09/03/2013

Mat.5:17 La loi n'est pas abolie


 

La loi sublimée
Matthieu 5:17-48

Après l’esprit de vie, les lignes de conduite de tout citoyen du royaume des cieux, Matthieu évoque la question de la loi, ou plutôt reprend les enseignements du Seigneur à ce propos. "Heureux celui qui…" nous a montré le chemin du bonheur pour des créatures créées "à l’image de Dieu" (Genèse 1:27), et la question pouvait se poser pour des personnes tournées vers les perspectives légales, à savoir : "je fais telle chose donc je reçois tel privilège", ou plus souvent, "je ne commets pas telle action donc j’en ai du mérite et une récompense éternelle". Cette forme de doctrine qui résulte d’une déformation de la Loi, s’est largement répandue au cours des siècles, et, au temps de Jésus, la loi de Moïse se trouvait noyée sous des traditions allant jusqu’à "annuler le commandement de Dieu" (Matthieu 15:6).

 
La loi n’est pas abolie – 5:17-20

"La lettre tue, mais l'Esprit vivifie", dira Paul (2 Cor.3:6). Ce n’est pas là une opposition entre la Loi de Moïse et l’Évangile ; les prophètes et les Psaumes nous montrent à l’envi combien la fidélité à Dieu est une question de foi et d’amour, une réalité vécue dans l’intimité de son être… "La lettre qui tue" n’est pas la Loi de Moïse, mais une fausse lecture de la Loi qui renverse l’enseignement lui-même. Cette triste réalité promue par des dirigeants religieux de l’époque est sérieusement réprouvée par le Seigneur. Pour souligner cet enseignement du Seigneur, Matthieu retiendra cette parole : "Et vous avez annulé le commandement de Dieu à cause de votre tradition" (Matthieu 15:6).
 
Ainsi, après avoir considéré les principes de vie – le chemin du bonheur d’un homme, le sel de la terre, la lumière du monde – le Seigneur poursuit par ces mots qui montrent qu’il n’y a pas d’opposition entre sa parole et l’enseignement des prophètes : "Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes" (Matthieu 5:17)

17 Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.
 
18 En vérité, je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota ou un seul trait de lettre de la loi ne passera jusqu’à ce que tout soit accompli. 18 Quiconque donc qui aura violé l’un de ces plus petits commandements et qui aura enseigné ainsi les hommes, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux, mais quiconque les aura mis en pratique et les aura enseignés, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 18 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

  • Violer un commandement ! Ceci s’assortit-il d’une mention du type "il est rejeté du royaume des cieux"" ? Comment comprendre ceci ?
  • Dès lors, il n’est pas inutile de retourner au début du " Sermon sur la montagne" pour nous poser à nouveau la question : qu’est-ce qui fait qu’un homme soit citoyen de ce royaume ?
  • En quoi la justice d’un homme qui "vit dans le royaume des cieux" peut-elle dépasser celle des "scribes et des pharisiens" ?
Le texte en viendra à des applications pratiques et une lecture spirituelle de la loi ; avant cela, il est bon d’être pénétré de l’incidence de ce que nous pouvons appeler des "dérives légalistes" sur les âmes et sur les comportements ; elles produisent des règlements, des codes de lois – écrits ou non écrits – tels que des âmes bien intentionnées en arrivent à "faire ou ne pas faire" suivant le texte, dans la crainte de quelque autorité religieuse, plutôt que de pratiquer "ce qui est juste et bon" en vertu de leur attachement au Seigneur.

 

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Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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20:22 Publié dans Matthieu 05 à 08 | Commentaires (0) | Eric

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