26/11/2011

Hébreux 1:1 Dieu a parlé "en" le Fils


 

La Nouvelle Alliance
Après avoir autrefois parlé aux pères par les prophètes,
Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers, par le Fils
Epître aux Hébreux 1.1-2

 
L’épître aux Hébreux a été écrite en un temps bien particulier. Les assemblées chrétiennes avaient cru, et nous le savons, dès la Pentecôte qui suivit l’Ascension du Seigneur Jésus, des milliers de Juifs se joignirent aux disciples de Jésus, ayant reconnu en Lui le Messie d’Israël. Cela s’associait naturellement à un renforcement de leur foi en Dieu, et un attachement sans doute renouvelé et parfois accru à la pratique religieuse de leurs pères. Nous pouvons citer ce que firent remarquer à Paul les disciples à Jérusalem : Et eux, l'ayant ouï, glorifièrent Dieu et dirent à Paul : Tu vois, frère, combien il y a de milliers de Juifs qui ont cru ; et ils sont tous zélés pour la loi. (Act.21:20). Cela se passa vers l’an 59, une trentaine d’années après la Résurrection du Seigneur.
 
Dix ans plus tard un réel séisme religieux allait avoir lieu, mais pouvaient-ils le savoir ? Le Temple détruit, le culte anéanti, le peuple juif une nouvelle fois dispersé… Ce sera pour les chrétiens juifs aussi un très grand bouleversement pour eux, et ainsi l’enseignement de l’épître aux Hébreux vient à point pour les y préparer. L’épître aurait été écrite quelques années avant cet événement.
 
Aujourd’hui, des circonstances différentes peuvent survenir, des épreuves touchant l’évolution de la chrétienté, ou de ce que nous en voyons car, si nous avons à considérer les belles et grandes choses qui se passent en son sein, un chrétien peut aussi connaître la désillusion et se trouver en danger de s’écarter, de laisser monter en lui ce sentiment : Á quoi bon ?… Dans le cas des chrétiens juifs du premier siècle, comme en notre temps, les chrétiens seront encouragés en regardant à Christ afin de tenir ferme et ne pas s’écarter du si grand salut…
 
Ainsi, l’épître est articulée sur cette grande question du danger d’abandonner la foi chrétienne ! Mais pour cela elle décrit en long et en large la part précieuse du chrétien – une part offerte à tous les hommes – et les conduit à vivre ce que disait Néhémie un demi-millénaire plus tôt : Ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel est votre force. (Néhémie 8:10). Et pour cela, elle décrit ce que Dieu a fait pour nous, et comment vivre sa foi.
 
Pour aborder la lecture de cette épître, nous avons adopté cette ligne guide : le danger d’abandonner la foi, les mises en garde et les développements à considérer pour ne pas s’écarter du chemin. Ainsi nous y parcourrons successivement quatre grandes sections : 
  • Les fondements de la foi – Chap.1
  • Ne pas s’écarter d’un si grand salut – 2.1-4.13
  • Tenir ferme notre confession – 4.14-10.18
  • Marcher par la foi – 10.19-13.16

 

 
LES FONDEMENTS DE LA FOI
 
1.1-4  Dieu a parlé dans le Fils
 
Nous avons ici le fondement des exhortations adressées aux chrétiens hébreux avant le choc majeur de la destruction du Temple de Jérusalem. Leur foi, qui pourrait alors être fort éprouvée, ne peut être ébranlée, car ils sont introduits dans les bénédictions annoncées dès les jours anciens, Dieu s’étant révélé progressivement jusqu’à ce que vienne la pleine révélation de la Vérité, en Jésus.
Dans le texte dont nous disposons, point d’adresse, de salutation préalable, quoique la fin de l’épître montre bien qu’il s’agit d’une lettre. Pas de préalable ! Nous entrons directement dans le vif du sujet par un rappel puissant pour les chrétiens : Dieu nous a parlé par le Fils !
Gardons-nous d’oublier combien cela est extraordinaire ! Dieu veut être tellement près de nous, de l’homme, qu’Il a paru en Jésus, sur la terre pour nous faire entendre sa Parole !

 
1    1 Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, 2 Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers, par le Fils qu'il a constitué héritier de tout et par qui il a fait les mondes. 3 Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l'expression de sa réalité même, soutient tout par sa parole puissante ; après avoir fait la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté dans les hauteurs, 4 devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité un nom plus remarquable que le leur.
  • Que signifie cette parole : « ces jours qui sont les derniers » ? Peut-il y avoir, après ces jours, une nouvelle révélation de Dieu ? Lire 1 Pier.1:19-20
  • Ce qui n’avait pas été révélé par les prophètes, c’est bien « qui est ce Fils de Dieu ». Lire Jean 1:1-18 et Col.1:14-20.
    • Expression de la réalité de Dieu : par Lui et en Lui nous connaissons Dieu (Jean 1:1 ; Jean 14:1-9 ; Col.1:19 et 2:9);
    • La Création (Genèse 1 ; Jean 1:2-3 ; Col.1:16-17)
    • Héritier de tout (Psaume 2:8 ; Eph.1:10)
  • L’œuvre rédemptrice est ici exprimée en peu de mots, son abaissement profond, et la gloire ensuite. Lire Jean 17:5, Phil.2:6-10, Col.1:20, 1 Tim.3:16.
Il faut lire et relire les évangiles ! Et lire les prophètes à la lumière de ceux-ci, comme nous le voyons dans cette épître même, où l'auteur rappelle constamment les enseignements des Psaumes et des Prophèes ! Ces paroles annonciatrices trouvent leur fin lorsque les choses annoncées sont accomplies… Une ère nouvelle s’est levée sur ce monde dès la pleine révélation de la grâce de Dieu en Jésus, dans l’œuvre de la croix ! Celui par qui et pour qui tout a été créé, celui qui aussi devait réaliser l’œuvre de la rédemption, l’Agneau pré-connu dès avant la fondation du monde, est venu !

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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