05/12/2011

1 Cor.1:1 Première épître aux Corinthiens


 

Première Épitre aux Corinthiens
Veillez, tenez ferme dans la foi ; soyez hommes, affermissez-vous.
Que toutes choses parmi vous se fassent dans l'amour.

1 Corinthiens 16:13-14

 

 
INTRODUCTION
1:1-9

La connaissance de la lettre, et, par celle-ci, des circonstances de l’assemblée à Corinthe, et de la peine qu’il en résulte pour l’apôtre, permet de mettre en évidence la foi constante de Paul, la réalité sur laquelle il s’appuie lorsque tant de dangers tournoient autour de ses « enfants dans la foi » (1 Cor.4:14) ces chrétiens auxquels il a consacré tant de mois dans des conditions de dépouillement et de travail ardu quand il était parmi eux.

 
Adresse  1:1-3

Au premier abord, l’adresse est classique, ne se discernant pas des mots introduisant les autres épîtres, et pourtant quelques indices nous montrent les grands soucis de l’apôtre…

1  1 Paul, appelé à être apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène, le frère, 2 à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui sont mis à part dans le christ Jésus, saints par appel, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre seigneur Jésus Christ, leur seigneur comme le nôtre : 3 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur Jésus Christ !

  • Les leçons de cette lettre sont-elles destinées seulement aux chrétiens de Corinthe ? 1 Cor.4:17, 7:17, 11:16, 14:33, 16:1.
  • Pourquoi l’apôtre exprime-t-il que les croyants sont « mis à part », ce qui est le sens du mot « sanctifié » usités dans plusieurs versions françaises ? Quels sont, suivant Paul, les trois groupes d’hommes sur la terre ? 1 Cor.1:22, 10:32, 12:13.
  • Par quoi Paul déclare-t-il qu’il ne s’est pas proclamé lui-même apôtre ? Pourquoi la mention est-elle nécessaire dans cette lettre aux Corinthiens ?
  • Quelle est la grande leçon que donne Paul dès l’adresse de la lettre ? 1 Cor.1:2.
Mis à part, appelés… Ce ne sont pas des titres, et certainement pas le fruit de leurs propres mérites, mais si la foi vient de ce que l’on a entendu de la part de Dieu (Rom.10:17, Hébr.4:2), ceci atteste bien du fait que c’est Dieu lui-même qui appelle à lui ; et nous comprenons ainsi que si l’homme a le choix de saisir pour lui-même cet appel ou de le rejeter (Deut.30:19, Ésaïe 55:1, Matt.11:28), il est avant tout appelé par Dieu qui veut que tous soient sauvés (1 Tim.2:4). Mais outre cet appel de Dieu par l’annonce de l’Évangile, il y a aussi le dessein de la miséricorde. Dieu propose son pardon, mais Il va bien au-delà, donnant, à quiconque accueille cette grâce, une place particulière, étant fait « enfant de Dieu » (Rom.8:16, Éph.5:1, Phil.2:15, 1 Jean 3:1) et appelé à la vie éternelle dans sa présence (Eph.2:4-8).
 
Pensant à un tel appel, quelle devrait être notre vie ? Ainsi, comme il le fait dans chacune de ses lettres, l’apôtre forme le souhait que les chrétiens auxquels il s’adresse jouissent de cette grâce magnifique et vivent dans la paix qui en résulte.

 
Action de grâces  1:4-9

Comme la suite de l’épître nous le dit assez, l’état de l’assemblée à Corinthe était un grand sujet de douleur pour l’apôtre. Mais, ainsi que dans chacune de ses lettres, il fait état de ce que la grâce a produit parmi ceux auxquels il s’adresse (Rom.1:8, Éph.1:15-16, Col.1:3-4,...). Cette vue résulte-t-elle d’un naturel positif de l’apôtre ? Où n’est-elle pas plutôt produite par la foi, dans la conscience que l’œuvre, à Corinthe comme ailleurs, est celle de Dieu à laquelle, certes, il a été appelé à travailler, mais non la sienne propre ? Seule la lettre aux Galates ne comporte pas un tel préambule, et nous pourrons comprendre, en la lisant, pourquoi il en est ainsi. Mais ici, nonobstant les grandes difficultés qui ont surgi, il ne s’agit pas du basculement de la vérité, ni de l’anéantissement du message de la grâce, comme il en était parmi les Galates (Gal.1:6-7), mais des difficultés dans la marche de la foi, graves certes, et même très graves. Et dans ces conditions, Paul trouve encore matière à remercier son Dieu.

4 Je remercie toujours mon Dieu, à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été donnée en Jésus Christ, 5 car en toutes choses vous êtes devenus riches par lui, en toute parole et en toute connaissance, 6 selon que le témoignage du Christ a été confirmé au milieu de vous ; 7 ainsi, vous ne manquez d’aucun don de grâce, en attendant la révélation de notre seigneur Jésus Christ, 8 qui aussi vous affermira jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables dans la journée de notre seigneur Jésus Christ. 9 Dieu est digne de confiance, lui par qui vous avez été appelés à la communion de son fils Jésus Christ, notre Seigneur.

  • En quoi les chrétiens de Corinthe étaient-ils « riches en Jésus-Christ » ?
  • Dans quel but ces divers dons sont-ils apportés par le Seigneur à l’assemblée ? 1 Cor.1:8, Éph.1:4, 4:8.
  • Sur quel événement le regard de Paul est-il porté ? Qu’est donc la « fin » dont parle l’apôtre (1 Cor.1:8) ? Marc 13:26, Col.3:4, Phil.1:10, 1 Thes.1:9, 5:2, 2 Thes.1:7, 2 Tim.4:1,8.
  • Rendre les croyants « irréprochables » pour l’éternité, tel n’est-il pas le propos que Dieu s’est proposé en lui-même ? Éph.1:4, 5:27, Col.1:22, Jude 24.
Nous voyons ici une expression de reconnaissance à Dieu, et pourtant une allusion est discernable quant à des faits très dommageables qui se sont produits parmi les Corinthiens. Ils ont reçu divers dons, et même en grand nombre semble-t-il, l’assemblée y étant d’ailleurs numériquement importante, un « grand peuple » (Actes 18:10). Mais qu’en font-ils, comment s’exercent-ils ? Paul devra développer cette question (Chap.12 à 14). Cependant, quel que soit l’état de l’assemblée, on ne peut effacer la profession chrétienne qui est la leur, ni leur ôter ceci : ils attendent la révélation du Seigneur. Et de nous demander : Qu’attendons-nous ? Qu’est-ce que la fin dont parle l’apôtre ? Que sera, pour nous, cette « journée de notre seigneur Jésus-Christ » ? Et enfin : comment vivre cette attente chaque jour de notre vie ?

  • Pour le temps présent, à quoi les croyants sont-ils appelés ?
  • Et n’est-ce pas l’objectif que devrait se fixer tout croyant ? Phil.2:15, 1 Thes.5:23, 1 Pier.3:14.
En vue de cette fin, le travail de Dieu « pour nous » s’exerce, notamment par le ministère de serviteurs de Dieu, les dons offerts par Dieu aux assemblées. Et ce service est là pour nous aider à « marcher avec Dieu » (Genèse 5:24), comme nous lisons ici que le chrétien est appelé à la « communion avec Dieu », celle que Jésus manifesta tout au long de son parcours ici-bas (1 Jean 1:3).

 

 

 
 
 
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1 Cor.1:10 L'esprit de division


 

SAGESSE DES HOMMES ET SAGESSE DE DIEU
1:10-4:21

L’esprit de division qui prévalait à Corinthe est un sujet d’une grande importance car, nous le voyons, il n’a jamais cessé et a abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui. Cet esprit se manifestait même dans la réunion pour la fraction du pain, ainsi que nous le lisons plus loin (1 Cor.11:19).
 
Les Grecs étaient familiers des débats philosophiques, certains suivant le courant des Stoïciens, d’autres Epicure ou quelqu’autre grand penseur, et cet esprit s’est rapidement manifesté parmi les chrétiens. Ils avaient eu Paul parmi eux pendant une année et demie, et Apollos s’était trouvé à Corinthe l’année suivante ! Et ils avaient assurément entendu parler de Pierre… Alors ils comparaient comme on le fait aujourd’hui, mettant en avant chacun le « conducteur » qu’il préfère … Mais contrairement à notre temps, ces ministres de Dieu n’étaient pas en compétition, et même se reconnaissaient mutuellement avec beaucoup de clarté (1 Cor.16:12, 2 Pier.3:15).

 
L’esprit de division
1:10-17

Chez Chloé se réunissaient quelques-uns des chrétiens de Corinthe. Rappelons-nous qu’ils étaient nombreux dans cette grande ville et qu’ainsi ils ne pouvaient être tous en un même lieu pour les réunions. Ceux qui se réunissaient ainsi chez Chloé ressentaient manifestement ces dissensions dommageables pour l’assemblée au point qu’ils en firent part à l’apôtre…

10 Je vous exhorte, frères, par le nom de notre seigneur Jésus Christ, à tenir tous le même langage, et à ce qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez parfaitement unis dans la même pensée et dans le même dessein. 11 Car en effet, mes frères, il m’a été dit de vous par ceux qui sont de chez Chloé qu’il y a des dissensions parmi vous. 12 J’entends par là que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul, et moi d’Apollos, et moi de Céphas, et moi de Christ ! 13 Le Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou avez-vous été baptisés pour le nom de Paul ? 14 Je remercie Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, sinon Crispus et Gaïus. 15 Ainsi personne ne peut dire que j’ai baptisé pour mon nom. 16 J’ai bien aussi baptisé la maison de Stéphanas ; du reste je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. 17 Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle, non point avec sagesse de parole, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine.

  • Pourquoi Paul passe-t-il de la question des divisions à la réflexion touchant les croyants qu’il a lui-même baptisé ?
  • Et venant à la mention du service qui est le sien, l’annonce de la bonne nouvelle, qu’est-ce que Paul met ici en opposition, et pourquoi ? 1 Cor.1:17.
  • Que penser, aujourd’hui, de cette assertion évidente de l’apôtre, lorsqu’il dit : « Le Christ est-il divisé » ?
Nous voyons donc ici combien la sagesse humaine ne s’accorde pas à la prédication de la parole de Dieu. Nous pouvons bien nous interroger sur le contraste que présentent d’une part l’engagement dans des débats théologiques et d’autre part l’humble lecture de la parole de Dieu, cherchant la pensée de Dieu dans les Écritures. Et, sans que cela ne soit explicitement exprimé, c’est bien ce chemin de débats qu’avaient pris plusieurs parmi les Corinthiens dans les toutes premières années qui suivirent la prédication de la bonne nouvelle parmi eux.
 
Quoiqu’en quelque sorte tout soit dit sur ce sujet – en particulier dans cet appel à la raison : « Le Christ est-il divisé ? » – l’apôtre poursuit, et nous comprenons aujourd’hui à quel point cela était important, en exprimant par plusieurs parenthèses importantes les fondements de la sagesse selon Dieu, laquelle est tout à l’opposé de la démarche intellectuelle qui s’était manifestée à Corinthe, moins de quatre ans après que l’évangile leur ait été annoncé. Ces points importants dans le contexte sont les suivants :
  • La folie de la prédication de la Croix – 1 Cor.1:18-31.
  • Le message délivré : la sagesse de Dieu – 1 Cor.2:1-16.
  • L’édifice de Dieu et les serviteurs – 1 Cor.3:10-17.
Le sommet du développement est exprimé ensuite, lorsque l’apôtre dit : « Mais vous, vous êtes à Christ, et Christ à Dieu ! » (1 Cor.3:23), pour terminer par l’attitude à avoir envers les serviteurs de Dieu, bien autre que d’en faire des chefs de file d’un courant doctrinal ou l’autre.

 

 
 
 
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1 Cor.1:18 La prédication de la Croix


 

La prédication de la Croix
1:18-31

Au cœur du message de la foi se trouve la parole de la croix… Comment la réflexion philosophique, la sagesse humaine, pourrait-elle appréhender la croix du Calvaire ? En écho de ce développement, l’apôtre adresse aux Corinthiens une nouvelle question, leur demandant de regarder dans leurs rangs : se trouve-t-il parmi eux beaucoup de personnes élevées dans la sagesse des hommes (Matt.5:3, 11:25) ? La réponse devrait clore cette question…

 
La Croix, folie ou puissance...  1:18-25

 
Envoyé pour annoncer la bonne nouvelle ! Telle était la mission assignée à Paul mais, ajoutait-il, elle ne se pouvait être annoncée en termes empreints de sagesse humaine car sur ce terrain la réalité de la Croix ne pouvait se comprendre (1 Cor.1:16). Il explique :

18 En effet, la parole de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais, pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. 19 Car il est écrit : “Je détruirai la sagesse des sages et j’annulerai l’intelligence des intelligents. 20 Où est le sage ? Où est le scribe ?” [Ésaïe 29:14, 33:18, voir aussi Jérémie 8:9 et Psaume 33:10] Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? 21 En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu, selon la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu, par la folie de la prédication, de sauver ceux qui croient. 22 En effet, les Juifs demandent des miracles et les Grecs recherchent la sagesse, 23 mais nous, nous prêchons le Christ crucifié ; aux Juifs occasion de chute et aux nations folie, 24 mais à ceux qui sont appelés, et Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu, 25 car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu plus forte que les hommes.

  • Si la raison humaine peut, à certains égards, envisager la nécessité d’une transcendance et d’une volonté créatrice, la sagesse des hommes a-t-elle la capacité de connaître Dieu, de connaître la pensée de Dieu ?
  • L’homme sage et instruit peut-il par ses propres déductions comprendre l’œuvre de la croix ? Et que sont pour Dieu les raisonnements des hommes touchant leur propre devenir ?
  • Comment Dieu a-t-il répondu à cette limite des hommes touchant leur propre avenir ?
  • « Il a plu à Dieu… » Que signifie cette expression que nous lisons en divers passages ? 1 Cor.1:21, Psaume 115:3, Ésaïe 53:10, Hébr.2:10.
Nous apprenons que les prophètes, étreints par la parole de Dieu qui leur était révélée, ont compris la nécessité d’une intervention divine pour qu’une relation puisse être établie entre Dieu et les hommes, et ils parlèrent de diverses manières et en diverses périodes pour faire entendre cette nécessité, mais aussi communiquer le dessein de Dieu, lequel est d’introduire les hommes, les rachetés, dans sa présence (1 Tim.2:4). Ils le firent soit dans des textes de sagesse, exprimant cette nécessité en formes de paraboles (Genèse 22:8), soit par l’institution de rites religieux (Lév.23:12), soit encore dans des oracles (Michée 7:19, Ésaïe 1:18, 53:5-12).
 
Les prophètes ont mis en évidence un paradoxe absolu, la rigueur de Dieu « trois fois saint » (Ésaïe 6:3) face à la miséricorde absolue, et ont fait entendre que ce paradoxe avait une solution. Et le Psalmiste l’a bien chanté lorsqu’il dit : « La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées » (Psaume 85:10).

 

 
 
 
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1 Cor.1:26 Ce que Dieu a choisi


 

Ce que Dieu a choisi  1:26-31

Et puisqu’ils s’étaient engagés dans cette voie des débats et des oppositions en courants de pensées divers, l’apôtre les renvoie à leur propre situation, afin qu’ils réfléchissent : « Considérez… », leur dit-il ! Afin qu’ils constatent eux-mêmes ce que l’apôtre leur fait remarquer, à savoir le contraste entre l’esprit de ce monde et la réalité de la foi.

26 Considérez, mes frères, comment vous avez été appelés : il n’y a pas parmi vous beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles.... 26 Mais Dieu a choisi ce qui est fou dans le monde pour faire honte aux sages ; Dieu a choisi ce qui est faible dans le monde pour faire honte à ce qui est fort ; 26 Dieu a choisi ce qui est vil dans le monde, ce qui est méprisé, ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, 26 de sorte que personne ne puisse se glorifier devant Dieu. 26 Or vous êtes de lui dans le christ Jésus qui a été fait pour 26 afin que, comme il est écrit, “celui qui a de la fierté, qu’il ait sa fierté dans le Seigneur” [Ésaïe 45:25, Jérémie 9:24 et aussi Rom.5:11, Gal.6:14 et Phil.3:3]

  • Seraient-ce les sciences et les arts, ou les philosophies qui conduisent à Dieu ?
  • En quoi le chrétien peut-il trouver sa fierté ? En ce qu’il est en lui-même ? En la beauté de ses célébrations religieuses ? Dans la place qu’il occuperait dans la société des hommes ? 1 Cor.1:31,Rom.5:11.
  • Comparons la gloire dont peut se prévaloir un sage en ce monde, et le grand sujet de fierté du chrétien.
« Être de Dieu, dans le christ Jésus ! » Être des enfants du Royaume (Luc 18:16), avoir son domicile dans le ciel (Phil.3:20)… Non, décidément, il ne s’agit pas de choisir telle ou telle doctrine, telle ou telle église, mais de considérer ce que Dieu a fait d’un homme qui a reçu le message de la grâce : Christ, dans la folie de la croix, est notre sagesse, et, selon le décret de la miséricorde, le croyant
  • est déclaré « juste devant Dieu » (Job 9:2, 25:4, 2 Cor.5:21),
  • est mise à part pour un avenir de paix et de bonheur (Éph.2:6-7),
  • est racheté pour être adoptés par Lui comme enfant  (Rom.8:15, Gal.4:5, Éph.1:5) !
Voici des réalités rappelées aux Corinthiens qui se trouvaient sur la pente des débats stériles (1 Tim.6:4). Que dire des discussions de mots touchant l’un ou l’autre point doctrinal face au tableau qui nous est ici dépeint ? L’apôtre, quelques temps plus tard, étant alors lui-même à Corinthe (Act.20:2), écrira aux chrétiens de Rome combien il est heureux de se supporter les uns les autres, même ayant sur quelques points des avis divergents, sachant que le frère qui penserait autrement est aussi « celui pour lequel Christ est mort » (Rom.14:15).

 

 
 
 
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1 Cor.2:1 La sagesse de Dieu


 

La sagesse de Dieu
2:1-16

Poursuivant ces rappels, l’apôtre ramène les Corinthiens quelques quatre années plus tôt, lorsqu’il était lui-même dans leur ville et leur adressait le message de la bonne nouvelle… Lui, si bien instruit dans la Loi – il était pharisien – et compétent dans la culture hellénique, il était même citoyen romain, est-il venu en citant quelque penseur grec de talent, tels Platon ou Aristote, pour introduire le message de la grâce ?


 
Rappel de la présence de Paul à Corinthe  2:1-5

Paul n’a pas usé de paroles philosophiques, il n’a pas fait état de sagesse humaine, mais a annoncé la crucifixion.

2  1 Et moi-même, mes frères, lorsque je suis allé à vous, cela n’a pas été avec supériorité de langage ou de sagesse que je vous ai annoncé le témoignage de Dieu. 2 Car, étant parmi vous, j’ai jugé bon de ne rien savoir d’autre que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. 3 Et moi-même, j’étais parmi vous dans la faiblesse, dans la crainte, dans un grand tremblement ; 4 ma parole et ma prédication n’étaient en rien des discours persuasifs de sagesse, mais une démonstration de l’Esprit et de puissance, 5 afin que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

  • Etant venu à Corinthe pour annoncer l’Évangile, Paul a-t-il fait état de développements philosophiques ou d’autres paroles de sagesse ? Pourquoi ?
  • Qu’en a-t-il été de la forme de ses prédications ? Quel but poursuivait-il ainsi, et comment cela a-t-il été détourné par ses détracteurs ? 2 Cor.10:10.
Nous ne pourrons jamais nous arrêter suffisamment sur le sens profond, absolu, et fort de la Croix du Calvaire ; ce qu’elle nous apprend n’est-il pas au-delà de toute sagesse humaine. Certes il ne faut pas mépriser la pensée de l’homme, les réflexions de sages, mais nous devons toujours nous souvenir que nul homme n’a pu résoudre cet immense paradoxe qui trouve sa conclusion à la croix. Le grand Dieu juste et saint peut avec justice déclarer juste celui qui est incapable d’atteindre la justice par lui-même ! S’il est une réalité placée devant nous qui met à terre toute prétention humaine, c’est bien celle-là.

 
La sagesse de Dieu  2:6-9

En s’adressant aux Corinthiens, il devra leur dire, au vu de leurs divisions, qu’ils sont encore bien petits dans la foi (1 Cor.3:1), mais la parole qu’il annonce ouvre les âmes à la sagesse de Dieu, ce que ceux qui ont grandi dans la foi, les « gens accomplis » reçoivent...

6 Cependant, c’est bien une sagesse que nous présentons parmi les hommes accomplis, une sagesse qui n’est toutefois pas de ce monde, ni des chefs de ce monde qui doivent être réduits à rien. 7 Nous présentons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, celle que Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire ; 8 aucun des chefs de ce monde ne l’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. 9 Mais c’est, comme il est écrit : “Ce que l’œil n’a pas vu, et que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment” [Ésaïe 64:4].

  • Pourquoi Paul évoque-t-il « les gens accomplis », devant lesquels il peut déployer tout ce qu’il a reçu touchant la sagesse de Dieu ? Hébr:6:1, Éph.4:13, 2 Cor.13:11, Col.1:28.
  • L’apôtre envisage-t-il de bâtir une doctrine qui associe les philosophies des hommes et la parole de Dieu ?
  • Les prophètes se sont-ils posés comme détenteurs de toute la vérité, ou ont-ils annoncé une révélation à venir ?
  • Quel est le terrain propice à la réception du message de la grâce ? Matt.13:3-8.
« La sagesse de Dieu en mystère, la sagesse cachée, laquelle Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire. » Ceci n’est rien d’autre que le « mystère caché » évoqué dans l’épître aux Colossiens et développé dans celle aux Éphésiens (Col.1:26, et Éph.3:9), ce que Dieu a voulu pour l’éternité, avant de créer le monde. Les chefs en ce monde, tels Pilate, Hérode, les anciens en Israël, et les principaux prêtres ne l’ont pas discerné, ils sont demeurés dans l’ignorance les excuse Pierre dans son discours au Temple, après la Pentecôte (Act.3:17) ! La réalité de la Croix, pressentie dès les temps anciens – pensons à la conscience d’un sacrifice que nous pouvons lire dans l’histoire d’Abraham prêt à sacrifier son fils Isaac (Genèse 22:8) – est demeurée un mystère jusqu’au jour de la Croix, et Pierre parle ainsi de « la fin des temps » (1 Pier.1:20) tandis que l’auteur de l’épître aux Hébreux l’évoque en des termes plus précis : « Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils… » (Hébr.1:2).
 
« Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment ! » (1 Cor.1:9). Cela, nul œil ne l’avait vu, nulle oreille ne l’avait entendu, et jamais cela n’aurait pu venir à la pensée de l’homme ! Des générations ont vécu pressentant et croyant dans une œuvre à venir, et des hommes de foi nous sont en exemple car ceux-là marchaient dans la conscience d’être devant Dieu et cela suffisait à déterminer leur marche ! qaunt à nous, introduits dans la connaissance de toute la pensée de Dieu touchant la création de ce monde et la rédemption des humains, ne devons-nous pas prendre en considération l’exhortation de Pierre : « C'est pourquoi, frères, étudiez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection… » (2 Pier.1:10)

 

 
 
 
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1 Cor.2:10 Nécessité de la Révélation


 

Nécessité de la Révélation  2:10-16

Ce qui demeura si longtemps un mystère est aujourd’hui dévoilé, avons-nous lu ! Mais ce mystère pouvait-il connu autrement que par la révélation ?

10 Or Dieu nous l’a révélée par son esprit ; car l’esprit sonde toutes choses, même les choses profondes de Dieu. 11 Car, quel homme connaît les choses d’un homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? Ainsi aussi, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’esprit de Dieu. 12 Or nous, nous avons reçu, non pas l’esprit du monde, mais l’esprit qui est de Dieu, afin que nous connaissions les choses qui nous ont été librement données par Dieu. 13 Et nous en parlons, non pas en paroles enseignées de sagesse humaine, mais en paroles enseignées de l’esprit, communiquant des choses spirituelles par des moyens spirituels. 14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas ce qui relève de l’esprit de Dieu, car elles lui sont folie ; et il ne peut les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement. 15 Ainsi, celui qui est spirituel discerne toutes choses ; mais lui n’est discerné par personne, 16 car “qui a connu la pensée du Seigneur pour qu’il l’instruise ?” [Ésaïe 40:13-14] ? Mais nous, nous avons la pensée du Christ.

  • Pensons-nous qu’il soit possible à un homme de déduire, par ses propres réflexions, la pensée de Dieu, le but poursuivi en créant le monde, l’avenir proposé à chaque humain ?
  • Quelle est la disposition la plus rationnelle face à ces questions d’ordre métaphysique ?
  • La sagesse de Dieu peut-elle être assimilée à la sagesse des hommes pour être communiquée par les mêmes moyens ?
Ainsi que le prophète le disait à Babylone, appelant les exilés à prendre la route pour rebâtir Jérusalem, la pensée du Seigneur ne peut venir que par révélation  (1 Cor.2:16, Ésaïe 40:13-14) ! Et cette révélation a été faite en ces temps dont Pierre dit qu’ils sont les derniers, car, dès la Croix, tout le mystère de la pensée de Dieu est donné à connaître. Où se trouve la limite à cette connaissance ? Dans l’état de celui qui entend cette parole… Ceci nous ramène à la situation connue à Corinthe.

 

 
 
 
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1 Cor.3:1 L'état des chrétiens à Corinthe


 

L’état des chrétiens à Corinthe
3:1-23

L’apôtre revient ici à ce qui l’a amené au développement touchant la sagesse humaine, car en effet, à Corinthe, celle-ci s’était infiltré au point de faire perdre de vue les principes fondamentaux de la vie des croyants. Ils discutaient, débattaient, et ne paraissaient pas réaliser « qu’ils étaient de Dieu », du seul et unique Dieu ! (1 Cor.1:30), pour s’enquérir « des choses profondes de Dieu » et non de s’établir des courants de pensée divergents à la manière des écoles de philosophie (1 Cor.2:10).

 
De petits enfants en Christ  3:1-9

Pourquoi ces pensées excellentes étaient-elles si confuses pour les croyants à Corinthe ? Pourquoi, en leur conscience, ne dominait-il pas cette réalité sérieuse qu’ils étaient devant Dieu, qu’ils étaient « de Lui » ? L’apôtre revient à leurs débats. Et nous pouvons ajouter que s’il se trouvait à Corinthe l’idée de comparer les serviteurs qui œuvraient dans les assemblées, tels Paul, Apollos ou Céphas, que devons-nous dire aujourd’hui ?

3  1 Et moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, comme à de tout petits en Christ. 2 Je vous ai donné du lait, non pas de la nourriture solide car vous n’auriez pas pu la supporter ; d’ailleurs, maintenant même vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore charnels. 3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des querelles, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas à la manière des hommes ? 4 Car, quand l’un dit “moi, je suis de Paul” et l’autre “moi, je suis d’Apollos”, n’êtes-vous pas des hommes ? 5 Qui donc est Apollos, et qui Paul ? Des serviteurs par l’entremise desquels vous êtes venus à la foi, selon ce que le Seigneur a donné à chacun d’eux. 6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a donné l’accroissement. 7 Ainsi, ce n’est pas celui qui plante qui importe, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. 8 Celui qui plante et celui qui arrose ne sont qu’un, et chacun recevra son propre salaire selon son propre travail. 9 Car nous sommes collaborateurs de Dieu, et vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.

  • Pourquoi l’apôtre leur dit-ils qu’ils sont des « tout petits en Christ », et non ces hommes accomplis dont il parlait plus haut ? 1 Cor.2:6.
  • Et quelle en est la conséquence ? Hébr:5:12-13.
  • Les Corinthiens sont-ils laissés dans cet état pour autant ? Col.1:6,10, 2:19, Éph.2:21, 4:15, 1 Pier.2:3, 3:18.
« Nous sommes collaborateurs de Dieu ; vous êtes le labourage de Dieu, l’édifice de Dieu.» Le labourage, l’édifice… Il n’est d’ouvrage de Dieu sur la terre que le sien propre. Cette pensée garde bien Paul à sa place de serviteur qui travaille pour le compte d’Autrui. Certes, Paul a annoncé l’Évangile, il a planté, et Apollos est venu ensuite pour arroser, selon la sagesse qu’il a reçue de Dieu. Mais qui a envoyé ?
 
Et chaque croyant est appelé à croître dans et par la connaissance de Dieu (Col.1:10, 2 Pier.3:18), non pas, certes, en développement intellectuel, mais en qualité de relation pour être comme le Christ en ce monde, ce à quoi s’applique l’apôtre lui-même (1 Cor.4:16, 11:1, Phil.3:17, 1 Thes.1:6, Éph.5:1).
 
Comment pourrions-nous concilier cette édification avec l’engouement des chrétiens de Corinthe pour des débats d’idée, pour les comparaisons entre des serviteurs tous appelés à un seul et même travail ?

 

 
 
 
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1 Cor.3:10 La responsabilité des serviteurs


 

La responsabilité des serviteurs  3:10-17

Poursuivant à propos de la construction de l’édifice, l’apôtre fait ici une nouvelle parenthèse élargissant la réflexion au-delà de la question des chefs de file présumés tels que l’envisageaient les Corinthiens. Paul, ayant annoncé la Parole de Dieu à Corinthe, a en effet posé le sûr fondement… Et d’autres doivent intervenir pour poursuivre l’œuvre !

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus ; mais que chacun considère comment il édifie dessus. 11 Personne, en effet, ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ. 12 Que l’on construise sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin ou du chaume, 13 l'œuvre de chacun sera rendue manifeste car le jour la fera connaître, parce qu'il est révélé par le feu et le feu éprouvera chaque œuvre d’homme de quelque sorte qu’elle soit. 14 Si l'œuvre de quelqu’un demeure, il recevra une récompense, 15 si l’œuvre de quelqu’un vient à être consumée, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, mais comme au travers du feu.
 
16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’esprit de Dieu habite en vous ? 17 Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes.

  • Le travail d’un serviteur, ou de quelqu’un qui se fait passer pour tel, ne connaît-il pas une appréciation de la part du Seigneur ?
  • Quelles sont les trois situations qui se présentent dans la chrétienté ? Que penser des deux premières situations ?
  • Voyons l’œuvre de corruption ? Ce travail corrupteur est-il à l’œuvre ? Matt.13:37-43, Act.20:29, Gal.1:8-9.
  • Qu’implique pour le croyant cette assertion touchant le « temple de Dieu » ? 1 Cor.6:19, 2 Cor.6:16, Éph.2:21, 1 Pier.2:5.
Nous ne pouvons passer à côté de cette grande réalité : il y a aujourd’hui comme alors une œuvre de Dieu en ce monde, un édifice qui se construit… Mais quel est-il ? Est-ce un édifice visible ou bien la semence placée dans des âmes ? Et cette vie nouvelle appelée à croître, selon que l’apôtre écrira : « Ne détruis pas… celui pour lequel Christ est mort… ne détruis pas l'œuvre de Dieu.» (Rom.14:15,20).

 
Vous êtes à Christ  3:18-23
En quelques mots, l’apôtre reprend ici les clés de son exposé pour engager les chrétiens de Corinthe à repenser leurs voies et reprendre le bon chemin pour croître dans le Seigneur.

18 Que personne ne s’abuse soi-même ; si quelqu’un parmi vous paraît être sage selon ce monde, qu’il devienne fou afin de devenir sage. 19 En effet, la sagesse de ce monde est folie devant Dieu, car il est écrit : “Celui qui prend les sages dans leurs ruses”[Job 5:13] 20 et encore : “Le Seigneur connaît les raisonnements des sages, qu’ils sont vains” [Psaume 94:11]. 21 Que personne donc ne mette sa fierté dans des hommes, car tout est à vous, 22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit le présent, soit l’avenir : tout est à vous ! 23 Mais vous, vous êtes à Christ, et Christ à Dieu.

  • Sur quoi donc les chrétiens de Corinthe étaient-ils encouragés à fixer leurs pensées ?
  • Comment sont donc à considérer les raisonnements humains touchant Dieu, la création, le dessein divin pour l’humanité ?
« Tout est à vous ! » Se diraient-ils tenants d’un serviteur ou d’un autre, quel sens cela aurait-il, alors qu’ils étaient eux-mêmes à Dieu ! Ils avaient reçu la parole de miséricorde, ils étaient introduits dans le Royaume, ils étaient « bénis de toutes bénédictions spirituelles » (Éph.1:3), appelés à croître dans la compréhension – nous pourrions dire l’appropriation – de ces bénédictions. C’est à cela que les serviteurs tels Paul et Apollos s’employaient…

 

 
 
 
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1 Cor.4:1 Reconnaître les serviteurs


 

Exhortations
4:1-21

Il reste donc à considérer de façon claire l’attitude à avoir à l’égard des serviteurs de Dieu, car c’était sur ce terrain qu’à Corinthe se marquaient les divisions. Paul montre donc ce qui convient, et poursuit par ses relations à lui avec les Corinthiens. Évoquant ceux qui se livrent à l’esprit de division, et ceux qui aussi ont propension à le dénigrer, Paul semble bien peu assuré qu’ayant écrit ces choses, ils ne viennent à désarmer. Toutefois il adresse des paroles bien claires.

 
Attitude à l’égard des serviteurs  4:1-5

Dans un esprit bien différent de ceux qui aiment à diriger, l’apôtre expose la fonction des serviteurs, et envers qui ils ont à rendre compte de l’accomplissement de leur tâche.

4  1 Ainsi, que tous nous considère comme des serviteurs du Christ et des administrateurs des mystères de Dieu. 2 Du reste, ce qu’on attend d’un administrateur, c’est qu’il soit digne de confiance. 3 Et quant à moi, il m’importe fort peu d’être examiné par vous ou par une juridiction humaine ; et même je ne m’examine pas moi-même. 4 Et si je n’ai rien sur ma conscience, je n’en suis pas justifié pour autant : celui qui me juge, c’est le Seigneur. 5 Ainsi ne portez donc aucun jugement avant le temps, avant que le Seigneur vienne, qui aussi mettra en lumière les secrets des ténèbres, et qui manifestera les conseils des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu sa louange.

  • Quels sont ces mystères de Dieu, ces réalités qui demeurèrent cachées jusque là et sont maintenant révélées ? Rom.16:25, 1 Cor.2:7, Éph.1:9-11, 3:9, Col.1:26-27, 1 Tim.3:16.
  • De qui Paul se considérait-il « esclave » ou « serviteur » ? Act.24:16, 2 Cor.10:18, 1 Tim.1:5, 2 Tim.1:3, 2:15.
  • Que donne à penser cette assertion : « ne portez aucun jugement avant que le Seigneur vienne » ? 2 Cor.5:10.
Apprécier ou déprécier les mérites de tel ou tel, et en particulier de ceux qui sont exposés du fait de leur service, soit qu’ils servent dans l’enseignement ou qu’ils aient une responsabilité est bien dans l’esprit du temps, comme il en était déjà à Corinthe. Conscient de cela, Paul agissant dans la conscience d’être sous le regard du Seigneur, et se protégeait ainsi des rumeurs le concernant. Et, pour Paul comme pour tout homme, au bout de la route il y aura l’appréciation du Seigneur, la seule qui vaille (Matt.25:21, Luc 12:37, 2 Pier.1:11, 1 Cor.3:15, 2 Cor.5:10), lorsque toutes choses seront mise en lumière. Voilà un bien grand motif pour « marcher soigneusement » (Éph.5:15).

 

 
 
 
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1 Cor.4:6 "Qu'as-tu que tu n'aies recu ?"


 

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu? »  4:6-7

Ayant parlé des serviteurs de l’Évangile, Paul en vient aux racines de cette attitude de chrétiens de Corinthe se disant attachés à un tel ou à un autre... L’apôtre avait parlé des motifs cachés des coeurs (1 Cor.4:5) et les conduit ainsi à regarder en eux-mêmes.

6 Mes frères, c’est à cause de vous que j’ai tourné ceci sur moi-même et sur Apollos, afin qu’à notre exemple vous appreniez à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, afin qu’aucun de vous ne se gonfle d’orgueil en prenant parti pour l’un contre l’autre. 7 Car en effet, qui est-ce qui met de la différence entre vous ? Qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te vantes-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ?

  • Quelle analyse Paul fait-il de cette disposition à juger les serviteurs du Seigneur et s’ériger en partis qui s’opposent ?
L’esprit de parti qui gangrène Corinthe n’est assurément rien autre que de l’orgueil. Une attitude si commune, et pourtant si opposée à la position de tout croyant. Celui-ci, placé devant Dieu et conscient de sa grâce, introduit dans une sphère de pensée et une relation qu’il ne pouvait absolument pas imaginer et a fortiori atteindre ne peut en réalité que rendre grâce et reconnaître cette bonté de Dieu, la reconnaissant aussi dans la foi des croyants qu’il rencontre, sans s’élever au dessus d’eux, car eux aussi sont sous le regard du Seigneur (Rom.14:4).

 
Image d’une communauté endormie  4:8-13

Cette propension à établir des partis, s’opposer sur divers points, s’affirmer face à d’autres chrétiens et se revendiquer d’un conducteur – même si cet homme estimé tel n’en a même l’idée – est traitée ici, par Paul, avec ironie. Il met en contraste la vie des Corinthiens installés dans leur christianisme et la réalité vécue par les témoins de l’Évangile en ce monde. Oui, les Corinthiens se donnaient le genre de « régner ». Ils paraissaient avoir fait de l’assemblée de Dieu leur propre monde et le cadre dans lequel ils s’élevaient à leurs propres yeux…

8 Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, vous avez commencé à régner sans nous ! Si seulement vous régniez vraiment ! Alors nous aussi nous régnerions avec vous ! 9 Car il me semble que Dieu nous a produits, nous les apôtres, à la dernière place, comme des condamnés à mort : nous avons été offerts en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. 10 Nous, nous sommes fous pour l’amour de Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous, nous sommes faibles, mais vous, vous êtes forts ; vous êtes en honneur, mais nous dans le mépris. 11 Jusqu’à cette heure nous sommes exposés à la faim et la soif, au dénuement, aux coups, à une vie errante ; 12 nous nous donnons de la peine en travaillant de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; 13 diffamés, nous supplions ; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant.

  • « Si vous régniez vraiment ! » Le chrétien peut-il régner en ce monde. Comparons Laodicée (Apoc.3:16). et Babylone la Grande (Apoc.18:7).
  • Considérons ce que le monde réserve à bien des croyants, comme il en a été pour les apôtres. Que faut-il en penser ? Phil.2:17, 1 Tim.4:10, 2 Tim.2:12, 3:12.
  • A quelle scène unique pouvons-nous penser, devant cette affirmation de l’apôtre ? Jean 15:20.
En effet, Jésus Christ, le juste (1 Jean 2:1), n’a-t-il pas été traité avec la plus grande cruauté par les chefs de ce monde (1 Cor.2:8). Et il dit aux disciples, avant la croix : « L'esclave n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15:20). Quel contraste entre ceux qui portaient haut l’étendard de la foi, de la confiance en ce Jésus, le crucifié, et d’autres qui vivaient un christianisme commode et sans opprobre.

 

 
 
 
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