18/06/2013

Marc 12:13-27 Des contestations


 

12:13-27  Des contestations

 
 La journée n’est pas terminée. En ce troisième jour de la semaine, tandis que le lendemain on préparera le repas pascal pour le soir, d’autres pièges sont tendus. Des notables connaissant les saintes lettres (2 Timothée 3:15) croient pouvoir piéger Jésus par des arguties. Il s’agit à ce stade d’un aveuglement bien volontaire. Tout homme honnête se serait déjà arrêté dans sa contestation, mais la jouissance du pouvoir religieux rend aveugle.

 
12:13-17  Le tribut versé à César
Matthieu 22:15-22 et Luc 20:20-26

Deux courants de pensée bien opposés s’accordent ici pour tenter de déstabilier le Seigneur. La question est très sensible, car il s’agit ni plus ni moins d’un signe essentiel de l’assujettissement d’Israël à la puissance romaine, et donc un état qui sera complètement retourné par la venue du Messie pour régner. Et ils s’approchent, mielleux, de Jésus.

13 Et ils lui envoient quelques-uns des pharisiens et des hérodiens pour le surprendre dans ses paroles. 14 Et étant venus, ils lui disent : Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu ne t'embarrasses de personne ; car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes la voie de Dieu avec vérité. Est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? 15 Et lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : Pourquoi me tentez-vous ? Apportez-moi un denier, que je le voie. 16 Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : De qui est cette image et cette inscription ? Et ils lui dirent : De César. 17 Et Jésus, répondant, leur dit : Rendez les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu ! Et ils étaient dans l'étonnement à son sujet.
  • Soulignons la flatterie susceptible de rendre un homme vulnérable. Comparons le changement de ton par rapport aux contestations antérieures (Marc 11:28).
  • Une grande question est posée en fait : Jésus, le Juste, est-il un révolutionnaire ? Et, en corollaire, qui établira le royaume de Dieu sur terre ? Sont-ce les hommes ?
C’est une question très sensible qui est posée ici par les pharisiens et les hérodiens, factions au demeurant fort opposées, les uns attachés à la Loi, "la secte la plus exacte de notre culte" dira Paul (Actes 26:5), et l’autre très empressée auprès des alliés du pouvoir, et épris de culture grecque. Le Messie peut-il favoriser la soumission à une puissance étrangère qui doit, un jour, être anéantie par son propre pouvoir ? Et nous voyons ces gens intelligents renvoyés à eux-mêmes.

 
12:18-27  Les saccucéens et la résurrection
Matthieu 22:23-33 et Luc 20:27-40

Les sadducéens sont en quelque sorte les rationalistes de l’époque. Ils recoivent ce que leur raison leur permet d’appréhender, et ne retiennent de la Parole de Dieu que la Torah, le Pentateuque. Un des points majeurs de leur doctrine est le rejet de la notion de resurrection. Pour justifier leur point de vue, ils bâtissent des raisonnements, et un de ces développements est présenté à Jésus.

18 Et les sadducéens, qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, viennent à lui ; et ils l'interrogèrent, disant : 19 Maître ! Moïse nous a écrit que si le frère de quelqu'un meurt et laisse une femme, et ne laisse pas d'enfants, son frère prenne sa femme et suscite de la postérité à son frère. 20 Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa pas de postérité ; 21 et le second la prit et mourut ; et lui non plus ne laissa pas de postérité ; 22 et le troisième de même ; et les sept la prirent et ne laissèrent pas de postérité. La dernière de tous, la femme aussi mourut. 23 Dans la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d'entre eux sera-t-elle la femme, car les sept l'ont eue pour femme ? 24 Et Jésus, répondant, leur dit : N'est-ce pas à cause de ceci que vous errez, c'est que vous ne connaissez pas les écritures, ni la puissance de Dieu ? 25 Car, quand on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie, ni on n'est donné en mariage, mais on est comme des anges dans les cieux. 26 Et quant aux morts et à ce qu'ils ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au titre : «Du buisson», comment Dieu lui parla, disant : «Moi, je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob» [Exode 3:6] ? 27 Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes donc dans une grande erreur.
  • Cette règle consistant à "susciter une postérité à son frère défunt" (verset 19) est-elle biblique ? Deutéronome 25:5-10.
  • Quel est le raisonnement qui conduit les sadducéens dans l’erreur ?
La réponse du Seigneur est sans appel. Au passage, on remarquera la sagesse de Jésus, bien évidente, qui part d’écrits que les sadducéens professent de croire, à savoir un passage bien connu du livre de l’Exode. Il n’y a pas place à la répartie, la discussion semble s’être ici arrêtée.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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09:17 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 09 à 12 | Commentaires (0) | Eric

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