05/12/2011

1 Cor.5:1 Du désordre moral parmi les chrétiens


 

LA MARCHE DU CHRETIEN
5:1-6:20

Nous ne pouvons manquer de faire le lien entre l’esprit de parti qui prévalait parmi les chrétiens de Corinthe, et qui est bien dans l’ordre des débats d’idée sur le christianisme, avec les désordres moraux qui se manifestaient sans que l’on ne s’en occupe… S’il y avait un réel attachement au Seigneur, une vive conscience de sa miséricorde, pensons-nous que de tels désordres aient pu se perpétrer ? Partant de tristes constats, l’apôtre rappelle les principes de la marche chrétienne.

 
Le désordre moral
5:1-13

Il se troue à Corinthe des chrétiens « gonflés d’orgueil », et pourtant, face un désordre moral tel qu’il ne se produit pour ainsi dire jamais même parmi les non croyants, ils n’agissent pas ! Et cela sans réaction de la part des croyants !

 
La situation rencontrée  5:1-5

Ce n’était pourtant pas un fait discret, ignoré, car le bruit s’en était répandu jusqu’à l’étranger…

5  1 Partout on entend dire qu’il y a parmi vous de l’inconduite sexuelle, et une inconduite telle qu’on ne la rencontre pas même parmi les nations, de sorte que quelqu’un aurait la femme de son père. 2 Et vous êtes enflés d’orgueil ! N’auriez-vous pas plutôt dû mener deuil jusqu’à ce que celui qui a fait une chose pareille soit ôté du milieu de vous ? 3 Quant à moi, absent de corps mais présent en esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, 4 vous et mon esprit étant rassemblés au nom de notre Seigneur Jésus, avec la puissance de notre Seigneur Jésus, 5 de livrer un tel homme au Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé dans la journée du Seigneur Jésus !

  • Quelle eût dût être l’attitude des Corinthiens en prenant connaissance d’un tel désordre moral ? 2 Thes.3:6.
  • Quelle est la détermination de Paul à cet égard ? Que ferait-il s’il se trouvait parmi eux ?
  • Que signifie ici « livrer à Satan » ? 1 Cor.5.5, 2 Cor.2:5-8.
  • Pensons-nous qu’il s’agisse d’un jugement ou plutôt d’une action positive pour le bien de la personne qui s’est ainsi dévoyée ?
Nous nous trouvons devant un des rares cas de mise à l’écart des rassemblements de chrétiens, et une mise à l’écart non définitive, mais le temps nécessaire pour que la personne revienne de ses errements. L’autre cas est l’affaire d’Hyménée et Alexandre, « livrés à Satan afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Tim.1:20). A la lecture, nous pouvons comprendre « livré à Satan » dans le sens que, tenu à l’écart de l’assemblée, la personne n’ait d’autres relations que des gens du dehors, là où est le royaume de Satan, le but étant qu’elle abandonne sa mauvaise voie et retrouve alors le chemin de la communion ! Remarquons, dans le cas de cet homme de Corinthe, la chaleur de l’appel de Paul aux chrétiens de la localité à « ratifier leur amour » envers lui et le recevoir dans un esprit de pardon véritable (2 Cor.2:5-8).
 
Régulièrement le regard du chrétien est porté sur cette « journée du Seigneur Jésus.» Et il y a là une indication importante touchant les principes de vie. La perspective fondamentale est ce moment où le chrétien – comme tout homme d’ailleurs – sera devant le Seigneur, lorsque sera venue la fin (1 Cor.1:8), ce que Paul développe dans la seconde épître, parlant de la comparution « devant le tribunal du Christ » (2 Cor.5:10).

 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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1 Cor.5:6 Le levain dans la pâte


 

Le levain dans la pâte  5:6-8

Qu’adviendrait-il si cette situation immorale persistait ? Si cet homme fréquentait les rassemblements chrétiens tout en persistant dans sa relation coupable devant Dieu ? Que risquait-il de produire ce « levain » dans la pâte ?

6 Il n’y a pas de quoi être fiers ! Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? 7 Otez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, puisque vous êtes sans levain, vu que le Christ, notre pâque, a été sacrifié. 8 C’est pourquoi célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malfaisance et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité.

  • Qu’est le « levain » dans l’Écriture ? Lév:2:11, Matt.13:33, 16:6.
  • Quelle est la crainte de l’apôtre pour l’assemblée, si la situation était laissée en l’état ?
  • Que veut dire Paul dans ces paroles paradoxales relativement au fait qu’ils sont sans levain… et qu’ils doivent l’ôter ?
Il nous faut considérer le regard de Dieu sur les croyants, lavés de leurs fautes par le sacrifice expiatoire de la Croix, et leur situation effective d’hommes en ce monde. Ainsi, au regard de Dieu, ils sont sans levain, et pour cela leur bonheur est d’ôter le levain non pas pour être sanctifiés au regard de Dieu – car ils le sont déjà – mais parce qu’ils sont tels devant Lui. Ainsi le croyant veille sur la qualité morale de sa vie parce que « il est de Dieu » (1 Cor.1:30) et non pas en vue d’acquérir quelque mérite !
 
C’est ici l’occasion de rappeler aux croyants ce que représente la mise à part, la sanctification, le levain ôté. La fête juive de la Pâque, commémoration de la sortie d’Égypte – et ainsi de la fin de l’esclavage (Rom.6:16-20) – est le premier acte d’une semaine entière durant laquelle nul levain ne pouvait se trouver dans les maisons des Israélites. Cette disposition solennelle est un symbole de la vie des rachetés : délivrés de la puissance de l’ennemi, quittant moralement l’Égypte, ils sont introduits dans une nouvelle vie, et c’est alors que le peuple reçut, comme peuple, le service de témoin de Dieu sur la terre (Ésaïe 49:3). Ainsi le levain, image commune du péché dans les Écritures, devait être ôté des maisons des Israélites, comme il s’agit pour le croyant de chercher à plaire à Dieu en tout ce qu’il accomplit.

 
Conduite vis à vis du désordre moral  5:9-13

Une précision devait être donnée. En effet, s’il s’agissait de tenir à l’écart un chrétien dont la conduite était scandaleuse, comment fallait-il agir relativement à des non-croyants vivant dans le désordre moral ?

9 Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir de relations avec ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle – 10 non pas absolument avec ceux du monde qui s’y livrent – ni avec les gens avides, rapaces ou idolâtres ; autrement, vous devriez bel et bien sortir du monde. 11 Ce que je vous écris ici, c’est de pas avoir de relations avec quelqu’un qui, tout en se nommant frère, se livrerait à l’inconduite sexuelle, à l’avidité, à l’idolâtrie, aux insultes, à l’ivrognerie ou à la rapacité, et même de ne pas manger avec un tel homme.
 
12 Est-ce à moi, en effet, de juger ceux du dehors ? Et ceux du dedans, n’est-ce pas vous qui en êtes juges ? 13 Ceux du de dehors, c’est Dieu qui les jugera. “Ôtez le méchant du milieu de vous.”
[Deut.17:7, 19:19, 22:24, 24:7].

  • L’action de « tenir à l’écart » quelqu’un qui se dirait chrétien tout vivant dans le désordre est-elle un acte judiciaire ?
  • Cette disposition concerne-t-elle uniquement la participation d’une telle personne aux réunions de l’assemblée ?
  • Pourquoi une différence de comportement face à d’une part des personnes qui se disent chrétiennes et d’autre part des non-croyants ?
La question touchant les non-croyants qui se méconduiraient est assez simple. En effet, il se trouve que les chrétiens n’ont pas à imposer leurs vues sur le comportement moral au monde qui les entoure, et d’ailleurs à quel titre interviendraient-ils ? Par contre, lorsque « quelqu’un se dit chrétien », nous l’avons vu, il y a un travail à accomplir, et cette œuvre ne peut s’accomplir que par la compréhension du point où il est déchu, afin qu’il revienne à ce qui est « vraiment la vie » (1 Tim.6:19).

 

 
 
 
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1 Cor.6:1 Des procès entre chrétiens


 

Les procès devant les tribunaux
6:1-8

Tout autre chose ! Il se trouvait, parmi les chrétiens à Corinthe, « des différends concernant les affaires de cette vie », et pour cela, des Corinthiens engageaient des procès… Ainsi, d’une part, le désordre moral propre à jeter de l’opprobre sur le nom du Seigneur ne suscitait aucune réaction, et de l’autre quelque question touchant des intérêts personnels conduisait des chrétiens à des procès devant les tribunaux ! Voici l’occasion pour l’apôtre d’élever la question…

6  1 Lorsque l’un de vous a un différend avec un autre, comment ose-t-il entrer en procès devant les “injustes” plutot que devant les saints ? 2 Ne savez-vous pas que ce sont les saints qui jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde sera jugé, seriez-vous indignes de juger les affaires de moindre importance ? 3 Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Pourquoi pas, à plus forte raison, des affaires de cette vie ? 4 Ainsi, si vous avez des différends concernant les affaires de cette vie, faites juges ceux qui sont les moins considérés dans l’assemblée ! 5 Je le dis à votre honte ! Ainsi, parmi vous, il n’y a pas un sage, pas même un seul, qui puisse prononcer un jugement entre ses frères ? 6 Mais un frère fait en procès à un autre frère, et cela devant des non-croyants ! 7 C’est de toute manière déjà une faute, d’avoir des procès entre vous. Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt des injustices ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt faire tort ? 8 Mais vous, vous faites des injustices et vous faites tort, et cela à vos frères !

  • Si Paul s’offusque que des procès aient lieu devant les tribunaux touchant des différends entre chrétiens, est-ce un refus de reconnaître ces tribunaux ? Rom.13:1, Tite 3:1, Act.25:11.
  • Quels sont les deux reproches faits relativement à cette situation ? Et, sous forme ironique, que suggère-t-il ? Matt.18:21-22.
  • Comment l’apôtre élève-t-il la réflexion ? Apoc.20:4, Héb:2:5.
Les autorités établies en ce monde, notamment les tribunaux, sont effectivement reconnus, et déjà cela était présent au livre de la Genèse : « Qui aura versé le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé ; car à l'image de Dieu, il a fait l'homme » (Genèse 9:6). Ainsi était-il exprimé la responsabilité pour l’homme d’exercer la justice sur la terre. De même nous voyons le Seigneur refuser de se substituer aux autorités en place (Luc 12:14) et reconnaître l’autorité de Pilate, alors même qu’il représentait une puissance occupante (Jean 19:11).
 
Ceci étant, les croyants sont engagés à marcher sur une meilleure voie touchant les rapports entre eux, et cela en relation avec la place assignée aux rachetés dans l’éternité ! Il ne s’agit pas d’une réalité nouvelle pour l’apôtre, car le fait de vivre en relation avec Dieu, adhérent à sa pensée, implique que cela se manifeste dans les rapports entre croyants, ainsi qu’on le trouve dans la Loi de Moïse (Lév.19:17-18).
 
Pour étayer cet enseignement, Paul évoque ici la perspective d’un avenir de gloire (1 Cor.6:2), soulignant que la vie des croyants ne peut qu’en être profondément marquée. Pourquoi ne pas plutôt supporter l’injustice et remettre les choses à Dieu ? Les exemples ne manquent pas de croyants qui en éprouvent alors une véritable joie, car l’esprit de pardon qui n’exige ni n’attend de confession d’autrui est réellement libératoire. L’apôtre prononce par ailleurs ce conseil : « Ne sois pas surmonté par le mal, mais surmonte le mal par le bien » (Rom.12:21). C’est ainsi qu’enseignait le Seigneur (Matt.18:21-22).

 

 
 
 
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1 Cor.6:9 La position du chrétien dans le monde


 

La marche chrétienne normale
6:9-20

Deux situations qui faisaient parler et jetaient l’opprobre sur le nom du Seigneur viennent d’être traitées par l’apôtre, et sans doute il n’y a pas beaucoup plus à en dire ; mais il est utile de retracer le sens de la vie chrétienne, ses motifs, ses objectifs. Car, en effet, alors que les uns parlent d’œuvres « pour » mériter le salut et que d’autres parlent de « croire » pour recevoir gratuitement la paix avec Dieu, la réalité est que la foi est adhésion au projet divin, confiance dans sa parole et engagement dans un chemin nouveau, non pas comme étant parfait, mais parce que le chrétien sait être réconcilié avec Dieu en vertu de l’œuvre de la croix, et marche pour Lui plaire (Éph.4:1, Col.1:10, 2:7, 1 Jean 2:6).

 
La position du chrétien  6:9-11

Un homme peut-il se dire « de Dieu » (1 Cor.1:30) et être dans un chemin réprouvé ? S’il est vrai que le chrétien n’est pas en mesure d’être parfait – « Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur et sa parole n'est pas en nous » (1 Jean 1:10) – il n’est pas pensable qu’il soit esclave du péché, car il est libéré d’une telle assuétude (Rom.6:22) ! Jacques évoquant ces réalités nous donne la clé en disant : « Tu as la foi, et moi j'ai des œuvres ; montre-moi ta foi sans œuvres, et moi, par mes œuvres, je te montrerai ma foi » (Jac:2:18).

9 Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtre ou à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes, 10 les voleurs, les gens avides, les ivrognes, ceux qui se laissent aller aux insultes ou à la rapacité, ce ne sont pas ceux-là qui hériteront du royaume de Dieu. 11 Et quelques-uns d’entre vous étiez tels, mais vous avez été lavés, vous avez été consacrés, vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus et par l’esprit de notre Dieu.

  • Cette sentence met-elle en question le seul chemin du salut, à savoir la foi en l’œuvre expiatoire de la croix ?
  • Vu autrement, un homme se gardant de ces écarts aux préceptes moraux élémentaires serait-il en mesure, de ce fait, de « mériter » la réconciliation avec Dieu ?
  • Pensons aux trois caractères donnés aux rachetés du Seigneur – lavés, consacrés, justifiés (1 Cor.6:11). Que signifient-ils chacun ? Job 9:2, 14:4, 25:4.
Le sacrifice de la croix nous apprend la rigueur du Dieu trois fois saint à l’égard des fautes des hommes, mais aussi le pardon accordé en vertu du sacrifice expiatoire du Christ, selon l’annonce du prophète (Ésaïe 53:5). Croire en cette œuvre accomplie à la croix, c’est aussi recevoir la pensée de Dieu et alors être rempli de son esprit pour marcher désormais pour lui plaire dans la joie de se savoir réconcilié avec Lui !
 
L’apôtre souligne le décret de la miséricorde pour celui qui croit en l’œuvre rédemptrice de Jésus à la croix du Calvaire par ces trois résultats : lavé, consacré, justifié.
  • Lavé. Telle est la base pour commencer une nouvelle vie, étant libéré des entraves, du poids qui pesait sur l’âme, pour vivre pour Dieu. C’est ainsi que l’apôtre parle, par ailleurs, du « lavage de la régénération » (Tite 3:5). Le Seigneur a parlé lui-même de cette libération, et n’était ce pas sa joie que l’homme soit ainsi libéré de ce qui lui pèse ? (Jean 13:10, 15:3, 1 Jean 1:7, Apoc.1:5, 22:14, Matt.11:28). Ceci afin que nous puissions marcher en nouveauté de vie (Rom.7:6, Jacq:1:25, 2:8,12).
     
  • Consacré. Bien des versions françaises utilisent le mot « sanctifié », mais l’ambiguïté du sens de ce mot nous fait préférer « consacré », dans le sens d'une « mise à part » dans un certain but (Jean 17:17). Le croyant, libéré, ne l’est pas pour se laisser aller à quelque penchant, mais pour « servir le Dieu vivant et vrai » (1 Thes.1:9). Cette consécration est aussi progressive (1 Jean 3:3), le croyant étant appelé à grandir de l’état de petit enfant à celui d’adulte dans la foi ainsi que nous le lisons dans cette lettre (1 Cor.3:1, 14:20).
     
  • Justifié. La juste sentence de Dieu à l’égard de l’homme (Genèse 6:5) s’est exercée sur celui qui s’est sacrifié pour que la miséricorde de Dieu puisse se répandre sans limite. Le décret divin est que tout homme qui croit en cette œuvre soit « délivré » de sa culpabilité et « déclaré juste » par Dieu lui-même (Rom.3:24-28). Ainsi, plus de crainte quant à l’accès à la présence de Dieu : celui qui est « libéré » est « mis à part » et déjà « reçu » dans la présence de Dieu (Rom.14:3) ; il jouit de la « paix avec Dieu » (Rom.4:25 et 5:1).

 

 
 
 
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1 Cor.6:12 Principes de vie


 

Les principes de vie  6:12-20

Cette place du croyant « devant Dieu » et « avec Dieu » (1 Jean 1:6) conduit à des considérations où, si la liberté est soulignée, les réalités de la vie le conduisent à examiner ses voies, à considérer le chemin qu’il parcourt, et cela au regard du lien établi par la grâce entre Dieu et lui. Il part de considérations liées aux circonstances de l’assemblée de Corinthe pour aboutir à un principe essentiel.

12 Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais moi, je ne me laisserai asservir par rien. 13 Les aliments sont pour le ventre, comme le ventre est pour les aliments ; Dieu réduira à rien celui-ci comme ceux-là. Mais le corps n’est pas pour l’inconduite sexuelle, il est pour le Seigneur comme le Seigneur est pour le corps. 14 Or Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance. 15 Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Qu’ainsi n’advienne ! 16 Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps avec elle ? En effet, il dit : “Les deux seront une seule chair” [Genèse 2:24]. 17 Mais celui qui s’attache au Seigneur est un seul esprit avec lui.
 
18 Fuyez l’inconduite sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur au corps ; mais celui qui se livre à l’inconduite sexuelle pèche contre son propre corps. 19 Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple du saint esprit qui est en vous, et que vous tenez de Dieu ; vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes ; 20 car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.
Toutes choses sont permises (1 Cor.6:12, 10:23). Une phrase forte, lapidaire, bien dans le style de Paul ! Certes, il faut le comprendre, car en effet toutes choses ne sont pas permises, voir notamment les conclusions de la grande réunion de Jérusalem (Act.15:29). Il convient de garder ces assertions dans leur propre contexte… Nous lisons ici une allusion aux préceptes de la Loi touchant les viandes, celles que l’Israélite peut manger, et celles dont il ne peut consommer (1 Cor.6:13), et ceci pour amener les chrétiens de Corinthe à une réflexion sur ce qu’est la liberté du croyant…

  • Quelle est donc cette liberté dont parle Paul ici et ailleurs ? Rom.6:11-22, 8:1-7, Gal.5:1.
  • Quels sont les trois raisons évoquées pour marcher dans la séparation du mal ? Autrement dit, quels sont les trois paroles touchant le corps ? 1 Cor.6:14,15,19.
  • Quel est l’objectif essentiel proposé par Paul pour la vie des croyants ?
  • Comment le corps du croyant est-il « temple du saint esprit » ? Jean 14:17,26, Act.10:47, Rom.8:23…
  • Comment résumer le principe de vie de chrétien ? Que penser d’un code de préceptes moraux et cérémoniels en comparaison de cette attitude de vie ?
La liberté dont jouit le croyant est donc cette capacité nouvelle, qui lui est donnée par grâce, de pouvoir choisir le chemin qui répond à cette alliance établie avec Dieu. Il est « de Dieu » (1 Cor.1:30) et trouve ses aspirations dans l’accomplissement de ce qui Lui plaît, consacré pour une vie qui reflète la pensée divine. Il est de ce Royaume où les préceptes sont « justice, et paix, et joie dans l'Esprit Saint » (Rom.14:17), et où les esprits sont occupés des choses qui sont « vraies, vénérables, justes, pures, aimables, de bonne renommée » (Phil.4:8). En évoquant les désordres moraux cités plus haut, l’apôtre met le « corps » du croyant à sa juste place, selon Dieu :
  • Il est destiné à participer à la « vie éternelle » (Jean 14:3, 1 Cor.6:14, 15:51, Phil.3:21, 1 Thes.4:17, 1 Jean 3:2)
  • Il est « membre de Christ » (1 Cor.6:15)
  • Il est « temple du Saint Esprit » (1 Cor.6:19)
Le croyant est libre, mais cela est avant tout vis-à-vis de lui-même, étant délivré des entraves qui se trouvent en l’homme et qui lui font dire : « Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Rom.7:24) Que doit-il rechercher à la suite de cette délivrance, cette libération ? « Toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée… » (Phil.4:8) Et cela peut se décliner en :
  • Un principe  (1 Cor.4:20, Rom.14:17)
  • Des objectifs (Rom.14:19, 2 Tim.2:22)
  • Une pratique  (Éph.5:19)
  • Un sujet de joie  (Phil.4:4-9)
Et quelle est la puissance en lui pour marcher sur un tel chemin, si ce n’est l’Esprit de Dieu qui est en lui  ? (Rom.8:9).

 

 
 
 
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1 Cor.7:1 Le mariage chrétien (1/3)


 

QUESTIONS ECRITES A L'APOTRE
7:1-9:23

Plusieurs chrétiens de Corinthe avaient pris sur eux de formuler par écrit des questions destinées à Paul, et nous pouvons raisonnablement penser que Sosthène fut chargé de porter cette missive. Nous n’avons pas de détails sur cette affaire, mais peut-être pouvons-nous penser que des débats avaient cours à Corinthe – l’esprit qui y régnait nous permet bien de le penser – et, ne pouvant arriver à une conclusion, de commun accord, ou à l’initiative de quelques uns seulement, la lettre fut rédigée. Paul y répond donc point par point… Sans que l’apôtre pris soin de reprendre précisément les questions posées, nous pouvons penser qu’elles avaient trait aux explications données par l’apôtre touchant trois domaines de réflexion :
  • Le mariage, les rapports conjugaux. Des questions se posaient aux jeunes gens, touchant le chemin à privilégier – mariage ou célibat – comme aux personnes mariées et aux veuves.
  • Les viandes sacrifiées aux idoles. Que devaient-ils faire relativement à ces viandes proposées à la consommation dans les étals des bouchers à Corinthe, ou dans le cadre de repas pris avec des non-croyants ?
  • Les qualifications de l’apôtre, lesquelles étaient contestées par plusieurs à Corinthe. Paul doit s’expliquer à ce sujet, car le débat fait rage ! Et nous savons que cela ne sera pas réglé par cette lettre, ainsi que nous en avons l’écho dans la seconde épître…
Certes, nous ne connaissons pas les questions posées, mais le passage abrupt d’un thème à l’autre, et notamment le début du troisième point évoqué, permet de penser que ces domaines étaient évoqués dans la lettre émanant de Corinthe. Par la suite, Paul revient manifestement à des exhortations dont la source est ce qu’il a entendu concernant la marche de l’assemblée.

 
Le mariage et les rapports conjugaux
7:1-40

Bien des questions se posent aux croyants, à Corinthe comme en tous lieux et en tous temps, à commencer par le fait de se marier ou non, ou de se remarier si le conjoint est décédé. Et nombre de croyants parmi ces nouveaux convertis sont mariés avec une personne qui n’est pas elle-même venue à la foi en Jésus ! Cela apporte bien des questions soumises à l’apôtre. Ce chapitre peut être divisé en quatre points :
  • le mariage en général,
  • les couples où un des conjoints n’est pas croyant,
  • généralisation de cette situation à d’autres aspects de la situation d’un croyant lors de sa conversion,
  • et pour finir, la grande question : Est-il bon de se marier ou de rester célibataire ?
En ce qui concerne le dernier point, Paul dit expressément qu’il avance sa propre pensée. Nous devons être bien attentifs à cette page où l’apôtre apporte sa propre pensée sans fermer la porte à d’autres choix, selon la liberté de chacun et sa propre vocation. Il fait bien la différence entre ce qui est requis devant Dieu et ses propres pensées.

 
La mariage du chrétien  7:1-2

Nous pouvons dégager ici la pensée de Dieu touchant la mariage, ce qui n’est pas une révélation, car cette pensée fut écrite bien des siècles avant que Paul n’écrive ces lignes (Genèse 2:24). L’apôtre, interpellé sur cette question, ne cache pas sa propre idée, lui qui n’était pas marié lors de sa conversion, et qui ayant reçu son appel à évangéliser, s’est engagé dans cette tâche avec l’absolu qu’on lui connaît, motivé par son attachement exclusif à Celui qui l’a tiré d’un chemin d’erreur pour l’amener à Lui (Act.8:1, 9:1-2, Luc 7:47).

7  1 Pour ce qui concerne ce que vous m’avez écrit : Il est bon à l’homme de ne pas toucher de femme, 2 mais, à cause des riques d’inconduite, que chacun ait sa femme, et que chacune ait son mari.

  • Comment comprenons-nous cette pensée de Paul à l’égard du fait de se marier ? Genèse 1:28, 2:24.
  • L’apôtre induit-il en règle de ne pas se marier pour une catégorie de personnes ? 1 Cor.9:5, Matt.9:12.
Concernant la motivation du mariage, telle que le pense l’apôtre, nous pouvons sans doute considérer qu’il avance sa propre pensée lorsqu’il souligne à juste titre qu’un engagement à ne pas se marier ne peut être que personnel, sans contrainte, car allant là à l’opposé de la vocation normale de l’homme et de la femme (Genèse 1:28, 2:24) ; cette disposition qui est la sienne est sublimée par un choix de vie particulier (Matt.9:12), sans qu’en aucune manière cela ne puisse être une contrainte qui lui serait imposée (1 Cor.9:5). Soulignons donc que l’apôtre exprime « qu’il est bon à l’homme de ne pas se marier », mais il le fait dans ce cadre du service chrétien (Matt.9:12), comme aussi dans la perspective d’un retour très proche du Seigneur, ce que nous voyons en divers passages (1 Cor.7:29, Rom.13:12, 1 Thes.4:17, Hébr:10:37, 1 Pier.1:6).

 

 
 
 
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1 Cor.7:3 Le mariage (2/3)


 

Mariage et séparation  7:3-11

Après ce point de base bien établi, auquel il reviendra pour le souligner encore, l’apôtre répond ainsi à la question des Corinthiens concernant les rapports conjugaux, et nous trouvons là une règle de vie exposée avec clarté.

3 Que le mari rende à sa femme ce qui lui est dû, et pareillement aussi la femme à son mari. 4 La femme ne dispose pas de son propre corps, mais le mari ; et pareillement aussi le mari ne dispose pas de son propre corps, mais la femme. 5 Ne vous privez pas l’un l’autre, sinon pour un temps que, d’un commun accord, vous consacrez à la prière, puis reprenez la vie conjuguale, de peur que le Satan ne vous mette à l’épreuve, parce que vous ne sauriez pas vous maîtriser. 6 Je dis cela par indulgence, et non comme un ordre. 7 Je voudrais que tous soient comme moi ; toutefois chacun a son propre don de grâce de Dieu, l’un d’une manière, et l’autre d’une autre.
 
8 A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il est bon pour eux de demeurer comme moi. 9 Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.
 
10 A ceux qui sont mariés, je leur enjoins, non pas moi, mais le Seigneur : que la femme ne se sépare pas de son mari. 11 Et si elle est séparée, qu’elle demeure sans mari ou qu’elle se réconcilie avec son mari. Et que le mari n’abandonne pas sa femme.

  • Sur quel principe l’apôtre fonde-t-il le comportement réciproque des époux ? Genèse 2:24.
  • Une consécration à la prière permettrait-elle de s’écarter de la voie impliquée par la relation de mariage ?
  • L’apôtre fait preuve de réalisme, assurément, mais ouvre-t-il la porte au remariage après une séparation ?
Force est de constater que cette page de l’apôtre atteste combien le mariage doit être « tenu en honneur à tous les égards » (Hébr:13:4) parmi les croyants. Nous n’avons certes pas un exposé complet de ce qu’est le mariage aux yeux de Dieu, nous en trouvons quelques lignes par ailleurs où cette relation voulue par le Créateur est aussi une merveilleuse figure du lien formé entre le Christ et son assemblée (Éph.5:22-33). Et encore ces recommandations touchant le comportement du mari vis-à-vis de son épouser et réciproquement (Col.3:18-19, 1 Tim.5:14, Tite 2:4-5, 1 Pier.3:1-7).

 

 
 
 
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1 Cor.7:12 Le mariage chrétien (3/3)


 

Les couples mixtes  7:12-16

En ces temps de jeunes assemblées, nombre sont venus au Seigneur sans que leur conjoint ait suivi. Et l’on trouve à Corinthe comme ailleurs des “couples mixtes” non du fait du choix d’un chrétien ou d’une chrétienne d’épouser une personne non-croyante, mais du fait de la conversion après le mariage. Cela ne va pas sans difficultés, des difficultés de principes sans doute mais aussi dans les multiples actes de la vie courante, comme la fréquentation des temples d’idoles, les libations aux dieux, la consommation de viandes sacrifiées et surtout les relations avec le cercle de famille et les amis. Des réalités importantes, comme de menus faits coutumiers peuvent rendre la vie très difficile... Ici aussi, l’apôtre expose son propre sentiment, non pas une révélation qui indiquerait le chemin de la façon la plus absolue. Chaque situation n’est-elle pas particulière ?

12 Mais aux autres je dis, moi, non pas le Seigneur : si un frère a une femme non croyante et qu’elle veuille habiter avec lui, qu’il ne l’abandonne pas ; 13 et si une femme a un mari non croyant et qu’il veuille habiter avec elle, qu’elle n’abandonne pas son mari. 14 Car le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la femme non croyante se trouve sanctifiée par le frère, autrement vos enfants seraient impurs alors qu’ils sont saints. 15 Mais si le non-croyant veut se séparer, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis en pareil cas : Dieu vous a appelés pour la paix. 16 De fait, que sais-tu, femme, si tu ne sauveras pas ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu ne sauveras pas ta femme ?

  • Quel conseil donne Paul au conjoint croyant ? Et quel motif supérieur donne-t-il à une telle disposition ?
  • Le conjoint non-croyant, et les enfants sont-ils tenus pour des étrangers, que ce soit par les croyants ou par Dieu lui-même ?
  • Et si le conjoint non-croyant veut s’en aller, comment le croyant doit-il agir, dans quel esprit ?
Le croyant abandonné par son conjoint non-croyant n’est pas asservi… Certes il ne paraît pas que l’apôtre indique une ouverture à un remariage, ce serait en opposition au principe même (1 Cor.7:39). Ce qu’il met en exergue est la paix qui doit présider en cette difficulté majeure dans laquelle, à cause du Christ, dirons-nous, une vie paraît s’effondrer. « Dieu nous a appelés à marcher dans la paix.» On peut bien comprendre les difficultés d’un couple « mixte » et considérer les risques de disputes sur divers points ou sur tous, et combien vivre dans la paix est un privilège à rechercher, si tant est que nous puissions l’atteindre (Rom.12:18, Jac:3:18, 1 Pier.3:11). Mais au-delà des questions journalières, jusqu’à quel point, dans une telle situation, mari et épouse peuvent-ils poursuivre des objectifs communs ? Mais dans le cas qui nous occupe, le conjoint nouveau converti ne trouve-t-il pas là un motif supérieur de chérir son conjoint et de lui donner ainsi le désir de partager sa joie ?

 

 
 
 
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04/12/2011

1 Cor.7:17 La position sociale avant la conversion


 

La position sociale avant la conversion  7:17-24

Avant de poursuivre sur la question du mariage, l’apôtre expose un principe général, partant de l’état dans lequel un homme ou une femme se trouve au moment où il ou elle a été saisi par la grâce et s’est tourné vers le Christ.

17 Par ailleurs, que chacun marche comme le Seigneur le lui a départi, chacun comme Dieu l’a appelé ; et c’est ainsi que j’en ordonne dans toutes les assemblées.
 
18 Quelqu’un a-t-il été appelé étant circoncis, qu’il ne redevienne pas incirconcis. Quelqu’un a-t-il été appelé étant dans l’incirconcision, qu’il ne soit pas circoncis. 19 La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien ; ce qui importe, c’est d’observer les commandements de Dieu. 20 Que chacun demeure dans la condition dans laquelle il a été appelé. 21 As-tu été appelé étant esclave, ne t’en mets pas en peine ; quoique si tu peux devenir libre, uses-en plutôt. 22 L’esclave qui est appelé dans le Seigneur est l’affranchi du Seigneur ; de même aussi l’homme libre qui a été appelé est l’esclave de Christ. 23 Vous avez été achetés à prix ; ne devenez-pas esclaves des hommes. 24 Frères, que chacun demeure auprès de Dieu dans l’état dans lequel il a été appelé.

  • Un chrétien a-t-il quelque regret à avoir de n’être pas né Israélite ?
  • Qu’en est-il de l’esclave ? Sa situation n’est certes pas idéale, mais cela peut-il être une difficulté pour lui ? Éph.6:5-9, Col.3:22, 4:1, 1 Tim.6:1-2, Tite 2:9.
  • Marié ou non marié, esclave ou homme libre ! Qu’est-ce qui compte devant Dieu ?
Demeurer dans sa propre condition ! Cette injonction est précieuse… elle ôte toute question spécieuse, toute difficulté, pour mettre en avant le véritable objectif : « demeurer auprès de Dieu ! ». Cette instruction de l’apôtre étend ainsi la réflexion concernant l’état civil d’un croyant lors de sa conversion à tous les aspects de sa position sociale. Mais nous aurons remarqué, par la mention touchant la possibilité pour un esclave d’être affranchi, que l’on trouve ici une ligne de conduite et non des règles, et que cette instruction tend à garder l’âme en paix relativement à sa propre situation devant Dieu.

 

 
 
 
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1 Cor.7:25 Avis personnel de Paul à propos du mariage


 

L’opinion de Paul relativement au mariage  7:25-34

Revenant à la question du mariage, nous voyons que l’apôtre, loin d’édicter une loi, expose son opinion personnelle, et le choix de vie qu’il a fait pour lui-même, sans que cela soit une règle (1 Cor.9:5). Il explique le but exclusif de sa vie depuis sa conversion, son empressement à servir le Seigneur dans la conscience que le temps est court (1 Cor.7:29), que le Seigneur vient bientôt chercher son assemblée, ce qui constitue pour lui « la nécessité présente » (1 Cor.7:26). C’est donc ici une position personnelle motivée, mais non le chemin de tous, ni non plus le meilleur dans l’absolu, mais celui qui répond le mieux à ses propres objectifs.

25 Pour ce qui concerne les non-mariés, je n’ai pas d’ordre du Seigneur ; mais je donne mon opinion en homme qui, par la miséricorde du Seigneur, est digne de confiance.
 
26 Voici donc ce qui me paraît bien, à cause de la nécessité présente : il est bon pour chacun d’être ainsi. 27 Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à en être séparé ; n’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas de femme. 28 Toutefois, si même tu te maries, tu ne pèches pas ; et si la jeune fille se marie, elle ne pèche pas. Mais ceux qui font ainsi auront de l’affliction pour ce qui regarde la chair ; tandis que moi, je voudrais vous épargner.
 
29 Or je dis ceci, frères : le temps se fait court ; désormais, que ceux mêmes qui ont une femme soient comme n’en ayant pas ; 30 que ceux qui pleurent, comme ne pleurant pas ; que ceux qui se réjouissent, comme ne se réjouissant pas ; que ceux qui achètent, comme ne possédant pas ; 31 que ceux qui usent du monde, comme n’en usant pas à leur gré ; car la figure de ce monde passe. 32 Mais je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié a le cœur occupé des choses du Seigneur, et il se demande comment plaire au Seigneur ; 33 mais celui qui est marié a le cœur occupé des choses du monde, se demandant comment plaire à sa femme, 34 et il est partagé. De même la femme sans mari, ainsi que la jeune fille, a le cœur occupé des choses du Seigneur, pour être sainte et de corps et d’esprit ; mais celle qui est mariée a le cœur occupé des choses du monde, et elle se demande comment plaire à son mari.

  • Comment l’apôtre exprime-t-il la liberté dont il jouit pour vaquer au service du Seigneur ? Et que cherche-t-il pour ses lecteurs en prodiguant de tels conseils ? 1 Cor.7:28,32.
  • Qu’est-ce qui est à avoir à l’esprit dans tous les actes et les choix de la vie chrétienne ? 1 Cor.7:29,31.
L’apôtre ne vit pas dans une sphère de théorie, il vit au milieu de ses semblables, il fréquente les assemblées, il est reçu dans les foyers, quelques fois comme invité, d’autres fois pour des séjours prolongés. Nous pouvons distinguer son attachement à un couple accueillant, Aquilas et Priscilla (Rom.16:3, 2 Tim.4:19) comme aussi son estime pour un couple noble, Philémon et Apphie (Philém.1-2) ; mais il sait aussi observer les réalités de la vie. Il est manifeste qu’il répond ici à des interrogations non en une « inspiration mystique » mais par ses propres réflexions, à lui qui fréquente bien des foyers chrétiens en divers lieux.

 
Le respect du chemin choisi  7:35-40

Les positions de l’apôtre sont claires et nettes, mais nous ne pouvons y trouver autre chose que des avis donnés dans le meilleur esprit possible. Il comprend que chaque cas est particulier, et que chacun a à s’engager dans le chemin qui lui paraît le plus approprié pour lui.

35 Je dis ceci dans votre intérêt ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour que vous fassiez ce qui est convenable et que vous vous attachiez au Seigneur sans distraction. 36 Mais si quelqu’un s’estime inconvenant à l’égard de sa fiancée [litt. "sa vierge"] et qu’elle ait l’âge, et quelle le désire, qu’il fasse ce qu’il veut, il ne pèche pas : qu’ils se marient. 37 Mais celui qui tient ferme dans son cœur, sans contrainte et en pleine possession de sa volonté, et qui a décidé dans son cœur de demeurer non marié, celui-là fait bien. 38 Ainsi, et celui qui se marie fait bien ; et celui qui ne se marie pas fait mieux.
 
39 Une femme est liée aussi longtemps que son mari est en vie ; mais si le mari vient à s’endormir, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur. 40 Cependant elle sera plus heureuse, à mon avis, si elle demeure comme elle est. Or moi aussi, je pense avoir l’esprit de Dieu.

  • Quel est le motif ultime des paroles de Paul, de la formulation de sa propre opinion ? En un mot, édicte-t-il quelque loi ? En est-il à déconsidérer le mariage ?
  • Comment voit-il la situation d’un jeune homme qui est fiancé ?
  • Et comment parle-t-il du cas d’une femme dont le mari vient de décéder ?
Comme nous l’avons vu tout au long de ces lignes, la question du mariage tourne sur ce point : « vaquer au service du Seigneur sans distraction ». Et cette disposition ne permet absolument pas de négliger les engagements à l’égard d’autrui. Nous l’avons vu dans le cadre du mariage lui-même (1 Cor.7:3,27), pour ce qui concerne les couples mixtes (1 Cor.7:12), et ici dans l’engagement d’un jeune homme fiancé où l’apôtre indique le chemin avec délicatesse (1 Cor.7:36).
 
Les dernières lignes résument cette humanité lorsqu’il déclare modestement dans quel chemin il pense, lui, qu’une personne peut être le plus heureux… Sans être trop affirmatif, car il sait qu’il expose simplement ses propres convictions, lesquelles résultent d’une réflexion empreinte de sagesse.

 

 
 
 
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