04/12/2011

1 Cor.9:1 Question relative aux serviteurs


  Le ministère de l’apôtre
9:1-23


Un possible troisième point dans la lettre que les Corinthiens adressèrent à Paul, à moins que ceci ne vienne que du témoignage de Sosthène, concerne différentes assertions portant atteinte à la crédibilité de l’apôtre, par la mise en doute des bases de son autorité. Nous pouvons penser au flot de questions posées qui animaient les Corinthiens dans leurs débats au sujet des serviteurs, les comparant les uns aux autres.

 
Les questions qui se posent  9:1-7

Des questions touchant le serviteur, ils en avaient ! En voici quelques unes... Nous pouvons voir la nature des doutes installées par plusieurs, et nous rappeler qu’il y a toujours, dans les groupements d’hommes, des individus prompts à se mettre en avant en vue de jouer un certain rôle, prendre le leadership. Pour atteindre leurs buts, ils abaissent les gens réellement éminents afin de diminuer leur influence, et ainsi régner sur l’ensemble, comme le fera plus tard un certaine Diotrèphe « qui aime à être le premier parmi eux » (3 Jean 9).

9  1 Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N’êtes-vous pas, vous, mon œuvre dans le Seigneur ? 2 Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous, car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
 
3 Voici ma défense auprès de ceux qui me jugent. 4 N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ? 5 N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur en tant qu’épouse, comme aussi les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? 6 Ou bien sommes-nous les seuls, Barnabas et moi, à ne pas avoir droit de ne pas travailler ? 7 Qui combat jamais dans une armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne et n’en mange pas le fruit ? Ou encore qui paît un troupeau et ne se nourrit pas du lait du troupeau ?

  • Que penser de ces mises en question concernant Paul, se répandant ainsi à Corinthe ?
  • Comment Paul réagit-il à ces questions dont l’intention était manifestement d’instiller le doute ?
Les questions renvoyées ici par l’apôtre nous donnent une vue sur le climat moral délétère de l’assemblée à Corinthe ; nous discernons que des personnes tentent de se mettre en avant, devenir des dirigeants pour leur propre compte. Les Corinthiens pourraient se laisser prendre par ces insinuations à l’encontre de Paul, mais les questions posées, s’ils veulent bien s’y arrêter, ne peuvent que remettre les choses en places dans leur esprit.

 
Le support matériel des serviteurs  9:8-14

C’est une chose bien particulière que nous pouvons discerner ici ! D’une part on nierait à Paul son titre d’apôtre, et le fait qu’il soit soutenu matériellement par des chrétiens, lorsque l’on apprend par ailleurs qu’un reproche lui est fait de ne pas avoir voulu dépendre des chrétiens à Corinthe lorsqu’il était parmi eux (2 Cor.11:9)… Paul s’expliquera touchant cette dernière allégation dans la seconde épître, tandis qu’il répond à propos de son droit à être soutenu matériellement en tant qu’apôtre.
 
Face à ces accusations, Paul revient sur les principes, partant de l’enseignement de la loi, et montrant combien la pensée de Dieu quant à ses serviteurs a trouvé un écho au travers des siècles dans la famille de la foi.

8 Est-ce seulement comme homme que je parle ainsi ? La loi ne le dit-elle pas aussi ? 9 En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : “Tu n’emmuselleras pas le bœuf qui foule le grain” [Deut:25:4]. Dieu a-t-il soucis des bœufs ? 10 En réalité, n’est-ce pas pour nous qu’il parle ainsi ? Oui, c’est pour nous que cela a été écrit, car celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain, le faire dans l’attente d’y avoir part. 11 Si nous avons semé pour vous des biens spirituels, serait-il excessif que nous moissonnions de vos biens matériels ? 12 Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, à plus forte raison ne devrions-nous pas en jouir ? Pourtant nous n’avons pas usé de ce droit. Au contraire, nous nous penons pleinement en charge afin de ne mettre aucun obstacle à l’évangile du Christ. 13 Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du temple sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont leur part de ce qui est offert à l’autel ? 14 De même aussi le Seigneur a prescrit que ceux qui annoncent l’évangile vivent de l’évangile.

  • Pourquoi Paul a-t-il renoncé à dépendre des Corinthiens pour sa subsistance ? Comment a-t-il subvenu à ses propres besoins ? Act.18:1-3.
  • Comment le Seigneur a-t-il donné cette indication concernant l’assistance dont devaient jouir ceux qui se consacraient au service ? Luc 10:7.
« Dieu a-t-il soucis des bœufs ? » Cette question avancée par l’apôtre est pleine d’intérêt quant à la lecture que nous avons à faire des textes de la Loi. Au sens premier s’ajoute un enseignement bien important touchant les rapports de Dieu à l’homme et à ceux qui doivent régir les relations interpersonnelles. Souvenons-nous que Paul a reçu la formation d’un docteur de la Loi particulièrement éminent, Gamaliel (Act.5:34, 22:3).
 
L’application faite du principe de la Loi évoqué ici ne peut que nous convaincre du bien fondé de l’enseignement de l’apôtre. Et pourtant, lui-même a toujours veillé à ce que cette disposition ne soit pas une occasion de discrédit de l’évangile !

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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1 Cor.9:15 L'esprit de l'apôtre Paul


 

L’esprit de Paul  9:15-23

Paul, n’ayant pas souhaité de support matériel à Corinthe – il fabriquait des tentes en compagnie d’Aquilas (Act.18:3) – explique lui-même dans quel esprit il a ainsi pratiqué, ayant pris le risque de paraître faible à leurs yeux.

15 Mais moi je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’ai pas écrit ceci dans le but qu’il en soit fait ainsi à mon égard ; j’aimerais mieux mourir plutôt que ne soit réduit à rien mon sujet de fierté. 16 En effet, annonçant l’évangile, je n’ai pas raison d’en être fier, car c’est une nécesité qui m’est imposée ; quel malheur pour moi, en effet, si je n’annonçais pas l’évangile ! 17 Si je le faisais de mon propre gré, j’aurais un salaire ; mais si je le fais malgré moi une administration m’est confiée. 18 Quel est donc mon salaire ? C’est d’annoncer gratuitement l’évangile, sans user pour moi-même de mon droit dans l’évangile. 19 Car, étant libre à l’égard de tous, je me suis asservi à tous, afin de gagner le plus grand nombre. 20 Avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme quelqu’un qui est sous la loi, afin de gagner ceux qui étaient sous la loi ; 21 avec ceux qui étaient sans loi, comme si j’étais sans loi – non que je sois sans loi quant à Dieu, mais je suis justement soumis à Christ – afin de gagner ceux qui étaient sans loi. 22 Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles ; je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. 23 Et tout cela, je le fais à cause de l’évangile, afin d’y avoir part.

  • Paul envisage-t-il de changer d’attitude vis-à-vis des Corinthiens et de leur permettre de subvenir à ses besoins ? 2 Cor.11:7-11.
  • Quel argument majeur avance-t-il pour justifier qu’il travaille à la diffusion de l’Évangile tout en subvenant lui-même à ses propres besoins et même aux besoins de ceux qui l’accompagnaient ? Act.20:34, 1 Cor.15:17.
  • Quel est le principe général de Paul ? Malgré sa grande connaissance et son zèle, quelle place prend-il auprès de ceux auxquels il s’adresse ?
Ainsi Paul souligne être dans la nécessité d’annoncer l’Évangile, il ne se considère pas comme un serviteur qui se propose à un service, lequel compte être rémunéré, mais comme un croyant mis à part par Dieu pour cela, et dont le seul but est d’accomplir la tâche qui lui est imposée (Act.9:15-16). Et pour lui-même, ce privilège d’annoncer l’Évangile, il le reçoit comme son propre salaire. Aussi, en vue de ne pas entraver lui-même le travail de Dieu, il veille à ne pas être au-dessus de ceux auxquels il s’adresse… Et nous voyons combien cette disposition est méprisée du monde, et de l’esprit du monde lorsqu’il se manifeste dans un cercle de chrétiens. Et il connaît lui-même le mépris ! Ne dit-on pas de lui : « Ses lettres sont graves et fortes, mais sa présence personnelle est faible et sa parole méprisable.» (2 Cor.10:10).
 
Ce faisant, il est « libre à l’égard de tous », même s’il s’est « asservi à tous… » En faisant ainsi, il montrait la vie chrétienne comme une course, ou un combat dans l’arène, exprimant ainsi la valeur du prix qui se trouve en fin de parcours.

 

 
 
 
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1 Cor.9:24 Exhortations


 

EXHORTATIONS ET ENCOURAGEMENTS
9:24-11:34

Le discours de l’apôtre se poursuit, mais non plus en réponse à quelques opposants. Le ton est maintenant à l’exhortation, à l’encouragement. Des encouragements pour la marche personnelle d’abord, car là se manifeste la vie de la foi, et des recommandations pour la vie collective des chrétiens, en particulier lors du repas de mémorial institué par le Seigneur, « la nuit qu’il fut livré » (1 Cor.11:23).

 
La vie personnelle du croyant
9:24-11:1

Ayant parlé de ses propres motivations l’apôtre engage les chrétiens de Corinthe à regarder à leurs propres motifs, à leur propre course, à leur propre vie, car il n’y a pas que les serviteurs éminents qui combattent tandis que les autres dorment… Chacun a sa propre responsabilité, et doit mener sa propre course. C’est ici de la marche personnelle qu’il s’agit.

 
La course chrétienne  9:24-27

Il faut se rappeler une évidence ! Si le « salut » est le message de paix par excellence, la « paix avec Dieu », il est lié à la foi, selon ce que le Seigneur a annoncé : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit a la vie éternelle » (Jean 6:47). La « foi qui sauve » (Éph.2:8) n’est autre que confiance, adhésion à la parole de Dieu et donc mise en pratique de cette parole. Le chrétien est en marche, et même appelé, comme le dit Paul, à une course, tel un athlète dans le stade. La foi, cette foi qui ne peut être ôtée, se manifeste par une mise en route sur un chemin nouveau…
 
Des questions ont été posées à Paul, il y a répondu, et lorsque les questions le concernaient lui, il a montré le principe qui guidait sa marche comme apôtre. Une tension continue vers le but assigné… D’où l’exemple de la course de l’athlète, tel qu’il la vit, et tel qu’il enjoint les chrétiens à la vivre.

24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter ! 25 Or tout athlète se maîtrise en tout ; ceux là le font pour remporter une couronne périssable, mais nous, pour une impérissable. 26 Moi donc je cours ainsi, non pas comme à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non comme battant l’air. 27 Au contraire, je malmène mon corps et je l’asservis, de peur qu’après avoir servi de héraut pour d’autres, je ne sois moi-même disqualifié.

  • Quel est le but de l’athlète ? Quel est le but de Paul ? Comment transposer cela à notre propre vie ?
  • Comment la course est-elle menée ? Peut-on valablement concourir dans le stade en étant dissipé ?
L’exemple de l’athlète est en tous points remarquable, tant au plan du regard porté sur le but que par la priorité donnée sur l’atteinte de l’objectif, sans regarder à l’importance des efforts à consentir pour y parvenir. Nous pouvons retenir cette tension constante de l’apôtre qui n’a qu’un but dans sa vie : accomplir le service qui lui est confié.

 

 
 
 
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1 Cor.10:1 La responsabilité personnelle


 

La responsabilité personnelle  10:1-13

Après cette figure de l’athlète, l’apôtre en vient au livre de l’Exode, à une réalité vécue par Israël et mise par écrit « pour nous avertir » (1 Cor.10:11). Car des Israélites connurent l’assujettissement en Égypte, mais aussi la délivrance par la main de Dieu, et la course dans le désert… Ainsi convient-il de saisir pour soi-même les avertissements que ce passage recèle.

10  1 Mes frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez : nos pères ont tous été sous la nuée, tous ont passé à travers la mer, 2 tous ont reçu le baptême de Moïse dans la nuée et dans la mer ; 3 ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle, 4 ils ont tous bu le même breuvage spirituel : ils buvaient en effet à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher c’était le Christ. 5 Pourtant, la plupart d’entre eux n’ont pas été agréés par Dieu, puisqu’ils “tombèrent dans le désert” [Nombre 14:16, Deut:9:28].
 
6 Ces choses se sont produites comme figures pour nous, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, ainsi qu’ils en ont eu. 7 Et ne soyez pas idolâtres, comme quelques-uns d’entre eux, ainsi qu’il est écrit : “Le peuple s’assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent pour se divertir”
[Exode 32:6]. 8 Ne nous livrons pas à l’inconduite sexuelle, comme quelques-uns d’entre eux s’y livrèrent, et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour [Nombres 25]. 9 Ne provoquons pas non plus le Christ, comme quelques-uns d’entre eux le firent et périrent par les serpents [Nombres 21]. 10 Et ne maugréez pas, comme quelques-uns d’entre eux maugréèrent et périrent par le destructeur [Nombres 16]. 11 Or tout cela leur est arrivé à titre d’exemple et a été écrit pour nous avertir, nous qui touchons à la fin des temps. 12 Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde qu’il ne tombe. 13 Aucune épreuve ne vous est survenue qui n’ait été humaine ; or Dieu est digne de confiance : il ne permettra pas que vous soyez mis à l’épreuve au delà de vos forces, mais avec l’épreuve il ménagera aussi une issue, pour que vous puissiez la supporter.

  • Se peut-il qu’un homme paraisse avoir saisi pour lui-même la délivrance de l’esclavage (Rom.6:16-20) sans que cela ne soit réel ? Hébr:3:12-13.
  • A quoi l’idolâtrie est-elle associée dans cet exposé de ce qui arriva parmi les Israélites ?
  • Quels sont les trois écueils majeurs exposés ci-dessus ? Considérons ce qui précède dans la lettre de Paul.
  • Quelle est la mise en garde ? Comparer avec la course de l’athlète au paragraphe précédent. 1 Cor.10:12.
  • Le chrétien est-il promis à une absence d’épreuve en ce monde ?
Ils buvaient d’un rocher spirituel qui les suivait… Nous pourrions nous demander comment un Israélite pouvait comprendre cela, et la réponse viendrait immédiatement : l’eau a coulé du rocher frappé, et le rocher donnait ses eaux à la parole de Moïse et Aaron (Nombres 20:8). Un phénomène qui ne leur était pas naturel. Ce rocher, le Christ, est la Parole de Dieu (Jean 1:1). Et qu’en faisons-nous ? Nous pouvons lire : « ils m’ont abandonné, moi, la source des eaux vives » (Jér:2:13). Le Psalmiste avait la bonne attitude, disant : « J'étends mes mains vers toi ; mon âme, comme une terre altérée, a soif de toi » (Psaume 143:6).
 
La fréquentation de la Parole de Dieu est donc essentielle, et sans doute nous gardera-t-elle dans la modestie ! En effet, quel danger que de se croire debout ! C’est regarder à soi-même et non au Seigneur… Et il ne s’agit pas ici d’être fondé par la connaissance des textes, mais de vivre en relation avec l’essentiel : marcher pour et avec son maître, car c’est le Seigneur qui tient debout. Même dans l’épreuve ! Car le fidèle s’appuie sur la fidélité de Dieu…

 

 
 
 
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1 Cor.10:14 Le chrétien et l'idolâtrie


 

La séparation d’avec l’idolâtrie  10:14-22

Si Paul a répondu à la question posée par les chrétiens de Corinthe touchant les viandes sacrifiées aux idoles, il y revient en avançant des bases profondes pour guider le comportement. Nous lisons une fois de plus qu’il ne parle pas en termes « ceci est interdit, cela est autorisé », mais ouvre une réflexion qui établit des motifs positifs d’actions. Ne voulant pas que les Corinthiens demeurassent au niveau de petits enfants (1 Cor.3:1), il leur demande d’examiner eux-mêmes ses propos…

14 Aussi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. 15 Je vous parle comme à des gens avisés, jugez vous-mêmes de ce que je dis. 16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps du Christ ? 17 Car nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul pain, un seul corps, puisque nous participons tous à un seul et même pain. 18 Voyez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent des animaux offerts en sacrifice n’ont ils pas communion avec l’autel ?
 
19 Que dis-je alors ? Que la viande sacrifiée aux idoles aurait quelque importance ? Qu’une idole aurait quelque importance ? 20 Mais ce qu’ils sacrifient, “ils le sacrifient à des démons et non pas à Dieu”
[Deut:32:17], or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. 21 Vous ne pouvez boire à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. 22 Ou bien, voulons-nous “provoquer le Seigneur à la jalousie” [Deut:32:21] ? Sommes-nous plus forts que lui ?

  • Qu’est-ce que « communier au sang du Christ » ? De quoi cela nous parle-t-il avant tout ? Éph.2:13, Hébr.9:14, Apoc.1:5…
  • Et que veut dire « communion au corps de Christ » ? Rom.12:5, Éph.3:6, Col.2:17, 3:15.
  • Les idoles, et les viandes sacrifiées n’ont pas d’importance ! Mais alors, pourquoi s’en écarter, et même fuir ceux qui pratiquent l’idolâtrie ?
Ainsi, faisant état de sa connaissance, un homme pourrait affirmer que fréquenter un temple d’idole est sans signification puisqu’une idole n’est rien… Mais c’est sans compter sur les motivations de ceux qui se livrent à des pratiques idolâtres ! Et qu’en serait-il des motivations d’un homme qui entretiendrait de tels raisonnements et se donnerait une telle liberté ? Un croyant, appelé à vivre avec son Seigneur, et exprimer le souvenir de la croix, pourrait-il exprimer des gestes de

 

 
 
 
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1 Cor.10:23 Le principe de toute action


 

Le principe de toute action  10:23-11:1

Paul arrive donc à la conclusion de ce développement, rappelant une fois encore la liberté (1 Cor.6:12, 10:23), pour donner la règle de conduite à appliquer, hors de tout code de loi.

23 Tout est permis, mais tout n’est pas utile [12:7] ; tout est permis, mais tout n’édifie pas. 24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui de l’autre. 25 Mangez de tout ce qui se vend à la boucherie sans poser de question par motif de conscience, 26 “car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle contient” [Psaume 24:1]. 27 Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans poser aucune question par motif de conscience. 28 Mais si quelqu’un vous dit “Ceci a été offert en sacrifice”, n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a averti, et par motif de conscience. 29 Quand je dis “par motif de conscience”, je ne parle pas de votre conscience à vous, mais de celle de l’autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par la conscience d’un autre ? 30 Si, moi, je prend part avec gratitude, pourquoi serais-je blâmé pour ce dont moi, je rends grâce ?
 
31 Ainsi, soit que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. 32 Ne soyez une pierre d’achoppement ni pour les Juif, ni pour les Grecs, ni pour l’assemblée de Dieu, 33 comme moi aussi je m’efforce de plaire en tout à tous, ne recherchant pas mon propre profit, mais celui du plus grand nombre, pour qu’ils soient sauvés.
 
11  1 Imitez-moi, comme moi-même j’imite le Christ.

  • Quels principes doivent guider nos actions, sans référence à un code de lois particulier ? 1 Cor.10:23,24,31,32, Rom.15:2.
  • Paul donne ici un code de conduite à celui qui serait invité pour un repas par un non-croyant. Quels sont les motifs qui doivent le faire agir ?
  • Avoir égard à la conscience d’autrui ! Est-ce seulement envers les chrétiens ?
Ce développement, on le voit, conduit à un principe de vie très large dans son application, non pas limité à la consommation de viandes et à l’idolâtrie ! « Quoique vous fassiez », dit-il. Cette disposition a ainsi deux pôles, d’une part la gloire de Dieu, et d’autre part l’attention à autrui, ce prochain appelé, lui aussi, à vivre avec Dieu. La vie du chrétien est d’abord un engagement personnel, l’attention personnelle sur ce qui est à faire ou à éviter (Rom.14:19, 1 Thes.5:15, 1 Tim.6:11, 2 Tim.2:22, 1 Pier.3:11), car elle trouve son origine sur la réception personnelle du don de la grâce.

 

 
 
 
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1 Cor.11:2 L'ordre dans les assemblées


 

L’ordre dans les assemblées
11:2-34

L’apôtre vient de rappeler ce qu’est la vie chrétienne, une marche personnelle. Mais il y a aussi le côté public, et en particulier les réunions de chrétiens, lesquelles se doivent de refléter l’ordre voulu par Dieu pour l’humanité, et honorer la gloire de Dieu et l’œuvre de la rédemption.
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La tenue des frères et des sœurs  11:2-16

Il y a dans l’humanité bien des traditions culturelles, bien des organisations sociales, en particulier touchant la place relative de l’homme et de la femme dans la société et dans la famille. Loin de déclarer l’un inférieur à l’autre, la Bible nous indique la place de la femme distincte et complémentaire à celle de l’homme, tout en affirmant que, pour le ciel, tous sont égaux (Marc 12:25). Cet ordonnancement social selon Dieu se vivait naturellement dans les rassemblements de chrétiens ; notamment, les actions publiques étaient réservées aux hommes, tandis que les femmes agissaient seulement en privé, comme il en était en Israël où aussi il s’était trouvé des prophétesses, mais qui jamais n’eurent de fonction publique. Une symbolique attestait de l’adhésion à ces principes divins : dans la prière, il convient que la femme soit couverte, à l’inverse de l’homme qui, lui, se découvre. Paul doit revenir sur ces enseignements car il se trouvait quelques contestataires.

2 Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous gardez les enseignements, comme je vous les ai transmis.
 
3 Je veux cependant que vous le sachiez : la tête de tout homme, c’est le Christ ; la tête de la femme, c’est l’homme ; et la tête du Christ, c’est Dieu. 4 Tout homme qui prie ou qui parle en prophète la tête couverte fait honte à sa tête. 5 Mais toute femme qui prie ou qui parle en prophétesse non couverte d’un voile fait honte à sa tête, c’est comme si elle était rasée. 6 Si la femme n’est pas couverte, qu’on lui coupe aussi les cheveux. Aussi, puisqu’il est choquant qu’une femme ait les cheveux coupés ou rasés, qu’elle se couvre d’un voile ! 7 Un homme, ne doit pas se couvrir la tête d’un voile, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu ; la femme, elle, est la gloire de l’homme. 8 En effet, ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme ; 9 et ce n’est pas l’homme qui a été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme. 10 C’est pourquoi la femme doit avoir sur la tête une marque de l’autorité, à cause des anges. 11 Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est pas sans l’homme, ni l’homme sans la femme. 12 En effet, tout comme la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme naît par la femme ; et tout vient de Dieu.
 
13 Jugez-en en vous-mêmes : convient-il qu’une femme prie Dieu sans être couverte d’un voile ? 14 La nature ne vous enseigne-t-elle pas qu’il est désonhorant pour l’homme de porter des cheveux longs, 15 alors que pour la femme c’est sa gloire, car déjà sa chevelure lui est donnée en guise de voile.
 
16 Mais si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas une telle habitude, ni les assemblées de Dieu.

  • L’ordre social dépeint ci-dessus par l’apôtre est-il présenté comme fonction de la culture ambiante ou relève-t-elle d’un principe plus élevé ? 1 Cor.11:10, 6:3.
  • Nous voyons qu’une femme peut être amenée à prononcer une prophétie (2 Rois 22:14, Luc 2:36, Act.21:9). Est-elle habilitée à faire un discours public pour autant ? 1 Cor.14:34.
  • La tête couverte ou découverte… Certes ce n’est pas un des principes soulignés lors de la réunion de Jérusalem (Act.15:29), mais alors pourquoi l’apôtre insiste-t-il à ce point sur cette question qui était contestée par quelques chrétiens de Corinthe ? 1 Cor.11:16.
Ne l’oublions pas ! Les rachetés, tous ensemble, sont appelés à une position élevée dans la présence de Dieu, étant établis pour que par eux la grâce de Dieu, sa miséricorde, sa bonté soit connues de toutes les créatures de Dieu (Apoc.5:13). Ainsi, le respect de l’ordre voulu par le Créateur est-il un témoignage requis de ceux qui bénéficient d’une telle miséricorde.
 
Ceci étant, rappelons-nous toujours qu’il s’agit de l’ordre public, ce qui n’enlève rien à la qualité des services accomplis par des femmes dès ce temps, et notamment dans l’entourage de Paul. Constatons le nombre de femmes nommées par l’apôtre comme servant l’assemblée, collaborant à son propre travail ou encore mettant leur maison à disposition des chrétiens pour qu’ils aient un lieu où se réunir. Si le Créateur a confié des tâches distinctes aux hommes et aux femmes, la moindre des choses, pour le chrétien, est de recevoir cette disposition de la sagesse de Dieu. Et en portant un signe d’adhésion à cette disposition, ne font-ils pas honneur à Dieu ?

 
Les réunions des chrétiens  11:17-19

Des recommandations, il y en a à faire aux Corinthiens ! Nous venons de voir qu’il y avait parmi eux des sujets de contestation (1 Cor.11:16), et il y a aussi cet esprit de division dont Paul a parlé dès le commencement de sa lettre (1 Cor.1:12…). L’apôtre, venant de s’exprimer sur un signe individuel d’adhésion à la pensée de Dieu, en vient aux questions que pose leur manière de se réunir en assemblée.

17 Et puisque j’en suis aux recommandations, je n’ai pas à vous louer de ce que vous vous réunissez non pour votre bien, mais à votre détriment. 18 D’abord, j’entends dire que lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a des divisions parmi vous, et je le crois en partie. 19 Il faut bien qu’il y ait des différences de pensées entre vous, de telle manière que ceux qui ont sont approuvés soient manifestes parmi vous.

  • Quels sont les faits évoqués par Paul qui le conduisent à dire que les Corinthiens se réunissent « à leur détriment » ? 1 Cor.11:18,21.
  • Qu’apporte de positif parmi les croyants l’expression de pensées différentes ?
Oui, il y a un résultat positif aux confrontations d’idées (1 Cor.11:19), du fait que les pensées sont exprimées et peuvent être ainsi corrigées ; de plus, par cela, les croyants peuvent savoir en qui ils peuvent avoir confiance. Mais, globalement, dans le climat délétère de Corinthe, chacun paraît professer le christianisme pour lui-même, dans l’indifférence du prochain, dans l’ignorance du plus faible !
 
Quelle situation lorsque le christianisme est ainsi ravalé au rang de courant philosophique, de groupement autour d’une doctrine, et qu’il ne s’y manifeste pas la nouvelle vie, l’adhésion dans la vie pratique à la pensée de Dieu. Véritablement la question est alors posée : ces réunions chrétiennes sont-elles favorables à l’édification de tous, ou sont-elles « à leur détriment » ?

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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1 Cor.11:20 La Sainte Cène


 

Le “Repas du Seigneur”  11:20-34

Un esprit de division, un esprit de parti – « moi je suis de Paul, moi je suis d’Apollos, moi je suis de Céphas » (1 Cor.1:12) – est signe aussi du peu d’égard à autrui, aux autres chrétiens, et cela se manifeste dans le mémorial de la mort du Christ. Il se manifestait à Corinthe une telle désinvolture que l’apôtre doit leur dire que dans ces réunions, contrairement à leur propre idée, ce n’était pas « prendre le repas du Seigneur ». Avant de prendre connaissance de ce que Paul doit dire aux Corinthiens, souvenons-nous des termes dans lesquels le Seigneur demanda de prendre du pain et de boire à la coupe, après le repas pascal, avant de quitter ce lieu pour se rendre à Gethsémané ! « Et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain, ayant béni, le rompit et le leur donna, et dit : Prenez ; ceci est mon corps. Et ayant pris la coupe, ayant rendu grâces, il la leur donna ; et ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est mon sang, celui de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs. » (Marc 14:22-24).
 
La réunion pour le “Repas du Seigneur”  11:20-22
 
La situation de Corinthe est extraordinaire, des chrétiens aisés ou riches se permettaient des repas fastueux tandis que d’autres étaient dans la nécessité, et cela alors qu’ils se réunissaient, disaient-ils, pour le mémorial de la mort du Seigneur ! Paul met les choses au point…

20 Quand donc vous vous réunissez, ce n’est pas le repas du Seigneur que vous prenez : 21 car au moment de manger; chacun se hâte de prendre son propre souper, et l’un a faim tandis que l’autre est ivre. 22 N’avez-vous pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou bien méprisez-vous l’assemblée de Dieu, humiliant ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Dois-je vous féliciter ? Sur ce point, je ne vous félicite pas.

  • Que pouvait signifier une telle réunion où chacun se rend pour lui-même, alors qu’en principe ils se réunissaient pour célébrer le « repas du Seigneur » !
  • Quoique certaines formes puissent être respectées, quelle est ici la conclusion de Paul ?
Ainsi ils perdaient de vue le but réel de la réunion, et Paul conclut sans nuance. La question est importante, et il faut prendre garde à nous-mêmes, à nos propres motifs en nous rendant à une telle réunion…
 
Ce qu’est le “Repas du Seigneur”  11:23-26
 
Paul remet les choses en place et, s’adressant ainsi aux Corinthiens il leur rappelle qu’il leur avait déjà enseigné ce qu’est le « repas du Seigneur ». C’est ici un appel à une prise de conscience, car avaient-ils reçu vraiment cet enseignement qui leur fut dispensé quand l’apôtre était parmi eux ?

23 Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il allait être livré, prit du pain, 23 et après avoir rendu grâce, le rompit et dit : “Ceci est mon corps qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.” 23 Il fit de même avec la coupe, après le souper, en disant : “Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous la boirez” [Luc 22:19]. 23 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, c’est la mort du Seigneur que vous annoncez, jusqu’à ce qu’il vienne.

  • En relisant les Évangiles, pensons-nous que l’institution du « repas du Seigneur » se soit faite au cours du repas de la pâque selon la loi de Moïse, ou après qu’il fut achevé ? Mat.26:26-28, Marc 14:22-24, Luc 22:19-20.
  • Les Israélites étaient-ils sensé comprendre qu’une nouvelle alliance devait être conclue, après qu’ils aient rompu unilatéralement la première alliance et qu’ils aient connu, en conséquence, l’exil à Babylone ? Jér:31:31, Ézéch:16:60, 37:26, Hébr:8:8.
  • Quel est le fondement de l’alliance dont la coupe est le signe ? Hébr:9:15-20, 12:24.
  • Qu’est-ce qui est proclamé dans ce geste de la fraction du pain et de la participation à la coupe de vin ?
En nous référant à l’Évangile selon Luc, nous voyons qu’à la fin du repas une coupe est présentée au Seigneur, la coupe qui, traditionnellement clôt le repas pascal célébré dans les familles israélites. Après cette dernière coupe, et donc après ce repas de la pâque, le Seigneur enjoint aux disciples de se souvenir de Lui par ces simples gestes : manger, chacun, une part du pain qu’il leur présente, et boire ensuite à la coupe de vin qui évoque son sang, et la nouvelle alliance. Le geste de la Cène est une annonce de cette grande réalité, que Jésus a donné sa vie, allant jusqu’à entrer dans la mort, pour sceller la nouvelle alliance « en son sang » (1 Cor.11:25).
 
Célébrer dignement le “Repas du Seigneur”  11:27-34a
 
L’acte est tel qu’il convient de le poser dignement, conscient de la grandeur infinie de l’œuvre de Jésus, se donnant lui-même pour que soit rencontrée la justice de Dieu. Sur base de cette justice exercée, la miséricorde peut être déployée (Exode 33:19), et ainsi Dieu peut recevoir ceux qui étaient coupables, et les accueillir dans sa présence. Reconnaître ce don du Seigneur est essentiel, et le mémorial de sa mort doit être tenu en honneur.

27 C’est pourquoi celui qui mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur. 28 Que chacun s’examine plutôt lui-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive à la coupe ; 29 car celui qui mange et qui boit sans discerner le corps, mange et boit un jugement contre lui-même. 30 C’est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu’un assez grand nombre se sont endormis. 31 Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés, 32 mais par ses jugements, le Seigneur nous corrige, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.
 
33 Ainsi, mes frères, quand vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres, 34 et si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui. Que vous ne vous réunissiez pas pour être jugés !

  • Est-il seulement convenable de participer au « repas du Seigneur » sans réaliser ce que ce repas signifie ? Qu’est-il demandé à chacun ?
  • Que pouvait-on constater, à Corinthe, suite à la désinvolture ? Jac.5:14-15, Apoc.3:19.
Ainsi, ce n’est pas un geste liturgique, ni une pratique coutumière dont il s’agit, mais un acte chaque fois posé de façon consciente. Il se pratique en communauté, mais il n’en est pas moins vrai que chaque chrétien doit réaliser personnellement l’importance du geste qu’il pose en participant au repas. Le laisser-aller à Corinthe a eu des conséquences funestes, telles que plusieurs se trouvaient dans un état maladif, et plusieurs même ne vivaient plus, car il faut réaliser qu’en répondant à l’invitation du Seigneur à ce repas de mémorial, les croyants sont réunis autour de Celui qui les convie…
 
« Que vous ne vous réunissiez pas pour être jugés ! » Cette injonction de Paul atteste bien de l’importance de l’exhortation. Revenons à ces paroles : « vous vous réunissez à votre détriment » et « ce n’est pas le repas du Seigneur » (1 Cor.11:17,20). Paul, à la fin de l’épître dira une parole on ne peut plus sérieuse : « quelques-uns sont dans l’ignorance de Dieu, je vous le dis à votre honte » (1 Cor.15:34).

 
D’autres questions encore...  11:34b

D’autres questions se posent encore, mais il a fait le tour des problèmes majeurs qui se posent sur la plan de la marche des chrétiens et la manière dont se passent leurs réunions.

34b Quant aux autres questions, je les réglerai quand je viendrai.
Dans l’immédiat, il leur envoie Tite, porteur de la lettre (2 Cor.7:6), mais il se doit de visiter à nouveau lui-même le rassemblement à Corinthe, ce qu’il ne fera toutefois pas avant que ne soit amorcé un retour à ce qu’il a enseigné.

 

 
 
 
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1 Cor.12:1 Servir le Seigneur


 

SERVIR LE SEIGNEUR
12:1-14:40

Paul a terminé la liste des points délicats : les questions posées comme les déviances constatées dont il a été informé. Il engage les Corinthiens à vivre leur vie de chrétien positivement, dans l’esprit de service selon les dons qu’ils ont reçus, les talents comme l’exprime Matthieu (Mat.25:14-30). C’est une préoccupation majeure de l’apôtre, tandis qu’il réalise lui-même cette vie positive dans l’accomplissement de la tâche qui lui est confiée. Plus tard, emprisonné et près de connaître le martyre, il s’adressait encore à Timothée, un homme d’âge mûr et d’une large expérience vu les années qu’il avait servi au côté de l’apôtre : « Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, d'amour et de conseil » (2 Tim.1:7). En écrivant cette conviction, il nous montre le vrai caractère de la vie du chrétien, non en préoccupations religieuses mais en vie active et positive.
 
Ainsi parle-t-il aux Corinthiens pour leur rappeler d’accomplir le service auquel tous sont conviés, chacun suivant le don qu’il a reçu. Nous le lisons en trois parties :
  • Les dons spirituels, la puissance (Chap.12).
  • Le moteur essentiel, l’amour (Chap.13).
  • La manière de servir, l’esprit de conseil (Chap.14).

 
Les dons de l’Esprit
12:1-31

L’apôtre écrivant plus tard aux Éphésiens soulignera que les talents qui se manifestent parmi les chrétiens doivent être vu comme des dons accordés aux hommes par le Seigneur lui-même : « Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a donné des dons aux hommes » (Éph.4:8), passage que nous pouvons lire au Livre des Psaumes (Psaume 68:18). Ainsi qu’il l’écrit aux Corinthiens, il soulignera dans cette lettre aux Éphésiens, dans cet exposé touchant la croissance des chrétiens, que chaque croyant a reçu des talents à faire fructifier (Éph.4:1-7) « jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme adulte » (Éph.4:13). Et voici tracé en quelques mots ce qui occupe l’apôtre, tandis qu’il voit l’état défaillant de l’assemblée à Corinthe. Il ne se décourage pas, car, nous l’avons vu, sa confiance est en Dieu (1 Cor.1:4), et non dans l’homme, aussi montre-t-il ici de façon extensive le chemin dans lequel marcher et servir le Seigneur.

 
Préliminaires  12:1-3

Avant de parler des différents dons, l’apôtre se doit de poser un principe essentiel touchant les dons spirituels, ou plutôt l’essence même des dons distincts distribués à tous les croyants :

12  1 Pour ce qui concerne les dons spirituels, frères, je ne veux pas que vous soyez dans l’ignorance. 2 Vous savez comment, quand vous étiez païens, vous étiez entraînés et dévoyés vers les idoles muettes. 3 C’est pourquoi je vous vous affirme que personne, en parlant par l’esprit de Dieu, ne dit : “Anathème à Jésus”, et que nul ne peut dire “Seigneur Jésus”, sinon par l’Esprit saint.

  • L’apôtre dit-il que tous les non-croyants sont idolâtres ? Que penser de cette forme passive « est entraîné » ?
  • Quelle est la conviction de Paul considérant un homme qui déclare que Jésus est « son Seigneur » ?
Lisant ces lignes, nous comprenons qu’un homme se trouve d’un côté ou de l’autre, chrétien ou non-chrétien ; il n’y a pas de position intermédiaire. Ceci ne veut évidemment pas dire que l’on puisse établir ce fait pour autrui, ainsi l’épître aux Hébreux fait état de personnes qui se sont jointes aux croyants sans que l’on soit bien assuré qu’elles le soient (Hébr:3:12), comme à l’inverse, des personnes peuvent appartenir au royaume de Dieu sans être attachées à une communauté… (Luc 9:49).
 
Pour revenir à l’affirmation de l’apôtre, il est clair qu’il ne dit pas qu’un homme non attaché au Christ soit forcément idolâtre. Mais il faut considérer la force de ce verbe « entraîné », qui montre le danger pour tout homme de se laisser emporter par le courant ambiant, soit les pratiques sociales associées à l’idolâtrie, fut-elle dans le culte d’idoles ou dans les formes pratiquées dans nos sociétés modernes.
 
Dans l’affirmation de l’apôtre touchant « celui qui déclare Jésus comme son Seigneur », nous recevons une instruction essentielle. L’apôtre n’avance qu’un seul critère pour recevoir un homme comme « frère en Christ » : ici n’intervient ni connaissance, ni doctrines, ni adhésion à un groupe particulier, mais seulement la confession de cette adhésion au Christ.

 

 
 
 
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1 Cor.12:4 Diversité des dons spirituels


 

Diversité des dons et unité des chrétiens  12:4-13

Paul aborde maintenant la grande question des dons spirituels. Ils étaient nombreux et variés à Corinthe, mais étaient-ils exercés de la meilleure des manières, et en vue de l’objectif assigné ? Se peut-il que l’on puisse oublier qu’il y a « un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul Dieu » (Éph.4:1-7) ?

4 Or il y a diversité de dons de grâce mais le même esprit, 5 diversité de services mais le même Seigneur, 6 diversité d’opérations mais le même Dieu qui opère tout en tous. 7 Or à chacun est donnée la manifestation de l’esprit en vue de l’utilité.
 
8 En effet, à l’un est donnée, par l’esprit, une parole de sagesse ; à un autre une parole de connaissance, selon le même esprit ; 9 à un autre, de la foi, par le même esprit ; à un autre, des dons de guérison, par le même esprit ; 10 à un autre, la capacité d’opérer des miracles ; à un autre, celle de parler en prophète ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, diverses langues ; à un autre, l’interprétation des langues. 11 Mais c’est un seul et même esprit qui opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il en décide.
 
12 De même, en effet, que le corps est un tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, bien qu’étant plusieurs, ne sont qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ. 13 Car c’est dans un seul esprit que nous tous – soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres – nous avons reçu le baptême pour appartenir à un seul corps ; et nous avons tous été abreuvés d’un seul esprit.

  • Pourquoi Paul souligne-t-il ici que les dons procèdent d’un seul esprit ? 1 Cor.1:7,11.
  • Qu’entend Paul par « l’utilité » ? 1 Cor.14:3,12.
  • Y a-t-il une classe particulière de croyants dépositaires des dons, à l’exclusion d’autres qui en seraient totalement dépourvus ?   1 Cor.12:11, Éph.4:7.
Ces quelques versets fournissent déjà des indications bien précises pour la vie des croyants. Nous y voyons d’une part que chaque croyant a reçu quelque talent à faire prospérer, et cela donne du sens à la parabole enseignée par le Seigneur lui-même (Matt.25:14-30), dans laquelle nous lisons de celui qui n’a pas voulu servir, qu’en réalité il ne connaissait pas la pensée de celui qu’il appelle « maître ». Un deuxième point très important est l’unité essentielle des rachetés, ce que Paul écrit à l’adresse des Corinthiens qui vivaient les prémices de la division des chrétiens.

 

 
 
 
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