17/06/2013

Marc 15:22-47 Mort et Ensevelissement


 

15:22-47  La mort et l’ensevelissement

 
Bien avant que le soleil ne soit chaud, les croix sont dressées; il est environ neuf heures du matin, la troisième heure selon le comptage du jour qui commençait au lever du soleil. C’est dire que les choses sont allé vite. Cette journée sera marquée de trois en trois heures : réunion du sanhédrin à l’aube, crucifixion, et vers midi le ciel complètement obscurci, jusqu’à trois heures. Et ensuite le Seigneur entre dans la mort par sa propre parole et des disciples prennent soin de sa sépulcture. A six heures du soir, avant que ne commence le shabbat, tout est achevé.

 
15:22-32  La crucifixion
Matthieu 27:32-44 et Luc 23:33-43 Jean 19:17-27

La crucifixion est un supplice commun des Romains, et il est attesté que des crucifiés étaient cloués au bois. Pour un Israélite, cette condamnation est une réelle malédiction (Deutéronome 21:23, Galates 3:13), une exposition particulièrement humiliante que Jésus endura volontairement, "à cause de la joie qui était devant lui" (Hébreux 12:2).

22 Et ils le mènent au lieu appelé Golgotha, ce qui, interprété, est : lieu du crâne. 23 Et ils lui donnèrent à boire du vin mixtionné de myrrhe ; mais il ne le prit pas. 24 Et l'ayant crucifié, ils partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun en prendrait. 25 Et c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent. 26 Et l'écriteau concernant le sujet de son accusation portait écrit : Le roi des Juifs. 27 Et, avec lui, ils crucifient deux brigands, un à sa droite, et un à sa gauche. 28 Et l'écriture fut accomplie, qui dit : «Et il a été compté parmi les iniques» [Esaïe 53:12]
 
29 Et ceux qui passaient par là, l'injuriaient, hochant la tête et disant : Hé ! toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même, et descends de la croix ! 31 Pareillement aussi les principaux sacrificateurs, se moquant entre eux avec les scribes, disaient : Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même. 32 Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Ceux aussi qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient.
  • Pourquoi Jésus refusa-t-il cette boisson, "du vin mixtionné de myrrhe" ?
  • Qu’il se trouve des moqueurs comme nous le voyons, cela nous étonne-t-il ? Voyons comment les propres paroles de Jésus sont tournées en dérision Jean 2:19, Marc 14:58, 15:29.
Les soldats se saisissent des paroles mêmes de Jésus pour se moquer de lui ! Nous serions humiliés et profondément heurtés, et il serait difficile de ne rien rétorquer… Mais le Seigneur subit toutes les humiliations sans un mot : "Il  a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche" (Ésaïe 53:7).
 
Marc se tient aux faits, mais nous connaissons par ailleurs les prières de la croix, et par elles les pensées du Seigneur à l’égard de ceux qui l’avaient conduits à la croix (Luc 23:33-37), ses paroles au brigand repentant (Luc 23:39-43), et enfin son attention à Marie, sa mère (Luc 23:34,43 et Jean 19:26-27). D’un côté des insultes, et de l’autre le pardon, la grâce et la bonté !

 
15:33-36  Les heures de ténèbres
Matthieu 27:45-49, Luc 23:44-45 et Jean 19:28-30

Ce qui vient maintenant, lorsque le soleil atteint le zénith, dépasse complètement l’entendement humain. Trois heures d’une obscurité profonde, et l’assistance n’entre plus en ligne de compte tandis que le Fils de l’homme attaché à la croix se trouve dans la solitude la plus absolue. Et l’on entend ce cri douloureux de l’abandon, la quatrième parole de Jésus sur la croix. Gardons-nous d’une lecture légère, ces paroles sont au centre de la foi. Ce qu’il convient d’examiner est la réponse que nous aurions à donner à ce "Pourquoi" prononcé sur la croix.

33 Et quand la sixième heure fut venue, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure. 34 Et à la neuvième heure, Jésus s'écria d'une forte voix, disant : Éloï, Éloï, lama sabachthani ? ce qui, interprété, est : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? 35 Et quelques-uns de ceux qui étaient là présents, ayant entendu cela, disaient : Voici, il appelle Élie. 36 Et l'un d'eux courut, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donna à boire, disant : Laissez, voyons si Élie vient pour le faire descendre.
  • Pensons-nous que les souffrances infligées à Jésus par les hommes pouvaient assurer le salut des hommes, notre réconciliation avec Dieu ? Marc 15:22-32.
  • Les ténèbres qui couvrent le pays. Que s’est-il passé là entre Dieu et le Fils de l’homme ? Psaumes 22:1, 42:7, 88:6-7, Ésaïe 53:5, ...
Rappelons-nous que ce ne sont pas les douleurs infligées par les hommes qui rachètent le pécheur. Que font-elles de plus que souligner la culpabilité ? L’exercice de la justice de Dieu seul peut répondre à sa sainteté. Et nous le discernons dans ces heures de ténèbres, heures d’une solitude absolue dans la conscience de l’abandon de Dieu. Nous ne pouvons jamais oublier cette douleur extrême de Celui qui s’est donné lui-même en sacrifice… C’est là le prix que Jésus a payé afin que la miséricorde de Dieu puisse s’exercer. Lorsque Dieu dit : "Je fais miséricorde à qui je fais miséricorde !" (Exode 33:19) il exprime son autorité, et il ajoute par ailleurs qu’il fait miséricorde à tous ceux qui acceptent sa grâce, ayant foi en la parole qui leur est annoncée (Jean 1:12).
 
Tout est accompli (Jean 19:30), l’agneau dont Dieu s’était pourvu a été offert (Genèse 22:8), le sacrifice de la croix est consommé et le fondement en justice de la miséricorde est parfaitement établi. Jésus est venu pour accomplir sa mort, pour attester dans ce don de lui-même l’amour de Dieu, afin que ce ne soit pas seulement par des proclamations d’amour mais par un geste absolu et unique (Hébreux 9:26-28, 1 Pierre 3:18) qu’est rendu compréhensible à l’homme que toute sa dette est apurée, que le prix en a été payé, que le jugement a été accompli et qu’il peux, étant rendu libre, se présenter devant son Créateur. Le geste par lequel tout Israélite pouvait comprendre, enfin, cet appel à s’approcher de Dieu : "Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n'avez pas d'argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait. Pourquoi dépensez-vous l'argent pour ce qui n'est pas du pain, et votre labeur pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi attentivement, et mangez ce qui est bon ; et que votre âme jouisse à plaisir des choses grasses. Inclinez votre oreille et venez à moi ; écoutez, et votre âme vivra : et je ferai avec vous une alliance éternelle, les grâces assurées de David." (Ésaïe 55:1-3).

 
15:37-41  La mort du Seigneur
Matthieu 27:50-56, Luc 23:46-49 et Jean 19:31-37

Le ciel s’éclaircit, les nuées s’estompent, et des hommes s’agitent quant à la question de donner ou non à boire au crucifié, une attitude remplie de mépris (vers.36). Mais tout est accompli et un grand cri est alors entendu, lequel ne passera pas inaperçu.

37 Et Jésus, ayant jeté un grand cri, expira. 38 Et le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. 39 Et le centurion qui était là vis-à-vis de lui, voyant qu'il avait expiré en criant ainsi, dit : Certainement, cet homme était Fils de Dieu. 40 Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient aussi Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, 41 qui, lorsqu'il était en Galilée, l'avaient suivi et l'avaient servi, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
  • Quelles sont les trois paroles prononcées par le Seigneur sur la croix après les trois heures de ténèbre (verset 33-34) ? Jean 19:28,30, Luc 23:46.
  • La mort du Seigneur est-elle intervenue naturellement, en conséquence de ses souffrances ?
  • Que penser de la réaction du centurion ?
Le dernier acte est maintenant achevé, l’entrée dans le mort, cette mort dont il est dit que Jésus était venu l’accomplir. La mort ne pouvait atteindre l’homme parfait (Romains 5:12), et celui qui avait porté les péchés sur la croix (1 Pierre 2:24) avait clôt la question du péché lorsqu’il fut abandonné de Dieu, soumis au jugement. La mort ne pouvait donc l’atteindre, mais il y est rentré lui-même volontairement pour attester la victoire sur la mort par sa résurrection.

 
15:42-47  L’ensevelissement
Matthieu 27:57-61, Luc 23:50-56 et Jean 19:38-42

La fin de cet après-midi, avant que ne commence le shabbat, un acte d’humanité, mais surtout de piété, s’accomplit par un disciple qui, jusque là, était demeuré très discret sur sa conviction que Jésus est le Messie, et il ne fut pas seul, car un autre notable croyant en Jésus l’accompagna (Jean 19:38-39). Des hommes pour lesquels, aussi, la Loi avait un sens (Deutéronome 21:22-23).

42 Et le soir étant déjà venu, puisque c'était la Préparation, ce qui est le jour qui précède un sabbat, 43 Joseph qui était d'Arimathée, conseiller honorable, qui aussi lui-même attendait le royaume de Dieu, vint et prit sur lui d'entrer auprès de Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. 44 Et Pilate s'étonna, ayant peine à croire qu'il fût déjà mort ; et ayant appelé le centurion, il lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort. 45 Et l'ayant appris du centurion, il donna le corps à Joseph. 46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, le descendit, et l'enveloppa du linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc, et roula une pierre contre la porte du sépulcre. 47 Et Marie de Magdala, et Marie, la mère de Joses, regardaient où on le mettait.
  • Que savons-nous de Joseph d’Arimathée ? Matthieu 27:60, Luc 23:50-53.
  • Qu’acheta Joseph pour l’ensevelissement ? Et Nicodème ? Lire aussi Jean 19:39.
En cette fin de journée, il n’y a plus ni soldats ni foule, au moins dans le texte que nous lisons. Seulement une scène intime où nous voyons deux disciples qui étaient demeurés fort discrets dans l’expression de leur foi dans le Messie, et des femmes qui regardent de loin. Les disciples honorent leur Seigneur par le geste de son ensevelissement marqué par la dignité.
 
La suite de l’évangile nous dit ce qu’il en est des disciples : "ils étaient dans le deuil et pleuraient" (Marc 16:10).

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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15:40 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

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