17/06/2013

Marc 13:1-37 Enseignements aux disciples


 

13:1-37  Enseignements aux disciples

 
Cette troisième journée commença par la question de Pierre concernant le figuier desséché et les interventions malintentionnées de responsables religieux. Elle a permis de considérer un tableau de l’état général du peuple, mais aussi la sagesse et la foi qui se rencontrent chez des personnes de milieux sociaux très différents. Ceci introduit en fait divers enseignements à l’adresse des apôtres. C’est ici le soir de ce troisième jour de la semaine de la passion.
 
Cet enseignement comporte trois points :
  • Tout d’abord la vie des apôtres eux-mêmes, ce qu’ils verront de leurs yeux, et ce qu’ils endureront.
  • Ensuite, un événement particulier est signalé sous ce titre : l’abomination de la désolation établie où elle ne pouvait être. Cet événement précède l’avènement du Royaume.
  • Et enfin, par la parabole du figuier, l’exhortation à veiller, à ne pas s’endormir.
C’est une remarque d’un des disciples qui donna occasion de parler de ce que les apôtres connaîtront, de ce que sera leur propre vie de service, comme témoins du Seigneur, avant que l’entretien ne soit élargi à un avenir plus lointain.

 
13:1-2  Le Temple d’Hérode
Matthieu 24:1-2 et Luc 21:5-6

L’agrandissement et l’embellissement du temple n’étaient pas encore achevés, mais l’édifice faisait la fierté des Juifs, étant célébré comme une des sept merveilles du monde. C’est Hérode le Grand qui fit entreprendre l’œuvre, dès l’an 20 avant notre ère, et les travaux se sont poursuivis bien après sa mort. Grandiose, couvert d’or… mais il allait être complètement détruit !

1 Et comme il sortait du temple, un de ses disciples lui dit : Maître, regarde, quelles pierres et quels bâtiments ! 2 Et Jésus, répondant, lui dit : Tu vois ces grands bâtiments ? il ne sera point laissé pierre sur pierre qui ne soit jetée à bas !

En lisant ces lignes nous ne voyons pas qu’il y ait un acte de jugement divin, mais l’annonce d’une réalité à venir. Et en parlant aux disciples le Seigneur vise manifestement à les détacher de cet emblème de leur nation pour les faire venir à des réalités qui feront leur vie dans peu de temps. Quelque trente années plus tard, l’auteur de l’épître aux Hébreux accomplira la même pédagogie. Sans blesser en aucune manière les chrétiens d’entre les Juifs, d’autant plus attachés à la foi de leurs pères qu’ils s’étaient tournés vers le Messie d’Israël, il leur montrera des choses plus excellentes relatives à la Nouvelle Alliance. Peu après l’écriture de cette épître aux Hébreux, en l’an 66, des Juifs se révoltèrent contre la puissance romaine. Cette révolte quatre années plus tard, en l’an 70, se clôtura par la chute de Jérusalem assiégée ; c’est au cours de la mise à sac de la ville que le temple fut détruit.

 
13:3-13  Discours concernant les difficultés à venir
Matthieu 24:3-14 et Luc 21:8-19

L’annonce de cette destruction induit naturellement la question du temps où cela se produira. Le Seigneur répond-il ? Non. Il va introduire les apôtres dans une réflexion les concernant, leur indiquant ce qui va survenir, les conditions dans lesquelles ils auront à vivre et à servir.

3 Et comme il était assis sur la montagne des Oliviers, vis-à-vis du temple, Pierre, et Jacques, et Jean, et André, l'interrogèrent en particulier : 4 Dis-nous quand ces choses auront lieu, et quel sera le signe quand toutes ces choses devront s'accomplir ? 5 Et Jésus, leur répondant, se mit à dire : Prenez garde que personne ne vous séduise ; 6 car plusieurs viendront en mon nom, disant : C'est moi ! et ils en séduiront plusieurs. 7 Et quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent ; mais la fin n'est pas encore. 8 Car nation s'élèvera contre nation, et royaume contre royaume ; et il y aura des tremblements de terre en divers lieux ; et il y aura des famines et des troubles. Ces choses sont des commencements de douleurs. 9 Mais vous, prenez garde à vous-mêmes ; car ils vous livreront aux sanhédrins et aux synagogues ; vous serez battus, et vous serez traduits devant les gouverneurs et les rois à cause de moi, pour leur servir de témoignage. 10 Et il faut que l'évangile soit auparavant prêché dans toutes les nations. 11 Et quand ils vous mèneront pour vous livrer, ne soyez pas à l'avance en souci de ce que vous direz, et ne méditez pas votre discours ; mais tout ce qui vous sera donné en cette heure-là, dites-le ; car ce n'est pas vous qui parlez, mais l'Esprit Saint. 12 Et le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; et les enfants s'élèveront contre leurs parents et les feront mourir ; 13 et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et celui qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
  • Quel est le premier écueil pour les chrétiens ? Cela s’est-il vérifié au cours de l’histoire, et qu’en est-il aujourd’hui ? Vers.5. Actes 20:29, 2 Pierre 2:1, 1 Jean 4:1
  • L’ère chrétienne ! Une nouvelle ère. Est-elle différente des autres périodes de l’histoire ? Vers.8.
  • Pouvons-nous voir dans cette page une amorce d’amélioration du monde par le fait de la foi chrétienne répandue ? Et qu’induit cette remarque touchant le “commencement de douleurs” ? Vers.8.
  • Et qu’en sera-t-il des témoins de Dieu ? Jean 15:20.
Le cours des temps n’est pas annoncé comme une élévation du bien-être moral et spirituel de ce monde. Et même, s’il est parlé d’un commencement de douleurs, n’est-ce pas qu’une douleur plus grande encore doive arriver ? Ceci n’est guère populaire, et l’homme peut être tenté de reproduire ce qui est arrivé dans le passé, disant : "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons !" (Ésaïe 22:13). Ainsi les apôtres et ceux qui marchent sur leurs traces seront fort mal reçus, jusqu’à être haïs à cause du nom de Jésus. Mais il y a une échéance. Et le Seigneur y vient dans son enseignement.

 
13:14-27  Discours sur les temps de la fin
Matthieu 24:15-31 et Luc 21:20-28

"Et quand vous verrez…" Un événement particulier doit encore avoir lieu, lequel précède de peu de jours (vers.20) la venue du Seigneur dans sa gloire pour établir sa puissance (vers.26-27). Ces paroles nous transportent donc dans l’anticipation d’un événement qui n’est pas encore arrivé et qui marque la fin de la période que nous connaissons sur la terre.
 
Le temps évoqué dès le paragraphe précédent ne peut que survenir après la crucifixion, cet événement imminent. Il nous faut lire au Livre de Daniel. Nous y lisons notamment : "Et près les soixante-dix semaines, le Messie sera rétranché et n’aura rien". La suite de cette annonce prophétique évoque des guerres, une situation désolante et aussi la protection de choses abominables… (Daniel 9:24-27).

14 Et quand vous verrez l'abomination de la désolation établie où elle ne doit pas être (que celui qui lit comprenne), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; 15 et que celui qui est sur le toit ne descende pas dans la maison, et n'y entre pas pour emporter quoi que ce soit hors de sa maison ; 16 et que celui qui est aux champs ne retourne pas en arrière pour emporter son vêtement. 17 Mais malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! 18 Et priez que cela n'ait pas lieu en hiver ; 19 car ces jours-là seront une tribulation telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis le commencement de la création que Dieu a créée, jusqu'à maintenant, et qu'il n'y en aura jamais. 20 Et si le Seigneur n'eût abrégé ces jours, nulle chair n'eût été sauvée ; mais à cause des élus qu'il a élus, il a abrégé les jours. 21 Et alors, si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou : Voici, il est là, ne le croyez pas. 22 Car il s'élèvera de faux christs et de faux prophètes ; et ils montreront des signes et des prodiges, pour séduire, si possible, même les élus. 23 Mais vous, soyez sur vos gardes ! voici, je vous ai tout dit à l'avance. 24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera pas sa lumière, 25 et les étoiles du ciel tomberont, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. 26 Et alors ils verront le fils de l'homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire : 27 et alors il enverra ses anges, et il rassemblera ses élus des quatre vents, depuis le bout de la terre jusqu'au bout du ciel.
  • Que peut signifie cette "abomination de la désolation" ? (Daniel 11:31, 12:11). Cette vision de Daniel illustre clairement le Temple de Jérusalem profané. Quel sens général pouvons-nous en dégager ?
  • Quels temps évoquent cette page, notamment dans la nécessité de fuir, et la difficulté accrue pour les femmes enceintes ou en charge de nouveaux-nés ?
  • Que peuvent représenter ici le soleil, la lune, les étoiles et les puissances qui s’écroulent ? Comparer Apocalypse 6:12-17.
  • Qu’en est-il des “élus” ? Pour la question de l’élection, nous devons comprendrequ'il n'est jamais question d’individus, mais de l’ensemble des rachetés, l’élection portant sur ce que Dieu donne à ceux qui le recoivent, ceux qui croient en lui. Elle ne concerne jamais le salut individuel. Éphésiens 1:4, 1 Pierre 1:1-2, 2:9.
L’événement majeur qui détermine cette période annoncée peut être compris par le Livre de Daniel. Dans ce texte, l’abomination qui cause la désolation est de fait une profanation complète de ce qui est saint, et donc l’apostasie. Ceux qui seront témoins de ces choses comprendront, car ils seront témoins de la désolation qui s’ensuivra. La fuite exposée est-elle concrète ? Ou est-elle morale ou spirituelle ? Toujours est-il que lors de ces événements qui seront compris par ceux qui les vivront, il sera temps de savoir vers qui se tourner, car les séducteurs seront plus actifs que jamais.
 
Si ces choses sont annoncées, ce n’est toutefois pas pour que nous spéculions sur l’avenir. Le bouleversement du monde qui est annoncé nous conduit à l’idée que d’une part les fidèles doivent être "le sel de la terre", et que d’autre part la lumière est dans l’ensemble rejetée de ce monde qui plonge vers le néant (2 Pierre 3:7-12). "Or c'est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises" (Jean 3:19). Ainsi, le croyant est averti et appelé à veiller.

 
13:28-37  Parabole du figuier
Matthieu 24:32-51

Cette soirée, début du quatrième jour de la semaine, deux jours avant la pâque, semble s’être prolongée. Marc nous fait connaître la conclusion du Seigneur dans la parabole du figuier. Matthieu apportera encore d’autres enseignements relatifs à cet avenir placé devant les disciples.
 
Après avoir déployé les conditions de vie des disciples de Jésus, en son absence, il était important de leur indiquer comment traverser ces temps, rencontrer les écueils et y résister. Le temps qui s’écoule risquerait de voir faiblir la vigilance (Matthieu 25:5), aussi le thème essentiel est donné : "Veillez !"

28 Mais apprenez du figuier la parabole qu'il vous offre : Quand déjà son rameau est tendre et qu'il pousse des feuilles, vous connaissez que l'été est proche. 29 De même aussi vous, quand vous verrez arriver ces choses, sachez que cela est proche, à la porte. 30 En vérité, je vous dis que cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient arrivées. 31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. 32 Mais quant à ce jour-là, ou à l'heure, personne n'en a connaissance, pas même les anges qui sont dans le ciel, ni même le Fils, mais le Père. 33 Prenez garde, veillez et priez, car vous ne savez pas quand ce temps sera. 34 - C'est comme un homme allant hors du pays, laissant sa maison, et donnant de l'autorité à ses esclaves, et à chacun son ouvrage... ; et il commanda au portier de veiller. 35 Veillez donc ; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin ; 36 de peur qu'arrivant tout à coup, il ne vous trouve dormant. 37 Or ce que je vous dis, à vous, je le dis à tous : Veillez.
  • Comment pouvons-nous lire "cette génération" (Verset 30) ? Marc 8:12,38, 9:19, Psaume 112:2, Matthieu 11:16
  • Y a-t-il une possibilité de supputer la date de la venue du Fils de l’homme dans sa gloire ? Versets 26-27,32.
  • Comparer la parabole des vignerons (Marc 12:1-12). Que dire aujourd’hui de la maison du Seigneur et des dons confiés à chacun ? Matthieu 25:15-30, 1 Corinthiens 12:4-12, Éphésiens 4:7-13.
  • S’endormir en route, ne plus veiller ? Matthieu 13:25, 1 Corinthiens 11:30, 1 Thessaloniciens 5:6
La vie est comme une marche dans la nuit, au cours de laquelle le croyant est appelé à porter la lumière, comme une sentinelle : "Mon âme attend le Seigneur, plus que les sentinelles n'attendent le matin, que les sentinelles n'attendent le matin.» (Psaume 130:6). Mais, la nuit se prolongeant, le danger est de baisser la garde, s’endormir…
 
Judas était-il présent à cette occasion ? Rien ne permet de penser que non, mais ce qu’il médite alors est véritablement dramatique.

 

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17:00 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Marc 14:1-11 Complot et trahison


 

14:1-11  Complot et trahison

 
Nous pourrions dire qu’en ce milieu de semaine, à l’aube de ce quatrième jour de la semaine, l’étau se resserre autour de Jésus, mais certes ce qui est près d’arriver était prévu, annoncé des siècles à l’avance. En effet, si les sacrifices offerts tous les jours au Temple n’étaient chaque fois que l’évocation du seul sacrifice pouvant être agréé de Dieu, celui de l’Agneau dont Dieu s’était pourvu, ainsi que l’affirmait Abraham (Genèse 22:8), depuis l’exil à Babylone les consciences étaient préparées à ce que le Messie connût la souffrance (Ésaïe 52:13-53:12), et le prophète Zacharie n’avait-il pas prononcé ces paroles magnifiques : "Et on lui dira : Quelles sont ces blessures à tes mains ? Et il dira : Celles dont j'ai été blessé dans la maison de mes amis." (Zacharie 13:6). Et il évoqua même le prix de la trahison (Zacharie 11:13).

 
14:1-2  Le complot contre Jésus
Matthieu 26:1-5 et Luc 22:1-2

Quelle jalousie de la part des personnes qui détenaient le pouvoir religieux ! La notoriété de ce charpentier (Marc 6:3), la force de ses paroles (1:22), la puissance de ses actes, et le bonheur avec lequel tant de Juifs allaient l’écouter (12:37) portait ombrage aux détenteurs de l’autorité, à ceux qui s’étaient assis dans la chaire de Moïse (Matthieu 23:2) et se disaient détenteur du magistère… Ainsi, une fois de plus, ils tiennent conseil, mais avec la détermination d’en finir.

14  1 Or, deux jours après, c'était la Pâque et les Pains sans levain. Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient se saisir de lui par ruse, et le faire mourir ; 2 car ils disaient : Non pas pendant la fête, de peur qu'il n'y ait du tumulte parmi le peuple.
  • Qui sont ces gens qui tiennent conseil ? Notons que l’on ne parle ici ni de pharisiens, ni de sadducéens.
  • Pourquoi craignaient-ils davantage le tumulte en raison de la fête?
S’il se trouve parmi les Juifs divers courants religieux, parmi lesquels les hérodiens, les sadducéens et les pharisiens, "le courant le plus exact" (Actes 26:5), l’autorité en titre dans les affaires religieuses était la classe sacerdotale, et notamment les scribes qui enseignaient la Loi. Et ils voyaient leurs ouailles se détourner pour écouter Jésus. Alors ils convinrent de s’en débarasser, mais craignaient de provoquer du trouble. Les Juifs étaient nombreux dans la ville, venus de tout le pays ; car la Pâque, le premier jour des Pains sans levain, était une des trois fêtes de pèlerinage pour lesquelles les Israélites se rendaient spécialement à Jérusalem (Deutéronome 16:16, Luc 2:41, Jean 11:55).

 
14:3-11  La trahison de Judas
Matthieu 26:14-16 et Luc 22:3-6

Marc fait ici un retour en arrière, car s’il doit présenter l’action funeste que commit Judas, il est bon d’en faire connaître l’origine. Cela se passait six jours avant la Pâque (Jean 12:1), le soir du shabbat précédant l’entrée royale de Jésus à Jérusalem.

3 Et comme il était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, et qu'il était à table, une femme vint, ayant un vase d'albâtre plein d'un parfum de nard pur et de grand prix ; et, ayant brisé le vase, elle le répandit sur sa tête. 4 Et quelques-uns étaient là, qui s'indignaient en eux-mêmes et disaient : À quoi bon la perte de ce parfum ? 5 Car ce parfum aurait pu être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; et ils la reprenaient vivement. 6 Mais Jésus dit : Laissez-la ; pourquoi lui donnez-vous du déplaisir ? 7 Elle a fait une bonne œuvre envers moi ; car vous avez toujours les pauvres avec vous, et quand vous voudrez, vous pourrez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m'avez pas toujours. 8 Ce qui était en son pouvoir, elle l'a fait ; elle a anticipé le moment d'oindre mon corps pour ma sépulture. 9 Et en vérité, je vous dis : en quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d'elle.
 
10 Et Judas Iscariote, l'un des douze, s'en alla vers les principaux sacrificateurs pour le leur livrer ; 11 et ceux-ci, l'ayant entendu, s'en réjouirent et promirent de lui donner de l'argent ; et il cherchait comment il le livrerait commodément.
  • Comment expliquer que Marie de Béthanie (Jean 12:3) accomplit ce geste avec tant d’intelligence ? Vers.8.
  • Comparons à cet acte la réaction négative, mais aussi rationnelle, de plusieurs dans l’assistance. Nous pouvons lire l'attitude personnelle de Judas (Jean 12:1-8).
Deux jours avant la Pâque, les choses étaient décidées et une somme d’argent mise de côté pour la remettre à Judas. Celui-ci se trouvait à nouveau au milieu des disciples, auprès du Seigneur, attendant le moment d’accomplir ce à quoi il s’était engagé. Et Jésus, le sachant, n’en dit rien jusqu’au moment de lui donner lui-même l’occasion d’agir (Jean 13:27). N’avait-il pas été dit, lors de la transfiguration, que Moïse et Élie "parlaient de sa mort qu'il allait accomplir à Jérusalem" (Luc 9:31).

 

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16:55 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Marc 14:12-21 Du repas pascal à Gethsémané


 

14:12-15:47  La Passion du Christ

Le cinquième jour se lève, au cours duquel le Seigneur paraîtra encore à Jérusalem. Peut-être est-ce au cours de ce jour que des Grecs montés à la fête demandèrent à le voir, et qu’aussi une voix se fin entendre du ciel : "Et je l'ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau." (Jean 12:28). En ces circonstances, des paroles furent prononcées par des personnes de la foule, exprimant le doute. Et ceci conduisit le Seigneur à rappeler un passage d’Ésaïe, pleurant sur cet aveuglement (Ésaïe 6:9-10). Ces passages de l’évangile selon Jean (12:20-50) paraissent bien terminer le ministère public de Jésus.
 
Le soir de cette journée, dès le repas de la pâque qu’ils prirent ensemble dans une maison de Jérusalem, vint un temps privilégié de communications particulières aux douze, et bien vite aux onze. Et ensuit, pour Jésus, la solitude devant ceux qui voulaient qu’il fût mis à mort.

 
14:12-42  Du repas pascal au jardin de Gethsémané

 
Marc présente quelques faits seulement, comme pour que nous fixions les actes en mémoire, laissant l’enseignement à d’autres. Au temps où Marc écrit cet évangile, les apôtres communiquaient la doctrine, ce qui fonde la foi, et plus tard, Jean mettra par écrit, vers la fin de sa vie, l’essence de la foi chrétienne. En portant ainsi l’accent sur ce qui fut accompli, fixant les jalons essentiels de la vie de Jésus, Marc présente le serviteur accomplissant l’œuvre qui lui est confiée (Exode 21:5, Ésaïe 11:1-5, 42:1, 52:13, 53:11).
 
Le service public est achevé, et vient alors l’œuvre ultime.

 
14:12-21  Le repas pascal
Matthieu 26:17-25 et Luc 22:7-23

C’est le Seigneur qui conduit tous les événements conduisant à sa mort sur la croix. De même que l’ânon était prêt pour l’entrée glorieuse à Jérusalem (Marc 11:2), la chambre est réservée pour le repas de la pâque. Et à l’occasion de cette célébration de la sortie d’Égypte, le Seigneur annonce le fondement d’une meilleure libération (Galates 5:1).

12 Et le premier jour des pains sans levain, lorsqu'on sacrifiait la pâque, ses disciples lui disent : Où veux-tu que nous allions préparer ce qu'il faut, afin que tu manges la pâque ? 13 Et il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville ; et un homme portant une cruche d'eau viendra à votre rencontre ; suivez-le. 14 Et où qu'il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est mon logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? 15 Et lui vous montrera une grande chambre garnie, toute prête ; apprêtez-nous là ce qu'il faut. 16 Et ses disciples s'en allèrent et entrèrent dans la ville, et trouvèrent tout comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque
 
17 Et le soir étant venu, il vient avec les douze. 18 Et comme ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : En vérité, je vous dis que l'un d'entre vous qui mange avec moi, me livrera. 19 Et ils commencèrent à s'attrister et à lui dire l'un après l'autre : Est-ce moi ? Et un autre : Est-ce moi ? 20 Mais répondant, il leur dit : C'est l'un d'entre les douze qui trempe avec moi au plat. 21 Le fils de l'homme s'en va, selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ! Il eût été bon pour cet homme-là qu'il ne fût pas né.
  • L’homme portant une cruche d’eau ! Sans doute pouvons-nous y voir une allégorie, mais dans une première lecture, que penser des disciples ainsi envoyés, qui s’appliqueront à faire ce qui leur est ainsi demandé ?
  • “Est-ce moi ?” Ces pensées furent à l’esprit de plus d’un. Comment le comprendre ?
Nous passons ici d’une obéissance simple de ces hommes qui partirent sans poser de question à la rencontre de signes bien ténus. Ils font confiance au Seigneur. Mais lorsqu’il s’agit d’eux-même, ils envisagent même de pouvoir être celui qui livrerait Jésus. Et cela nous indique qu’aucun d’entre eux ne paraît s’estimer assez fort pour résister si la pression est trop forte.

 

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15:51 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Marc 14:22-42 De la Cène à Gethsémané


 

14:22-26  L'institution de la Cène
Matthieu 26:26-30 et Luc 22:19-20

Lors du premier repas pascal, le dernier soir que les fils d’Israël passèrent en Égypte, ils avaient "les sandales aux pieds, et le bâton à la main" (Exode 12:11), ils étaient en partance. Lors de cette commémoration, il en était moralement de même pour les disciples. Ils devaient être préparés pour un autre départ, non celui de la libération de l’esclavage, mais celui qui fondera un libération combien plus grande.
 
A la fin du repas, le mémorial de la croix est institué, au demeurant un des deux seuls signes institués par le Seigneur Jésus, l’autre étant évidemment le baptême (Matthieu 28:19).

22 Et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain et ayant béni, le rompit et le leur donna, et dit : Prenez ; ceci est mon corps. 23 Et ayant pris la coupe et ayant rendu grâces, il la leur donna ; et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs. 25 En vérité, je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. 26 Et ayant chanté une hymne, ils sortirent et s'en allèrent à la montagne des Oliviers.
  • Comment les premiers chrétiens comprirent-ils ce mémorial qu’ils appelèrent couramment “la fraction du pain” (Actes 2:42) ? 1 Corinthiens 10:16, 11:23-26.
  • Y a-t-il une loi touchant le jour auquel les chrétiens se réunissaient pour la “fraction du pain” ? Par contre, y a-t-il une coutume établie ? Actes 20:7, 1 Corinthiens 16:2.
  • Quelle est la valeur particulière de ce premier jour de la semaine qui en fit le jour de la semaine où la “fraction du pain” était célébrée ? Jean 20.
  • Pourquoi est-il parlé de ce vin nouveau ? Marc 2:22.
Comme nous le lisons, le vin ancien n’a rien amené à perfection (Hébreux 7:19). Le Messie est rejeté, et il faudra une nouvelle effusion de l’Esprit de Dieu pour que le Royaume puisse être établi. C’est déjà ce qu’annonçaient les prophètes (Joël 2:28-29, Ézéchiel 36:24-27, 39:29). En attendant le rétablissement de toutes choses (Actes 3:21), le rassemblement se fera autour du mémorial de la croix, les chrétiens se rassemblant pour la fraction du pain, prenant part au pain et à la coupe en mémoire de Jésus (1 Corinthiens 10:16-17, 11:23-34).

 
14:27-31  Annonce du reniement de Pierre
Matthieu 26:31-35, Luc 22:31-38 et Jean 13:36-38

Le Seigneur conduit maintenant les disciples vers le Mont de Oliviers, dans l’idée de passer la nuit au jardin de Gethsémané. En route il leur parle de la solitude qui sera sienne, et rappelle la parole prophétique (Zacharie 13:7). Une parole difficile à entendre, car ne sont-ils pas attachés au Seigneur ?

27 Et Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés ; car il est écrit : «Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées» [Zacharie 13:7]; 28 mais après que je serai ressuscité, j'irai devant vous en Galilée. 29 Et Pierre lui dit : Si même tous étaient scandalisés, je ne le serai pourtant pas, moi. 30 Et Jésus lui dit : En vérité, je te dis qu'aujourd'hui, cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté deux fois, toi, tu me renieras trois fois. 31 Mais Pierre disait encore plus fortement : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point. Et ils dirent tous aussi la même chose.
  • Pourquoi, alors que tous dirent la même chose, un seul d’entre eux renia le Seigneur ?
Nous le voyons, tous ont affirmé qu’ils ne renieraient pas le Seigneur, et ce mouvement du cœur est on ne peut plus compréhensible. Mais la pression sera très forte, un acharnement inoui contre un être aussi bon, si bien que l’on ne peut que comprendre la crainte qui les animera tous. Et Pierre, mû par son attachement au Seigneur s’exposera d’avantage. Et ainsi, celui qui affirme un peu de confiance en lui sera bien vite repris. Où donc se situe la force du croyant ? (Jude 25, Éphésiens 6:10, Philippiens 4:13, Colossiens 1:11).

 
14:32-42  Gethsémané
Matthieu 26:36-46, Luc 22:39-46 et Jean 18:1

Le petit groupe étant arrivé au jardin de Gethsemané ("Pressoir à huile"), Pierre, Jacques et Jean sont invités à accompagner le Seigneur pour y être les témoins de sa supplication et de son acceptation, comme ils le furent de sa puissance, lors de la résurrection de la fille de Jaïrus (Marc 5:37) et de sa gloire lors de la transfiguration ((Marc 9:2). Ici, ils sont les témoins du don absolu de lui-même.
 
Attention ! Nous entrons ici au cœur du mystère de la grâce. Dans la page de "la ligature d’Isaac", cela était annoncé : "Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste" (Genèse 22:8). Et les Israélites étaient avertis par le prophète : "Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris." (Ésaïe 53:4-5). Là se trouve la clé ! Jean le baptiseur l’avait compris, lorsqu’il dit : "Voilà l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde !" (Jean 1:29).

32 Et ils viennent en un lieu dont le nom était Gethsémané. Et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, jusqu'à ce que j'aie prié. 33 Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être saisi d'effroi et fort angoissé. 34 Et il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu'à la mort ; demeurez ici et veillez. 35 Et s'en allant un peu plus avant, il se jeta contre terre, et il priait que, s'il était possible, l'heure passât loin de lui. 36 Et il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! 37 Et il vient, et les trouve dormant ; et il dit à Pierre : Simon, tu dors ? Tu n'as pu veiller une heure ? 38 Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit est prompt, mais la chair est faible. 39 Et il s'en alla de nouveau, et il pria, disant les mêmes paroles. 40 Et s'en étant retourné, il les trouva de nouveau dormant (car leurs yeux étaient appesantis) ; et ils ne savaient que lui répondre. 41 Et il vient pour la troisième fois et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous ; il suffit, l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme est livré entre les mains des pécheurs. 42 Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'est approché.
  • Arrêtons-nous sur ces expressions : effroi, angloisse, tristesse. A quoi est-il fait allusion ici ? Sont-ce les coups portés contre lui par des hommes ? les douleurs de la croix? Ou est-ce les heures de solitude absolue, “l’abandon de Dieu” ?
  • Pourquoi cette coupe ne pouvait-elle pas être épargnée à Jésus ?
  • Que fait-il que les apôtres ne peuvent tenir éveillés ? Luc 22:45.
  • Pourquoi le Seigneur leur dit-il “dormez, reposez-vous” au moment où ils doivent se lever car la troupe est là pour Le prendre ?
La tristesse, l’angoisse même… Comment entrer dans ce que fut la douleur de l’abandon anticipées ici par Jésus ? Nous pouvons penser aux traitements qu’il subit, aux coups, à la souffrance de la crucifixion et à l’humiliation absolue, selon qu’il est écrit : "celui qui est pendu est malédiction de Dieu" (Deutéronome 21:23, Galates 3:13). Mais au-delà de cette souffrance, il y a l’abandon de Dieu (Psaume 22:1, Marc 15:34). Le jugement de Dieu devait s’exercer, pour qu’en toute justice le pécheur puisse être lavé de ses fautes (Ésaïe 53:4-5, 1 Pierre 1:18-20).
 
Tel est le fondement de la grâce, la réponse à cette affirmation prononcée des siècles auparavant : "Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon, car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu'il y renonce à jamais" (Psaume 49:8). Et le fondement de cette affirmation de Jésus touchant le salut : "Et ils s'en étonnèrent excessivement, disant entre eux : Et qui peut être sauvé ? Et Jésus, les ayant regardés, dit : Pour les hommes, cela est impossible, mais non pas pour Dieu ; car toutes choses sont possibles pour Dieu." (Marc 10:26-27). La rédemption est fondée en justice, car le Christ s’est présenté devant la justice de Dieu pour l’expiation des fautes.

 

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15:49 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Marc 14:43-72 La Nuit qu'Il fut livré


 

14:43-72  La nuit qu’Il fut livré

 
Le repas pascal pris en famille dans toutes les familles juives, l’est naturellement aussi dans les familles sacerdotales, les prêtres et les scribes. Et ni ce repas pascal, ni la préparation des services religieux du premier jour des Pains sans levain n’ont empêché les principaux d’envoyer de nuit un groupe d’hommes avec des épées et des bâtons pour prendre Jésus.
 
Au début de la nuit, le repas pascal n’étant pas terminé encore, le Seigneur dit à Judas : "Ce que tu fais, fais-le promptement" (Jean 13:27). Celui qui suivit le Seigneur pendant plusieurs mois se rend chez le Grand Prêtre et une petite troupe est rapidement formée, une garde juive étant attachée au Temple, encadrée toutefois de soldats romains (Jean 18:12). L’homme qui les conduit connaît bien le lieu où Jésus et ses disciples prenaient du repos. Car en effet, cette semaine là, ils étaient à Jérusalem tous les jours et ne s’en écartaient donc guère la nuit. Il devait s’y être trouvé lui-même avec Jésus les soirs précédents.

 
14:43-52  Arrestation de Jésus
Matthieu 26:47-56, Luc 22:47-53 et Jean 18:2-11

La nuit, les visages ne se discernent pas avec certitude et, parmi ceux qui accompagnent Judas, il s’en trouve peu qui soient capables de reconnaître Jésus quoiqu’ils dussent l’avoir vu au Temple l’une ou l’autre fois au cours de cette semaine… Judas prend les devants et salue Jésus d’un baiser, comme il était de coutume à l’époque.

43 Et aussitôt, comme il parlait encore, Judas, l'un des douze, se trouve là, et avec lui une grande foule avec des épées et des bâtons, de la part des principaux sacrificateurs et des scribes et des anciens. 44 Et celui qui le livrait leur avait donné un signe, disant : Celui que je baiserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sûrement. 45 Et quand il fut venu, aussitôt s'approchant de lui, il dit : Rabbi, Rabbi ! et il le baisa avec empressement. 46 Et ils mirent les mains sur lui et se saisirent de lui. 47 Et l'un de ceux qui étaient là présents, ayant tiré l'épée, frappa l'esclave du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille. 48 Et Jésus, répondant, leur dit : Êtes-vous sortis comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ? 49 J'étais tous les jours avec vous, enseignant dans le temple, et vous ne vous êtes pas saisis de moi ; mais c'est afin que les écritures soient accomplies. 50 Et tous le laissèrent et s'enfuirent. 51 Et un certain jeune homme le suivit, enveloppé d'une toile de fin lin sur le corps nu ; et ils le saisissent ; 52 et, abandonnant la toile de fin lin, il leur échappa tout nu.
  • "Emmenez-le sûrement !" Pourquoi Judas enjoint-il la troupe à une telle attention en prenant Jésus ? Comp. Luc 4:28-30, Jean 7:44, 10:39.
  • Comment comprendre le geste de Pierre ? Verset 47, Matthieu 26:51-54, Luc 22:50-51, Jean 18:10-11.
  • Qu’ont à répondre ces gens venus prendre Jésus, à la parole du Seigneur ? Verset 49.
  • Observons les disciples, Pierre (Jean 18:10-11), et la fuite. Pourquoi une fuite si rapide ? Verset 49.
  • Qui donc est ce jeune homme qui s’en va nu ?
Ce jeune homme nous fait voir qu’au jardin de Gethsémané se trouvaient aussi d’autres disciples que les douze, et même ce tout jeune homme. La mention de ce détail a donné à penser qu’il s’agit là du futur auteur de l’épître, un jeune homme qui vivait à Jérusalem avec sa mère et dont la maison fut aussi un lieu de rencontre des disciples pendant des années (Actes 12:12).

 
14:53-65  Dans la maison du Grand Prêtre
Matthieu 26:57-68, Luc 22:54-71 et Jean 18:12-24

Il semble que la mission de cette petite troupe chargée d’arrêter Jésus ait été rapidement accomplie. Nulle résistance, sinon le geste de Pierre immédiatement corrigé par le Seigneur lui-même. Ne l’oublions pas, Jésus allait "accomplir sa mort" (Luc 9:31), et il maîtrise donc tous les événements. Ce n’est certes pas le sentiment de ceux qui l’avaient enfin entre leurs mains, ils ont un sentiment de victoire, d’autant plus qu’ils ne doivent pas craindre d’opposition car en cette nuit de fête célébrée en famille, l’événement devait passer inaperçu, et de toute façon nul n’aurait le temps ou même l’idée de réagir à leur encontre. Ils sont nombreux à se retrouver chez le Grand Prêtre ! Même les membres du sanhédrin sont présents. Certes ces derniers ne pourront se réunir durant la nuit en tant que tribunal, car celui-ci ne peut siéger avant l’offrande du matin, mais ils sont là...
 
Pierre, quant à lui, ne peut se résoudre à rester en arrière. Son attachement à Jésus le fait aller jusqu’au-delà de ses forces.

53 Et ils amenèrent Jésus au souverain sacrificateur ; et tous les principaux sacrificateurs et les anciens et les scribes s'assemblent auprès de lui. 54 Et Pierre le suivit de loin, jusque dans l'intérieur du palais du souverain sacrificateur, et il s'assit avec les huissiers, et se chauffait près du feu.
 
55 Or les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque témoignage contre Jésus, pour le faire mourir ; et ils n'en trouvaient point. 56 Car plusieurs portaient de faux témoignages contre lui ; et les témoignages ne s'accordaient pas. 57 Et quelques-uns s'élevèrent et portèrent un faux témoignage contre lui, disant : 58 Nous l'avons entendu disant : Moi, je détruirai ce temple qui est fait de main, et en trois jours j'en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main. 59 Et ainsi non plus leur témoignage ne s'accordait pas. 60 Et le souverain sacrificateur, se levant devant tous, interrogea Jésus, disant : Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? 61 Et il garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l'interrogea encore, et lui dit : Toi, tu es le Christ, le Fils du Béni ? 62 Et Jésus dit : Je le suis ; et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la puissance, et venant avec les nuées du ciel. 63 Et le souverain sacrificateur, ayant déchiré ses vêtements, dit : Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? 64 Vous avez ouï le blasphème : que vous en semble ? Et tous le condamnèrent comme méritant la mort. 65 Et quelques-uns se mirent à cracher contre lui, et à lui couvrir le visage, et à lui donner des soufflets, et à lui dire : Prophétise. Et les huissiers le frappaient de leurs mains.
  • Que fait Jésus devant les faux témoignages ? Et devant les déformations de ses propres paroles par de faux témoins ? Vers.58, Jean 2:19.
  • La question du Grand Prêtre nous indique qu’il est connu que le Messie attendu par les Juifs sera appleé Fils de Dieu. Pourquoi dit-il de Jésus qu’il blasphème ? Comp. Jean 10:31-36.
  • Pourquoi le Seigneur lui répond-il ? Comp. Matthieu 26:63, Lévitique 5:1.
Ainsi, la parole qui libéra la haine de ces gens assemblés autour du Grand Prêtre est la parole du Seigneur touchant le fait qu’il est le Fils de Dieu et qu’il paraîtra en gloire, comme il l’avait dit aux disciples quelques jours plus tôt (Marc 13:36). Le mépris se déverse alors sur Celui qui n’offre aucune résistance à la méchanceté. Et pour ceux-là, il ne reste qu’à attendre l’heure de l’offrande du matin pour que le sanhédrin statuât définitivement une affaire déjà instruite.

 
15:66-72  Triple reniement de Pierre
Matthieu 26:69-75, Luc 22:55-62 et Jean 18:15-27

Un disciple connu du Grand Prêtre introduit Pierre dans la cour où avait été conduit Jésus (Jean 18:15-16), mais il fût reconnu pour être de ceux qui l’accompagnaient. La servante chargée de l’entrée l’avait reconnu, le lui dit et ensuite, non convaincue de sa dénégation, en parle à d’autres qui à leur tour le questionnent. Pierre ressent alors le danger en voyant combien violent est leur acharnement contre Jésus.

66 Et comme Pierre était en bas, dans la cour, une des servantes du souverain sacrificateur vient, 67 et, apercevant Pierre qui se chauffait, elle le regarda et dit : Et toi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. 68 Et il le nia, disant : Je ne sais ni n'entends ce que tu dis. Et il sortit dehors dans le vestibule ; et le coq chanta. 69 Et la servante, l'apercevant encore, se mit à dire à ceux qui étaient là : Celui-ci est de ces gens-là. 70 Et il le nia de nouveau. Et encore un peu après, ceux qui étaient là présents dirent à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là ; Car aussi tu es Galiléen. 71 Et il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. 72 Et le coq chanta pour la seconde fois. Et Pierre se ressouvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y pensant, il pleura.
  • Pierre a-t-il eu le sentiment que tout s’écroulait pour lui, que le Seigneur le tiendrait de côté après ce qui s’est produit dans le palais du Grand Prêtre ? Luc 24:12, 24:34 et Jean 21:15-23.
Ce passage touchant Pierre est précieux pour nous qui sommes faibles quant à la foi. Pierre pleura, et cela peut arriver à chacun lorsque un silence paraît supporter l’iniquité, lorsque le sel s’est affadi ou la lumière a été mise sous le boisseau. Mais il y a l’amour du Seigneur, inaltérable, et le retour toujours recherché par Lui. N’est-il pas allé à la rencontre de Pierre pour le voir seul à seul dès après la résurrection ? (Luc 24:34, 1 Corinthiens 15:5).

 

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15:45 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Marc 15:1-21 Compartutions et Jugements


 

15:1-21  Comparutions et jugement

 
Cette nuit de fête, le commencement des Pains sans levain, ne l’oublions pas, n’a pas arrêté ces quelques notables religieux dans l’accomplissement de leur propos. Ils avaient entre leurs mains Jésus de Nazareth, l’homme qui perturbait "leur" ordre public. Mais ce n’était que le préambule à ce qui devait être fait, car s’ils avaient une relative autonomie pour le maintien de l’ordre au Temple, ils n’avaient pas le droit de condamner à mort. Ce droit était réservé au pouvoir occupant. Il fallait dès lors présenter le prévenu au prétoire, le tribunal romain où siège le gouverneur, et, pour cela, avoir un motif de condamnation acceptable.

 
15:1  Devant le Sanhédrin
Matthieu 27:1-2 et Luc 23:1

Une condamnation officielle du Sanhédrin était le préalable approprié. Or, ce tribunal religieux ne pouvait se réunir qu’au matin du jour. Certes des membres de ce tribunal étaient au palais du Grand Prêtre au cours de cette nuit, mais ces personnes ont dû attendre l’heure du sacrifice du matin pour se siéger en tant que tribunal.

1 Et aussitôt, au matin, les principaux sacrificateurs avec les anciens et les scribes et tout le sanhédrin, ayant tenu conseil, lièrent Jésus et l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate.

L’acte est bien vite établi. Pensons ! L’affaire avait été été instruite au cours de la nuit… Un passage rapide devant le Sanhédrin, et voilà Jésus officiellement inculpé et conduit au prétoire.

 
15:2-5  Première comparution devant Pilate
Matthieu 27:11-14 et Luc 23:2-7 Jean 18:28-38

Rendre justice était une des missions du gouverneur, mais il en était une autre dont il était redevable devant Rome : veiller au calme dans la province confiée à sa juridiction. Entre ces deux objectifs, Rome lui ferait rendre des comptes avant tout si des troubles s’élevaient en Judée…

2 Et Pilate l'interrogea : Toi, tu es le roi des Juifs ? 3 Et répondant, il lui dit : Tu le dis. Et les principaux sacrificateurs l'accusaient de beaucoup de choses. 4 Et Pilate l'interrogea encore, disant : Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils portent témoignage contre toi. 5 Mais encore Jésus ne répondit rien, de sorte que Pilate s'en étonnait.
  • Parmi les accusations à l’encontre de Jésus, que pouvons-nous relever ? Marc 15:9, Luc 23:3, Jean 18:33.
  • Pourquoi Jésus ne répond-il pas au gouverneur ? Et pourquoi celui-ci est-il étonné de ce silence ?
Il paraît clairement que les chefs multiplient les titres d’accusation, et ce n’est certainement pas l’accusation de blasphème qui est avancée au prétoire. Mais Pilate n’est pas dupe. Il sait que Jésus a été livré par envie, et il tenta de plusieurs manières de se décharger de cette affaire. Ayant su que Jésus était Galiléen, il l’envoya à Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, fils d’Hérode le Grand ; il se trouvait à Jérusalem à l’occasion de la fête. La question fut rapidement traitée, et Jésus, traité avec un profond mépris, fut renvoyé à Pilate (Luc 23:7-12).

 
15:6-15  Seconde comparution devant Pilate
Matthieu 27:15-26, Luc 23:13-25 et Jean 18:38-40, 19:1-16

Pilate restait donc avec cette question difficile. Un autre essai pour en sortir a été de saisir l’occasion qu’apportait une coutume pratiquée en ce temps là. Mais quelle réponse surprenante ! Quelle hargne manifestée par les personnes qui se tenaient là !

6 Or il leur relâchait à la fête un prisonnier, lequel que ce fût qu'ils demandassent. 7 Et il y avait le nommé Barabbas qui était détenu avec ses compagnons de sédition, lesquels, dans la sédition, avaient commis un meurtre. 8 Et la foule, poussant des cris, se mit à lui demander de faire comme il leur avait toujours fait. 9 Et Pilate leur répondit, disant : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? 10 Car il savait que les principaux sacrificateurs l'avaient livré par envie. 11 Mais les principaux sacrificateurs excitèrent le peuple à demander que plutôt il leur relâchât Barabbas. 12 Et Pilate, répondant, leur dit encore : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez roi des Juifs ? 13 Et ils s'écrièrent encore : Crucifie-le ! 14 Et Pilate leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils s'écrièrent encore plus fort : Crucifie-le ! 15 Et Pilate, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas ; et, ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
  • Quelle est cette foule poussant des cris et réclamant la libération de Barabbas, et ensuite s’écriant "Crucifie-le !" ?
  • Qu’est-ce qui détermina Pilate à livrer Jésus aux bourreaux ?
Le texte de Marc est particulièrement sobre, davantage encore que celui des autres évangiles. Mais les choses sont dites. Une foule est là devant le prétoire, non pas tout le peuple de Jérusalem, loin de là, des gens manipulés par les principaux prêtres. Et nous savons qu’un groupe de personnes rassemblées, poussées à crier, réagit non plus comme des individus réfléchis, mais à l’unisson sans plus mesurer la portée de leurs cris.

 
15:1-2  Du prétoire à Golgotha
Matthieu 27:27-31, Luc 23:26-32 et Jean 19:17

Dès que Jésus fut livré au bourreau, les soldats l’ayant entre leurs mains agirent avec la cruauté et le mépris bien caractéristiques d’une armée d’occupation.

16 Et les soldats l'emmenèrent dans la cour, qui est le prétoire. Et ils assemblent toute la cohorte ; 17 et ils le revêtent de pourpre, et ayant tressé une couronne d'épines, ils la lui mettent autour de la tête. 18 Et ils se mirent à le saluer, disant : Salut, roi des Juifs ! 19 Et ils lui frappaient la tête avec un roseau et crachaient contre lui, et, se mettant à genoux, ils lui rendaient hommage. 20 Et après qu'ils se furent moqués de lui, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses propres vêtements ; et ils l'emmènent dehors pour le crucifier. 21 Et ils contraignent un certain homme, Simon, Cyrénéen, père d'Alexandre et de Rufus, qui passait par là, venant des champs, de porter sa croix.
  • Pourquoi les soldats traitent-ils Jésus de la sorte ?
L’homme remis aux mains des bourreaux est à leurs yeux un criminel, sans plus aucun droit, et le thème de l’accusation est exploité de façon ignominieuse. Mais la rumeur de l’arrestation de Jésus s’étant répandue, car dans une petite ville, comment en eût-il état autrement, les habitants viennent alors nombreux, des hommes et des femmes contrits qui pleurent sur le chemin du condamné (Luc 23:27).

 

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15:42 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Marc 15:22-47 Mort et Ensevelissement


 

15:22-47  La mort et l’ensevelissement

 
Bien avant que le soleil ne soit chaud, les croix sont dressées; il est environ neuf heures du matin, la troisième heure selon le comptage du jour qui commençait au lever du soleil. C’est dire que les choses sont allé vite. Cette journée sera marquée de trois en trois heures : réunion du sanhédrin à l’aube, crucifixion, et vers midi le ciel complètement obscurci, jusqu’à trois heures. Et ensuite le Seigneur entre dans la mort par sa propre parole et des disciples prennent soin de sa sépulcture. A six heures du soir, avant que ne commence le shabbat, tout est achevé.

 
15:22-32  La crucifixion
Matthieu 27:32-44 et Luc 23:33-43 Jean 19:17-27

La crucifixion est un supplice commun des Romains, et il est attesté que des crucifiés étaient cloués au bois. Pour un Israélite, cette condamnation est une réelle malédiction (Deutéronome 21:23, Galates 3:13), une exposition particulièrement humiliante que Jésus endura volontairement, "à cause de la joie qui était devant lui" (Hébreux 12:2).

22 Et ils le mènent au lieu appelé Golgotha, ce qui, interprété, est : lieu du crâne. 23 Et ils lui donnèrent à boire du vin mixtionné de myrrhe ; mais il ne le prit pas. 24 Et l'ayant crucifié, ils partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun en prendrait. 25 Et c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent. 26 Et l'écriteau concernant le sujet de son accusation portait écrit : Le roi des Juifs. 27 Et, avec lui, ils crucifient deux brigands, un à sa droite, et un à sa gauche. 28 Et l'écriture fut accomplie, qui dit : «Et il a été compté parmi les iniques» [Esaïe 53:12]
 
29 Et ceux qui passaient par là, l'injuriaient, hochant la tête et disant : Hé ! toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même, et descends de la croix ! 31 Pareillement aussi les principaux sacrificateurs, se moquant entre eux avec les scribes, disaient : Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même. 32 Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Ceux aussi qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient.
  • Pourquoi Jésus refusa-t-il cette boisson, "du vin mixtionné de myrrhe" ?
  • Qu’il se trouve des moqueurs comme nous le voyons, cela nous étonne-t-il ? Voyons comment les propres paroles de Jésus sont tournées en dérision Jean 2:19, Marc 14:58, 15:29.
Les soldats se saisissent des paroles mêmes de Jésus pour se moquer de lui ! Nous serions humiliés et profondément heurtés, et il serait difficile de ne rien rétorquer… Mais le Seigneur subit toutes les humiliations sans un mot : "Il  a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche" (Ésaïe 53:7).
 
Marc se tient aux faits, mais nous connaissons par ailleurs les prières de la croix, et par elles les pensées du Seigneur à l’égard de ceux qui l’avaient conduits à la croix (Luc 23:33-37), ses paroles au brigand repentant (Luc 23:39-43), et enfin son attention à Marie, sa mère (Luc 23:34,43 et Jean 19:26-27). D’un côté des insultes, et de l’autre le pardon, la grâce et la bonté !

 
15:33-36  Les heures de ténèbres
Matthieu 27:45-49, Luc 23:44-45 et Jean 19:28-30

Ce qui vient maintenant, lorsque le soleil atteint le zénith, dépasse complètement l’entendement humain. Trois heures d’une obscurité profonde, et l’assistance n’entre plus en ligne de compte tandis que le Fils de l’homme attaché à la croix se trouve dans la solitude la plus absolue. Et l’on entend ce cri douloureux de l’abandon, la quatrième parole de Jésus sur la croix. Gardons-nous d’une lecture légère, ces paroles sont au centre de la foi. Ce qu’il convient d’examiner est la réponse que nous aurions à donner à ce "Pourquoi" prononcé sur la croix.

33 Et quand la sixième heure fut venue, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure. 34 Et à la neuvième heure, Jésus s'écria d'une forte voix, disant : Éloï, Éloï, lama sabachthani ? ce qui, interprété, est : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? 35 Et quelques-uns de ceux qui étaient là présents, ayant entendu cela, disaient : Voici, il appelle Élie. 36 Et l'un d'eux courut, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donna à boire, disant : Laissez, voyons si Élie vient pour le faire descendre.
  • Pensons-nous que les souffrances infligées à Jésus par les hommes pouvaient assurer le salut des hommes, notre réconciliation avec Dieu ? Marc 15:22-32.
  • Les ténèbres qui couvrent le pays. Que s’est-il passé là entre Dieu et le Fils de l’homme ? Psaumes 22:1, 42:7, 88:6-7, Ésaïe 53:5, ...
Rappelons-nous que ce ne sont pas les douleurs infligées par les hommes qui rachètent le pécheur. Que font-elles de plus que souligner la culpabilité ? L’exercice de la justice de Dieu seul peut répondre à sa sainteté. Et nous le discernons dans ces heures de ténèbres, heures d’une solitude absolue dans la conscience de l’abandon de Dieu. Nous ne pouvons jamais oublier cette douleur extrême de Celui qui s’est donné lui-même en sacrifice… C’est là le prix que Jésus a payé afin que la miséricorde de Dieu puisse s’exercer. Lorsque Dieu dit : "Je fais miséricorde à qui je fais miséricorde !" (Exode 33:19) il exprime son autorité, et il ajoute par ailleurs qu’il fait miséricorde à tous ceux qui acceptent sa grâce, ayant foi en la parole qui leur est annoncée (Jean 1:12).
 
Tout est accompli (Jean 19:30), l’agneau dont Dieu s’était pourvu a été offert (Genèse 22:8), le sacrifice de la croix est consommé et le fondement en justice de la miséricorde est parfaitement établi. Jésus est venu pour accomplir sa mort, pour attester dans ce don de lui-même l’amour de Dieu, afin que ce ne soit pas seulement par des proclamations d’amour mais par un geste absolu et unique (Hébreux 9:26-28, 1 Pierre 3:18) qu’est rendu compréhensible à l’homme que toute sa dette est apurée, que le prix en a été payé, que le jugement a été accompli et qu’il peux, étant rendu libre, se présenter devant son Créateur. Le geste par lequel tout Israélite pouvait comprendre, enfin, cet appel à s’approcher de Dieu : "Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n'avez pas d'argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait. Pourquoi dépensez-vous l'argent pour ce qui n'est pas du pain, et votre labeur pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi attentivement, et mangez ce qui est bon ; et que votre âme jouisse à plaisir des choses grasses. Inclinez votre oreille et venez à moi ; écoutez, et votre âme vivra : et je ferai avec vous une alliance éternelle, les grâces assurées de David." (Ésaïe 55:1-3).

 
15:37-41  La mort du Seigneur
Matthieu 27:50-56, Luc 23:46-49 et Jean 19:31-37

Le ciel s’éclaircit, les nuées s’estompent, et des hommes s’agitent quant à la question de donner ou non à boire au crucifié, une attitude remplie de mépris (vers.36). Mais tout est accompli et un grand cri est alors entendu, lequel ne passera pas inaperçu.

37 Et Jésus, ayant jeté un grand cri, expira. 38 Et le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. 39 Et le centurion qui était là vis-à-vis de lui, voyant qu'il avait expiré en criant ainsi, dit : Certainement, cet homme était Fils de Dieu. 40 Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient aussi Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, 41 qui, lorsqu'il était en Galilée, l'avaient suivi et l'avaient servi, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
  • Quelles sont les trois paroles prononcées par le Seigneur sur la croix après les trois heures de ténèbre (verset 33-34) ? Jean 19:28,30, Luc 23:46.
  • La mort du Seigneur est-elle intervenue naturellement, en conséquence de ses souffrances ?
  • Que penser de la réaction du centurion ?
Le dernier acte est maintenant achevé, l’entrée dans le mort, cette mort dont il est dit que Jésus était venu l’accomplir. La mort ne pouvait atteindre l’homme parfait (Romains 5:12), et celui qui avait porté les péchés sur la croix (1 Pierre 2:24) avait clôt la question du péché lorsqu’il fut abandonné de Dieu, soumis au jugement. La mort ne pouvait donc l’atteindre, mais il y est rentré lui-même volontairement pour attester la victoire sur la mort par sa résurrection.

 
15:42-47  L’ensevelissement
Matthieu 27:57-61, Luc 23:50-56 et Jean 19:38-42

La fin de cet après-midi, avant que ne commence le shabbat, un acte d’humanité, mais surtout de piété, s’accomplit par un disciple qui, jusque là, était demeuré très discret sur sa conviction que Jésus est le Messie, et il ne fut pas seul, car un autre notable croyant en Jésus l’accompagna (Jean 19:38-39). Des hommes pour lesquels, aussi, la Loi avait un sens (Deutéronome 21:22-23).

42 Et le soir étant déjà venu, puisque c'était la Préparation, ce qui est le jour qui précède un sabbat, 43 Joseph qui était d'Arimathée, conseiller honorable, qui aussi lui-même attendait le royaume de Dieu, vint et prit sur lui d'entrer auprès de Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. 44 Et Pilate s'étonna, ayant peine à croire qu'il fût déjà mort ; et ayant appelé le centurion, il lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort. 45 Et l'ayant appris du centurion, il donna le corps à Joseph. 46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, le descendit, et l'enveloppa du linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc, et roula une pierre contre la porte du sépulcre. 47 Et Marie de Magdala, et Marie, la mère de Joses, regardaient où on le mettait.
  • Que savons-nous de Joseph d’Arimathée ? Matthieu 27:60, Luc 23:50-53.
  • Qu’acheta Joseph pour l’ensevelissement ? Et Nicodème ? Lire aussi Jean 19:39.
En cette fin de journée, il n’y a plus ni soldats ni foule, au moins dans le texte que nous lisons. Seulement une scène intime où nous voyons deux disciples qui étaient demeurés fort discrets dans l’expression de leur foi dans le Messie, et des femmes qui regardent de loin. Les disciples honorent leur Seigneur par le geste de son ensevelissement marqué par la dignité.
 
La suite de l’évangile nous dit ce qu’il en est des disciples : "ils étaient dans le deuil et pleuraient" (Marc 16:10).

 

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15:40 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

Marc 16:1-20 La Resurrection


 

16:1-20  La resurrection

Au soir de ce jour de douleur, le shabbat commence. Un temps de repos, sans doute, mais surtout un jour d’attente pour les femmes qui avaient vu le sépulcre et avaient toute leur attention, et leur affection, tournées vers le crucifié dont le corps reposait derrière la lourde pierre du sépulcre.

 
16:1-8  Les femmes se rendent au sépulcre
Matthieu 28:1-7, Luc 24:1-12 et Jean 20:1-2

Ces femmes se parlent l’une à l’autre, et le shabbat passé, il fallut attendre encore jusqu’au matin pour pouvoir s’approvisionner comme elles le souhaitaient. Et quoiqu’une question majeure se pose, celle d’ouvrir le tombeau, elles s’y précipitent quand même aussitôt qu’elles le purent.

16  1 Et le sabbat étant passé, Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l'embaumer. 2 Et de fort grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil se levait. 3 Et elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de devant la porte du sépulcre ? 4 Et ayant regardé, elles voient que la pierre était roulée ; car elle était fort grande. 5 Et étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d'une robe blanche, et elles s'épouvantèrent. 6 Et lui leur dit : Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien, le crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici le lieu où on l'avait mis. 7 Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : Il s'en va devant vous en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l'a dit. 8 Et sortant, elles s'enfuirent du sépulcre. Et le tremblement et le trouble les avaient saisies ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
  • Quels purent être les sentiments de ces femmes empressées tout au long du shabbat, et la nuit qui suivit ?
  • Que fait-il que ce soit à ces femmes que le message fut remis pour les disciples ?
  • Pourquoi, pensons-nous, cette mention particulière de Pierre dans le message ?
Les anges voient les femmes qui cherchent Jésus ! Le ciel voit les cœurs qui recherchent le Seigneur ! Et il connaît aussi le cœur de Pierre, contrit et afflifé par son triple reniement. Les véritables besoins de l’âme, ceux qui sont ressentis ont trouvé ici leur réponse de la part de Dieu. Quant à Pierre, cette attention particulière assure tant pour Pierre que pour les autres disciples que la faiblesse n’est pas considérée au ciel, sinon comme motif pour les fortifier.
 
Cette vision des femmes se répandit néanmoins, ainsi que nous pouvons le lire lorsque les deux disciples découragés s’en retournaient, ce jour même, vers leur village d’Emmaüs (Luc 23:23-24, Marc 16:12-13).

 
16:9-18  Jésus apparaît à Marie et ensuite aux disciples
Matthieu 28:8-10, Luc 24:13-52 et Jean 20:11-18

Ce premier jour de la semaine, le jour de la résurrection du Seigneur, est un jour de rencontres. La première personne qui vit le Seigneur ressuscité est Marie de Magdala. Ensuite il y aura ce groupe de femmes qui avaient été au sépulcre et s’en étaient encourru, puis Pierre, ensuite, comme nous le lisons ici, les disciples découragés qui s’en retournaient vers leur village, avant que le Seigneur ne se présentât aux disciples rassemblés, au soir de la journée.

9 Et étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. 10 Elle, s'en allant, l'annonça à ceux qui avaient été avec lui, qui étaient dans le deuil et pleuraient. 11 Et ceux-ci, apprenant qu'il était vivant et qu'il avait été vu d'elle, ne le crurent point.
 
12 Et après ces choses, il apparut sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en chemin, allant aux champs. 13 Et ceux-ci s'en allèrent et l'annoncèrent aux autres ; mais ils ne crurent pas ceux-là non plus.
 
14 Plus tard, il apparut aux onze, comme ils étaient à table, et leur reprocha leur incrédulité et leur dureté de cœur, parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. 15 Et il leur dit : Allez dans tout le monde, et prêchez l'évangile à toute la création. 16 Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n'aura pas cru sera condamné. 17 Et ce sont ici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; 18 ils prendront des serpents ; et quand ils auront bu quelque chose de mortel, cela ne leur nuira point ; ils imposeront les mains aux infirmes, et ceux-ci se porteront bien.
  • La nouvelle de la résurrection fut-elle aisément reçue parmi les disciples ? Comment pouvons-nous l’expliquer ?
  • Le soir, Jésus paraissant parmi les disciples leur donne des instructions. Comment leur mission est-elle résumée, et quelle promesse leur fait-il ?
Certes, nous pouvons voir en ce récit fort succinct la mission essentielle des chrétiens, quoique le discours s’adresse d’abord aux apôtres. Mais ne lisons-nous pas que chacun a un don à faire fructifier ? Et nous y comprenons que la vie chrétienne se passe véritablement dans le monde, pour y être le sel de la terre, et y manifester la lumière.

 
16:19-20  L'ascension du Seigneur
Luc 24:50-53 et Actes 1:6-14

Des jours se passent, le Seigneur rencontrera encore les disciples, d’abord à Jérusalem, une semaine plus tard, lorsque Thomas sera présent (Jean 20:26-28), puis en Galilée (Mathieu 28:16-20, Jean 21), et enfin au mont des Oliviers où se passe la scène qui vient (Luc 24:50-53, Actes 1:6-14).

19 Le Seigneur donc, après leur avoir parlé, fut élevé en haut dans le ciel, et s'assit à la droite de Dieu. 20 - Et eux, étant partis, prêchèrent partout, le Seigneur coopérant avec eux, et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.

L’évangile se termine par l’écho du paragraphe précédent. Malgré les faiblesses et toutes les misères, la parole du Seigneur est annoncée dans le monde entier…

 

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15:37 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric