30/11/2011

Philippiens 2:12 Son propre salut


 

Travailler à son propre salut – 2:12-18

Sans l’avoir vraiment quitté, l’apôtre revient donc à son sujet : la marche pratique. Et il cerne ces exhortations pratiques sous une expression particulière : Travaillez à votre propre salut ! Une expression qui peut paraître paradoxale si l’on ne tient pas compte des acceptions variées du mot « salut ». En effet, couramment, nous lisons que le salut est la réconciliation avec Dieu, et que l’homme ne peut se sauver par ses propres mérites, ses propres œuvres (Psaume 49.8, Mat.19.25-26, Marc 10.26-27, Luc 18.26-27). Mais ici, c’est en tant que « réconciliés avec Dieu » (Romains 5.10) que l’apôtre leur adresse ses exhortations. Il nous faudra comprendre le sens de l’expression dans le cadre de l’épître même. Paul s’adresse ici à des chrétiens, des rachetés du Seigneur.

12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, en témoignage que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.

  • Travailler à votre propre salut. Par ces mots nous comprenons qu’il s’agit d’une question strictement individuelle. Une question qui s’adresse à chaque racheté. Qu’est-ce que cela signifie ? Lire Phil.3.8-14 ; 2 Pierre 1.3-11.
  • En relation avec les versets 12 et 13, lisons 1 Cor.12.4-12, et voyons en outre 1 Cor.3.7-15. Ceci n’exprime-t-il pas les caractères de la nouvelle vie, la vie d’enfants de Dieu ?
Nous pouvons être arrêtés par cette expression : une génération tortue et perverse. L’apôtre évoque assurément le cours global des choses de ce monde, sans mépriser les œuvres bonnes qui se trouvent dans le monde, voyons Tite 3.8,14, comme aussi la parole de Pierre en Actes 10.34-35.

  • Des luminaires dans ce monde ! Lisons Eph.5.8-13, Mat.5.14-16, Luc 8.16, 11.32-36. Comment les Philippiens pourront-ils être ces luminaires dans leur localité, pour ceux qui les entourent ? Voir 2 Cor.4.6.
  • Et si tel n’était pas le cas, comment l’apôtre jugerait le bien-fondé de tout son travail, de son engagement dans l’annonce de l’Évangile ?
Au jour de Christ ! Cet événement, déjà évoqué au début de l’épître (1.6,10) est manifestement la fin de la vie sur la terre, le jour du bilan d’une vie, comme nous le lisons en 1 Cor.3.7-17, comme il est parlé aussi du « Tribunal de Christ » (2 Cor.5.1-10). Rappelons-nous aussi la Parabole des talents (Mat.25.14-30 ; Luc 19.11-27). La question fondamentale : Pourquoi est-ce que je vis ? Quel est le but que je veux atteindre ? Paul y a répondu pour lui-même… Tous ne sont pas appelés à la vie d’un missionnaire, d’un évangéliste (Eph.4.11), mais chacun a reçu un talent à faire prospérer… et ainsi « travailler à son propre salut ».

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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14:00 Publié dans PHILIPPIENS | Commentaires (0) | Eric

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