17/06/2013

Marc 14:22-42 De la Cène à Gethsémané


 

14:22-26  L'institution de la Cène
Matthieu 26:26-30 et Luc 22:19-20

Lors du premier repas pascal, le dernier soir que les fils d’Israël passèrent en Égypte, ils avaient "les sandales aux pieds, et le bâton à la main" (Exode 12:11), ils étaient en partance. Lors de cette commémoration, il en était moralement de même pour les disciples. Ils devaient être préparés pour un autre départ, non celui de la libération de l’esclavage, mais celui qui fondera un libération combien plus grande.
 
A la fin du repas, le mémorial de la croix est institué, au demeurant un des deux seuls signes institués par le Seigneur Jésus, l’autre étant évidemment le baptême (Matthieu 28:19).

22 Et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain et ayant béni, le rompit et le leur donna, et dit : Prenez ; ceci est mon corps. 23 Et ayant pris la coupe et ayant rendu grâces, il la leur donna ; et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs. 25 En vérité, je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. 26 Et ayant chanté une hymne, ils sortirent et s'en allèrent à la montagne des Oliviers.
  • Comment les premiers chrétiens comprirent-ils ce mémorial qu’ils appelèrent couramment “la fraction du pain” (Actes 2:42) ? 1 Corinthiens 10:16, 11:23-26.
  • Y a-t-il une loi touchant le jour auquel les chrétiens se réunissaient pour la “fraction du pain” ? Par contre, y a-t-il une coutume établie ? Actes 20:7, 1 Corinthiens 16:2.
  • Quelle est la valeur particulière de ce premier jour de la semaine qui en fit le jour de la semaine où la “fraction du pain” était célébrée ? Jean 20.
  • Pourquoi est-il parlé de ce vin nouveau ? Marc 2:22.
Comme nous le lisons, le vin ancien n’a rien amené à perfection (Hébreux 7:19). Le Messie est rejeté, et il faudra une nouvelle effusion de l’Esprit de Dieu pour que le Royaume puisse être établi. C’est déjà ce qu’annonçaient les prophètes (Joël 2:28-29, Ézéchiel 36:24-27, 39:29). En attendant le rétablissement de toutes choses (Actes 3:21), le rassemblement se fera autour du mémorial de la croix, les chrétiens se rassemblant pour la fraction du pain, prenant part au pain et à la coupe en mémoire de Jésus (1 Corinthiens 10:16-17, 11:23-34).

 
14:27-31  Annonce du reniement de Pierre
Matthieu 26:31-35, Luc 22:31-38 et Jean 13:36-38

Le Seigneur conduit maintenant les disciples vers le Mont de Oliviers, dans l’idée de passer la nuit au jardin de Gethsémané. En route il leur parle de la solitude qui sera sienne, et rappelle la parole prophétique (Zacharie 13:7). Une parole difficile à entendre, car ne sont-ils pas attachés au Seigneur ?

27 Et Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés ; car il est écrit : «Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées» [Zacharie 13:7]; 28 mais après que je serai ressuscité, j'irai devant vous en Galilée. 29 Et Pierre lui dit : Si même tous étaient scandalisés, je ne le serai pourtant pas, moi. 30 Et Jésus lui dit : En vérité, je te dis qu'aujourd'hui, cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté deux fois, toi, tu me renieras trois fois. 31 Mais Pierre disait encore plus fortement : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai point. Et ils dirent tous aussi la même chose.
  • Pourquoi, alors que tous dirent la même chose, un seul d’entre eux renia le Seigneur ?
Nous le voyons, tous ont affirmé qu’ils ne renieraient pas le Seigneur, et ce mouvement du cœur est on ne peut plus compréhensible. Mais la pression sera très forte, un acharnement inoui contre un être aussi bon, si bien que l’on ne peut que comprendre la crainte qui les animera tous. Et Pierre, mû par son attachement au Seigneur s’exposera d’avantage. Et ainsi, celui qui affirme un peu de confiance en lui sera bien vite repris. Où donc se situe la force du croyant ? (Jude 25, Éphésiens 6:10, Philippiens 4:13, Colossiens 1:11).

 
14:32-42  Gethsémané
Matthieu 26:36-46, Luc 22:39-46 et Jean 18:1

Le petit groupe étant arrivé au jardin de Gethsemané ("Pressoir à huile"), Pierre, Jacques et Jean sont invités à accompagner le Seigneur pour y être les témoins de sa supplication et de son acceptation, comme ils le furent de sa puissance, lors de la résurrection de la fille de Jaïrus (Marc 5:37) et de sa gloire lors de la transfiguration ((Marc 9:2). Ici, ils sont les témoins du don absolu de lui-même.
 
Attention ! Nous entrons ici au cœur du mystère de la grâce. Dans la page de "la ligature d’Isaac", cela était annoncé : "Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste" (Genèse 22:8). Et les Israélites étaient avertis par le prophète : "Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris." (Ésaïe 53:4-5). Là se trouve la clé ! Jean le baptiseur l’avait compris, lorsqu’il dit : "Voilà l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde !" (Jean 1:29).

32 Et ils viennent en un lieu dont le nom était Gethsémané. Et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, jusqu'à ce que j'aie prié. 33 Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être saisi d'effroi et fort angoissé. 34 Et il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu'à la mort ; demeurez ici et veillez. 35 Et s'en allant un peu plus avant, il se jeta contre terre, et il priait que, s'il était possible, l'heure passât loin de lui. 36 Et il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! 37 Et il vient, et les trouve dormant ; et il dit à Pierre : Simon, tu dors ? Tu n'as pu veiller une heure ? 38 Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit est prompt, mais la chair est faible. 39 Et il s'en alla de nouveau, et il pria, disant les mêmes paroles. 40 Et s'en étant retourné, il les trouva de nouveau dormant (car leurs yeux étaient appesantis) ; et ils ne savaient que lui répondre. 41 Et il vient pour la troisième fois et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous ; il suffit, l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme est livré entre les mains des pécheurs. 42 Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'est approché.
  • Arrêtons-nous sur ces expressions : effroi, angloisse, tristesse. A quoi est-il fait allusion ici ? Sont-ce les coups portés contre lui par des hommes ? les douleurs de la croix? Ou est-ce les heures de solitude absolue, “l’abandon de Dieu” ?
  • Pourquoi cette coupe ne pouvait-elle pas être épargnée à Jésus ?
  • Que fait-il que les apôtres ne peuvent tenir éveillés ? Luc 22:45.
  • Pourquoi le Seigneur leur dit-il “dormez, reposez-vous” au moment où ils doivent se lever car la troupe est là pour Le prendre ?
La tristesse, l’angoisse même… Comment entrer dans ce que fut la douleur de l’abandon anticipées ici par Jésus ? Nous pouvons penser aux traitements qu’il subit, aux coups, à la souffrance de la crucifixion et à l’humiliation absolue, selon qu’il est écrit : "celui qui est pendu est malédiction de Dieu" (Deutéronome 21:23, Galates 3:13). Mais au-delà de cette souffrance, il y a l’abandon de Dieu (Psaume 22:1, Marc 15:34). Le jugement de Dieu devait s’exercer, pour qu’en toute justice le pécheur puisse être lavé de ses fautes (Ésaïe 53:4-5, 1 Pierre 1:18-20).
 
Tel est le fondement de la grâce, la réponse à cette affirmation prononcée des siècles auparavant : "Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon, car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu'il y renonce à jamais" (Psaume 49:8). Et le fondement de cette affirmation de Jésus touchant le salut : "Et ils s'en étonnèrent excessivement, disant entre eux : Et qui peut être sauvé ? Et Jésus, les ayant regardés, dit : Pour les hommes, cela est impossible, mais non pas pour Dieu ; car toutes choses sont possibles pour Dieu." (Marc 10:26-27). La rédemption est fondée en justice, car le Christ s’est présenté devant la justice de Dieu pour l’expiation des fautes.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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15:49 Publié dans EVANGILE SELON MARC, Marc 13 à 16 | Commentaires (0) | Eric

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