10). A Antioche, il n’éprouve ainsi aucune difficulté, mais survinrent des frères venant de Jérusalem…

11 Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était condamné. 12 Car, avant que quelques-uns fussent venus d'auprès de Jacques, il mangeait avec ceux des nations ; mais quand ceux-là furent venus, il se retira et se sépara lui-même, craignant ceux de la circoncision ; 13 et les autres Juifs aussi usèrent de dissimulation avec lui, de sorte que Barnabas même fut entraîné avec eux par leur dissimulation. 14 Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l'évangile, je dis à Céphas devant tous : Si toi qui es Juif, tu vis comme les nations et non pas comme les Juifs, comment contrains-tu les nations à judaïser ?
  • Quelles sont les deux erreurs faites par Pierre et quelques chrétiens d’entre les Juifs d’Antioche ?
  • Quelle conclusion pouvons-nous tirer pour nous-mêmes ?
Par cet aveu de fermeté se termine l’exposé des rencontres de Paul avec les apôtres, et Pierre en particulier. L’histoire relève d’autres rencontres postérieures, et il faut souligner qu’il n’y eût entre les deux hommes qu’une difficulté de circonstance, mais nulle animosité. Relevons la parole de Pierre pleine de respect et d’affection lorsqu’il écrivit : le "bien-aimé frère Paul" qui écrivit "selon la sagesse qui lui a été donnée" (2 Pierre 3:15).

 

 
 
 
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Galates 2:15 Déclarés "Justes" devant Dieu


 

2:15-21  Déclaré "juste" devant Dieu

Nous entrons ici au cœur du sujet. La question est : Qui peut être déclaré "juste" devant Dieu ? Une question d’importance, car il s’agit de comprendre la pensée du Créateur, et non pas de nous forger une idée qui nous satisfasse… Et dans ce cadre, chacun comprendra l’universalité et l’actualité de la préoccupation. N’est-il pas écrit : "il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ" (2 Corinthiens 5:10).
 
Juifs et non-juifs avaient été saisis par la bonne nouvelle de la grâce telle que Dieu reçoit comme son enfant (Jean 1:12) quiconque a reconnu le jugement de Dieu exercé sur Christ à la croix, lorsqu’il portait "nos péchés en son corps sur le bois" (1 Pierre 2:24), conformément à la parole du prophète : "Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris." (Ésaïe 53:4-5).
 
Sans doute ne pouvons-nous pas nous transporter au milieu de ces jeunes assemblées, mais nous voyons la nature des débats qui les bouleversaient. Des docteurs judaïsants affirmaient comme indispensable que les chrétiens d’entre les nations pratiquassent la Loi de Moïse alors que tel n’était pas l’enseignement qu’ils avaient reçus de Paul. Dans les lignes qui viennent, nous pouvons lire ce qui s’impose à Paul en tant que Juif et docteur de la Loi.

15 Nous qui, de nature, sommes Juifs et non point pécheurs d'entre les nations, 16 sachant néanmoins que l'homme n'est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi : parce que sur le principe des œuvres de loi nulle chair ne sera justifiée.
17 Or si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous-mêmes aussi nous avons été trouvés pécheurs, Christ donc est ministre de péché ? Qu'ainsi n'advienne ! 18 Car si ces mêmes choses que j'ai renversées, je les réédifie, je me constitue transgresseur moi-même. 19 Car moi, par la loi, je suis mort à la loi, afin que je vive à Dieu. 20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; - et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. 21 Je n'annule pas la grâce de Dieu ; car si la justice est par la loi, Christ est donc mort pour rien.
  • Que signifie donc que les juifs ne seraient pas des pécheurs d’entre les nations ? Cela pourrait-il dire que l’homme juif n’est pas pécheur ? Galates 4:8, Romains 3:9-10.
  • Pour un homme sous la Loi de Moïse, donnée de Dieu, y a-t-il une possibilité d’être agréé de Dieu et reçu comme juste ? Galates 2:16, Romains 3:20-31, Marc 10:17-23.
  • Et si l’homme qui croit au sacrifice expiatoire de Jésus n’était pas déclaré juste devant Dieu, que vaudrait alors ce sacrifice ? Et que vaudrait l’enseignement des prophètes ? Galates 2:17, Ésaïe 53:4-5.
  • Que fait un homme qui aurait dans un premier temps cru être juste devant Dieu, par la foi, et qui par la suite déclare qu’il n’en est rien, mais qu’il doit pratiquer la loi pour atteindre la perfection devant Dieu ? Et quelle valeur reconnaît-il alors au sacrifice de la croix ? Galates 2:18,21, Hébreux 3:12-19.
  • Quelle est l’assurance du croyant ? Comment exprime-t-il ici cette nouvelle vie qui l’anime ? Galates 2:19-20, Romains 8:1-3.
  • "Mort à la loi" ! Que veut dire l’apôtre par ces mots si forts ? Est-il libre de vivre sans loi ? Romains 6:15.
L’impossibilité pour l’homme d’atteindre à la sainteté de Dieu, d’acquérir par ses propres efforts le titre de "juste" est une telle évidence pour Paul, en tant que Juif et docteur de la loi, que c’est un acte coupable que d’insinuer une autre pensée parmi les croyants. "Mieux lui vaudrait qu'on lui mît au cou une meule d'âne, et qu'il fût jeté dans la mer, que de scandaliser un de ces petits" (Luc 17:2). C’est au regard des atteintes faites aux croyants et des illusions que le légalisme perpétue que la lettre de Paul aux Galates est si forte, si violente.
 
Le courant légaliste qui militait alors en ce sens, et qui renaît sans cesse, est lui-même un leurre par rapport à l’enseignement de Dieu aux fils d’Israël, il est un détournement grave du sens même de la Loi et des Prophètes, et d’ailleurs les Psaumes, expressions de foi des Israélites, ne cessent d’en appeler aux gratuités de Dieu. Nous y lisons notamment : "Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l'Éternel pour de longs jours" (Psaume 23:6).
  • Comment réagirions-nous si l’on apportait des réserves à notre confiance en l’œuvre de la croix ? Si l’on introduisait des préalables, des conditions pour être pardonnés, des actes cérémoniels nécessaires à nous rassurer devant Dieu ?
L’épître aux Galates ne combat ni la Loi ni les Prophètes, mais bien ce détournement religieux qui s’est produit bien après le retour d’exil de Babylone, dès le deuxième siècle avant notre ère, et qui sévit depuis dans le courant pharisien et ce qui suivit.
 
Ce paragraphe expose ainsi la thèse que Paul développe tout au long de l'épître aux Galates. Il se termine sur une proposition particulièrement forte qui doit être gravée en nos esprits :
 
Si la justice est par la loi, Christ est mort pour rien.

 

 
 
 
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17:00 Publié dans GALATES | Commentaires (0) | Eric

Galates 3:1 Le principe de la foi


 

3:1-4:7  Le principe de la foi

La réalité est clairement exposée. Nul homme ne peut atteindre par ses propres efforts une justice telle qu’il puisse être reçu dans la présence de Dieu, le Dieu trois fois saint (Ésaïe 6:3). Un tel avenir est le don de la miséricorde fondé en justice sur l’œuvre de la croix. Ce don, pour tous les hommes, est reçu par quiconque ne le rejette pas… (Jean 3:16, Romains 3:22, 1 Timothée 2:4).
 
L’apôtre, bien au fait de la foi de ses pères ainsi que des doctrines et des coutumes de son peuple, doit exposer à nouveau le chemin de la réconciliation avec Dieu, car les Galates sont en danger… Paul a un vif souvenir de son passage dans ces villes de Galatie, il semblerait vivre encore ces moments où, ses auditeurs buvant les paroles de la grâce et saisis par la bonne nouvelle en Jésus, se sont détournés des idoles pour s’attacher à Dieu (1 Thessaloniciens 1:9). Ce qu’il venait d’apprendre est que cette bonne nouvelle était mise en doute, et les Galates bouleversés devenaient hésitants, doutant de leur libération et perdant ainsi la joie des commencements.

 
3:1-6  Avertissement

"Insensés, ensorcelés !" Les mots sont extrêmement forts, ce qui nous conduit à penser que le courant judaïsant jouissait d’une large écoute. C’est ici un réel combat que doit mener l’apôtre. Voyons les questions qu’il pose, des paroles incisives mettant les auditeurs face à leur propre vécu, face à leurs hésitations, face à ce commencement tout autre où ils éprouvaient la joie de la bonne nouvelle…

3  1 Ô Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint crucifié ? 2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l'Esprit sur le principe des œuvres de loi, ou de l'ouïe de la foi ? 3 Etes-vous si insensés ? Ayant commencé par l'Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ? 4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c'est en vain ? 5 Celui donc qui vous fournit l'Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, le fait-il sur le principe des œuvres de loi, ou de l'ouïe de la foi, 6 ainsi qu’Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice.
  • A quoi Paul fait-il appel en vue d’amener une saine réflexion et s’opposer aux doctrines légalistes ? Galates 3:4-5.
  • Quelle est la référence biblique majeure à l’appui de la vérité annoncée au commencement ? Galates 3:6, Genèse 15:1-6.
Comment répondre au courant légaliste si ce n’est en se référant aux fondements des relations de Dieu avec l’homme qu’Il a créé ? Et ce fondement, les sages d’Israël l’ont retenu au travers de siècles. Tout est dans l’histoire d’Abraham qui entendit cette parole : "Va, pour toi-même, vers le pays que je te montrerai !" (Genèse 12:1). Abraham a saisi cet appel et reçu les promesses. Ce fut une pure démarche de foi, confirmée d’ailleurs en d’autres phases de son histoire, comme nous le voyons dans l’annonce d’une descendance : "Et il crut l'Éternel, et l’Éternel lui compta cela à justice." (Genèse 15:1-6).

 

 
 
 
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16:00 Publié dans GALATES | Commentaires (0) | Eric

Galates 3:7 Les fils d'Abraham


 

3:7-14  Les fils d’Abraham

La descendance promise, Isaac dans l’histoire d’Abraham, est une descendance spirituelle, ce sont tous ceux qui, comme Abraham, marchent dans la foi en Dieu, ceux qui sont, pour reprendre l’expression de l’apôtre, « sur le principe de la foi". Ce sujet est développé en trois points :
  • La promesse à Abraham déborde explicitement le cadre du peuple d’Israël, car elle concerne toutes les nations.
  • Le don de la Loi n’a pas annulé la promesse, tandis que la Loi ne pouvait conduire les hommes à la perfection. Christ, la semence d’Abraham, a répondu aux exigences de la Loi et fondé la bénédiction promise à Abraham.
Nous voyons ici un réel développement doctrinal fondé sur l’écriture, celle-ci étant pour ainsi dire personnalisée (Galates 3:8, et 4:30) sans qu’il faille voir dans cette forme d’expression autre chose qu’une forme de style.

7 Reconnaissez-le donc : ceux qui sont sur le principe de la foi, ceux-là sont fils d'Abraham. 8 Or l'écriture, voyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de la foi, a d'avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : «En toi toutes les nations seront bénies» [Genèse 12:3]. 9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de la foi sont bénis avec le croyant Abraham.
10 Car tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : «Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire» [Deutéronome 27:26] 11 Or que par la loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : «Le juste vivra de foi» [Habacuc 2:4] 12 Mais la loi n'est pas sur le principe de la foi, mais : «Celui qui aura fait ces choses vivra par elles» [Lévitique 18:5] 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : «Maudit est quiconque est pendu au bois» [Deutéronome 21:23] 14 afin que la bénédiction d'Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, et que nous reçussions par la foi l'Esprit promis.
  • A la lecture de ces lignes, quelle est l’étendue de la promesse faite à Abraham ? Autrement dit, cette promesse du premier livre de la Bible est-elle réservée à un seul peuple ? Galates 3:8, Genèse 12:1-3.
  • Comment Paul peut-il affirmer l’accomplissement de la promesse du don de l’Esprit ? Joël 2:28, Actes 2:17, Psaume 145:21.
  • Pourquoi la malédiction est-elle prononcée sur ceux qui se fondent sur la pratique de la loi pour être agréés de Dieu ? Deutéronome 27:26, Lévitique 18:5, Romains 3:10-20, Marc 10:10-27.
Annonçant le prochain désastre de l’exil à Babylone, Habacuc prononça cette parole essentielle qui devait soutenir les Israélites confrontés au sentiment que tout était perdu pour eux. Il leur disait : "Le juste vivra de foi" (Habacuc 2:4). Et ils auront ainsi à revenir aux origines, à la foi d’Abraham, tandis que les formes de leur culte auront disparues ; et ils y apprendront ou réapprendront sur quoi se fonde leur relation avec l’Éternel. Dans le désert moral de Babylone, comme l’avait annoncé le prophète Osée, Dieu leur parlait au cœur (Osée 2:14). En effet, lorsque toutes les assurances en soi se sont évanouies, alors le regard se tourne vers la seule certitude, et sur cette base, des hommes sont remontés de Babylone à Jérusalem…
 
Mais, comme nous le voyons, cinq siècles plus tard, les assurances en l’homme ont retrouvé une place dans le cœur, et l’homme était à nouveau plus attaché aux règles et aux rituels qu’à la recherche d’une réelle relation avec Dieu. Pour les plus zélés d’entre eux, abandonner leur identité, les convictions et les coutumes léguées par leurs pères était chose difficile. Et pourtant le Messie attendu était venue, et la parole du Livre d’Ésaïe touchant son sacrifice qui leur apportait la paix était accomplie. "Rachetés de la malédiction !", comme nous pouvons lire : "le châtiment de notre paix a été sur lui" (Ésaïe 53:5).

 

 
 
 
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15:00 Publié dans GALATES | Commentaires (0) | Eric

Galates 3:15 La Promesse et le Loi


 

3:15-18  Antériorité de la promesse

Ainsi, sous la loi, bien des choses se sont écroulées, et si des Israélites sont retournés en leur pays au temps de Cyrus le Grand, le Royaume de David n’a pas été restauré. Mais les promesses de Dieu demeurent, car "les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir" (Romains 11:29). Dieu avait parlé à Abraham ; des promesses lui furent faites, mais sur quelle base le furent elles ?

15 Frères, je parle selon l'homme : personne n'annule une alliance qui est confirmée, même celle d'un homme, ni n'y ajoute. 16 Or c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : «et aux semences», comme parlant de plusieurs ; mais comme parlant d'un seul : «et à ta semence» [Genèse 22:18], qui est Christ. 17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n'annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet. 18 Car si l'héritage est sur le principe de loi, il n'est plus sur le principe de promesse ; mais Dieu a fait le don à Abraham par promesse.
  • Les promesses faites à Abraham pouvaient-elles être annulées ? Autrement dit : le don de la Loi par Moïse pouvait-il altérer une promesse faite antérieurement ?
  • Pourquoi Abraham reçut-il une telle promesse ? Et sur quelle base dès lors un homme peut-il entrer dans cette promesse ?
Que conclure ? D’un côté le sentiment de mérite que confère la pratique de la loi, et de l’autre la conviction de la justice acquise pour nous par Christ à la croix ! Et l’apôtre montre ici que la pratique de la loi ne peut amener nul homme à la perfection, ce que nous voyons aussi dans la rencontre de l’homme pieux avec le Seigneur. "Et qui peut être sauvé ? Pour les hommes, cela est impossible, mais non pas pour Dieu ; car toutes choses sont possibles pour Dieu" (Marc 10:26-27). L’impossibilité n’est pas dans la loi, mais dans l’homme lui-même (Lévitique 18:5, Romains 7:12-16, Jacques 2:10).

 
3:19-22  Le rôle de la loi

La question devait venir ! Cette parenthèse eût-elle été omise, les propagateur des doctrines légalistes eussent tôt fait d’apporter des raisonnements en vu d’étayer leur propos. Aussi l’apôtre développe le rôle qu’eût la loi donnée en Sinaï.

19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu'à ce que vînt la semence à laquelle la promesse est faite, ayant été ordonnée par des anges, par la main d'un médiateur. 20 Or un médiateur n'est pas médiateur d'un seul, mais Dieu est un seul. 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Qu'ainsi n'advienne ! Car s'il avait été donné une loi qui eût le pouvoir de faire vivre, la justice serait en réalité sur le principe de la loi. 22 Mais l'écriture a renfermé toutes choses sous le péché, afin que la promesse, sur le principe de la foi en Jésus Christ, fût donnée à ceux qui croient.
  • Les Israélites, ayant reçu la loi quatre cent trente ans après la promesse faite à Abraham, devaient-ils trouver dans la loi le fondement de la promesse ?
  • Le don de la loi était-il un chemin par lequel, en s’y conformant, un homme serait capable d’atteindre la perfection ?
  • Tout homme est pécheur, mais la connaissance de la loi ajoute la notion de transgression. Pourquoi donc y a-t-il une telle disposition ?
  • La loi étant une disposition particulière intervenue après la promesse à Abraham impliquant toutes les nations, à qui s’adresse dès lors le don de la promesse, la bonne nouvelle de l’Évangile ?
Nous le voyons, l’Israélite a eu le privilège du don de la Loi, celle-ci étant faite de préceptes moraux et aussi de règles cérémonielles propres à le préparer à la pleine révélation qui devait venir (Hébreux 1:1-2). Ce don lui apportait la conscience de la pensée de Dieu et le cadre dans lequel il pouvait apprécier s’il méritait ou non les promesses dont il est dépositaire, mettant en évidence ce qui est en l’homme et lui permettant de mesurer la bénédiction promise. Mais celle-ci peut-elle le faire accéder à la justification devant Dieu ? Non, car elle est extérieure à lui-même, lui disant qu’il vivrait s’il la pratiquait (Galates 3:12, Lévitique 18:5). Mais le peut-il ? La question est : "Qu’est-ce qui est en moi ?". Paul développe ailleurs ce sujet si important qui n’est qu’évoqué ici, pour conclure : "Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ?" (Romains 7:24). Et il ajoute tout aussitôt : "Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur" (Romains 7:25). Et en parlant ainsi, il reconnaît le fondement de la promesse faite à Abraham, lorsqu’il entendit cette parole : "en toi seront bénies toutes les familles de la terre" (Genèse 12:3).

 

 
 
 
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