04/12/2011

1 Cor.13:1 L'amour fraternel


 

L'amour fraternel, base du service
13:1-13

Une page qui va de soi quand on la lit…. Et pourtant, que de sentiments contradictoires règnent dans les rapports entre hommes, et dans les motivations de service parmi les chrétiens ! Là où l’amour est le moteur de l’action, quel bonheur !

 
Les caractères de l’amour  13:1-7

Exprimant combien seul l’amour donne quelque valeur à ce qu’un homme accomplit, l’apôtre ne peut se tenir à quelque proclamation, mais l’amour se traduit dans des faits bien concrets...

13  1 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis que bronze qui résonne ou cymbale qui retentit. 2 Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais même toute la foi qui transporte les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. 3 Quand je distribuerais tous mes biens, quand même je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. 4 L’amour est patient, il est plein de bonté, il n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, 5 il n’agit pas avec inconvenance, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’irrite pas, 6 il ne tient pas compte du mal, il ne se réjouit pas de l’injustice mais se réjouit avec la vérité, 7 il pardonne tout, croit tout, espère tout, endure tout.

  • Que dire des affirmations du premier paragraphe ? Mettons ceci en relation avec l’idée de « connaître Dieu », et avec le caractère essentiel de Dieu lui-même. Rom.5:5,8, 2 Cor.13:13, 1 Jean 4:8-16.
  • Arrêtons-nous sur la quinzaine de caractères de l’amour cités par l’apôtre.
Bronze qui résonne ou cymbale qui retentit… Quel sérieux avertissement ! Les mots sont forts dans leur poids d’ironie, mais combien vrais, incontournables ! Qu’un talent s’exprime, qu’un croyant assume quelque service, la réalité du geste peut être constatée, mais quel prix, quelle valeur si ce geste est produit par l’affection envers celui ou ceux qui en bénéficient ! Et si ceux-ci le ressentent, combien plus le Seigneur constate-t-Il et reconnaît-Il cette adhésion profonde du serviteur à Lui-même. Et cela, même un incroyant le constate…

 
L’amour, vertu éternelle  13:8-13

Mais l’amour est-il seulement pour le temps que nous traversons sur la terre ? Certes bien des talents et des services sont pour ce temps, mais l’amour ?

8 L’amour ne périt jamais ! Y a-t-il des prophéties ? Elles auront leur fin. Y a-t-il des langues ? Elles cesseront. Y a-t-il de la connaissance ? Elle aura sa fin. 9 Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, 10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est en partie aura sa fin. 11 Quand j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; quand je suis devenu homme, j’en ai fini avec ce qui était de l’enfant. 12 Nous voyons aujourd’hui au travers d’un verre, obscurément, mais alors face à face ; maintenant je connais en partie, mais alors je connaîtrai à fond comme aussi je suis connu.
 
13 Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour.

  • Pensons à ces dons qui n’auront pas éternellement de raison d’être. 1 Cor.13:10-12, 1 Jean 3:2.
  • Quel climat moral règnera durant l’éternité ?
  • Pourquoi cette conclusion touchant la primauté de l’amour sur toute autre vertu ?
« L’amour ne périt jamais… » C’est le ciel ! Pourquoi vivre autre chose, puisque c’est là notre espérance ? Puisque c’est là la vie pour l’éternité ! Que vaudrait de dire que l’on attend le ciel, en se contentant ici d’autres choses : disputes religieuses (1 Tim.1:4, 6:4), orthodoxie froide d’une religion sans cœur (comparer Rom.14:1-17) ou autres prétentions, voire aspirer à quelque honneur sous le couvert de la religion ? Quel sens cela aurait-il ?
 
« Nous voyons aujourd’hui au travers d’un verre, obscurément… » Quelle modestie cela implique pour aujourd’hui ! S’avancer avec la prétention d’une grande orthodoxie en disant ou laissant entendre que nous ‘avons’ la vérité est une folie… Bien simplement, le chemin c’est s’attacher à la Parole de Dieu pour la faire – selon que nous lisons : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jean 13:17). – et reconnaître que nous avons besoin les uns des autres ! Le croyant qui se trouve sur ma route est là pour m’apporter selon ce qu’il a reçu de Dieu. Et, considérant l’amour de Dieu pour nous, nous laisser remplir de ce sentiment de Dieu à l’égard de tous ceux qui nous entourent… Comment, autrement, prétendre rendre un témoignage concernant Dieu ?

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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1 Cor 14:1 Comment servir le Seigneur?


 

La manière de servir
14:1-40

Les dons eux-mêmes, le moteur de toute action… Et maintenant la manière de servir ! Des considérations pratiques essentielles sont placées devant les Corinthiens, si prompts à se faire valoir, à se mettre en avant, et faire état de leur capacité de parler en diverses langues étrangères. Malgré cette propension à se mettre en avant, l’apôtre encourage à servir, car en effet, le désir de servir doit animer tout chrétien, mais dans quel état d’esprit ? 

 
Parler en prophète  14:1-5

Pour celui qui a à cœur de servir, le chemin est tracé : d’abord « poursuivre l’amour », et alors « désirer des dons spirituels.» Mais quels sont les dons les plus utiles ? Que dire des manifestations visant à « prouver qu’on a l’esprit », comparé aux véritables dons qui contribuent à l’édification d’autrui ?

14  1 Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les dons spirituels, mais surtout de parler en prophète. 2 En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu ; personne, en effet, ne le comprend : il prononce en esprit des mystères. 3 Mais celui qui parle en prophète, au contraire, parle aux hommes : il édifie, il encourage, il réconforte. 4 Celui qui parle en langue s’édifie lui-même, mais celui qui parle en prophète édifie l’assemblée. 5 Je veux bien que vous parliez tous en langues, mais je préfère que vous parliez en prophètes. Celui qui parle en prophète est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’assemblée reçoive de l’édification.

  • Qu’apporte de parler en langue dans le cadre d’une réunion chrétienne ?
  • L’apôtre s’oppose-t-il au fait de parler en langue étrangère dans une réunion ? Quelle restriction fait-il à cet usage ?
  • Qu’est-il attendu de ceux qui servent dans les rassemblements de chrétiens ? 1 Cor.14:3,4.
"Parler en prophète !" Déployer la pensée de Dieu en se fondant sur sa Parole, pour que les croyants, en réunion ou en particulier, puissent être encouragés dans leur propre chemin, fortifiés par la conscience de cette pensée de Dieu appliquée à leurs propres circonstances de vie… Les prophètes d’Israël n’ont pas fait autre chose. Et s’il leur fut donné d’annoncer des événements à venir, ce ne fut pas l’essentiel de leur message ; ils n’étaient pas non plus dans quelque ermitage pour écrire des livres, mais sur les routes, dans les places, au parvis du temple, pour parler aux Israélites et les encourager à se tenir sur le chemin qui plaît à Dieu, avec courage et dans la joie du lien qui les attachent au Seigneur.

 

 
 
 
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1 Cor.14:6 Le but de tout service


 

Le but à rechercher  14:6-12

La situation à Corinthe est telle que l’apôtre se doit d’insister sur cette question du « parler en langue », de prendre la parole en public pour prononcer des paroles inintelligibles pour les auditeurs. La question est ainsi clairement posée pour quiconque penserait mettre en avant de telles pratiques… Paul fonde son exhortation sur une réalité présentée comme positive dans la situation à Corinthe – leur désir d’être « doués de l’Esprit » – mais il place les croyants face à leurs propres motivations.

6 Et maintenant, frères, de quelle utilité serais-je si je venais à vous en parlant en langues au lieu de vous apporter une parole de révélation, de connaissance, de prophétie ou d’enseignement ? 7 Si des objets inanimés qui produisent des sons, comme la flûte ou la lyre, ne produisent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la lyre ? 8 Et si la trompette produit un son confus, qui se préparera au combat ? 9 De même pour vous aussi, si par la langue vous ne prononcez pas une parole intelligible, comment saura-t-on ce qui est dit ? Vous parleriez en l’air ! 10 Si nombreux que soient les divers langages du monde, aucun n’est dépourvu de sens ; 11 si donc je ne connais pas le sens d’un langage, je serai étrager pour celui qui le parle, et celui qui le parle sera étranger pour moi. 12 Ainsi donc, vous aussi, puisque vous désirez avec ardeur des dons de l’Esprit, cherchez à en être abondamment doués pour l’édification de l’assemblée.
 
13 Que celui qui parle en langue prie donc pour qu’il lui soit donné d’interpréter. 14 Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence est sans fruit. 15 Qu’est-ce donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi de façon intelligible ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi de façon intelligible. 16 En effet, si c’est par l’esprit seulement que tu prononces une bénédiction, comment celui qui est assis parmi les simples auditeurs répondra-t-il “Amen !” à ton action de grâces, puisqu’il ne sait ce que tu dis ? 17 Car toi, il est vrai, tu rends bien grâces ; mais l’autre n’est pas édifié.
 
18 Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ; 19 mais, dans l’assemblée, je préfère prononcer cinq paroles avec mon intelligence, pour instruire les autres, que dix mille paroles en langue.

  • Que pouvons-nous penser de la situation à Corinthe, à la lecture de la fin du premier paragraphe ci-dessus ? Pourquoi semblaient-ils chercher quelque don spirituel ? 1 Cor.14:12.
  • Quels sont les objectifs de Paul lorsqu’il visite des assemblées ? 2 Cor.1:24.
  • Que dit-il d’un homme qui parlerait en langue – une langue étrangère – dans une réunion de chrétiens comme à Corinthe ? 1 Cor.14:2,4,14.
  • Le « don de langues » est-il rejeté par l’apôtre comme sans utilité ? 1 Cor.14:22.
Ainsi cette exhortation est double car elle appuie un vrai désir d’être employé par le Seigneur, mais en touchant la conscience de ceux qui n’auraient pas un bon état d’esprit… Et nous comprenons combien, à l’évidence, c’est l’affection fraternelle qui doit guider tout service, le souci du bien de ceux avec lesquels nous marchons…

 
La différence entre les dons  14:20-25

Il reste encore à comprendre pourquoi il y a une diversité de dons, des « dons-signes » pour ceux du dehors, et des talents contribuant à la croissance de la foi parmi les croyants, c’est-à-dire l’édification, l’encouragement, l’enseignement... C’est ici une réalité que la sagesse appréhende sans difficulté. Et ainsi l’apôtre leur demande d’être des adultes dans la foi.

20 Frères, ne soyez pas des enfants dans vos entendements ; pour la malice, soyez de petits enfants ; mais, dans vos entendements, soyez des adultes. 21 Il est écrit dans la loi : “C’est par des gens d’une autre langue et par des lèvres d’étrangers que je parlerai à ce peuple ; et même ainsi, ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur” [Ésaïe 28:11-12]. 22 De sorte que les langues sont pour signe non pour ceux qui croient, mais pour les non-croyants ; la prophétie, par contre, n’est pas pour les non-croyants mais pour les croyants. 23 Si donc l’assemblée tout entière se réunit ensemble, et que tous parlent en langues, et qu’il entre des hommes simples ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? 24 Mais si tous prophétisent, et qu’il entre quelque incrédule ou quelque homme simple, il est convaincu par tous, il est jugé par tous : 25 les secrets de son cœur sont rendus manifestes, et ainsi, tombant sur sa face, il rendra hommage à Dieu, publiant que “Dieu est véritablement parmi vous” [Ésaïe 45:14].

  • Le don de langue est-il donné pour « prouver » que l’on est chrétien ? Est-il donné pour édifier des croyants ? Alors, pourquoi des croyants en furent-ils doués ? 1 Cor.14:22.
  • Voyons quelques aspects de la compréhension du message dans une langue autre que celle de celui qui parle. Act.2:11, 10:46, 19:6.
  • Quels sont les dons particulièrement heureux dans les rassemblements de chrétiens, tant pour les croyants que pour un non-croyant qui serait présent ?
Nous ne voyons pas de don particulier exceptionnel dans les trois passages cités du livre des Actes (Act.2:11, 10:46, 19:6). Lors de la Pentecôte, les assistants entendaient la parole prononcée par les apôtres dans leur propre langue, signe étonnant mais sans qu’il ait été fait appel à un croyant ayant un don particulier. Lors de la conversion de Corneille, ceux-ci et ses amis, saisis par la parole de Pierre, s’exprimèrent dans leur propre langue, magnifiant Dieu. Et lorsque Paul eût baptisé les disciples de Jean le baptiseur, ceux-ci effectivement parlèrent en langue, ce qui fit comprendre à Pierre et ceux qui l’avaient accompagnés que la foi avait pénétré le cœur de Corneille et de ceux qu’il avait lui-même convié. Trois circonstances où il est question de langues, et trois manifestations distinctes…
 
Mais, hors de ces circonstances exceptionnelles, que dire d’une réunion de chrétiens où la parole est présentée avec puissance par un croyant, mettant tous les assistants face à un message de Dieu qui leur est destiné…

 

 
 
 
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1 Cor.14:26 L'exercice public des dons


 

L’exercice public des dons  14:26-33a

Cette mention touchant la puissance de la parole, lorsqu’elle est présentée de la part de Dieu, amène l’apôtre à parler de ce qui pouvait se passer à Corinthe, là où des chrétiens étaient friands de se montrer, d’intervenir, et peut-être de surenchérir après l’intervention publique d’un autre… La mise en évidence de divers dons pouvait ainsi être l’occasion de désordres dans leurs réunions !

26 Quoi donc alors, frères ? Quand vous vous réunissez, chacun de vous a un psaume, un enseignement, une parole en langue, une révélation, une interprétation ! Que tout se fasse pour l’édification. 27 Si l’on parle en langue, que ce soient deux, ou tout au plus trois, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; 28 mais s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’assemblée, qu’on parle pour soi-même et pour Dieu. 29 Quant aux prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres examinent ; 30 si un autre a eu une révélation, que le premier se taise, 31 car vous pouvez tous parler en prophète, un à un, afin que tous soient enseignés et encouragés. 32 Les esprits des prophètes sont assujettis aux prophètes, 33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix.

  • Quel est le seul objectif à poursuivre dans une intervention publique au cours d’une réunion ?
  • Et si quelqu’un pense devoir parler en langue étrangère – car il se pourrait que soit présente une personne qui ne comprenne pas la langue grecque – quelle est la limite posée par Paul ?
  • Cette parole de l’apôtre conduit-elle à la programmation rigoureuse d’une réunion de chrétiens, ou donne-t-elle un cadre pour l’exercice d’un service accompli spontanément ?
Nous pouvons le comprendre, les chrétiens ne se réunissaient pas dans un cadre rigide de réunions où les intervenants sont définis au préalable, mais, idéalement, selon un cours non prévu, où l’un propose un cantique, un psaume (1 Cor.14:26), un autre se lève pour une parole d’édification, et ainsi de suite. Mais une telle liberté peut naturellement ouvrir la porte à un certain désordre, ce à quoi l’apôtre fait porter l’attention, « car Dieu n’est pas un Dieu de désordre » (1 Cor.14:33).

 
Les femmes et le service  14:33b-35

Une dernière assertion touchant les dons spirituels concerne les femmes. Nous pouvons penser que le statut de la femme, selon le plan de Dieu, n’est pas bien compris à Corinthe, et l’apôtre énonce ce qui, pour lui, sont des évidences sur lesquelles il est inutile de discuter...

33b Comme dans toutes les assemblées des saints. 34 que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. 35 Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leur mari à la maison, car il serait choquant qu’une femme parle dans l’assemblée.

  • Que penser de l’assertion touchant la place des femmes ? L’apôtre renvoie-t-il les femmes seulement aux tâches ménagères ?
  • Ne s’en trouve-t-il pas qui ait un don de l’esprit ? Act.21:9.
  • Se trouvait-il des femmes ayant un service reconnu dans des assemblées ?
Cette question qui fait débat en tant de lieux aujourd’hui n’est donc pas nouvelle. Et que dit l’apôtre, en conformité d’ailleurs avec la pratique ancestrale de son peuple, pratique nourrie de la parole de Dieu – pensons à des Deborah Hulda, et autres prophétesses (Juges 4 et 5, 2 Rois 22:14) ? Ne nomme-t-il pas lui-même tant de femmes qui servaient l’assemblée (Rom.16:1-16) ? N’a-t-il pas recommandé l’une ou l’autre dans une circonstance particulière ? Mais il est ferme, ne voulant pas même en discuter : la femme ne peut prendre la parole publiquement dans le rassemblement.

 
Dernières remarques, et conclusion  14:36-40

Le sujet paraît terminé, et nous ressentons le désir de l’apôtre de passer à une autre question. Il clôt donc cette question de la pratique des dons spirituels en quelques phrases lapidaires, faisant appel à la propre sagesse de ceux qui liront la lettre...

36 Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est venue ? Ou bien est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ? 37 Si quelqu’un pense être prophète ou inspiré par l’esprit, qu’il reconnaisse en ce que je vous écris un commandement du Seigneur. 38 Et si quelqu’un est ignorant, qu’il soit ignorant.
 
39 Ainsi, frères, désirez avec ardeur de prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langues, 40 mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre.

  • Que veut faire entendre Paul aux Corinthiens en introduisant ces mots de conclusion ?
  • Et quel est le résumé de tout ce chapitre, et l’encouragement prononcé ?
Les Corinthiens pensaient-ils redessiner le fonctionnement des assemblées chrétiennes ? N’y avait-il pas d’autres rassemblements en divers lieux ? Ainsi l’apôtre met bien les choses en place : de nombreux rassemblements étaient établis dans bien des contrées, et les Corinthiens pouvaient bien prendre en compte cette expérience vécue hors de leur propre ville… Parole sévère, assurément, mais l’exhortation finale vient bien apporter un encouragement pour tous ceux qui, à Corinthe – et ailleurs – voulaient entrer dans le service du maître.
 
Ceci étant dit, l’apôtre doit aborder encore un tout autre sujet : la résurrection !

 

 
 
 
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1 Cor.15:1 La résurrection (1/4)


 

LA RESURRECTION
15:1-58

Que de choses étaient à redresser à Corinthe ! Mais est-ce seulement le cas de cette jeune assemblée chrétienne ? Qu’y trouvons-nous ? Un esprit de division (1 Cor.1:12), du laxisme moral (1 Cor.5:1), des doutes sur des questions d’ordre pratique – pour ceci il y eût la bonne initiative d’écrire à l’apôtre (1 Cor.7:1), mais aussi des manières de faire inappropriées lors des réunions de l’assemblée (1 Cor.11:21), et un exercice de dons spirituels qui posait question (1 Cor.14:26).
 
Et, outre ces choses, et sans doute aussi en relation avec un tel désordre, des idées paraissent au milieu des chrétiens de Corinthe touchant des réalités essentielles. Ainsi lisons-nous : « Comment quelques-uns d’entre vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection de morts ? »  (1 Cor.15:12). Cette question est traitée de façon extensive par l’apôtre, car nier la résurrection est mettre à rien toute la vérité de Dieu.

 
La résurrection du Christ  15:1-11

Paul n’annonce rien de nouveau, il s’agit ici du rappel de l’évangile, de la bonne nouvelle du salut ! Et ce qui est ici rappelé est essentiel, quelque difficile cela paraîtrait-il pour un homme épris de rationalité, ayant difficile à recevoir ce qu’il ne peut concevoir en son esprit. Il faut bien accepter que, par définition, notre raison ne puisse atteindre à ce qui est transcendant, et notre pensée ne puisse concevoir ce qui appartient à notre Créateur (Ésaïe 55:8-9). Seule la révélation nous fait entrer dans ces mystères ! Ainsi, la raison même nous conduit à recevoir le témoignage d’hommes qui, en diverses circonstances, ont revu le Seigneur après la croix…

15  1 Pour suivre, frères, je vous rappelle l’évangile que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, dans lequel vous vous tenez, 2 et par lequel aussi vous êtes sur la voie du salut, si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé, à moins que vous n’ayez cru en vain.
 
3 Je vous ai communiqué, avant tout, ce que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures ; 4 il a été enseveli, il a été ressuscité le troisième jour, selon les écritures, 5 et il est apparu à Céphas, puis aux douze. 6 Ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart d’entre eu sont demeurés en vie jusqu’à présent, mais quelques-uns aussi se sont endormis – 7 et après il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. 8 Après eux tous, il m’est apparu, à moi aussi, comme à un avorton.
 
9 Moi, en effet, je suis le moindre des apôtres, c’est même trop d’honneur pour moi que d’être appelé apôtre, puisque j’ai persécuté l’assemblée de Dieu. 10 Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine, au contraire, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 11 Ainsi donc, que ce soit moi ou eux, telle est notre proclamation, et telle est la foi à laquelle vous êtes venus.

  • De qui Paul parle-t-il lorsqu’il évoque que certains pourraient « avoir cru en vain », autrement dit « sans qu’il y en ait un résultat » ? Matt.13:1-8, Hébr.6:4-6…
  • La résurrection est-elle une vérité nouvelle pour les Corinthiens, ou bien certains introduisaient-ils le doute quant à une réalité qui avait été reçue parmi eux ?
  • Ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ! La résurrection du Messie est-elle ainsi annoncée dans la Bible ? Act.2:24, Psaume 16:9-10.
  • Paul ne cite comme témoins de la résurrection que des hommes. Pourquoi fait-il ainsi, omettant le premier témoin, Marie de Magdala ?
Paul a vu le Seigneur, mais il s’empresse de dire que cela fut trop d’honneur pour lui. Il se devait d’être vrai, mais désire que la pensée ne soit pas détournée, et que les lecteurs soient attentifs à ce qu’il a à dire touchant la résurrection, et non relativement à lui-même. Le point essentiel est ici que le Christ est ressuscité, et cela conduit à des réflexions extrêmement importantes, car la résurrection fonde toute la réalité chrétienne !

 
Le témoignage de la résurrection  15:12-19

Quelle est donc la conséquence de ce grand fait de la résurrection de l’Homme Christ Jésus (1 Tim.2:5) ? Ou, pour aborder la question dans l’autre sens, qu’en serait-il s’il n’y avait pas eu de résurrection ?

12 Or si l’on proclame que le Christ a été ressuscité d’entre les morts, comment quelques-uns d’entre vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection de morts ? 13 S’il n’y a pas de résurrection de morts, le Christ n’a pas été ressuscité non plus, 14 et si le Christ n’a pas été ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine. 15 Nous apparaissons même comme de faux témoins de Dieu, puisque nous avons témoigné à l’égard de Dieu qu’il a ressuscité le Christ, lequel il n’aurait pas ressuscité si réellement les morts ne ressuscitent pas. 16 Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ n’a pas été ressuscité non plus ; 17 et si le Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés 18 et ceux qui se sont endormis en Christ sont perdus. 19 Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espérance dans le Christ, nous sommes les plus misérables de tous les hommes.

  • Comment s’enchaînent donc les conséquences s’il n’y avait pas de résurrection des morts ? Nous pouvons identifier ici cinq ou six chaînons qui aboutissent à la pire des situations. 1 Cor.15:13,16-18.
  • Qu’en est-il d’un homme qui s’attacherait au Christ, alors que celui-ci ne serait pas ressuscité ? 1 Cor.15:19.
Cette question touche évidemment le fondement même de la foi chrétienne. Rejetant, pour cause de rationalité, la résurrection, la raison elle-même conduit à comprendre que l’espérance serait un leurre et que celui qui espère se trouve devant une immense déception… Ainsi nous comprenons que la résurrection, la nôtre après celle du Christ, est au cœur de la révélation, une réalité qui réjouit et dynamise le croyant. Et elle est confirmée par un grand nombre de témoins.

 

 
 
 
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1 Cor.15:20 La résurrection (2/4)


 

La victoire sur la mort  15:20-28

La mort est attachée à l’humanité, telle est la réalité ; mais est-elle figée dans ce dessein de Dieu qui fait connaître sa miséricorde ? A la croix, la mort est vaincue, et il y a une vie qui transcende la vie, telle est la révélation que nous donne la résurrection du Christ !

20 Mais non  ! Le Christ a bel et bien été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. 21 Car puisque la mort vient par l’homme, c’est par un homme aussi qu’est la résurrection des morts. 22 En effet, comme dans l’humain [litt. "dans l’Adam"] tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants, 23 mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ, puis ceux qui sont du Christ, à sa venue, 24 et ensuite la fin, quand il aura remis le royaume à Dieu, le Père, après avoir réduit à rien toute principauté, toute autorité et puissance. 25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis “tous les ennemis sous ses pieds” [Psaume 110:1] ; 26 le dernier ennemi qui sera aboli, c’est la mort. 27 En effet, “il a assujetti toutes choses sous ses pieds” [Psaume 8:6]. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été assujetti, il est évident que c’est à l’exclusion de celui qui lui a tout assujetti. 28 Et lorsque tout lui sera assujetti, alors le Fils lui-même se soumettra à celui qui lui a tout assujetti, pour que Dieu soit tout en tous.

  • Qu’est-ce qui atteste que la mort ne peut retenir un homme ?
  • La résurrection est-elle présentée comme un fait unique et universel, outre la résurrection du Christ, déjà accomplie ? 1 Cor.15:23, 1 Thes.4:16, Apoc.1:17-18.
  • Le règne du Christ, annoncé ici comme dans le livre de l’Apocalypse (lire en particulier Apoc.20), aura-t-il une fin ? Qu’en est-il dit quant au fait de la mort ?
Ce passage ouvre le regard sur des réalités à venir très difficiles à cerner, car, comme l’apôtre le dit, « nous connaissons en partie » (1 Cor.13:9), et les choses du ciel sont « impossibles à exprimer » (2 Cor.12:4)). Mais nous pouvons discerner sans nous tromper la paix et le bonheur dont Dieu veut envelopper les rachetés (Apoc.21:4). S’il est parlé de l’état éternel (1 Cor.15:28), il y a aussi le règne du Messie sur la terre, objet de l’espérance du peuple d’Israël ; ce règne fut annoncé de diverses manières par les prophètes et chanté dans les psaumes. La venue du règne est attestée par les apôtres et prophètes de l’ère chrétienne sans altérer en rien la parole des prophètes d’Israël (Ésaïe 65:2, Rom.11:26-27, 1 Cor.15:25, Hébr.4:9, Apoc.11:15).

 
Et s'il n'y avait pas de résurrection ? 15:29-34

Est-ce anodin de discuter sur la réalité de la résurrection ? Et en fait, ne convient-il pas de regarder aux coutumes qui se sont établies, au dévouement aussi qui se manifeste parmi les chrétiens. Des pratiques qui trouvent leur base dans la résurrection tandis que certains mettent en doute cette réalité fondamentale…
 
Ainsi nous voyons parmi les chrétiens une coutume installée, et ici dans une assemblée qui n’existait que depuis peu d’années, où des chrétiens sont baptisés en référence à d’autres qui sont décédés. Sans connaître cette pratique de l’époque, nous pouvons peut-être penser à une chaîne, un passage de témoin dans la perspective d’une continuité du témoignage au Seigneur en référence avec ceux qui avaient précédé. Et s’ils ne sont plus sur la scène de cette terre, ils vivent néanmoins, attendant la résurrection, et leur témoignage se poursuit en ceux qui les suivent. Quel sens cela aurait-il si rien ne restait de ces devanciers ? Une approche, une hypothèse sans doute. Mais en tout cas le sens en est connu de Paul comme des Corinthiens, et cette pratique serait bien caduque si les morts ne devaient pas ressusciter.

29 Autrement, que feront ceux qui reçoivent le baptême pour les morts ? Si vraiment les morts ne ressuscitent pas, pourquoi recevraient-ils le baptême pour eux ? 30 Et nous, pourquoi affrontons-nous le danger à toute heure ? 31 Chaque jour je meurs, mes frères, aussi vrai que vous êtes ma fierté en Jésus Christ, notre Seigneur. 32 Si, c’est pour des vues humaines que j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, “mangeons et buvons, car demain nous mourrons” [Ésaïe 22:13]. 33 Ne vous égarez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs ; 34 ressaisissez-vous sérieusement et cessez de pécher. Quelques-uns, en effet, méconnaissent Dieu ! Je le dis à votre honte.

  • Si la résurrection n’était qu’une vue d’homme, une idée non confirmée, le témoignage chrétien aurait-il un sens ? Et la peine que se donnent des serviteurs du Seigneur aurait-elle une justification ?
  • Comment ceux qui veulent nier la résurrection sont-ils qualifiés par l’apôtre ?
En conclusion, nier la résurrection n’est rien moins qu’être dans l’ignorance de Dieu ! Ce n’est pas une doctrine simplement mal comprise, mais la négation même de la foi chrétienne, et cela par des personnes qui se font passer pour croyantes !

 

 
 
 
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1 Cor.15:35 La résurrection (3/4)


 

La résurrection expliquée  15:35-49

Les affirmations de l’apôtre sont fortes et largement étayées, mais il faut comprendre les difficultés que la résurrection peut faire naître. Paul se doit d’y répondre, d’autant plus que ce sont des amorces pour ceux qui veulent nier cette réalité extraordinaire et merveilleuse. Difficile à comprendre ? Certes, mais la nature elle-même ne donne-t-elle pas des indications ? Le même « corps » ne peut-il pas revêtir des formes variées ?

35 Mais quelqu’un dira : Comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps viennent-ils ? 35 Insensé ! Ce que tu sèmes toi-même n’est pas rendu vivant sans mourir ; 35 car ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir, c’est une simple graine, un grain de blé peut-être, ou une autre semence, 35 puis Dieu lui donne un corps comme il a voulu, à chaque semence un corps qui lui est propre. 35 Toute chair n’est pas la même chair, mais autre est celle des hommes, autre la chair du bétail, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. 35 Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais autre est l’éclat des célestes et autre celui des terrestres ; 35 autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles, une étoile même diffère en éclat d’une autre étoile.
 
35 Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Semé corruptible, on ressuscite dans l’incorruptibilité ; 35 semé dans le déshonneur, on ressuscite dans la gloire ; semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la puissance ; 35 semé corps naturel, on ressuscite corps spirituel, car s’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel. 35 C’est pourquoi il est écrit : “Le premier homme Adam, lui, parut ‘âme vivante”
[Genèse 2:7], le dernier parut “esprit vivifiant”. 35 Ce n’est pas ce qui est spirituel qui est en premier, mais ce qui est naturel ; le spirituel vient ensuite. 35 Le premier homme, de la terre, est fait de poussière ; le second homme vient du ciel. 35 Tel est celui qui est poussière, tels aussi sont ceux qui sont poussière ; et tel est le céleste, tels aussi sont les célestes. 35 Et de même que nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste.

  • Quels sont les caractères cités que portent les corps après la résurrection d’entre les morts ?
  • Homme mortel, comme toute l’humanité – c’est-à-dire Adam – que revêtira l’homme ressuscité en Christ ? 1 Cor.15:49, 1 Jean 3:2, Luc 20:36.
Ressuscité pour être tels des anges devant Dieu, sans rien à cacher, sans poids (Matt.11:28), dans un état tel que rien ne peut le corrompre… Voilà bien des reflets de ce que Dieu veut pour tous les hommes, et à quoi nous faisons bien d’être attentifs pour exprimer la reconnaissance, mais aussi vivre dès aujourd’hui dans un tel esprit, selon que Jean écrivait, à la fin de sa vie terrestre : « Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur.» (1 Jean 3:3).

 

 
 
 
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1 Cor.15:50 La résurrection (4/4)


 

L’enlèvement des croyants  15:50-57

Mais la mort est-elle l’attente du chrétien ? Le Seigneur a annoncé son retour, disant : « Si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14:3), et l’apôtre a rappelé cette « venue du Seigneur », l’associant au règne de Jésus sur la terre (1 Cor.15:23,25). Au temps où le règne sera imminent, qu’en sera-t-il des croyants qui vivront alors sur la terre ? Deviendront-ils des citoyens du royaume terrestre, ou seront-ils des citoyens du ciel (Phil.3:20) ? L’annonce du règne du Seigneur sur la terre pose en effet question pour ceux sont l’attente est céleste (1 Jean 3:1-3).
 
L’apôtre se doit ici de rappeler avec force la révélation de ce mystère qu’il communiqua déjà par écrit aux Thessaloniciens tandis qu’il était lui-même à Corinthe, lors de son premier séjour dans cette ville (1 Thes.4:15-18).

50 Je le déclare, frères : la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l’incorruptibilité. 51 Voici, je vous dis un mystère : Nous ne nous endormirons pas tous, mais tous, nous serons changés 52 en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car elle sonnera, et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés. 53 Il faut, en effet, que ce corruptible revête l’incorruptibilité et que ce mortel revête l’immortalité. 54 Lorsque ce corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : “La mort a été engloutie en victoire” [Ésaïe 25:8]. 55 “Où est, ô mort, ton aiguillon ? Où est, ô mort, ta victoire ?” [Osée 13:14]. 56 L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. 57 Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ !

  • Tous les croyants devront-ils passer par la mort ? 1 Cor.15:51, 1 Thes.4:15-17.
  • Quand à lieu l’acte principal de ce que l’Ecriture appelle « la résurrection d’entre les morts » (Luc 20:35, Act.4:2, Phil.3:11), autrement dit la résurrection d’une partie de ceux qui sont décédés ? 1 Cor.15:25.
  • Que démontre la loi ? A quoi conduit le péché ? Et qu’est-ce qui atteste de la victoire remportée sur la mort ? 1 Cor.15:56, Rom.7:7, 8:3.
La trompette retentit ! Un symbole, assurément, mais aussi un signe qui sera manifesté avec force lorsque le cours de ce monde connaîtra un arrêt absolu pour faire place au règne du Messie : « Et le septième ange sonna de la trompette : et il y eut dans le ciel de grandes voix, disant : Le royaume du monde de notre Seigneur et de son Christ est venu, et il régnera aux siècles des siècles » (Apoc.11:15) – cet événement est annoncé d’année en année par la fête du Nouvel-An prescrite dans la Loi de Moïse (Lév.23:23-25). Alors, la création, désolée aujourd’hui par les actions des hommes, connaîtra cette ère nouvelle (Rom.8:20-21). Et alors, dans ces actes de puissance souveraine de Dieu, la résurrection d’entre les morts aura lieu – ce qui est « corruptible » se réveillera « incorruptible » (1 Cor.15:53) – et les croyants, les mortels vivants alors sur la terre, seront « tous changés » (1 Cor.15:52)« rendus immortels » (1 Cor.15:53) – et transportés à la rencontre du Seigneur pour être éternellement avec Lui (1 Thes.4:17).
 
Le développement est terminé, et comme il lui arrive fréquemment, dans ce contexte même de contradictions, caractéristique de Corinthe, les pensées si élevées qu’il doit exprimer remplissent son esprit et lui font prononcer une parole de louange : « Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ ! » (1 Cor.15:57, Rom.8:1-3, 37-39). Et nous pouvons comprendre que les difficultés qu’il rencontre présentement n’entament pas sa confiance en Celui qui mène son propos jusqu’à l’achèvement.

 
Conclusion  15:58

Dans l’élan de la parole de louange qu’il vient d’exprimer, Paul clôture ces pages de mises en garde, de recommandations, d’exhortations par un appel aux croyants à Corinthe.

58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, croissant dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.
Voilà qui devait être toujours à l’esprit ! Loin des disputes de mots, des vains raisonnements et des doutes, marcher avec simplicité et servir avec fidélité ne posant pas même la question de l’utilité ou de l’efficacité des actes positifs qui sont posés…

 

 
 
 
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1 Cor.16:1 Maranatha ! Le Seigneur vient !


 

COMMUNICATIONS ET EXHORTATIONS
16:1-24

Pour l’essentiel, la lettre est terminée. Il reste à adresser quelques communications avant de transmettre les salutations.

 
Communications  16:1-12

L’organisation d’une collecte s’était mise en place au profit des chrétiens de Judée. Il se fait que la situation de ces chrétiens s’est trouvée rapidement précaire, en raison de l’opposition qu’ils rencontraient dans leur propre contrée (Act.8:1). mais aussi en raison d’une famine qui sévissait (Act.11:28-30).

16  1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, vous aussi, faites comme je l’ai prescrit aux assemblées de Galatie. 2 Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon ses moyens, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour faire les collectes. 3 Quand je serai chez vous, l’enverrai avec des lettres ceux que vous aurez choisis pour porter vos dons à Jérusalem, 4 et s’il convient que je m’y rende aussi, ils s’y rendront avec moi.
 
5 Je viendrai chez vous après avoir traversé la Macédoine – je passe en effet par la Macédoine. 6 Peut-être séjournerai-je chez vous, et même y passerai-je l’hiver, afin que vous me fassiez la conduite où que j’aille. 7 Car je ne veux pas, cette fois-ci, vous voir juste en passant, car j’espère demeurer avec vous quelque temps, si le Seigneur le permet. 8 Néanmoins, je demeurerai à Éphèse jusqu’à la Pentecôte, 9 car une porte grande et efficace m’est ouverte, et les adversaires sont nombreux.
 
10 Si Timothée arrive, faites en sorte qu’il soit sans crainte parmi vous, car il travaille comme moi à l’œuvre du Seigneur. 11 Ainsi, que personne ne le méprise ! Faites-lui la conduite en paix, afin qu’il vienne vers moi, car je l’attends avec les frères. 12 Quant à notre frère Apollos, je l’ai beaucoup encouragé à aller auprès de vous avec les frères, mais ce n’a pas été du tout sa volonté d’aller maintenant ; il viendra quand il en trouvera l’occasion favorable.

  • Qu’apprenons-nous ici touchant le jour de la semaine au cours duquel les chrétiens se réunissaient ? Act.20:7.
  • Comment l’apôtre marque-t-il sa confiance dans les croyants de Corinthe ?
  • Que pouvons-nous comprendre de la demande de Paul à Apollos de se rendre à Corinthe ?
Ainsi, chaque premier jour de la semaine, les chrétiens se réunissaient et, saisissant cette circonstance, un fonds était alimenté jusqu’au moment où il pourrait être porté aux chrétiens de Judée.
 
Quant à Paul, il pensait bien se rendre à Corinthe ; et nous lisons avec quelle simplicité Paul livre sa propre pensée, ce qu’il se propose de faire, et cela malgré tout ce qu’il a dû écrire aux Corinthiens. Mais il se devra d’écrire une seconde lettre après avoir reçu par Tite les échos de la réception de cette présente épître (2 Cor.2:13).

 
Dernières recommandations  16:13-18

Nous constations combien cette lettre se termine dans la paix et la confiance, l’apôtre poussant les croyants à tourner leurs regards vers ce qui est bon pour eux. Quoique les difficultés soient si grandes, Paul ne s’appesantit pas sur elles quoique nous lisions, comme en filigrane, ce qui l’inquiète tant...

13 Veillez, tenez ferme dans la foi ; soyez hommes, affermissez-vous. 14 Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour.
 
15 Mes frères, je vous fais encore une recommandation. Vous savez que la maison de Stéphanas est les prémices de l’Achaïe, et qu’ils se sont voués au service des saints. 16 Vous aussi, soumettez-vous à de tels hommes ainsi qu’à tous ceux qui collaborent et qui se donnent de la peine. 17 Je me réjouis de la présence de Stéphanas, de Fortunat et d’Achaïque ; ils ont suppléé à votre absence, 18 car ils ont tranquilisé mon esprit et le vôtre. Sachez donc apprécier de tels hommes.

  • Revenons par ces encouragements à ce qui préoccupe l’apôtre concernant les Corinthiens. 1 Cor.15:13-14, 3:1, 14:1,20, 15:2…
  • Pourquoi l’apôtre doit-il rappeler aux Corinthiens de tenir en honneur les vrais serviteurs parmi eux ?
S’il y avait de vrais serviteurs, il s’en trouvait aussi d’autres occupés à dénigrer l’apôtre en vue de se glisser eux-mêmes au premier rang. Mais était-ce sagesse que de laisser ces choses se faire, plutôt que de garder l’enseignement du commencement ? Nous avons vu l’esprit de parti, nous lisons que des doutes sont insinués parmi les Corinthiens sur un sujet si essentiel que la résurrection… Mais loin de reprendre ces sujets difficiles, l’apôtre remet les Corinthiens sur la bonne route, leur proposant de regarder devant eux pour leur propre bénédiction.

 
Salutations  16:19-24

Nous trouvons ici des salutations générales, mais aussi une attention particulière d’un couple chrétien qui les connaissaient bien, car ils vivaient à Corinthe lorsque Paul s’y rendit pour la première fois, mais qui se sont établis à Ephèse par la suite (Act.18:1-3,18-19).

19 Les assemblées de l’Asie vous saluent. Aquilas et Priscilla, avec l’assemblée qui se réunit dans leur maison, vous saluent bien dans le Seigneur. 20 Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser.
 
21 Salutation de ma part, Paul, de ma propre main. 22 Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur Jésus Christ, qu’il soit anathème. Maranatha ! 23 Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous ! 24 Mon amour est avec vous tous dans le christ Jésus.
L’épître s’achève. Paul prend le stylet après qu’il eût fini sa dictée pour exprimer quelques mots et apposer sa signature. La parole est lapidaire : Paul n’envisage pas de discuter longuement (1 Cor.15:22), ainsi que nous l’avons constaté plus tôt dans la lettre (1 Cor.11:16). Le regard est porté en avant, une forme de cri est prononcé, une expression forte : « Maranatha ! »« Le Seigneur vient ! ». Car en effet, cette attente de la foi, lorsqu’elle est vive, détermine l’occupation de l’esprit et la manière de marcher.
 
Lorsque nous voyons, dans cette épître, les questions posées, les problèmes évoqués, les doutes qu’il fallait redresser, et le levain qui pénétrait dans la pâte, quelle indication pour nous ! Quelle leçon que de voir cela traité en quelques pages, juste le nécessaire, pour aboutir sur des mots aussi paisibles et positifs, comme pour nous dire : « C’en est assez, marchons, il y a un si grand motif pour nous réjouir et avancer dans ce chemin du Seigneur ! »

 

 
 
 
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