26/11/2011

Hébreux 2:1 Le Fils de l'homme


 

  NE PAS S'ECARTER D'UN SI GRAND SALUT !
 
2.1-4  Introduction
 
La situation était telle qu’un Juif pouvait être attiré par ce mouvement nouveau, ces enseignements si étonnants touchant la grâce, cette affirmation que le Messie d’Israël était venu. Et ainsi fréquenter les réunions chrétiennes… Mais s'il n’était pas pénétré par la vérité qu’il entend, si l’intérêt ne se muait pas en foi, si la doctrine le séduisait sans qu’il n’y ait un travail en soi, personnel, il se trouverait alors en danger de s’écarter. Nous avons l’exemple d’Agrippa qui s'est bien vite arrêté en chemin (Act.26:28). Il a vraiment été intéressé par la parole de la foi, mais s’est défendu lui-même de faire un pas de plus. Dans notre épître, il s’agit bien de chrétiens qui sont en danger de s’écarter. Nous ne pouvons pas oublier la parabole du Semeur, et les différents terrains sur lesquels se répand la semence. Cette parabole indique bien les causes profondes d’abandons (Matt.13:1-9, 18-23). Cet enseignement dépasse évidemment le cadre de la Judée du premier siècle de notre ère ! L’appel qui suit est pressant…

 
2    1 C'est pourquoi nous devons prêter une attention d'autant plus vive à ce que nous avons entendu, de peur d'aller à la dérive. 2 En effet, si la parole prononcée par des anges s'est confirmée, si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution, 3 comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut, qui a commencé à être annoncé par l'entremise du Seigneur et qui nous a été confirmé par ceux qui l'ont entendu, 4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, des miracles de toutes sortes et des communications d'Esprit saint selon sa volonté ?
  • Quelle est la question centrale posée dans ce paragraphe ? Voir aussi Nombre 35:9-15, Josué 20:1-6, Héb.6.18 : « nous dont le refuge… »
  • La parole prononcée par les anges ! De quoi est-il question ? Lire Act.7:48-53. Pourquoi cela est-il mentionné ici ? Lire aussi Gal.3.
  • Ces choses étant dites, arrêtons-nous sur l’exposé du chemin qui mène à l’abandon, nous en trouvons diverses vues dans l’épître : Héb.2:3, 3:6, 4:11, 6:6,12-14, 10:26, 12:25.
Pour celui qui ne se serait pas interrogé sur la question du salut… Un homme pourrait déclarer qu’il doit « gagner » le ciel, et jusqu’à un certain point le croire… La raison le poussera à des actes positifs pour atteindre son but, peut-être « gagner des indulgences » – la plus grande supercherie religieuse – mais que fait-il du sacrifice du Christ, et des promesses de Dieu communiquées par les prophètes ? (Esaie 1.18, Michée 7.18-19, …) Le salut est offert (Jean 3.16), le prix en est payé (Ésaïe 53, 1 Pier.2.22-25)… Alors, comment échapper si l’on ne veut pas d’un « salut offert » ?
 
Il y a un refuge ! En Israël, celui qui avait par accident provoqué la mort, pouvait s’enfuir jusqu’à une ville particulière, il y en avait six, dans laquelle il était à l’abri de toute poursuite… (Nombre 35.9-15, Josué 20.1-6). Mais, dira-ton, cela ne concerne que l’accident ! Lisons alors cette parole de Jésus à la croix : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Luc 23:34 Et voyons aussi l’écho de cette parole dans un discours de Pierre (Act.3.17).

 
2.5-13  Le Fils de l’homme
 
Cette question fondamentale étant posée, l’auteur de l’épître revient à Celui qui est au centre du propos de Dieu. Pour les Israélites, la question est difficile ! Beaucoup attendaient la délivrance du peuple, et la réédification du royaume de David. Ainsi, ce Jésus dont il était parlé dans toute la Palestine ne paraissait pas être le roi attendu, car il ne parlait pas s'attaquer au pouvoir d'occupation... Il n’a pas réalisé la promesse du royaume… Alors sont rappelés un certain nombre d’enseignements de la Bible, des paroles bibliques qui annoncaient les souffrances du Messie "avant qu’il ne règne" (Luc 24.25-27).

 
5 Car ce n'est pas à des anges qu'il a soumis le monde à venir dont nous parlons. 6 Mais quelqu'un a rendu quelque part ce témoignage : "Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ? Qu'est-ce que le fils d'homme, pour que tu t’occupes de lui ? 7 Tu l'as fait un peu inférieur aux anges, tu l'as couronné de gloire et d'honneur, 8 tu as tout mis sous ses pieds." [Psaume 8.4-6] En lui soumettant tout, en effet, il n'a rien laissé qui ne lui soit soumis. Maintenant, certes, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis, 9 cependant nous voyons celui qui a été fait un peu inférieur aux anges, Jésus, couronné de gloire et d'honneur, à cause de la mort qu'il a soufferte ; ainsi, par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour tous.
  • La citation biblique est tout à fait remarquable. Nous y voyons cité le "fils de l’homme", comme aussi au Psaume 80.17 où ce titre est très clairement assimilé au Messie. Ainsi s’est présenté le Seigneur. En vertu de quoi est-il déclaré qu’il fut inférieur aux anges ?
  • Quelle est la situation présente du Fils de l’homme ? Lire Act.7.54-56, Apoc.1.12-18.
  • Que ne pouvons-nous voir aujourd’hui ? Lire aussi 1 Jean 3.1-3.
Ainsi, par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour tous ! Voici la profondeur de l’amour de notre Dieu, la grandeur de sa grâce ! (Eph.3.18-19) Mais comment comprendre ? Il y avait ce qui nous tenait loin de Dieu, il y avait une sentence de mort sur nous, et Christ a connu la mort – soulignons ce mot ‘goûter’ qui indique qu’il en a ressenti tous les effets – ce qui devait accompagner la mort, c’est-à-dire la douleur d’un abandon définitif de Dieu. Il l’ait enduré pour nous et en fut victorieux ! Lire aussi Rom.5:8.
Un chemin de douleur Ésaïe 52.14-15), un jugement inique, des souffrances indicibles… mais pourquoi ? Nous avons lu cela mainte et mainte fois, mais il faut peser encore et encore les mots qui suivent, le « pourquoi » du chemin douloureux de Jésus-Christ…

 
10 En effet, puisque celui pour qui et par qui tout existe voulait conduire beaucoup de fils à la gloire, il convenait qu'il porte à son accomplissement, par des souffrances, le pionnier de leur salut. 11 11 Car celui qui consacre et ceux qui sont consacrés sont tous issus d'un seul. C'est la raison pour laquelle il n'a pas honte de les appeler frères, 12 12 lorsqu'il dit : J'annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de l'assemblée. [Psaume 22.22] 13 13 Et encore : Moi, je mettrai ma confiance en lui. [Ésaïe 8.17] Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés. [Ésaïe 8.18]
  • Quel est le but que Dieu s’est assigné en créant le monde ? Lire aussi Eph.1.3-15, 2.6-10 ; 1 Thes.2.12.
  • Soulignons jusqu’où Dieu est allé pour l’accomplissement de son propos. Vers.9 et 10 ; Ésaïe 53…
  • Que nous indique la citation du Psaume 22 quant à la personne dont il y est question ? Lire Psaume 22.1.
Cette double citation du prophète, en Ésaïe 8, par laquelle l’auteur de l’épître transpose l’expérience propre du prophète et de ses fils pour évoquer en par ces mêmes mots le Messie et ceux qu’il appelle "ses frères" ne peut nous laisser indifférent. En prenant ces paroles d’Ésaïe, l’auteur de l’épître veut manifestement souligner cette joie du Seigneur d’avoir les siens autour de Lui ; il y reviendra en Héb.12.1-3. C’est la pensée récurrente de toute l’Ecriture, la joie de Dieu de rassembler autour de Lui (Ézéchiel 34, Luc 15, Apoc.21.1-5). Il n’a pas honte, car il a payé le prix, achevé le travail, et devant Lui, « l’accusateur des frères » n’a plus un mot à dire, car il a été vaincu à la croix ! (Apoc.12.10). La puissance de celui-ci, illustrée par la parabole du serpent rusé du jardin d’Eden (Genèse 3), est « réduite à rien »…

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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