09/12/2011

Actes 4:32 Ananias et Saphira


 

Partage et dissimulation
Actes 4:32 - 5:11

 
Troisième tableau des commencements. L’assemblée croît de façon extraordinaire et les gestes d’engagement se poursuivent, des croyants abandonnant leurs propriétés pour s’engager dans une vie plus communautaire, mais déjà paraît la tentation de paraître ce que l’on n’est pas.

 
Les croyants partagent – 4:32-37

Le mouvement spontané qui se manifesta dès la Pentecôte se poursuit comme nous pouvons le lire dans ces quelques lignes. Les apôtres, pleinement occupés de la prédication, sont de plus en plus chargés par l’administration des biens mis à leur disposition au bénéfice des plus démunis.

32 Et la multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme ; et nul ne disait d'aucune des choses qu'il possédait, qu'elle fût à lui ; mais toutes choses étaient communes entre eux. 33 Et les apôtres rendaient avec une grande puissance le témoignage de la résurrection du seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous. 34 Car il n'y avait parmi eux aucune personne nécessiteuse ; car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et apportaient le prix des choses vendues, 35 et le mettaient aux pieds des apôtres ; et il était distribué à chacun, selon que l'un ou l'autre pouvait en avoir besoin. 36 Et Joseph qui, par les apôtres, fut surnommé Barnabé (ce qui, étant interprété, est fils de consolation), lévite, et Cypriote de naissance, 37 ayant une terre, la vendit, et en apporta la valeur, et la mit aux pieds des apôtres.

  • Que dire de ce tableau, du bonheur ressenti par les croyants et de son impact sur la population ? Comp. Actes 2:42-47.
  • Y avait-il une directive pour un tel partage des biens ? Mais que nous rappelle cet enthousiasme ? Marc 8:36, 10:22, Luc 12:21,33-34, 18:22.
Le moteur de ce mouvement spontané ? Ces croyants dans l’ardeur des commencements réalisaient le trésor qui leur avait été donné par la grâce (Luc 12:34), et étaient "un cœur et une âme". Un homme est distingué ici, Joseph surnommé Barnabé, Luc citant ici son nom car il sera question de lui plus tard…

 
Ananias et Saphira – 5:1-11

A un tel mouvement il devait y avoir un "mais" ! Pour d’autres motifs que la foi, des personnes voudraient soigner leur réputation… Le levain n’a pas tardé à se manifester (Luc 13:21), il ne pouvait en être autrement, comme ce fut d’ailleurs pareillement dès les premiers pas d’Israël dans le désert, lors de l’affaire du veau d’or (Exode 32).

5  1 Mais un homme nommé Ananias, avec Sapphira sa femme, vendit une possession, 2 et, de connivence avec sa femme, mit de côté une partie du prix, et, en apportant une partie, la mit aux pieds des apôtres. 3 Mais Pierre dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, que tu aies menti à l'Esprit Saint et que tu aies mis de côté une partie du prix de la terre ? 4 Si elle fût restée non vendue, ne te demeurait-elle pas ? Et vendue, n'était-elle pas en ton pouvoir ? Comment t'es-tu proposé cette action dans ton cœur ? Tu n'as pas menti aux hommes, mais à Dieu. 5 Et Ananias, entendant ces paroles, tomba et expira. Et une grande crainte s'empara de tous ceux qui entendirent ces choses. 6 Et les jeunes hommes, se levant, le couvrirent, et l'ayant emporté dehors, l'ensevelirent. 7 Et il arriva, environ trois heures après, que sa femme, ne sachant pas ce qui était arrivé, entra ; 8 et Pierre lui répondit : Dis-moi, avez-vous donné le champ pour tant ? 9 Et elle dit : Oui, pour tant. Et Pierre lui dit : Comment êtes-vous convenus entre vous de tenter l'Esprit du Seigneur ? Voici, les pieds de ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront aussi. 10 Et à l'instant elle tomba à ses pieds et expira. Et les jeunes hommes, entrant, la trouvèrent morte ; et ils l'emportèrent dehors et l'ensevelirent auprès de son mari. 11 Et une grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui entendaient parler de ces choses.

  • Quelle est la faute commise par Ananias et Sapphira ? Comment est-elle exprimée ? Vers.3,4,9.
  • Pierre a-t-il prononcé lui-même le jugement si sévère de cette mort instantanée de l’un puis de l’autre ?
  • Que penser de cette sévérité de Dieu ?
Ce n’est pas de garder une partie pour eux qu’un grief pouvait leur être imputé, mais de mentir à l’assemblée ! Mais pourquoi une telle rigueur ? Il n’y a ici aucune possibilité d’un amendement, pas de support, mais un jugement immédiat ! Il ne s’agit évidemment pas de nier qu’ils fussent l’un et l’autre des croyants, qu’ils ne soient l’un et l’autre des rachetés, mais d’un jugement gouvernemental destiné à produire la crainte dans l’assemblée, c’est-à-dire d’y imprimer le sérieux et la gravité dans ce qui concerne la vie. Pensons-nous qu’un simple avertissement eût suffi pour que la leçon porte vraiment pour que chacun, dans l’assemblée, soit gardé dans cette fraîcheur de la foi ? L’homme croyant est toujours un homme avec ses faiblesses, ses manquements et son désir de paraître… Voyons la désolation de l’apôtre lorsqu’il doit s’adresser aux croyants à Corinthe : "C'est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu'un assez grand nombre dorment" (1 Cor.11:30).
 
Ce jugement est implacable, mais il a servi d’exemple, comme l’a été le jugement exercé lors de l’affaire du veau d’or (Exode 32:28). Un exemple pour aujourd’hui ? Il illustre l’état moral de celui qui vivrait ainsi dans la dissimulation, se privant lui-même de la joie que confère une vie dans la lumière.

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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Actes 5:12 Les apôtres jetés en prison


 

Difficultés et croissance
Actes 5:12-6:7

Le mouvement prend de l’ampleur à Jérusalem et en Judée, suscitant la jalousie du souverain sacrificateur et des membres du courant des sadducéens, le courant juif principalement représenté dans la classe sacerdotale. Il faudra l’intervention d’un homme sage, Gamaliel, celui même qui enseignait Saul de Tarse, pour que le Sanhédrin ne soit pas conduit à l’irréparable…

 
Les apôtres jetés en prison– 5:12-27

Les apôtres annonçaient tous les jours la parole, "le Seigneur coopérant avec eux, et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient" (Marc 16:20). On venait des villes d’alentour conduisant des malades et des infirmes… Que dire de la crainte de plusieurs de se joindre aux croyants alors que le peuple "les louait hautement" ! Nous pouvons penser à ce qui était advenu à Ananias et Sapphira, mais aussi à la prédication elle-même où la repentance était citée comme le premier pas à franchir.
 
Ceci étant, le mouvement était important et provoquait une rare jalousie…

12 Et beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient parmi le peuple, par les mains des apôtres ; et ils étaient tous d'un commun accord au portique de Salomon 13 mais, d'entre les autres, nul n'osait se joindre à eux, mais le peuple les louait hautement ; 14 et des croyants d'autant plus nombreux se joignaient au Seigneur, une multitude tant d'hommes que de femmes 15 de sorte qu'on apportait les infirmes dehors dans les rues, et qu'on les mettait sur de petits lits et sur des couchettes, afin que, quand Pierre viendrait, au moins son ombre passât sur quelqu'un d'eux. 16 Et la multitude aussi des villes d'alentour s'assemblait à Jérusalem, apportant les infirmes et ceux qui étaient tourmentés par des esprits immondes ; et ils étaient tous guéris. 17 Et le souverain sacrificateur se leva, lui et tous ceux qui étaient avec lui, savoir la secte des sadducéens, et, remplis de jalousie, 18 ils mirent les mains sur les apôtres et les jetèrent dans la prison publique. 19 Mais un ange du Seigneur ouvrit de nuit les portes de la prison, et les conduisit dehors, et dit : 20 Allez, et, vous tenant dans le temple, annoncez au peuple toutes les paroles de cette vie. 21 Ce qu'ayant entendu, ils entrèrent, vers le point du jour, dans le temple, et ils enseignaient. Mais le souverain sacrificateur étant venu, et ceux qui étaient avec lui, ils assemblèrent le sanhédrin et tous les anciens des fils d'Israël, et ils envoyèrent à la prison pour les faire amener. 22 Mais les huissiers, y étant arrivés, ne les trouvèrent pas dans la prison ; et s'en retournant, 23 ils le rapportèrent, disant : Nous avons trouvé la prison fermée avec toute sûreté, et les gardes se tenant aux portes ; mais, ayant ouvert, nous n'avons trouvé personne dedans. 24 Et quand le sacrificateur et le commandant du temple et les principaux sacrificateurs eurent entendu ces paroles, ils furent en perplexité à leur sujet, ne sachant ce que cela deviendrait. 25 Or quelqu'un arriva et leur rapporta : Voilà, les hommes que vous avez mis en prison sont au temple et enseignent le peuple. 26 Alors le commandant, avec les huissiers, s'en alla et les amena sans violence ; car ils craignaient d'être lapidés par le peuple. 27 Et les ayant amenés, ils les présentèrent devant le sanhédrin.

  • Pourrions-nous être étonnés que de tels prodiges, délivrances et guérisons, produisent de la jalousie ?
  • Qu’apporte aux apôtres miraculeusement libérés le fait d’être envoyés au temple où ils seront à nouveau exposés à la jalousie de ceux qui en assurent le service ?
Il est difficile d’imaginer les sentiments des disciples plongés dans cette expérience de la prison, mais nous ne trouvons pas trace d’un quelconque orgueil dans cette affaire… Des croyants obéissants qui font ce qui leur est demandé ! Quant aux sacrificateurs, et au Sanhédrin, ils sont plongés dans la perplexité, et incapables de ne pas intervenir une nouvelle fois…

 

 
 
 
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14:03 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 5:28 Intervention de Gamaliel


 

Devant le Sanhédrin, intervention de Gamaliel – 5:28-42

Quel témoignage de la part du souverain sacrificateur : "Vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine" ! Et il accusait les apôtres de vouloir leur faire porter la responsabilité de la mort de Jésus… Ont-ils oublié si vite leur responsabilité dans sa crucifixion ? Mais les apôtres soulignaient qu’ils s’étaient engagés dans cette voie "par ignorance" (Actes 3:17)

28 Et le souverain sacrificateur les interrogea, disant : Nous vous avons expressément enjoint de ne pas enseigner en ce nom-là, et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine, et vous voulez faire venir sur nous le sang de cet homme. 29 Et Pierre et les apôtres, répondant, dirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. 30 Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus que vous avez fait mourir, le pendant au bois. 31 C'est lui que Dieu a exalté par sa droite prince et sauveur, afin de donner la repentance à Israël et la rémission des péchés : 32 et nous, nous lui sommes témoins de ces choses, ainsi que l'Esprit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.
 
33 Mais eux, ayant entendu ces choses, frémissaient de rage, et tenaient conseil pour les faire mourir. 34 Mais un pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi, honoré de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et donna l'ordre de faire sortir les apôtres pour un peu de temps. 35 Et il leur dit : Hommes israélites, prenez garde à vous-mêmes par rapport à ces hommes, et voyez ce que vous allez faire. 36 Car, avant ces jours-ci, Theudas se leva, se disant être quelque chose, auquel se joignit un nombre d'environ quatre cents hommes ; et il fut tué, et tous ceux qui lui obéissaient furent dissipés et réduits à rien. 37 Après lui s'éleva Judas le Galiléen, aux jours du recensement, et il entraîna à la révolte un grand peuple après lui ; lui aussi a péri, et tous ceux qui lui obéissaient furent dispersés. 38 Et maintenant je vous dis : Ne vous mêlez plus de ces hommes, et laissez-les ; car si ce dessein ou cette œuvre est des hommes, elle sera détruite ; 39 mais si elle est de Dieu, vous ne pourrez les détruire ; - de peur que vous ne soyez même trouvés faire la guerre à Dieu. 40 Et ils furent de son avis. Et ayant appelé les apôtres, ils leur enjoignirent, après les avoir battus, de ne pas parler au nom de Jésus, et les relâchèrent. 41 Eux donc se retiraient de devant le sanhédrin en se réjouissant d'avoir été estimés dignes de souffrir des opprobres pour le nom ; 42 et ils ne cessaient tous les jours d'enseigner et d'annoncer Jésus comme le Christ, dans le temple et de maison en maison.

  • Que veut dire Pierre lorsqu’il proclame que l’Esprit a été donné "à ceux qui obéissent à Dieu" ? Voyons aussi Éph.4:30 ainsi que Rom.1:5 et 16:26.
  • La jalousie conduit à la rage ! Les principaux avaient-ils quelque réponse à opposer à Pierre et aux apôtres ?
  • Remarquons le témoignage donné à l’égard de Gamaliel, docteur de la loi. Voyons aussi le témoignage de Paul bien des années plus tard (Actes 22:3).
  • Que penser de la réflexion de cet homme qui a suivi l’histoire du peuple, et qui conduisit le Sanhédrin à renoncer de mettre à mort les apôtres ?
"Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes." Nous voyons ici la limite à l’obéissance aux autorités (Rom.13:1). La fermeté de la réponse engendre un frémissement de rage, et il fallut un homme sage, un pharisien docteur de la loi pour tempérer cette violence. Une sagesse qui doit nous être en exemple, même si, jusque là, cet homme n’était pas parmi les chrétiens ; sagesse d’un homme qui connaît l’histoire, et qui marche dans la crainte de Dieu. Il cite deux hommes qui ont induit des mouvements ou des sectes et dont l’œuvre n’a pas résisté. Il y voit la main de Dieu.
Gamaliel est un Juif vraiment remarquable, il sait ce qu’il est devant son Créateur, le Tout-puissant. A ce titre, c’est un modèle. Saul de Tarse, formé par cet homme reconnaît la valeur de son enseignement, se disant "instruit aux pieds de Gamaliel selon l’exactitude de la loi de nos pères…" (Actes 22:3, voir aussi 26:5). La tradition juive, dans le Talmud, mentionne ce Gamaliel, petit-fils de Hillel, pharisien célèbre de tendance libérale. Comme son grand-père, Gamaliel, dont le nom signifie "récompense de Dieu", était un homme tolérant. Il vécu jusqu’en l’an 50.
 
Judas le Galiléen, originaire de Gamala sur le plateau du Golan, fut le chef de la violente résistance au recensement fiscal ordonné par Quirinus en Judée vers l'an 6, ce recensement qui fut reporté pour cause de rébellion lors de la naissance du Seigneur. La révolte fut écrasée par les Romains. Theudas qui vient avant ce Judas ne peut être celui connu dans l’histoire, ayant sévi vers l’an 44, bien après les événements touchant ici les apôtres, vers l’an 32.
Non sans leur avoir infligé une punition, se justifiant ainsi eux-mêmes comme s’ils avaient trouvé quelques fautes qui justifiassent leurs propres agissements, les chefs libérèrent les apôtres.  Il est remarquable que la parole de Gamaliel ait été écoutée, mais la jalousie n’avait pas quitté leurs cœurs, et même le fidèle disciple de Gamaliel, Saul de Tarse, s’est écarté lui-même de la ligne de conduite de son maître (Actes 7:61). Rien de cela ne freina l’ardeur des apôtres…

 

 
 
 
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13:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 6:1 Désignation de serviteurs


 

Désignation de serviteurs – 6:1-7

C’est en raison de difficultés, de rumeurs mêmes, dans l’assemblée que nous prenons connaissance de quelques chrétiens particulièrement zélés, et parmi eux Etienne. Cet homme plein de l’Esprit va être conduit jusqu’au martyre.
 
La croissance si rapide de l’assemblée engendre des charges particulières. La disposition des biens "remis aux pieds des apôtres" occasionne une charge particulière à l’égard des plus pauvres d’entre les croyants (Actes 4:35). Et ce qui est un privilège et un vrai bonheur ne tarde pas à donner occasion de rumeurs touchant l’attention aux veuves…

6 1 Or en ces jours-là, le nombre des disciples se multipliant, il s'éleva un murmure des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service journalier. 2 Et les douze, ayant appelé la multitude des disciples, dirent : Il ne convient pas que, laissant la parole de Dieu, nous servions aux tables. 3 Jetez donc les yeux, frères, sur sept hommes d'entre vous, qui aient un bon témoignage, pleins de l'Esprit Saint et de sagesse, que nous établirons sur cette affaire. 4 Et, pour nous, nous persévérerons dans la prière et dans le service de la parole. 5 Et ce discours plut à toute la multitude ; et ils choisirent Étienne, homme plein de foi et de l'Esprit Saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et 6 Nicolas, prosélyte d'Antioche, qu'ils présentèrent aux apôtres ; et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.

  • Les apôtres se chargent-ils eux-mêmes de désigner des serviteurs ? Qu’en déduire ?
  • Quels sont les caractères attendus d’un serviteur dans une assemblée chrétienne ? 1 Tim.3:8-13.
  • Que signifie ce geste de l’imposition des mains ? Nombres 27:18, Matthieu 19:13, Actes 8:17, 13:3
Ce passage est fort important, en ce sens qu’avec aussi l’affaire d’Ananias et Sapphira, il montre que les assemblées ne sont pas dépeintes en un tableau mythique de l’idéal du commencement. L’homme est homme ! Les murmures apparaissant, le problème paraît pris à bras le corps, sans que les douze ne manifestent quelque autorité pour désigner les serviteurs. Ils reçoivent le choix et marquent cette acceptation en pratiquant l’imposition des mains, geste qui rend publique la communion dans le service.

7 Et la parole de Dieu croissait, et le nombre des disciples se multipliait beaucoup dans Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissait à la foi.

  • Les sacrificateurs qui s’étaient tourné vers le Messie poursuivaient-ils leur service au temple ? Actes 21:20.
  • Pensons à cette expression : l’obéissance de la foi. Ainsi, la foi est-elle seulement adhésion à une doctrine ? Rom.1:5 , 10:16, 2 Thes.1:8.
Si la foi est avant tout acceptation de la grâce, confiance dans la réalité du plan rédempteur,  elle est par aussi, par essence confiance en Dieu et en sa parole, et ainsi elle se manifeste dans la pratique d’un croyant qui s’applique à marcher dans ce chemin, qui y trouve son bonheur, qui vit ce que le prophète écrivait "le juste vivra par sa foi" (Habacuc 2:4). Elle est donc obéissance, non par l’application d’une contrainte, mais dans l’adhésion au plan divin et à la marche d’homme telle que l’attend le Créateur.
 
Le nombre de disciples ne cessait de s’accroître, et parmi eux de nombreux sacrificateurs qui continuent leur service au temple. C’est un fait qu’il ne faut pas négliger, car nous ne pouvons penser à une rupture pour ces chrétiens du commencement. La venue de Jésus, son ministère et sa passion, étaient annoncés par les prophètes, et ces hommes assumaient fidèlement cette continuité en exerçant la charge sacerdotale, comme nous le voyions en Zacharie, le père de Jean le baptiseur ; ils ne pouvaient qu’être d’autant plus fidèles dans le service qui leur était confié suivant la Loi. Une vingtaine d’années plus tard, il en était toujours ainsi, et jusqu’à la destruction du temple.

 

 
 
 
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12:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 6:8 Arrestation d'Etienne


 

DEVELOPPEMENTS HORS JERUSALEM
Actes 6:8-9:31

Après ces années de croissance qui se terminent dans l’apaisement suite aux paroles de Gamaliel, l’opposition de Juifs de la diaspora revenus vivre à Jérusalem relancera l’opposition, et même la persécution contre l’assemblée. Ceci provoquera la fuite de nombre de croyants, en Judée, en Samarie et plus loin encore.
 
De cette période de deux ou trois années, Luc retient trois parcours d’hommes exceptionnels.
Etienne qui fut appréhendé et connut la martyre, à la suite duquel les croyants furent amenés à quitter Jérusalem.
Philippe l’évangéliste, lequel, suite à cette persécution, s’en alla en Samarie et y "prêcha le Christ" avant d’être envoyé sur la route de Gaza, à la rencontre d’un homme éthiopien.
Saul de Tarse qui fut "saisi par le Christ", étant en route pour Damas afin d'y persécuter les croyants.

 
Le martyre d'Etienne
Actes 6:8-8:4

Ce sont des hommes remplis de l’Esprit que servaient aux tables dans l’assemblée à Jérusalem, veillant aux veuves en particulier ; et cet attachement au Seigneur qu’ils manifestaient ne manquait pas de les conduire à rendre un témoignage vibrant autour d’eux. Tel est en particulier Etienne. Il rencontrera une opposition si forte que le Sanhédrin, rendu sage un temps par la parole de Gamaliel, trouvera l’occasion de manifester une colère qui conduira au martyre d’un homme apportant la paix, marchant si fidèlement dans les pas du Seigneur.

 
L'arrestation – 6:8-15

La contradiction contre Etienne est engagée par des membres de la synagogue des Affranchis, probablement des anciens esclaves juifs affranchis et revenus à Jérusalem, après ces années difficiles en Cyrénaïque, en Egypte, en Cilicie, en Asie. Nous pouvons bien comprendre l’attachement absolu à la tradition de ces Juifs revenus au pays après des années douloureuses dans l’esclavage, et leur crainte en voyant ce mouvement chrétien qui paraissait s’en écarter. Unis par l’expérience douloureuse qu’ils avaient endurée, il semble qu’ils avaient établi une synagogue où ils partageaient un attachement exceptionnel à l’alliance, ayant tant souffert avant de recouvrer la liberté. Particulièrement sensibles, ils sont aussi plus combatifs lorsque le message de la grâce se répand ainsi, sans doute aussi dans leurs propres familles. Ainsi provoquent-ils Etienne dont le témoignage est remarqué parmi le peuple.

8 Or Étienne, plein de grâce et de puissance, faisait parmi le peuple des prodiges et de grands miracles. 9 Et quelques-uns de la synagogue appelée des Libertins, et des Cyrénéens, et des Alexandrins, et de ceux de Cilicie et d'Asie, se levèrent, disputant contre Étienne. 10 Et ils ne pouvaient pas résister à la sagesse et à l'Esprit par lequel il parlait. 11 Alors ils subornèrent des hommes qui disaient : Nous l'avons ouï proférant des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. 12 Et ils soulevèrent le peuple et les anciens et les scribes ; et tombant sur lui, ils l'enlevèrent et l'amenèrent devant le sanhédrin. 13 Et ils présentèrent de faux témoins qui disaient : Cet homme ne cesse pas de proférer des paroles contre le saint lieu et contre la loi ; 14 car nous l'avons entendu dire que ce Jésus le Nazaréen détruira ce lieu-ci, et changera les coutumes que Moïse nous a enseignées. 15 Et tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin, ayant leurs yeux arrêtés sur lui, virent son visage comme le visage d'un ange.

  • Que fait-il qu’Etienne manifeste une telle puissance au milieu du peuple ? Actes 6:4, Matthieu 17:21.
  • La brutalité de son arrestation, un véritable kidnapping. Mais suffit-il d’un tel acte pour faire condamner un homme par une instance judiciaire qui veut garder une image de justice ? Mat.26:60.
Les accusateurs s’emparent d’une parole déformée du Seigneur lui-même : "Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai" (Jean 2:19). Un procédé bien commun. Mais que virent-ils ? Un visage craintif ou courroucé ? Non, une paix parfaite illuminait son visage. Etienne n’est pour ainsi dire pas avec eux à ce moment, il est véritablement devant son Dieu… Et il dira par après : "Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu" (Actes 7:56).

 

 
 
 
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11:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 7:1 Le discours d'Etienne


 

Le discours – 7:1-53

L’intervention de Gamaliel avait calmé les ardeurs du Sanhédrin, mais il suffira de l’ardeur des Juifs de la synagogue des affranchis et le discours d’Etienne pour que leur fureur soit réveillée et dépasse toutes limites pour conclure au blasphème et précipiter le fidèle témoin hors de la ville afin de l’y lapider. Une simple question du souverain sacrificateur, et voici un exposé remarquable de toute l’histoire du peuple d’Israël. Etienne ouvre la bouche et ce qu’il devait dire lui vient… "Et quand ils vous mèneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne soyez pas en souci comment, ou quelle chose vous répondrez, ou de ce que vous direz…" (Luc 12:11).
 
En peu de mots, l’essence de l’histoire d’Israël est présentée, l’homme de Dieu reprenant ce que les chefs du peuple connaissent aussi bien que lui, pour en arriver à la parole des prophètes et démontrant l’esprit de rébellion qui s’est manifesté depuis l’affaire du veau d’or jusqu’à la crucifixion de Jésus Christ.
La Promesse.

7  1 Et le souverain sacrificateur dit : Ces choses donc sont-elles ainsi ?
 
2 Et il dit : Hommes frères et pères, écoutez : Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu'il habitât en Charran, et il lui dit : 3 Sors de ton pays et de ta parenté, et viens au pays que je te montrerai. 4 Alors, sortant du pays des Chaldéens, il habita en Charran ; et de là, après que son père fut mort, Dieu le fit passer dans ce pays où vous habitez maintenant. 5 Et il ne lui donna pas d'héritage dans ce pays, pas même où poser son pied, et il lui promit de le lui donner en possession, et à sa postérité après lui, alors qu'il n'avait point d'enfant. 6 Et Dieu parla ainsi : «Sa postérité séjournera dans une terre étrangère, et on l'asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans ; 7 et je jugerai, moi, la nation à laquelle ils auront été asservis, dit Dieu ; et après cela ils sortiront et me serviront en ce lieu-ci» [Genèse 15:13-16]. 8 Et il lui donna l'alliance de la circoncision ; et ainsi Abraham engendra Isaac et le circoncit le huitième jour ; et Isaac, Jacob ; et Jacob, les douze patriarches.

  • La promesse à Abraham touchant sa postérité est-elle assortie d’une condition ? Genèse 12:1-3, Rom.4:13, 15:8, Gal.3:15-18, Héb.6:13-20.
  • Que représente la circoncision ? Soulignons l’expression "il lui donna l’alliance de la circoncision" ? Genèse 17:10-11, comparer Jérémie 4:4.
La vie de Joseph, fils de Jacob.

9 Et les patriarches, étant pleins d'envie contre Joseph, le vendirent pour être mené en Égypte ; et Dieu était avec lui ; 10 et il le délivra de toutes ses afflictions, et lui fit trouver grâce et sagesse auprès du Pharaon, roi d'Égypte ; et il l'établit gouverneur sur l'Égypte et sur toute sa maison. 11 Or il survint une famine dans tout le pays d'Égypte et en Canaan, et une grande détresse, et nos pères ne trouvèrent pas de nourriture. 12 Et Jacob, ayant ouï dire qu'il y avait du blé en Égypte, y envoya une première fois nos pères ; 13 et, la seconde fois, Joseph fut reconnu de ses frères, et la famille de Joseph fut connue du Pharaon. 14 Et Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa parenté, en tout soixante-quinze âmes. 15 Et Jacob descendit en Égypte ; et il mourut, lui et nos pères, 16 et ils furent transportés à Sichem, et mis dans le sépulcre qu'Abraham avait acheté à prix d'argent des fils d'Emmor, le père de Sichem.

  • Qu’est-ce qu’un Israélite pouvait donc penser en considérant la vie de Joseph ? Que peut-il conclure quant à Dieu ?
  • Qu’évoque pour nous la situation de Joseph, rejeté et ensuite élevé à la gloire ?
La sortie d’Égypte.

17 Mais comme le temps de la promesse que Dieu avait promise à Abraham, approchait, le peuple s'accrut et se multiplia en Égypte, 18 jusqu'à ce qu'il se leva un autre roi sur l'Égypte, qui ne connaissait pas Joseph. 19 Celui-ci, usant de ruse contre notre race, maltraita les pères jusqu'à leur faire exposer leurs enfants pour qu'ils ne demeurassent pas en vie.
 
20 En ce temps-là naquit Moïse, et il était divinement beau ; et il fut nourri trois mois dans la maison du père. 21 Mais, ayant été exposé, la fille du Pharaon l'emporta, et l'éleva pour elle, afin qu'il fût son fils. 22 Et Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ; et il était puissant dans ses paroles et dans ses actions. 23 Mais quand il fut parvenu à l'âge de quarante ans, il lui vint au cœur de visiter ses frères, les fils d'Israël ; 24 et voyant l'un d'eux à qui l'on faisait tort, il le défendit, et vengea l'opprimé, en frappant l'Égyptien. 25 Or il croyait que ses frères comprendraient que Dieu leur donnerait la délivrance par sa main, mais ils ne le comprirent point. 26 Et le jour suivant, il se montra à eux comme ils se battaient ; et il les engagea à la paix, disant : Vous êtes frères ; pourquoi vous faites-vous tort l'un à l'autre ? 27 Mais celui qui faisait tort à son prochain, le repoussa, disant : Qui t'a établi chef et juge sur nous ? 28 Veux-tu me tuer, toi, comme tu tuas hier l'Égyptien ? 29 Et Moïse s'enfuit à cette parole, et fut étranger dans le pays de Madian, où il engendra deux fils. 30 Et, quarante ans s'étant écoulés, un ange lui apparut au désert de la montagne de Sinaï, dans la flamme de feu d'un buisson. 31 Et Moïse, voyant cela, fut étonné de la vision ; et comme il approchait pour regarder, une voix du Seigneur se fit entendre : 32 Moi, je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob. Et Moïse, devenu tout tremblant, n'osait regarder. 33 Et le Seigneur lui dit : Délie les sandales de tes pieds ; car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. 34 J'ai vu, j'ai vu l'oppression de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu leur gémissement, et je suis descendu pour les délivrer ; et maintenant viens, je t'enverrai en Égypte. 35 Ce Moïse qu'ils avaient rejeté, disant : Qui t'a établi chef et juge ? celui-là, Dieu l'a envoyé pour chef et pour libérateur, par la main de l'ange qui lui était apparu au buisson. 36 C'est lui qui les conduisit dehors, en faisant des prodiges et des miracles dans le pays d'Égypte, et dans la mer Rouge, et au désert pendant quarante ans.

  • Que nous montre l’attitude des témoins lors de l’intervention de Moïse contre l’Égyptien ?
  • Examinons les interventions divines dans cette mise à part de Moïse, le préparant à conduire le peuple hors d’Égypte ?
L’affaire du veau d’or et autres désobéissances.

37 C'est ce Moïse qui a dit aux fils d'Israël : Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; écoutez-le. 38 C'est lui qui fut dans l'assemblée au désert, avec l'ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï, et avec nos pères ; qui reçut des oracles vivants pour nous les donner ; 39 auquel nos pères ne voulurent pas être soumis ; mais ils le repoussèrent et retournèrent de leur cœur en Égypte, disant à Aaron : 40 Fais-nous des dieux qui aillent devant nous, car, quant à ce Moïse qui nous a conduits hors du pays d'Égypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. 41 Et ils firent en ces jours-là un veau, et offrirent un sacrifice à l'idole, et se réjouirent dans les œuvres de leurs mains. 42 Et Dieu se retourna, et les livra au service de l'armée du ciel, ainsi qu'il est écrit au livre des prophètes : «M'avez-vous offert des bêtes égorgées et des sacrifices pendant quarante ans dans le désert, maison d'Israël ? 43 Et vous avez porté le tabernacle de Moloch et l'étoile de votre dieu Remphan, les figures que vous avez faites pour leur rendre hommage ; et je vous transporterai au delà de Babylone» [Amos 5:25-27].
 
44 Nos pères avaient le tabernacle du témoignage dans le désert, comme avait ordonné celui qui avait dit à Moïse de le faire selon le modèle qu'il avait vu. 45 Et nos pères, l'ayant reçu, l'introduisirent avec Josué, en prenant possession des nations que Dieu chassa de devant la face de nos pères, jusqu'aux jours de David, 46 qui trouva grâce devant Dieu, et qui demanda de trouver un tabernacle pour le Dieu de Jacob. 47 Mais Salomon lui bâtit une maison. 48 Mais le Très-haut n'habite point dans des demeures faites de main ; selon que dit le prophète : 49 «Le ciel est mon trône, et la terre est le marchepied de mes pieds. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, et quel sera le lieu de mon repos ? 50 Ma main n'a-t-elle pas fait toutes ces choses ?» [Esaïe 66:1-2].

  • Amos adressa cette parole si rude deux siècles avant l’exil à Babylone, donc bien après les temps de la grandeur d’Israël. Que nous fait-il entendre ?
  • Les Israélites ont-ils pensé que Dieu puisse habiter dans un temple fait de mains d’hommes ? 1 Rois 8:27, Ésaïe 66:1-2.
Conclusion

51 Gens de col roide et incirconcis de cœur et d'oreilles, vous résistez toujours à l'Esprit Saint ; comme vos pères, vous aussi. 52 Lequel des prophètes vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Et ils ont tué ceux qui ont prédit la venue du Juste, lequel maintenant vous, vous avez livré et mis à mort, 53 vous qui avez reçu la loi par la disposition des anges, et qui ne l'avez point gardée....

Sans doute, tous les prophètes ne furent pas mis à mort, mais que penser de l’opposition qu’ils rencontrèrent, pensons à Moïse, Élie, Amos, Jérémie… Ce qui fit dire au Seigneur : "Jérusalem, Jérusalem, ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu !" (Luc 13:34). Le Sanhédrin aurait-il pu nier ? Nous voyons comment ils devaient se reconnaître dans ce discours, et ils ne purent lui répondre !

 

 
 
 
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10:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 7:54 Le martyre d'Etienne


 

Le martyre – 7:54-8:4>

La conclusion conduit à un tableau extraordinaire… D’une part des gens importants frémissant de rage, mais incapable de réfuter une seule parole du discours qu’ils venaient d’entendre, et de l’autre un homme seul dans la lumière leur disant ce qu’il voit…

54 En entendant ces choses, ils frémissaient de rage dans leurs cœurs, et ils grinçaient les dents contre lui. 55 Mais lui, étant plein de l'Esprit Saint, et ayant les yeux attachés sur le ciel, vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu ; 56 et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu.
 
57 Et criant à haute voix, ils bouchèrent leurs oreilles, et d'un commun accord se précipitèrent sur lui ; 58 et l'ayant poussé hors de la ville, ils le lapidaient ; et les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. 59 Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit. 60 Et s'étant mis à genoux, il cria à haute voix : Seigneur, ne leur impute point ce péché. 61 Et quand il eut dit cela, il s'endormit ; et Saul consentait à sa mort.

  • Comment lisons-nous cette attitude d’Etienne dont le regard est porté au-delà de ce que ses yeux peuvent voir, le spectacle de ces notables frémissant de rage ?
  • Que peut signifier pour Etienne que le Seigneur, dans sa vision, soit présenté debout ?
  • Y a-t-il eu ici un réel procès, et un jugement bien établi, comme il se devait ?
Etienne a les yeux ouverts, et il est ainsi pénétré de l’attention du "Fils de l’homme", debout, près de lui, attentif à le soutenir dans l’épreuve qu’il va traverser. Le Seigneur ayant connu cette haine tournée contre lui-même, et Etienne l’endurant lui-même maintenant. Nous le voyons emporté par ces hommes frémissant de rage sans que nul mouvement de retrait ne soit perçu, sans qu’aucune parole de reproche ne soit formulée. Marchant dans les traces du Seigneur, il demande que cet acte odieux leur soit pardonné. Un modèle de foi qui vécut en vérité cette parole de Paul : "Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit" (2 Cor.3:18).
 
Cet acte inqualifiable perpétré, il n’y eût plus de frein pour persécuter les croyants à Jérusalem, et, pour beaucoup d’entre eux, il n’y eût plus d’autre chemin que de se disperser en Judée et en Samarie.

8  1 Or en ce temps-là, il y eut une grande persécution contre l'assemblée qui était à Jérusalem ; et tous furent dispersés dans les contrées de la Judée et de la Samarie, excepté les apôtres. 2 Et des hommes pieux emportèrent Étienne pour l'ensevelir, et menèrent un grand deuil sur lui.
 
3 Or Saul ravageait l'assemblée, entrant dans les maisons ; et traînant hommes et femmes, il les livrait pour être jetés en prison.
 
4 Ceux donc qui avaient été dispersés allaient çà et là, annonçant la parole.

  • Quel résultat pouvons-nous constater quant à la diffusion du message de l’évangile ?
  • Que penser de l’attitude de Saul de Tarse, pourtant enseigné par cet homme sage qu’était Gamaliel ?
Et la persécution produit ce qu’elle produit en tout temps. Si nous lisons bien, les croyants quittant Jérusalem, ce sont des milliers de croyants qui se répandirent en Judée et en Samarie. Nous pouvons bien comprendre que ceux qui les voyaient arriver se posaient des questions. La parole de Dieu se répandait ainsi, conduisant à des résultats bien différents de ceux attendus par les persécuteurs. Et ce n’est pas le zèle pour la tradition manifesté par Saul de Tarse qui pouvait enrayer ce mouvement.
 
"Or Saul ravageait l’assemblée…" L’expression ne pourrait être plus forte. Saul de Tarse, jeune homme enseigné par Gamaliel, un homme plein de sagesse, a donc approuvé la lapidation d’Etienne, et nous le voyons dès lors s’engager dans une voie cruelle…  Nous voyons en lui un jeune homme épris de la tradition de son peuple, sincère assurément, mais aveuglé… Jusqu’à ce que la vue lui soit donnée sur le chemin de Damas (Actes 9). Pensons aux actes cruels qui se sont faits en tout temps par des hommes qui pensaient ainsi servir Dieu…
 
Et en contraste, nous voyons celui qui endure le martyre. La vision qu’il eût du ciel ouvert doit nous interpeller ! Ce ne sont pas en fait les cieux qui s’ouvrent sue Etienne, mais les yeux d’Etienne qui s’ouvrent sur le ciel. Il contemple le Fils de l’homme, debout, prêt à venir en aide à son serviteur. Tel aussi nous pouvons le voir, non du regard des yeux, mais du regard de la foi ! Il est dans le ciel, Il y est pour nous, mais aussi il voit ce qui se passe sur la terre…

 

 
 
 
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09:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 8:5 Philippe l'Evangéliste


 

Philippe l'évangéliste
Actes 8:5-40

Le royaume va s’ouvrir aux non-Juifs, et Pierre a reçu cette charge d’officialiser cette réalité si saisissante pour un Juif. Cependant, sans mandat particulier, sans qu’aucun appel spécifique ne nous fut connu, nous pouvons être saisis par l’intuition de Philippe, un des serviteurs de l’assemblée de Jérusalem, choisi à la même occasion qu’Etienne (Actes 6:5-6) ; cet homme qui eût à fuir la ville n’hésite pas à "prêcher le Christ" à des Samaritains (Actes 8:5), avant d’être envoyé par l’Esprit croiser la route d’un ministre de la reine d’Éthiopie (Actes 8:26), avant de se trouver à Ashdod, ville des Philistins, et à Césarée maritime où il se trouvera encore, treize années plus tard, connu comme "Philippe l'évangéliste" ; il y accueillera l’apôtre Paul, de retour de son troisième voyage missionnaire (Actes 21:8).

 
Philippe en Samarie – 8:5-13

Fuyant Jérusalem, Philippe n’hésite pas à parler de Jésus à des Samaritains. Ce petit peuple issu des transplantations de populations opérées par les rois d’Assyrie (2 Rois 17:24), recevaient les Ecritures, en fait seulement les livres de Moïse, et attendaient aussi, comme les Juifs, la venue du Messie (Deut.18:15). Non reconnus comme Juifs, ils avaient établi un sanctuaire dans leur région, au Mont Garizim, où il se trouve aujourd’hui encore.
 
Sans aucune considération pour la séparation traditionnelle maintenue par son propre peuple, Philippe annonce le Christ, et il rencontre un accueil exceptionnel et n’hésite pas à baptiser tous ceux qui s’attachaient à la parole de l’évangile…

5 Et Philippe, étant descendu dans une ville de la Samarie, leur prêcha le Christ. 6 Et les foules, d'un commun accord, étaient attentives aux choses que Philippe disait, l'entendant, et voyant les miracles qu'il faisait ; 7 car les esprits immondes, criant à haute voix, sortaient de plusieurs qui en étaient possédés ; et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ; 8 et il y eut une grande joie dans cette ville-là.
 
9 Or, avant cela, il y avait dans la ville un homme nommé Simon, qui exerçait la magie et étonnait le peuple de la Samarie, se disant être quelque grand personnage ; 10 auquel tous s'attachaient, depuis le petit jusqu'au grand, disant : Celui-ci est la puissance de Dieu appelée la grande. 11 Et ils s'attachaient à lui, parce que depuis longtemps il les étonnait par sa magie. 12 Mais quand ils eurent cru Philippe qui leur annonçait les bonnes nouvelles touchant le royaume de Dieu et le nom de Jésus Christ, tant les hommes que les femmes furent baptisés. 13 Et Simon crut aussi lui-même ; et après avoir été baptisé, il se tenait toujours auprès de Philippe ; et voyant les prodiges et les grands miracles qui se faisaient, il était dans l'étonnement.

  • Serions-nous étonnés qu’un peuple attaché à la Loi, aux livres de Moïse, soit ainsi séduit par des pratiques occultes ?
  • Pourquoi dans cette ville attentive aux actes de magie de Simon, les miracles opérés par le moyen de Philippe frappaient-ils tant les esprits ?
  • Que penser de Simon, le magicien, qui fut lui-même plongé dans l’étonnement ?
Nous sommes conduits ici au sein d’une population attachée à la Loi, et pourtant des actes de magie subjuguent les foules ; cette ville célèbre ce magicien, l’estimant dépositaire d’une puissance que Dieu lui aurait donnée. C’est un phénomène courant dans ce monde, et aussi dans le monde christianisé où des traditions idolâtres se mêlent souvent à l’enseignement de la vérité pour constituer des variantes des pratiques ancestrales.
 
Nous ne pouvons qu’être frappés, à notre tour, en voyant la démarche de Simon. Il nous est dit qu’il crût, et nous pouvons bien le recevoir, et, abandonnant ses propres pratiques, il est lui-même frappé par ce qu’il voit. Philippe, n’a pas hésité à le baptiser, marquant ainsi sa confiance dans la foi affirmée par celui qui était un magicien.

 
Ouverture de l'assemblée aux Samaritains – 8:14-25

Ces Samaritains ayant reçu la parole de Dieu avaient été baptisés par Philippe, exprimant ainsi publiquement leur attachement à la parole de l’évangile. Ayant entendu cette nouvelle, les apôtres demeurés à Jérusalem dépêchèrent Pierre et Jean.

14 Or les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, 15 qui, étant descendus, prièrent pour eux, pour qu'ils reçussent l'Esprit Saint : 16 car il n'était encore tombé sur aucun d'eux, mais seulement ils avaient été baptisés pour le nom du seigneur Jésus. 17 Puis ils leur imposèrent les mains, et ils reçurent l'Esprit Saint. 18 Or Simon, voyant que l'Esprit Saint était donné par l'imposition des mains des apôtres, leur offrit de l'argent, disant : 19 Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que tous ceux à qui j'imposerai les mains reçoivent l'Esprit Saint. 20 Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as pensé acquérir avec de l'argent le don de Dieu. 21 Tu n'as ni part ni portion dans cette affaire ; car ton cœur n'est pas droit devant Dieu. 22 Repens-toi donc de cette méchanceté, et supplie le Seigneur, afin que, si faire se peut, la pensée de ton cœur te soit pardonnée ; 23 car je vois que tu es dans un fiel d'amertume et dans un lien d'iniquité. 24 Et Simon, répondant, dit : Vous, suppliez le Seigneur pour moi, en sorte que rien ne vienne sur moi de ce dont vous avez parlé. 25 Eux donc, après avoir rendu témoignage et avoir annoncé la parole du Seigneur, s'en retournaient à Jérusalem ; et ils évangélisaient plusieurs villages des Samaritains.

  • Pourquoi, pensons-nous, ces Samaritains baptisés n’avaient-ils pas "reçu l’Esprit Saint" ? Et pourquoi Pierre et Jean durent-ils intervenir ?
  • L’Esprit saint est-il conféré par Pierre ? Comparons ces lignes avec Actes 2:4 et 10:44.
  • Que penser de Simon, lequel avait cru, et pourtant espérait acquérir pour de l’argent ce qu’il estimait être la puissance de Pierre ?
Il faut comprendre que les Juifs et les Samaritains ne se fréquentaient guère, ces derniers n’étant pas considérés comme Juifs et ayant comme centre religieux leur temple au Mont Garizim au cœur de la Samarie. La démarche spontanée et heureuse de Philippe a été achevée, pouvons-nous dire, par l’imposition des mains par les apôtres, et le Seigneur mit alors son sceau en envoyant l’Esprit sur les Samaritains. Un lien était ainsi formé entre ces âmes attachées au Seigneur qui, sans cela auraient pu ne jamais se fréquenter, mettant en pratique qu’il n’y a qu’un seul "royaume des cieux" à charge de tous de se reconnaître les uns les autres. Pierre en avait les clefs (Mat.16:19) et accomplit ici ce dont il était chargé, il a "ouvert le royaume" à ces croyants non-juifs.
 
Nous ne pouvons exprimer comment cette "puissance d’en haut" (Luc 24:49) se manifesta parmi les Samaritains, mais elle dût être manifeste. Et si Pierre put constater avec tous ce don de l’Esprit, après qu’il eût "imposé les mains", il parût à Simon que la puissance venait de cet homme… Alors voyons-nous cet homme séduit et envieux, pensant pouvoir acquérir pour de l’argent ce qui est donné par Dieu ! Une défaillance de cet homme qui avait reçu la parole de l’évangile. Mais la parole sévère de Pierre apportera son fruit en repentance !
 
Les apôtres retournèrent alors, prêchant à leur tour aux Samaritains. Nous ne pouvons pas oublier que ce travail fut initié par un Juif qui, ayant dû fuir Jérusalem, est allé spontanément vers les Samaritains, afin de leur communiquer son trésor !

 

 
 
 
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08:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 8:26 Le ministre de la reine d'Ethiopie


 

Le ministre de la reine d'Ethiopie – 8:26-40

Suite à l’apparition d’un ange, Philippe entreprit un assez long trajet menant de Samarie, au nord, à la route qui conduit de Jérusalem à Gaza, au sud. Nous voyons ici la disponibilité de ce croyant, sa joie de pouvoir servir… Et, la rencontre sera bien particulière, et le service caché ; il n’y aura plus toute la population d’une ville pour s’étonner. Mais il rencontrera sur un chemin désert un homme seul qui s’en retournait en son pays lointain. Le ministre de la reine d’Ethiopie est plongé dans la lecture du Livre d’Ésaïe, il est devant une page essentielle de la Bible.

26 Et un ange du Seigneur parla à Philippe, disant : Lève-toi, et va vers le midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, lequel est désert. 27 Et lui, se levant, s'en alla. Et voici, un Éthiopien eunuque, homme puissant à la cour de Candace, reine des Éthiopiens, intendant de tous ses trésors, et qui était venu pour adorer à Jérusalem, s'en retournait ; 28 et il était assis dans son char et lisait le prophète Ésaïe. 29 Et l'Esprit dit à Philippe : Approche-toi et joins-toi à ce char. 30 Et Philippe étant accouru, l'entendit qui lisait le prophète Ésaïe ; et il dit : Mais comprends-tu ce que tu lis ? 31 Et il dit : Comment donc le pourrais-je, si quelqu'un ne me conduit ? Et il pria Philippe de monter et de s'asseoir avec lui. 32 Or le passage de l'écriture qu'il lisait était celui-ci : «Il a été mené comme une brebis à la boucherie ; et comme un agneau, muet devant celui qui le tond, ainsi il n'ouvre point sa bouche ; 33 dans son humiliation, son jugement a été ôté ; et qui racontera sa génération ? car sa vie est ôtée de la terre» [Esaïe 53:7-8]. 34 Et l'eunuque, répondant, dit à Philippe : Je te prie, de qui le prophète dit-il cela ? De lui-même, ou de quelque autre ? 35 Et Philippe, ouvrant sa bouche et commençant par cette écriture, lui annonça Jésus. 36 Et comme ils continuaient leur chemin, ils arrivèrent à une eau, et l'eunuque dit : Voici de l'eau, qu'est-ce qui m'empêche d'être baptisé ? 38 Et il donna l'ordre qu'on arrêtât le char, et ils descendirent tous deux à l'eau, et Philippe et l'eunuque ; et Philippe le baptisa. 39 Et, quand ils furent remontés hors de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus, car il continua son chemin tout joyeux ; 40 mais Philippe fut trouvé à Azot ; et en passant au travers du pays, il évangélisa toutes les villes, jusqu'à ce qu'il fut arrivé à Césarée.
Verset 37. Certains manuscrits ajoutent : "Philippe dit: Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. Et il répondit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu."

  • Que penser de ce concours de circonstances, Philippe conduit à l’Ethiopien juste au moment où celui-ci lit ce chapitre du livre ?
  • La joie de cet homme, rentrant seul chez lui ne nous parle-t-elle pas à nous ?
Voici une œuvre préparée pour Philippe (Éph.2:10), lui-même étant capable de parler de ce livre d’Ésaïe, d’en exposer le sens profond. Et un terrain préparé dans le chef de l’Ethiopien, un terrain propre à porter du fruit (Mat.13:23). Cet homme ne va pas à la rencontre d’une assemblée, de personnes qui partageraient sa foi, mais il est réjoui d’avoir la réponse à son attente, il a appris la pensée de Dieu, il réalise l’amour dont il est aimé. Nous pouvons penser qu’il cherchait activement des réponses à ses questions existentielles, car ce n’est pas peu de chose que de faire un tel voyage jusqu’à Jérusalem, et, repartant en son pays, lisant les Ecritures. Il cherchait, et il a obtenu les réponses tant attendues, ainsi que le Seigneur l’a promis : "cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert" (Mat.7:7). Un serviteur de Dieu diligent face à un homme véritablement en recherche, et la joie est manifeste.
 
L’Ethiopien est un homme décidé, il était venu à Jérusalem adorer l’Éternel, et il connaît maintenant son Sauveur ! La demande touchant le baptême est directe, elle émane de lui. L’homme a le désir de confirmer sa foi, et Philippe est heureux de répondre à son attente, reconnaissant lui-même la foi de cet homme qu’il baptise.
 
S’étant trouvé sur la route de Gaza, ville philistine, nous trouvons maintenant Philippe dans ce pays, à Ashdod. Il n’a pas de plan, pas d’indication, mais il poursuit sa route, allant vers Césarée maritime, longeant ainsi la Mer Méditerranée sur une centaine de kilomètres, annonçant l’évangile.
 
Réflexion. Le magicien et le ministre.
 
Voici deux hommes qui entendirent le même message, prononcé par le même homme, Philippe l’évangéliste, un croyant qui, remarquons-le, avait du quitter son lieu de vie, Jérusalem, étant confronté à une persécution qui dut en heurter plus d’un, car elle était le fait de chefs religieux ; une persécution pour une question d’attachement à un Homme qui n’avait fait que du bien et qui fut condamné en dépit de toute justice. Conduit sur cette route qui fut empruntée par des hommes découragés, les disciples retournant à Emmaüs, Philippe fit la rencontre de l’Ethiopien, après avoir rencontré, en Samarie, un magicien qui avait arrêté ses pratiques pour se tourner vers le Christ.
 
Nous n’avons que des images instantanées, et ne connaissons pas la suite de la vie de ces deux hommes, mais nous voyons l’Ethiopien s’en retourner seul dans son pays, tout joyeux, tandis que le magicien a connu une phase de grand désarroi. Ce dernier, saisi par la puissance de Pierre eût envie de compter aussi dans les assemblées, d’avoir un certain rôle, une place en vue, et cette ambition l’a plongé dans le trouble et la crainte, étant secoué par la parole de Pierre. Pensons à ce que cela peut nous apprendre, combien un cœur peut s’attacher, même en vérité, à l’enseignement chrétien, sans qu’il ne soit vraiment libéré de préoccupations personnelles, du désir de paraître ou de compter, de l’ambition d’un petit pouvoir… Et ce chemin s’avère alors une voie de tristesse et de trouble…
 
Par contre, l’Ethiopien s’en va tout heureux. Voyons sa démarche. Il est en recherche, étant monté jusqu’à Jérusalem depuis son pays si lointain. Il s’est acquis le Livre d’Ésaïe, une fortune à l’époque, et s’interroge sur la sens de ce qu’il lit. Philippe répond à ses questions, lui présente Christ, et cela répond à son attente. Nous ne discernons chez lui nul besoin de paraître, nu désir d’avoir une place en vue… Il s’en va, lui, tout joyeux.
 
A nous de comparer l’attitude de ces deux hommes, l’un et l’autre ayant reçu le message de la grâce. A nous de comprendre la pensée de chacun en l’instant précis de leur vie qu’il nous est donné de discerner, et de voir lequel a pris le meilleur chemin, celui qui apporte le vrai bonheur… L’un fut marqué par la puissance de l’Esprit, désirant l’obtenir, et l’autre était nourri de "la consolation de l’Esprit", la "consolation des Ecritures" (Actes 9:31, Rom.15:4).

 

 
 
 
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07:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric

Actes 11:19 La communauté d'Antioche


 

ANTIOCHE ET JERUSALEM
Actes 11:19-12:25

Nous sommes progressivement transportés dans cette autre partie du champ où se répand la semence, le vaste monde hors des frontières de Palestine ; un service qui rayonnera de la ville d’Antioche, capitale de la province romaine de Syrie, située sur l’Oronte en Turquie actuelle. Les liens avec Jérusalem sont entretenus notamment par l’envoi de Barnabé à Antioche.

 
La communauté d'Antioche – 11:19-30

Les croyants persécutés à Jérusalem et en Judée vont de plus en plus loin, ne manquant pas de prêcher le Christ dans les communautés de la diaspora juive ; et plusieurs n’hésitent pas à présenter l’évangile à des non-juifs, ces quelques uns sont issus de la diaspora, venant de Chypre ou de Cyrénaïque, l’est de la Lybie actuelle.

19 Ceux donc qui avaient été dispersés par la tribulation qui arriva à l'occasion d'Étienne, passèrent jusqu'en Phénicie, et à Chypre, et à Antioche, n'annonçant la parole à personne, si ce n'est à des Juifs seulement. 20 Mais quelques-uns d'entre eux étaient des Cypriotes et des Cyrénéens, qui, étant venus à Antioche, parlaient aussi aux Grecs, annonçant le seigneur Jésus ; 21 et la main du Seigneur était avec eux ; et un grand nombre, ayant cru, se tournèrent vers le Seigneur. 22 Et le bruit en vint aux oreilles de l'assemblée qui était à Jérusalem ; et ils envoyèrent Barnabé pour passer jusqu'à Antioche ; 23 lequel, y étant arrivé et ayant vu la grâce de Dieu, se réjouit ; et il les exhortait tous à demeurer attachés au Seigneur de tout leur cœur, 24 car il était homme de bien et plein de l'Esprit Saint et de foi ; et une grande foule fut ajoutée au Seigneur. 25 Et il s'en alla à Tarse, pour chercher Saul ; et l'ayant trouvé, il le mena à Antioche. 26 Et il leur arriva que, pendant un an tout entier, ils se réunirent dans l'assemblée et enseignèrent une grande foule, - et que ce fut à Antioche premièrement que les disciples furent nommés chrétiens.
 
27 Or en ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. 28 Et l'un d'entre eux, nommé Agabus, se leva et déclara par l'Esprit, qu'une grande famine aurait lieu dans toute la terre habitée, laquelle aussi eut lieu sous Claude. 29 Et les disciples, chacun selon ses ressources, déterminèrent d'envoyer quelque chose pour le service des frères qui demeuraient en Judée : 30 ce qu'ils firent aussi, l'envoyant aux anciens par les mains de Barnabé et de Saul.

  • Que dire de l’attitude de Barnabé à Antioche ? Comparer avec celle d’autres croyants de Judée. Actes 4:36, 9:27, 15:1.
  • Que pouvons-nous comprendre de la situation matérielle des croyants de Judée après les persécutions qu’ils subirent ?
Un bel esprit que celui de Barnabé, "Fils de consolation", déjà remarqué et surnommé ainsi par les apôtres (Actes 4:36). Remarquons comme cet homme fut apprécié, gagna la confiance et fut utile dans sa vie. C’est lui qui conduisit Saul de Tarse aux apôtres (Actes 9:27), qui ici va chercher Saul dans sa ville natale, là où il demeurait dans l’ombre depuis trois ans, et qui travaille ensuite avec lui.

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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02:00 Publié dans Actes 05 à 08, ACTES DES APOTRES | Commentaires (0) | Eric