20/06/2013

1 Jean 1:1-2:11 Marcher dans la lumière


 

 
 
PREMIÈRE ÉPÎTRE DE JEAN

 
Fin du premier siècle de l’ère chrétienne ! Cette lettre pourrait dater de 85/90... Un appel pressant, un cri pourrions-nous dire, est prononcé à ceux qui se réclamaient de Christ. A peine plus d’un demi-siècle après la Pentecôte et donc le début du christianisme, il se trouvait un affaiblissement de la foi dans les assemblées.
Jean, voit l’état des assemblées, il constate des dérives et avertit... Pour leur montrer le bon chemin, toujours possible, toujours actuel ! Ces dérives étaient annoncées, et constatées bien des années auparavant (Act.20.29-30, Rom.16.17, 2 Thess.3.14, 2 Tim.3.1-17, 2 Pier.2.1ss, Jude 3ss, Apoc.2 et 3) sans parler des doutes au plan des vérités fondamentales et le développement de controverses parmi les chrétiens (Gal.1.6-10, 1 Cor.15.12, 2 Tim.2.23,3.7).
L’épître est articulée autour de trois thèmes clés qui se résument à cette exhortation : garder de qui était dès le commencement :
      - Marcher dans la lumière, et non suivant l’esprit du monde ;
      - Nous aimer les uns les autres ;
      - Prendre garde aux faux docteurs et aux faux prophètes.

 
1.1-4  Prologue : Ce qui était dès le commencement...

 
Pas d’adresse, pas de préambule, pas de compliment… Un cri fort, un regard vers ce qui était au commencement, au commencement de cette grande histoire qu’est celle du christianisme… Jean souligne des faits très concrets, il a lui-même connu Jésus, insiste-t-il ! Pour dire aux chrétiens que Jésus est vraiment venu, que lui, Jean, en est témoin… Cette réalité était discutée dès ce temps…

 
1   1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, - il s'agit de la parole de la vie 2 car la vie s'est manifestée, nous avons vu, nous rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui s'est manifestée à nous - 3 ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, pour que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. 4 Cela, nous, nous l'écrivons, pour que notre joie soit complète.

 
  • De qui Jean parle-t-il quand il exprime qu’il a vu la Parole de Vie ? Jean 1,14, 6.63,68.
  • Que souhaite Jean, en écrivant ainsi cette épître ? Soulignons pour nous ce but, ce qui devrait notamment caractériser la vie du chrétien, tant du serviteur (comparer Hébr.13.17) que du fidèle.
  • Le Père et son Fils ! La connaissance de Dieu, le Dieu unique, était un fait ancien déjà, mais la pleine connaissance du Dieu de grâce est « en » et « par » Jésus (Hébr.1.1). Quelle est l’importance de cette réalité pour Jean ? Voir 2.22-24.
Que Dieu puisse se manifester comme homme sur la terre était un fait contesté... Il n’y a rien de nouveau ! Jean n’entre pas dans ce débat ! Il rend témoignage. Et il vient d’emblée à la grande question : quelle est la motivation du chrétien ? Alors que des discussions, et même des contestations affluent, Jean vient à des questions très concrètes… C’est aussi la démarche proposée par l’apôtre Paul (Rom.16.19, 2 Tim.1.8-11, 2.14-16)

 
1.5-2.11  Marcher dans la lumière

 
La base ! La lumière, celle même qui vient de Dieu, ainsi que nous lisons déjà au commencement de la Bible, ce qui Dieu fit pour ce monde où l’homme marche dans le noir sans discerner ni la cause ni la fin de son parcours de quelque 80 ans… Lire Gen.1.1-5, Jean 1.1-5 et Ésaïe 9.1-7.

 
5 Le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a pas en lui de ténèbres. 6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne faisons pas la vérité. 7 Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.

 
  • Jean introduit-il un débat sur ce qu’est la lumière ?
  • Que sont les deux caractères qui rendent manifestes une marche dans la lumière ?
Ces deux caractères nous occupent dans la suite du passage. A commencer par le second, la question de la pureté de la marche du chrétien.

 
1.8-2.2  Les fautes et le pardon

 
Prétendre n’avoir pas de péché ! C’était semble-t-il la prétention de certains courants qui pouvaient se faire jour parmi les chrétiens déjà en cette fin du premier siècle, basés sur une compréhension erronée de l’enseignement de la nouvelle naissance… (Jean 3.1-21)

 
8 Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous. 9 Si nous reconnaissons nos péchés, il est juste et digne de confiance : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice. 10 Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
2    
1 Mes enfants, je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus-Christ, qui est juste. 2 Il est lui-même l'expiation pour nos péchés ; non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.

 
  • Puis-je prétendre que je ne suis pas exposé à des fautes, des erreurs dans le chemin ? A quoi conduirait de le prétendre ?
  • Comment le chrétien agira-t-il si il réalise que quelque chose en lui n’est pas comme il convient ? Sa situation est-elle sans issue ?
  • Quelle est la différence - elle est importante - entre l’expiation et le fait d’être purifié ? Notons bien l’œuvre de la croix d’une part, faite une fois pour toutes (Hébr.9.11, 10.10, et en corollaire Rom.6.10) et la purification dont il est question plus haut.« 
Le croyant, celui qui a mis sa confiance en Jésus-Christ, trouve en Lui un "défenseur" , un "avocat de la défense" qui agit en sa faveur ! C’est Celui qui a déjà répondu à la culpabilité devant Dieu, ainsi que nous pouvons en lire l’annonce notamment en Ésaïe 53.4-12.

 
2.3-6  Garder la Parole de Dieu

 
Une question se pose : "Est-ce que je connais vraiment Dieu ?" Je puis en effet me séduire moi-même… C’est ici le second axe de la connaissance essentielle, le premier étant de savoir que je suis pécheur.

 
3 A ceci nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements. 4 Celui qui dit : « je le connais » et qui ne garde pas ses commandements est un menteur, et la vérité n'est pas en lui. 5 Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est vraiment accompli en lui. A ceci nous savons que nous sommes en lui : 6 celui qui dit demeurer en lui doit marcher aussi comme lui a marché.

 
  • C’est un test qui m’est ici proposé : est-ce que vraiment je connais Dieu ?
  • Quel est le modèle pour le chrétien ?
Connaître, au sens de l’Ecriture, est une réalité existentielle, non un savoir intellectuel. Connaître Dieu, c’est marcher avec Lui ! Un objectif assigné à tout homme, et professé par tout croyant… Marcher "avec Dieu", c’est agir comme Lui, et pour commencer garder en pratique sa parole, ses commandements… L’accent est ainsi porté essentiellement sur le "faire"

 
2.7-11  L’amour fraternel

 
Nous revenons maintenant à la question initiale, celle touchant la lumière qui brille dans l’obscurité de ce monde, celle dont parlait déjà le Seigneur Jésus, lui qui est la Lumière du monde. Commandement ancien, mais aussi commandement nouveau car la situation est nouvelle depuis la victoire de la croix.

 
7 Bien-aimés, ce n'est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien, que vous aviez dès le commencement; ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue. 8 D'autre part, c'est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en lui et en vous, car les ténèbres passent, et la vraie lumière brille déjà.
9 Celui qui dit être dans la lumière, tout en détestant son frère, est encore dans les ténèbres. 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et en il lui il n'y a pas de cause de chute. 11 Mais celui qui déteste son frère est dans les ténèbres ; il marche dans les ténèbres et ne sait pas où il va, parce que les ténèbres ont rendu ses yeux aveugles.

 
  • Quelle est la responsabilité de celui qui déclare marcher à la suite de Celui qui es la Lumières du monde (Jean 1.1-9) ? Lire Matt.5.14-16, Eph.5.8-9.
  • En quoi ce commandement ancien est-il aussi devenu un commandement nouveau ? Voir la fin du verset 8.
  • Quel et un des fruits de la lumière, ou autrement dit, puis-je prétendre être dans la lumière sans qu’on puisse le voir en pratique ?
Nous pouvons ici faire le point ! Ces passages mettent le chrétien en garde contre la prétention religieuse. Si nous disons... (1.6,8,10)
    -  ... que nous sommes en communion avec Lui…
    -  ... que nous n’avons pas de péché…
    -  ... que nous n’avons pas péché…
Face à cette prétention, quelle est la marque que nous connaissons Dieu ? Celui qui dit... (2.4,6,9)
    -  ... Le connaître... garder ses commandements.
    -  ... demeurer en Lui... marcher comme Christ !
    -  ... être dans la lumière... aimer nos frères…
Tous ces passages opposent connaissance et prétention de savoir !

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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