18/06/2013

Marc 11:1-19 L'autorité du Fils de l'homme


 

11:1-14:11  Préludes à la Passion

 
Une semaine cruciale est devant nous. Six jours avant la pâque (Jean 12:1), il y eût un souper à Béthanie, au Mont des Oliviers (Marc 11:1). C’était juste après le shabbat, un samedi soir donc, mais déjà le premier jour de la semaine selon le compte des jours des Israélites (Genèse 1:5). Lors de ce repas, la maison de Simon le lépreux fut emplie de l’odeur du parfum de nard répandu par Marie, la sœur de Lazare (Marc 14:3). Et après la nuit, lorsque le soleil était haut dans le ciel, le Seigneur se rend au Temple. Par la suite, il le fera jour après jour jusqu’au quatrième jour de cette semaine, la veille des Pains sans levain, alors qu’au soir se célébre dans les familles juives le repas pascal. Les Israélites se souviennent ainsi de la Sortie d’Égypte, lorsqu’au soir du jour, ils mangèrent en famille un agneau rôti, "à la hâte, les reins ceints, les sandales aux pieds, et le bâton à la main" (Exode 12:11). Ils le mangèrent avec des pains sans levain. Et ils quittèrent l’Égypte emportant avec eux des pains non levés (Exode 12:34). Ainsi, pendant sept jours, les Israélites ne mangent aucun pain qui soit levé, seulement des pains azymes ; ce sont les jours des "Pains sans levain" (Exode 13:7).
 
Voici donc le tableau de cette première partie de la semaine. Dans ce climat de fête, ces jours de mémoire de la sortie d’Égypte et le rappel, ainsi de la bonté de Dieu, une atmosphère orageuse se développe sur la ville où le Seigneur a attaché son Nom (Exode 15:17).

 
11:1-19  L'autorité du Fils de l'homme

 
Le début de la semaine ne pût passer inaperçu des gens de Jérusalem et des environs. Tout d’abord un signe étonnant, en contraste avec ce que le Seigneur avait manifesté jusque là, son entrée glorieuse dans la ville, un signe fort qui fut annoncé par le prophète Zacharie. Et ensuite une illustration de l’état du peuple : le figuier qui ne porte pas de fruit. Il y a les marchands chassés du temple, et aussi la présence de Jésus chaque jour au temple, jusqu’au soir du repas pascal… Tout ceci ne pouvait qu’exacerber les autorités religieuses, et les déterminer davantage d’en découdre avec ce perturbateur de l’ordre établi, de leur ordre établi…

 
11:1-11  Entrée royale à Jérusalem
Matthieu 21:1-11, Luc 18:28-44 et Jean 12:12-19

Le prophète Zacharie, cinq siècles auparavant, a prononcé des paroles étonnantes de précision ! Et notamment : "Réjouis-toi avec transports, fille de Sion ; pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un poulain, le petit d'une ânesse." (Zacharie 9:9). Cette joie était manifeste en ce premier jour de la semaine.
 
Les bourgades du Mont des Oliviers n’ont pas oublié la résurrection de Lazare, et même tout Jérusalem en avait eu écho, et voilà que Jésus était à Béthanie, se rendant avec ses disciples à Jérusalem…

11  1 Et comme ils approchent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des Oliviers, 2 il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez au village qui est vis-à-vis de vous ; et aussitôt, en y entrant, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel jamais aucun homme ne s'est assis ; 3 détachez-le, et amenez-le. Et si quelqu'un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? dites : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il l'enverra ici. 4 Et ils s'en allèrent et trouvèrent un ânon qui était attaché dehors, à la porte, au carrefour ; et ils le détachent. 5 Et quelques-uns de ceux qui étaient là, leur dirent : Que faites-vous là à détacher l'ânon ? 6 Et ils leur dirent comme Jésus avait commandé ; et on les laissa faire. 7 Et ils amenèrent l'ânon à Jésus et mirent leurs vêtements sur l'ânon, et il s'assit dessus. 8 Et plusieurs étendaient leurs vêtements sur le chemin, et d'autres coupaient des rameaux des arbres, et les répandaient sur le chemin ; 9 et ceux qui allaient devant et ceux qui suivaient, criaient : Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! 10 Béni soit le royaume de notre père David, qui vient. Hosanna dans les lieux très-hauts ! 11 Et il entra dans Jérusalem, et dans le temple ; et après avoir promené ses regards de tous côtés sur tout, comme le soir était déjà venu, il sortit et s'en alla à Béthanie avec les douze.
  • Quelle est l’attente des personnes qui acclament le Seigneur ? Sur quoi leur attente est-elle fondée ? Ésaïe 9:6-7, Psaume 118:22-23.
  • Cette venue au temple, dont la liesse n’est pas exempte, a-t-elle quelque suite ? Avait-elle quelque but ?
Le Seigneur en a besoin. Il était nécessaire que l’ânon fut là, que Jésus pû entrer ainsi dans Jésuralem. Car si, d’un côté, la prophétie de Zacharie devait s’accomplir, de l’autre cet accomplissement devait forcer l’attention de la population de la ville, et des notables parmi eux. Rendus attentifs, mais aussi rendus responsables. Luc rend compte de l’attitude de pharisiens, tandis que Jésus approchait de la ville et aussi des pensées de tristesse qui occupaient son esprit tandis que le cortège s’approchait de la ville ; il y a un réel contraste entre l’apparence de liesse et la douloureuse réalité (Luc 19:39-42).

 
11:12-19  Les marchands du Temple
Matthieu 21:12-17, Luc 19:45-48 et Jean 2:13-25

Cette tristesse du Seigneur, non pas sur lui-même mais sur ce que cette ville allait connaître, et que Luc nous fait connaître, sont bien en phase avec les actes du Seigneur dès le matin du jour suivant, le deuxième de la semaine, le lundi, lorsqu’il est dit de Jésus qu’il eût faim. Le figuier, représentant Israël (Juges 9:10-11) ne portant pas de fruits est une image significative. Au printemps, avant que ne viennent les feuilles paraissent quelques figues, appelée figues vertes. Ensuite paraissent les feuilles avant que les fruits ne soient récoltés au début de l’été.

12 Et le lendemain, comme ils sortaient de Béthanie, il eut faim. 13 Et, voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il s'en approcha pour voir si peut-être il y trouverait quelque chose ; mais, y étant venu, il n'y trouva rien que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. 14 Et répondant, il lui dit : Que désormais personne ne mange jamais de fruit de toi. Et ses disciples l'entendirent.
 
15 Et ils s'en viennent à Jérusalem. Et, entrant au temple, il se mit à chasser dehors ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; 16 et il ne permettait pas que personne portât aucun vase par le temple. 17 Et il les enseignait en disant : N'est-il pas écrit : «Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations» ? mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs» [Esaïe 56:7] 18 Et les principaux sacrificateurs et les scribes l'entendirent, et ils cherchèrent comment ils le feraient mourir, car ils le craignaient, parce que toute la foule était dans l'étonnement à l'égard de sa doctrine. 19 Et quand le soir fut venu, il sortit de la ville.
  • Pourquoi donc cette malédiction du figuier ? Jérémie 8:13.
  • Acheter et vendre des animaux pour les sacrifier était-il autorisé ? Deutéronome 14:24-26.
  • Pourquoi, alors, le Seigneur jette-t-il dehors ces marchands ? Vers.17, Ésaïe 56:7.
  • Qu’est-ce qui retient les principaux prêtres et les scribes dans leur funeste projet ?
Nous pourrions nous étonner d’un geste aussi violent de la part de celui qui a manifesté la bonté de Dieu tout au long de son chemin. Mais pensons aux petits, aux faibles qui sont sous la coupe des puissants de la religion, ces mauvais pasteurs qui les asservissent. Pensons au manque de liberté, à l’absence de joie, et comparons ! Lisons par exemple cette expression que l’on trouve dans la Loi : "Tu feras pendant sept jours la fête à l'Éternel, ton Dieu, au lieu que l'Éternel aura choisi, car l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans toute ta récolte et dans tout l'ouvrage de tes mains ; et tu ne seras que joyeux." (Deutéronome 16:15). Et encore cette mention prophétique déjà lue : "je les rendrai joyeux dans ma maison de prière" (Ésaïe 56:7). Et aussi la manière dont un autre prophète exprime l’avenir de son peuple : "Et les places de la ville seront pleines de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans ses places." (Zacharie 8:5). Cette perspective heureuse est tout à l’inverse de ce qu’instillent les mauvais bergers (Ézéchiel 34:1-10). La loi et les prophètes enseignent la joie que le croyant éprouve dans la présence de Dieu ! Alors, que dire de l’évangile !

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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09:22 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 09 à 12 | Commentaires (0) | Eric

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