17/06/2013

Marc 15:1-21 Compartutions et Jugements


 

15:1-21  Comparutions et jugement

 
Cette nuit de fête, le commencement des Pains sans levain, ne l’oublions pas, n’a pas arrêté ces quelques notables religieux dans l’accomplissement de leur propos. Ils avaient entre leurs mains Jésus de Nazareth, l’homme qui perturbait "leur" ordre public. Mais ce n’était que le préambule à ce qui devait être fait, car s’ils avaient une relative autonomie pour le maintien de l’ordre au Temple, ils n’avaient pas le droit de condamner à mort. Ce droit était réservé au pouvoir occupant. Il fallait dès lors présenter le prévenu au prétoire, le tribunal romain où siège le gouverneur, et, pour cela, avoir un motif de condamnation acceptable.

 
15:1  Devant le Sanhédrin
Matthieu 27:1-2 et Luc 23:1

Une condamnation officielle du Sanhédrin était le préalable approprié. Or, ce tribunal religieux ne pouvait se réunir qu’au matin du jour. Certes des membres de ce tribunal étaient au palais du Grand Prêtre au cours de cette nuit, mais ces personnes ont dû attendre l’heure du sacrifice du matin pour se siéger en tant que tribunal.

1 Et aussitôt, au matin, les principaux sacrificateurs avec les anciens et les scribes et tout le sanhédrin, ayant tenu conseil, lièrent Jésus et l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate.

L’acte est bien vite établi. Pensons ! L’affaire avait été été instruite au cours de la nuit… Un passage rapide devant le Sanhédrin, et voilà Jésus officiellement inculpé et conduit au prétoire.

 
15:2-5  Première comparution devant Pilate
Matthieu 27:11-14 et Luc 23:2-7 Jean 18:28-38

Rendre justice était une des missions du gouverneur, mais il en était une autre dont il était redevable devant Rome : veiller au calme dans la province confiée à sa juridiction. Entre ces deux objectifs, Rome lui ferait rendre des comptes avant tout si des troubles s’élevaient en Judée…

2 Et Pilate l'interrogea : Toi, tu es le roi des Juifs ? 3 Et répondant, il lui dit : Tu le dis. Et les principaux sacrificateurs l'accusaient de beaucoup de choses. 4 Et Pilate l'interrogea encore, disant : Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils portent témoignage contre toi. 5 Mais encore Jésus ne répondit rien, de sorte que Pilate s'en étonnait.
  • Parmi les accusations à l’encontre de Jésus, que pouvons-nous relever ? Marc 15:9, Luc 23:3, Jean 18:33.
  • Pourquoi Jésus ne répond-il pas au gouverneur ? Et pourquoi celui-ci est-il étonné de ce silence ?
Il paraît clairement que les chefs multiplient les titres d’accusation, et ce n’est certainement pas l’accusation de blasphème qui est avancée au prétoire. Mais Pilate n’est pas dupe. Il sait que Jésus a été livré par envie, et il tenta de plusieurs manières de se décharger de cette affaire. Ayant su que Jésus était Galiléen, il l’envoya à Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, fils d’Hérode le Grand ; il se trouvait à Jérusalem à l’occasion de la fête. La question fut rapidement traitée, et Jésus, traité avec un profond mépris, fut renvoyé à Pilate (Luc 23:7-12).

 
15:6-15  Seconde comparution devant Pilate
Matthieu 27:15-26, Luc 23:13-25 et Jean 18:38-40, 19:1-16

Pilate restait donc avec cette question difficile. Un autre essai pour en sortir a été de saisir l’occasion qu’apportait une coutume pratiquée en ce temps là. Mais quelle réponse surprenante ! Quelle hargne manifestée par les personnes qui se tenaient là !

6 Or il leur relâchait à la fête un prisonnier, lequel que ce fût qu'ils demandassent. 7 Et il y avait le nommé Barabbas qui était détenu avec ses compagnons de sédition, lesquels, dans la sédition, avaient commis un meurtre. 8 Et la foule, poussant des cris, se mit à lui demander de faire comme il leur avait toujours fait. 9 Et Pilate leur répondit, disant : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? 10 Car il savait que les principaux sacrificateurs l'avaient livré par envie. 11 Mais les principaux sacrificateurs excitèrent le peuple à demander que plutôt il leur relâchât Barabbas. 12 Et Pilate, répondant, leur dit encore : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez roi des Juifs ? 13 Et ils s'écrièrent encore : Crucifie-le ! 14 Et Pilate leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils s'écrièrent encore plus fort : Crucifie-le ! 15 Et Pilate, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas ; et, ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
  • Quelle est cette foule poussant des cris et réclamant la libération de Barabbas, et ensuite s’écriant "Crucifie-le !" ?
  • Qu’est-ce qui détermina Pilate à livrer Jésus aux bourreaux ?
Le texte de Marc est particulièrement sobre, davantage encore que celui des autres évangiles. Mais les choses sont dites. Une foule est là devant le prétoire, non pas tout le peuple de Jérusalem, loin de là, des gens manipulés par les principaux prêtres. Et nous savons qu’un groupe de personnes rassemblées, poussées à crier, réagit non plus comme des individus réfléchis, mais à l’unisson sans plus mesurer la portée de leurs cris.

 
15:1-2  Du prétoire à Golgotha
Matthieu 27:27-31, Luc 23:26-32 et Jean 19:17

Dès que Jésus fut livré au bourreau, les soldats l’ayant entre leurs mains agirent avec la cruauté et le mépris bien caractéristiques d’une armée d’occupation.

16 Et les soldats l'emmenèrent dans la cour, qui est le prétoire. Et ils assemblent toute la cohorte ; 17 et ils le revêtent de pourpre, et ayant tressé une couronne d'épines, ils la lui mettent autour de la tête. 18 Et ils se mirent à le saluer, disant : Salut, roi des Juifs ! 19 Et ils lui frappaient la tête avec un roseau et crachaient contre lui, et, se mettant à genoux, ils lui rendaient hommage. 20 Et après qu'ils se furent moqués de lui, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses propres vêtements ; et ils l'emmènent dehors pour le crucifier. 21 Et ils contraignent un certain homme, Simon, Cyrénéen, père d'Alexandre et de Rufus, qui passait par là, venant des champs, de porter sa croix.
  • Pourquoi les soldats traitent-ils Jésus de la sorte ?
L’homme remis aux mains des bourreaux est à leurs yeux un criminel, sans plus aucun droit, et le thème de l’accusation est exploité de façon ignominieuse. Mais la rumeur de l’arrestation de Jésus s’étant répandue, car dans une petite ville, comment en eût-il état autrement, les habitants viennent alors nombreux, des hommes et des femmes contrits qui pleurent sur le chemin du condamné (Luc 23:27).

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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15:42 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

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