20/06/2013

1 Jean 4:7-5:12 - Nouvelle vie en Dieu


 

4.7-5.12  Nouvelle vie en Dieu

 
4.7-12  Connaître l’amour de Dieu

 
Avant de terminer sa lettre, Jean revient naturellement à son thème essentiel, à savoir que les chrétiens ont à s’aimer les uns les autres. Une évidence ! En effet, chacun doit reconnaître qu’il est avant tout aimé, aimé de Dieu, et qu’ainsi il est appelé à vivre par (4.9) et comme (2.6) celui qui l’a tant aimé !

 
7 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. 8 Celui qui n'aime pas n'a jamais connu Dieu, car Dieu est amour. 9 C'est en ceci que l'amour de Dieu s'est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. 10 Et cet amour, ce n'est pas que, nous, nous ayons aimé Dieu, mais que lui nous a aimés et qu'il a envoyé son Fils comme l'expiation pour nos péchés. 11 Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. 12 Personne n'a jamais vu Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous.

 
  • « Connaître Dieu » ! Est-ce une question intellectuelle ? Une déduction de philosophe ou de théologien ? Ou bien une réalité pratique, vécue ?
  • Quel est le point d’origine de la foi, de la vie nouvelle ? Cela viendrait-il d’une réflexion de l’homme, ou l’initiative vient-elle de Dieu ? Lire Rom.5.8.
  • Quelle est la seule conséquence citée ici touchant ce fait que nous avons été aimé par Dieu ?
Que signifierait de dire que nous aimons Dieu, ce Dieu que nous ne voyons pas ? Comment montrer que nous l’aimons ? La réponse est donnée : nous montrons que nous l’aimons, si nous partageons sa pensée, et donc si nous aimons nos frères… La vie nouvelle se discerne lorsqu’un homme est porté à aimer ses frères, ceux pour lesquels, comme le dit l’apôtre Paul, "Christ est mort" (Rom.14.15, 1 Cor.8.11).

 
4.13-21  La confiance du croyant

 
Ceci étant dit, comment un chrétien peut-il savoir qu’il est dans ce chemin approuvé de Dieu ? Car il y a la responsabilité personnelle, et il se pourrait qu’il y ait des regrets, de la honte même, lorsqu’il paraîtra devant le Seigneur ! C’est ce que nous voyons plus haut dans la lettre (2.28) et ailleurs encore (1 Cor.3.14-15).

 
13 A ceci nous savons que nous demeurons en lui, comme lui en nous : c'est qu'il nous a donné de son Esprit. 14 Et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils comme sauveur du monde. 15 Celui qui reconnaît que jésus est le Fils de Dieu, le Dieu demeure en lui, comme lui en Dieu. 16 Et nous, nous connaissons l'amour que Dieu a pour nous, et nous l'avons cru. Dieu est amour; celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. 17 C'est en cela que l'amour est accompli parmi nous, pour que nous ayons de l'assurance au jour du jugement: tel il est, lui, tels nous sommes aussi dans ce monde. 18 Il n'y a pas de crainte dans l'amour, mais l'amour accompli bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas accompli dans l'amour. 19 Quant à nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier. 20 Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », et qu'il déteste son frère, c'est un menteur, car celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut aimer Dieu, qu'il ne voit pas. 21 Et nous avons de lui ce comman- dement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

 
  • Qu’est-ce que le don de l’Esprit ? Jean 14.17.
  • Qu’apporte le don de l’Esprit de Dieu au croyant ? Voir en outre Rom.8.9-17.
  • De qui est-il dit qu’il « demeure en Dieu » ? Dans ce passage, il y a trois expressions. Nous en avons déjà rencontré deux plus haut 2.24 et 3.24. Lire aussi Jean 14.23 et 15.5.
  • Qu’est-ce qui ôte, au croyant, la crainte de se trouver devant Dieu au bout de son cheminement sur la terre ?
Connaître l’amour de Dieu, tel est manifestement le vécu quotidien du chrétien ! Non d’éprouver cette attention de Dieu comme un talisman, mais être pénétré de cette réalité et assumer ainsi ses propres responsabilités… Et cela avec l’assurance que la vie passée avec la conviction de cet amour se poursuivra, après les travaux, dans la présence de Dieu. Pas de crainte !

 
5.1-5  Une nouvelle vie

 
Avec sa conversion, un grand changement est opéré dans la vie d’un homme. C’est une nouvelle orientation dans la vie. Saisi par la grâce, une nouvelle vie a commencé pour lui !

 
5   1 Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui qui fait naître aime aussi celui qui est né de lui. 2 A ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu: quand nous aimons Dieu et que nous agissons selon ses commandements. 3 Car l'amour de Dieu, c'est que nous gardions ses commandements. Et ses commandements ne sont pas un fardeau, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. 5 Qui est vainqueur du monde, sinon celui qui e croit que jésus est le Fils de Dieu ?

 
  • Qu’est-ce "être né de Dieu" et, comme il a été écrit plus haut, "passé de la mort à la vie" (3.14) ? Versets 1-2. Voir le point de départ (2.23), les caractères (2.29 ; 3.9,14,24 ; 4.1ss)
  • Qu’est-ce qui fait que pour le croyant, une vie selon Dieu n’est pas pénible ? Voir aussi Mat.11.29-30.
  • Qu’est-ce qu’être vainqueur du monde ? Et d’abord, quelle est la nature du combat à mener ? Lire 4-5 en relation avec 2.14,16.
Le thème du combat est largement traité. Nous trouvons ici l’ennemi à combattre (voir Eph.6.12), et nous avons bien lu qu’il s’agit d’un combat intérieur. Ailleurs, nous pouvons voir quelles sont les armes (Rom.13.12, 2 Cor.6.7, Eph.6.10-18, 1 Thes.5.8). Et encore des exhortations 1 Tim.1.18-19, 6.11-12 ; 2 Tim.2.1-6). Cette vie se manifeste dans la pratique, on en discerne les fruits - c’est d’ailleurs par les faits qu’on la constate, non par les déclarations ou l’adhésion à un mouvement chrétien…

 
5.6-12  Le témoignage de Dieu

 
Le lecteur peut s’attendre à des preuves, des témoignages attestant la vérité du propos. Jean en est conscient et fournit ces témoignages. Il parle avant tout des témoignages qui accompagnèrent la venue du Jésus-Christ - et nous devons lire ceci en relation avec la présentation de sa venue, telle qu’enseignée par le même apôtre.

 
6 C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu par l'eau et le sang; non pas avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang ; et c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est la vérité. 7 Car il y en a trois e qui rendent témoignage : 8 l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord. 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand; car le témoignage de Dieu, c'est qu'il rend témoignage à son Fils. 10 Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu a ce témoignage en lui- même ; celui qui n'a pas foi en Dieu fait de lui un menteur, puisqu'il n'a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu a rendu à son Fils. 11 Ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle. et cette vie est en son Fils. 12 Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie.

 
  • La venue du Seigneur, Verbe de Dieu incarné (Jean 1.1,14), est ici rappelée par une expression symbolique. Comment l’apôtre le dit-il ? Pour le sens de « l’eau », comparer avec ce qui concerne le croyant, en Jean 3.5. Pour le sens du « sang », voir Jean 1.13. Ne retrouvons-nous pas, ici, l’affirmation rappelée par Jean touchant l’incarnation du Seigneur ?
  • Au double témoignage donné par l’incarnation, comment s’ajoute le témoignage de l’Esprit ? Voir Jean 1.32-33 et Matt.3.16-17. A propos du triple témoignage, lire Deut.17.6 et 19.15.
  • Par la transmission de ce témoignage quant au Fils de Dieu, l’homme est placé devant une alternative. A quoi revient de rejeter ce témoignage ? Et quel est le résultat de la foi pour un croyant ?
  • Que souligne le verset 12 ? Lire aussi Jean 3.36, 6.40, 20.31.
Ainsi, après cette présentation symbolique et forte du témoignage quant au Fils de Dieu, l’apôtre se devait de rappeler ce qui confirme, pour le croyant, son entrée dans la vie avec Dieu.

 
5.13-21  Finale de la lettre

 
Le message est ainsi écrit, Jean peut clôturer la lettre, et, ce faisant, il ajoute quelques mots encore, des aspects très concrets de la vie du chrétien.

 
13 Cela, je vous l'ai écrit pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu. 14 L'assurance que nous avons auprès de lui, c'est que, si nous demandons quoi que ce soit selon sa volonté, il nous entend. 15 Et si nous savons qu'il nous entend, quoi que nous demandions, nous savons que nous avons ce que nous lui avons demandé. 16 Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne mène pas à la mort, qu'il demande, et il lui donnera la vie ; il s'agit de ceux qui commettent un péché qui ne mène pas à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort, ce n'est pas pour celui-là que je dis de demander. 17 Toute injustice est péché - et il y a un péché qui ne mène pas à la mort. 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas ; mais celui qui naît de Dieu le garde, et le Mauvais ne le touche pas. 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît au pouvoir du Mauvais. 20 Mais nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour que nous connaissions celui qui est le Vrai ; et nous sommes dans le Vrai, en son Fils : Jésus-Christ. C'est lui le vrai Dieu et la vie éternelle. 21 Mes enfants, gardez-vous des idoles.

 
  • Le croyant peut-il être devant Dieu avec assurance ou confiance ? Lire 2 Cor.5.1-10 ; Héb.4.14-16. Quelle est la manifestation de confiance citée ici ? Comp. Jacques 1.5-6, 4.3 ; Hébr.10.19-24.
  • Divers chemins peuvent éloigner de Dieu, quelque fois une faute accidentelle, d’autres fois une mauvaise habitude qui serait acquise, et hélas aussi l’engagement dans un chemin qui conduit à la mort (1 Jean 2.19 ; Hébr.6.4-8, 10.26 ; 2 Pierre 2.20). En dehors de ce dernier cas dans lequel nul ne peut agir, que faire si quelqu’un est ainsi en difficulté ? Lire Jacques 5.19-20.
  • Vivre dans la conscience d’être sous le regard de Dieu garde de pécher. Cela veut-il dire que le croyant ne peut pécher ? Lire Jean 1.1.8-2.2.
  • Le verset 20 est en quelque sorte une synthèse. Le croyant au temps de Jean, avait-il la connaissance de Dieu ? Ce qui était enseigné au commencement devait-il être complété dans les siècles qui suivirent ? Lire Jean 16.13-15, Eph.4.23-24.
Mes enfants, gardez-vous des idoles ! Une fin abrupte pour une épître plus rude qu’il n’en paraît à première lecture. Des difficultés majeures secouaient les assemblées, et l’attitude à avoir au milieu des tourmentes, afin de n’être pas emportés, est de nous aimer les uns les autres, parce que nous sommes aimés de Dieu !
 
Les croyants sont avertis de ne pas s’écarter de l’enseignement qu’ils ont reçu dès le commencement, cet enseignement qui touche à la connaissance de Dieu, le Vrai, alors que des hommes vains dans leurs raisonnements opèrent parmi eux pour les détourner. Là aussi, sans doute, gît ne forme d’idolâtrie, à savoir dans la propension à placer l’intelligence de l’homme au-dessus de la révélation de Dieu.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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